1.         Monts Rwenzori (Ouganda) (N 684)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/684/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1995-1996)
Montant total approuvé : 32 249 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/684/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/684/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Nouvelles informations : L'UICN a récemment reçu un rapport de son Bureau en Ouganda confirmant qu'en raison d'une activité permanente de rebelles et d'insécurité dans le district de Kasese et de Bandibugyo, qui comprend les monts Rwenzori, tout le personnel du Parc a été mis à l'abri et transféré la ville de Kasese. Le directeur ougandais des projets du WWF a été tué et le projet a été momentanément interrompu. On prétend que des rebelles des Forces démocratiques alliées seraient basées dans le Parc et qu'elles effectuent fréquemment des descentes pour tuer et enlever des civils des villes voisines. Le chef des gardes du Parc a confirmé ces rapports et ajoute que cette situation n'a pas eu de conséquences pour la Forêt impénétrable de Bwindi. 

Action requise

présenter au Centre, avant le 15 septembre 1999, un rapport détaillé sur l’état de conservation du site. Le Bureau pourrait demander au Centre et à l'UICN d'analyser ce rapport et de présenter leurs résultats et recommandations à la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau en novembre 1999.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.42.

 

Nouvelles informations : Le rapport qui fournit des informations sur la Forêt impénétrable de Bwindi signale également que les rebelles occupent le site depuis 1997 et qu’aucune activité de conservation digne de ce nom n’a pu être mise en œuvre sur place. Les rebelles continuent à utiliser le site comme cachette pour lancer à l’occasion des attaques contre les communautés et les institutions des districts de Kaesese, Kabarole et Bundibugyo. Certains villageois qui vivaient à proximité du parc ont été déplacés. Le Projet du Fonds mondial pour la nature (WWF/USAID) pour la mise en œuvre du Plan opérationnel à moyen terme a été suspendu. Les points suivants ont également été signalés :

·        Par suite du manque de ressources, le nombre de gardes forestiers a beaucoup diminué, ils sont peu nombreux sur le terrain et mal équipés. Les activités de conservation sont quasi interrompues. Quelques avants postes sont encore opérationnels avec quelques gardes principalement occupés à surveiller des biens. En l’absence de patrouille, il est difficile d’évaluer le niveau d’activités illégales comme le sciage de long et les empiétements.

·        Les activités associées aux communautés sont difficiles à mettre en œuvre, la population étant traumatisée car elle vit constamment sous la menace due à l’insurrection des rebelles.

·        Une partie du Siège du parc a été temporairement transférée dans la ville de Kasese pour des raisons de sécurité. Un contingent de 30 gardes forestiers est à Ibanda, siège du Parc, où il s’entraîne et maintient la sécurité du Parc avec d’autres membres de services de sécurité ou du personnel.

La formation des gardes forestiers et des gardiens aux tactiques de combat est essentielle à la survie dans cet environnement hostile ; elle est assurée en collaboration avec d’autres opérations de sécurité par les forces de défense. La principale contrainte de cette formation est la fourniture d’équipement qui ne peut être complètement couverte par le budget de l’Organisme de Préservation de la Faune sauvage. Bien qu’il y ait un important déploiement de forces de sécurité ougandaises et qu’un grand nombre de membres de la communauté soient formés pour lutter contre l’insurrection, on ne peut prévoir la fin du conflit. On ne peut prévoir non plus son impact négatif sur la faune et la flore car le personnel du Parc n’assure plus la surveillance de la plus grande partie du Parc.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 23 BUR IV.B.42

Le Bureau, à sa vingt-troisième session ordinaire, a été informé par le Centre de la poursuite et de l’aggravation des activités des rebelles et de l’insécurité dans les régions de Kasese et de Bandibugyo, qui englobe les monts Rwenzori. Par lettre du 14 mai 1999, l’organisme ougandais chargé de la protection de la faune sauvage a informé le Centre que le Parc national des Monts Rwenzori n’est pas sûr depuis 1997, qu’il a donc été fermé et qu’aucune importante activité de conservation n’a été réalisée. L’impact négatif à long terme sur la flore et la faune et sur l’environnement en général n’est pas prévisible, pas plus que la fin du conflit. Le Bureau a donc été informé que les Monts Rwenzori doivent donc bénéficier d’efforts particuliers du Centre et de l’UICN pour toute campagne de sensibilisation aux nécessités de préserver la biodiversité en cas de conflit armé et de troubles civils.

Le Bureau s’est déclaré sérieusement préoccupé de la détérioration des conditions de sécurité sur le site et il a invité l’Etat partie à présenter au Centre, avant le 15 septembre 1999, un rapport détaillé sur l’état de conservation du site. Le Bureau a demandé au Centre et à l’UICN d’analyser ce rapport et de présenter leurs résultats et recommandations à la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau en novembre 1999.

Par ailleurs, le Bureau, conformément au souhait du fonctionnaire responsable de l’organisme ougandais chargé de la préservation de la faune sauvage, a recommandé que le Comité du patrimoine mondial inscrive les Monts Rwenzori sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa vingt-troisième session qui doit se tenir à Marrakech, Maroc, du 29 novembre au 4 décembre 1999.

Décision adoptée: 23 COM VIII.1-2

VIII. 1 Après l'examen des rapports sur l'état de conservation et sur recommandation du Bureau, le Comité a décidé d'inscrire les biens naturels et culturels suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

VIII.2 Le Comité n'a pas recommandé de retirer des biens de la Liste du patrimoine mondial en péril.

 

Décision adoptée: 23 COM X.B.22

X.22 Monts Rwenzori (Ouganda)

Le Comité a noté les rapports signalant le manque de ressources, la suspension des projets et les sérieuses questions de sécurité qui se posent dans le Parc, et le fait que le personnel responsable n'assure plus la surveillance de la plus grande partie de ce Parc. Le Comité a également noté que le Bureau, à sa vingt-troisième session, a étudié ces questions et recommandé l'inscription de ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Comité s'est déclaré sérieusement préoccupé de la situation en matière de sécurité sur ce site. Le Comité a demandé au Centre et à l'UICN, qui travaillent en étroite coopération avec l'organisme ougandais chargé de la préservation de la faune sauvage, de consulter les ONG de conservation et autres organisations internationales présentes dans la région pour discuter des moyens de faire connaître à toutes les parties concernées par le conflit dans la région la nécessité de respecter le statut de patrimoine mondial du site et de mettre au point des projets pour en renforcer la gestion. Le Comité a décidé d'inscrire les Monts Rwenzori sur la Liste du patrimoine mondial en péril.