1.         Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines) (C 722)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1995

Critères  (iii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/722/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1994-1998)
Montant total approuvé : 78 200 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/722/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/722/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : A sa vingt-deuxième session, le Comité a approuvé une demande de coopération technique pour l’achat d’équipement informatique et pour financer une partie des honoraires des experts internationaux, ainsi que pour établir de nouvelles cartes permettant une bonne gestion efficace de ce site de paysage culturel très vulnérable à toutes sortes d'effets préjudiciables. Le Conseiller régional pour la Culture en Asie-Pacifique assiste les autorités philippines dans la mise en œuvre de cette activité.

Nouvelles informations : L'ICOMOS-Allemagne a fait part de sa sérieuse préoccupation quant à l'état de conservation des Rizières en terrasses des cordillères des Philippines en décembre 1998, à la suite d'une mission d'experts entreprise à l'invitation du Comité de la Culture des Philippines au sein de la Commission nationale des Philippines auprès de l'UNESCO. En janvier 1999, le directeur du Centre du patrimoine mondial a recommandé que le gouvernement philippin nomme une équipe spéciale d'experts composée de divers représentants des autorités nationales et locales responsables de ce site, afin de préparer un plan réaliste de mesures correctives après évaluation technique des besoins en matière de conservation. Le Centre du patrimoine mondial n'a pas reçu de réponse concernant cette recommandation. Entre-temps, la Commission pour les Terrasses d'Ifugao a répondu en mars 1999 et a informé le Centre qu'elle tenait compte pour ses actions futures des recommandations faites par l'expert concernant la création d'une zone tampon autour des zones de rizières, la restauration des bassins versants de Batad et la mise en valeur des maisons traditionnelles de Batad.

Action requise

Le Bureau, après étude du rapport du Centre du patrimoine mondial, demande aux autorités philippines de présenter un rapport d'avancement sur la mise en œuvre du Projet de coopération pour l'établissement d'un relevé par SIG et de rendre compte des mesures prises pour traiter les problèmes soulevés par les experts de l'ICOMOS, pour étude par le Bureau à sa vingt-troisième session extraordinaire. Par ailleurs, il réitère la recommandation du Directeur général de l’UNESCO proposant qu'une équipe d'experts composée de divers représentants des autorités nationales et locales responsables de ce site soit nommée d'urgence afin de préparer un plan de mesures correctives après évaluation technique des besoins de ce site en matière de conservation.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-troisième session du Bureau – paragraphe IV.74.

 

Nouvelles informations : En réponse à la demande du Bureau à sa vingt-troisième session, le Secrétaire philippin des Affaires étrangères a transmis un bref rapport préparé par le groupe spécial des Rizières en terrasses de Banaue (BRTTF) daté du 30 août 1999, déclarant que le contrat pour le relevé du site par SIG avait finalement été signé le 24 août 1999. Le Secrétariat a été prié de noter, entre autres projets concernant la protection du site, les  projets suivants :

·        Reboisement du bassin versant essentiel de Batad qui sert de zone tampon aux terrasses ;

·        Réparation des rizières en terrasses endommagées ;

·        Réhabilitation de l’ancien système d’irrigation ;

·        Réparation et restauration des maisons indigènes d’Ifugao dans les villages du Batad (le BRTTF a signalé que 48 maisons indigènes avaient déjà été restaurées en remplaçant les couvertures de toits en cogon pourri ou en chaume par du cogon frais ;

·        Protection de la forêt des Muyongs qui appartient au clan traditionnel d’Ifugao et qui sert de zone tampon aux terrasses, en renforçant notamment la coopération avec le Département de l’Environnement et des Ressources naturelles (DENR) en vue d’une stricte application des lois sur l’exploitation forestière pour empêcher les vols de bois et le déboisement ; coopération avec le Département des Travaux publics et des Routes (DPWH) pour empêcher les dommages aux rizières et aux zones tampons forestières lors de la mise en œuvre de travaux publics dans les zones des terrasses ; et en entreprenant des projets communs de reboisement avec les sculpteurs sur bois locaux et les partenaires concernés des terrasses, avec le concours technique du DENR.

Le Secrétariat a été informé par des experts indépendants de l’impact négatif du développement touristique sur le site et sur ses habitants alors que la capacité de charge du site demeure inadaptée.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 23 BUR IV.B.74

A sa vingt-deuxième session, le Comité a approuvé une demande de coopération technique pour l’achat d’équipement informatique et pour financer une partie des honoraires des experts internationaux, ainsi que pour établir de nouvelles cartes permettant une bonne gestion efficace de ce site de paysage culturel très vulnérable à toutes sortes d'effets préjudiciables. Le Conseiller régional pour la Culture en Asie-Pacifique assiste les autorités philippines dans la mise en œuvre de cette activité.

L'ICOMOS-Allemagne a fait part de sa sérieuse préoccupation quant à l'état de conservation et la gestion des Rizières en terrasses des cordillères des Philippines en décembre 1998, à la suite d'une mission d'experts entreprise à l'invitation du Comité de la Culture des Philippines au sein de la Commission nationale philippine pour l'UNESCO. La Commission pour les Terrasses d'Ifugao a répondu en mars 1999 et a informé le Centre qu'elle tenait compte pour ses actions futures des recommandations faites par l'expert concernant la création d'une zone tampon autour des zones de rizières, la restauration des bassins versants de Batad et la mise en valeur des maisons traditionnelles de Batad.

Le Bureau a été informé que le gouvernement philippin avait présenté pour évaluation au Conseiller régional pour la Culture pour la Région Asie-Pacifique au Bureau de l’'UNESCO de Bangkok, une proposition, un plan de travail et un budget pour le projet d'établissement d'un relevé par SIG et attendait une réponse pour commencer la mise en œuvre des travaux techniques.

L'icomos a indiqué que l'état de conservation et les problèmes soulevés devaient être pris très au sérieux car ce site fragile, comme de nombreux sites paysagers culturels, était extrêmement vulnérable aux changements dans le système socio-écologique. Les caractéristiques en étroite corrélation du site sont essentielles au maintien de l'intégrité de ses valeurs de patrimoine mondial.

L'observatrice des Philippines a exprimé ses vifs remerciements pour la mission de l'icomos et ses recommandations. Elle a informé le Bureau que son gouvernement avait pris note des préoccupations suscitées et que le Président des Philippines avait récemment nommé une équipe spéciale pour s'occuper de ces problèmes.

Le Bureau, après étude du rapport du Centre du patrimoine mondial, de l'icomos et de l'observatrice des Philippines, a demandé aux autorités philippines, avec l'assistance du Bureau régional de l'UNESCO à Bangkok, de présenter un rapport d'avancement sur la mise en œuvre du Projet de coopération pour l'établissement d'un relevé par SIG et de rendre compte des mesures prises pour traiter les problèmes soulevés par les experts de l'ICOMOS, pour étude par le Bureau à sa vingt-troisième session extraordinaire. Par ailleurs, le Bureau a réitéré que le nouveau groupe de travail nommé par le gouvernement et constitué par le Président des Philippines, doit préparer, avec diverses autorités nationales et locales responsables de ce site, un plan réaliste de mesures correctives après évaluation technique des besoins de ce site en matière de conservation.

Décision adoptée: 23 COM X.B.46

X.46 Le Comité a pris note des décisions de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau telles qu'elles figurent dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-99/CONF.209/6) et incluses en Annexe VIII de ce rapport sur les biens suivants :

Missions jésuites des Guaranis (Argentine et Brésil)

Mission jésuite de Santa Ana (Argentine)

Palais du Potala, Lhasa (Chine)

Ville de Quito (Equateur)

Le Délégué de l'Equateur a informé le Comité que le volcan La Pichincha avait eu des éruptions le 5 octobre et le 26 novembre 1999 et que l'Institut national pour le patrimoine culturel (INPC) et la Municipalité de Quito avaient pris des mesures préventives pour protéger la population et les monuments.

Centre historique (vieille ville) de Tallin (Estonie)

Mont-Saint-Michel et sa Baie (France)

Trèves - Monuments romains, cathédrale et église Notre- Dame (Allemagne)

Bâtiments traditionnels Asante (Ghana)

Eglises et couvents de Goa (Inde)

Luang Prabang (Laos)

Ile de Mozambique (Mozambique)

Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal)

L'observateur du gouvernement népalais de Sa Majesté a assuré le Comité que la conservation du Temple de Maya Devi serait entreprise conformément aux normes internationales de conservation prescrites par la Convention du patrimoine mondial. Il a informé le Comité que le gouvernement népalais de Sa Majesté serait heureux de recevoir les suggestions d'experts de l'UNESCO concernant l'avant-projet conceptuel des travaux de conservation du Temple de Maya Devi, car ces avis fourniraient des orientations pour élaborer les détails du projet en préparation. L'observateur a assuré le Comité que les projets des travaux du Temple de Maya Devi, une fois achevés, seraient transmis à l'UNESCO, comme l'a assuré le Gouvernement népalais de Sa Majesté. L'observateur a informé le Comité qu'une demande de coopération technique en vue de l'organisation d'une réunion technique internationale pour débattre de l'avant-projet de conservation, restauration et présentation du Temple de Maya Devi serait présentée, conformément à la demande du Bureau à sa vingt-troisième session.

Site archéologique de Chavin (Pérou)

Ville de Cuzco (Pérou)

Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines)

L'observateur des Philippines a assuré le Comité que le plan de développement intégré à long terme du site, comprenant un plan de développement touristique du site, serait soumis en temps voulu à l'UNESCO, de préférence avant le 15 septembre 2000. Afin de s'assurer du maintien de l'authenticité et de la conservation durable de ce site fragile, l'observateur a déclaré que son gouvernement accepterait l'offre généreuse du Comité de fournir une expertise technique au titre du Fonds du patrimoine mondial.

Camp de concentration d'Auschwitz (Pologne)

Grotte de Sokkuram et temple de Pulgulksa (République de Corée)

Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne)

Zones historiques d'Istanbul (Turquie)

L'observatrice de la Turquie a remercié le Comité de la sympathie exprimée aux victimes du tremblement de terre de cette année et elle a déclaré qu'Istanbul est le seul des neuf sites turcs du patrimoine mondial situé dans la région touchée par le tremblement de terre d'août 1999. Bien qu'il faille un certain temps pour évaluer les dommages, les premières estimations ont révélé des fissures mineures dans plusieurs monuments historiques, dont Sainte-Sophie et quatre musées. On a cependant constaté plusieurs grosses fissures au Musée archéologique d'Istanbul, au laboratoire de conservation installé dans un monument historique, dans deux bâtiments historiques abritant des bibliothèques, dans plus de dix tombes, ainsi que dans les remparts de la ville. Le Comité a été informé que les bureaux régionaux du ministère turc de la Culture ne lui ont pas encore communiqué l'importance de l'impact du second tremblement de terre (novembre 1999) sur les sites du patrimoine mondial. L'observatrice a déclaré qu'un rapport détaillé serait présenté au Comité dès son achèvement.

S'agissant du plan de conservation urbaine de la péninsule historique d'Istanbul, l'observatrice a informé le Comité que le plan au 1/5000e venait d'être achevé et présenté au Conseil du Grand Istanbul et après approbation sera transmis pour adoption au Conseil régional de conservation. Après avoir été officiellement approuvé, un plan au 1/1000e sera préparé pour les municipalité de Fatih et d'Eminonu. De plus, le plan de conservation détaillé au 1/500e du district de Zeyrek, établi par l'Université technique d'Istanbul et cofinancé par le Fonds du patrimoine mondial est presque achevé et sera présenté à la municipalité de Fatih pour approbation. L'observatrice a remercié le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO d'avoir mobilisé l'appui international pour la conservation du patrimoine urbain d'Istanbul et, à cet égard, s'est déclarée particulièrement satisfaite de l'aide financière octroyée par la Commission européenne et le gouvernement français.

L'observatrice a conclu son exposé en déclarant que les activités de réhabilitation dues au tremblement de terre avaient entraîné de sévères coupures dans le budget de l'Etat, et notamment celui du ministère de la Culture. Bien que l'on poursuive les projets de conservation avec les municipalités d'Istanbul, aucun développement du travail ou des activités complémentaires ne sera possible en l'an 2000.

La Déléguée de la Grèce a demandé au Comité de fournir un soutien à la Turquie pour la réhabilitation des zones touchées par le tremblement de terre et, à cet égard, a rappelé sa déclaration à la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau concernant la nécessité d'établir des priorités dans l'octroi du soutien international, étant donné l'étendue des besoins en matière de conservation de l'aire de patrimoine mondial d'Istanbul. Le Président, à titre personnel, a déclaré que l'esprit de collaboration et de solidarité témoigné par la Grèce en faveur de la Turquie rejoignait celui de la Convention du patrimoine mondial.