1.         Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger) (N 573)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1991

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1999-1999)
Montant total approuvé : 127 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

septembre-octobre 1998: mission Centre du patrimoine mondial / UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : A sa dernière session (Kyoto, 1998), le Comité a rappelé qu’il avait recommandé l’envoi l'envoi d'une mission sur ce site pour évaluer son état de conservation afin de déterminer si l'on pouvait le retirer de la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Comité a noté les résultats de la mission Centre/Etat partie/UICN sur le site (septembre-octobre 1998) et ceux de précédentes missions de l'UICN-Niger montrant que les nombres de spécimens de la plupart des espèces sauvages remontent. La flore semble en majeure partie intacte, excepté dans certaines vallées où elle a été utilisée de manière excessive par la population locale. Certaines espèces de faune sauvage comme l'autruche restent cependant sérieusement menacées par le braconnage et le commerce international d'animaux vivants et de leurs produits ; l'importance de la population d'autruches dans les Réserves apparaît comme inférieure de 10% aux estimations de 1990-1991. L’accord de paix signé entre le gouvernement et les rebelles est bien respecté et les impacts des activités des rebelles de la région sur l'intégrité du site ont été moins graves que prévu.

Le Comité a été informé des efforts de l'Etat partie pour préparer un programme de réhabilitation d’urgence axé sur les points suivants : (i) restauration des sites ayant servi de bases aux rebelles dans le passé ; (ii) renforcement de la capacité de surveillance et de protection ; (iii) incitation à l’élevage d'autruches dans des zones partiellement closes ; (iv) réalisation d’une rapide évaluation des impacts sur les populations d'espèces de faune importantes ; (v) création d'un Comité pour le développement et la gestion du site ; et (vi) organisation d’atelier de formation destinés à des groupes cibles comme la police des frontières, les fonctionnaires des douanes, etc. et portant sur les dangers qui menacent le patrimoine naturel.

Nouvelles informations : Le texte complet du plan de réhabilitation d’urgence sera présenté au Bureau dans le document WHC-99/CONF.204/INF.12. Conformément à la recommandation du Comité à sa dernière session, le Centre et l'UICN coopèrent avec l'Etat partie et des donateurs comme la SDC, la DANIDA et le PNUD pour : (i) étudier les modalités de financement de mise en œuvre du plan de réhabilitation d'urgence ; et (ii) définir les activités prioritaires pour envisager un appui du Fonds du patrimoine mondial. Le résultat de ces efforts, ainsi qu’une recommandation sur le retrait éventuel des Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré de la Liste du patrimoine mondial en péril seront présentés à la vingt-troisième session du Bureau.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter étudier les recommandations spécifiques présentées par le Centre et l’UICN lors de sa session et prendre les décisions appropriées à cet égard.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Assistance internationale : Depuis leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial en 1991, les Réserves naturelles de l’Aïr et du Ténéré ont reçu une subvention d’assistance préparatoire de 10.000 dollars et des subventions de formation d’un montant de 40.000 dollars.

La vingt-troisième session du Bureau (5-10 juillet 1999) a noté que le Président avait approuvé l’octroi d’une somme de 20.000 dollars pour l’organisation d’un atelier national de formation pour la police des frontières et le personnel de conservation des parcs et des forêts. Ce projet constitue l’une des cinq activités prévue dans le plan de réhabilitation d’urgence préparé par l’Etat partie et présenté à la vingt-troisième session du Bureau. L’organisation de ce séminaire est reportée au premier trimestre de l’an 2000 afin de prévoir suffisamment de temps pour la préparation des matériels de formation et s’assurer de la disponibilité des experts internationaux choisis par l’Etat partie.

La vingt-troisième session du Bureau avait recommandé que le Centre et l’UICN étudient tous les moyens de financement de la mise en œuvre du plan de réhabilitation, y compris la présentation d’autres projets d’assistance à financer par le Fonds pour examen par le Président et la vingt-troisième session du Comité. En conséquence, le Centre a reçu une demande de 20.000 dollars pour réhabiliter certains sites endommagés lors d’activités menées précédemment par des rebelles et pour réaliser des recherches afin d’évaluer la situation actuelle des populations de faune sauvage vivant dans les Réserves naturelles de l’Aïr et du Ténéré. Ce projet est en cours d’étude par le Centre et l’UICN avant présentation au Président pour approbation. Les deux activités dont la mise en œuvre est proposée dans le cadre de ce projet font partie du plan de réhabilitation d’urgence étudié par la vingt-troisième session du Bureau. L’Etat partie pourrait présenter d’autres projets pour examen par la vingt-troisième session du Comité.

Résumé des précédents débats :

Vingt-deuxième session du Comité – paragraphe VII.10. Vingt-troisième session du Bureau – paragraphe IV.9.

Nouvelles informations : Le Bureau de l'UICN au Niger collabore avec le Département nigérien des Pêcheries et de la Faune sauvage, aux termes d’un mémorandum d’accord, pour assurer la coordination et la coopération entre des bailleurs de fonds – dont la Corporation suisse pour le développement (SDC), l’Agence danoise pour le développement (DANIDA) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Le mémorandum d’accord vise essentiellement à :

(a) favoriser la prise en compte de l’environnement dans la politique et le développement de la région ;

(b) faciliter les synergies et la coopération relatives aux activités financées par des bailleurs de fonds dans l’Aïr et le Ténéré et les régions avoisinantes ;

(c) fournir des informations pour inciter à la coopération entre partenaires concernés ;

(d) épauler les processus de planification stratégique à long terme en vue de la préservation et du développement durable de l’Aïr et du Ténéré et des régions avoisinantes ; et

(e) diffuser les informations sur les progrès réalisés en matière de conservation et de développement durable dans la région de l’Aïr et du Ténéré.

Dans le cadre de cette coopération, certaines révisions au plan de réhabilitation d’urgence – étudié par le Bureau à sa vingt-troisième session en juillet 1999 – sont à l’étude. L’Etat partie est intéressé par l’introduction de nouvelles activités comme d’autres ateliers de formation pour le personnel, l’achat d’un véhicule 4x4, etc. L’UICN fera rapport à la vingt-troisième session du Comité sur les résultats des consultations de son Bureau au Niger avec le Département des Pêcheries et de la Faune sauvage.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 23 BUR IV.A.9

Le Bureau a rappelé que le Comité avait recommandé (Naples, 1997) l'envoi d'une mission sur ce site pour évaluer son état de conservation afin de déterminer si l'on pouvait le retirer de la Liste du patrimoine mondial en péril. A sa dernière session (Kyoto, 1998), le Comité a noté les résultats de la mission Centre/Etat partie/UICN sur le site (septembre-octobre 1998) et ceux de précédentes missions de l'UICN-Niger indiquant une augmentation du nombre de la plupart des espèces sauvages. La flore semble en majeure partie intacte, excepté dans certaines vallées où elle a été utilisée de manière excessive par la population locale. Certaines espèces de faune sauvage comme l'autruche restent cependant sérieusement menacées par le braconnage et le commerce international d'animaux vivants et de leurs produits ; l'importance de la population d'autruches dans les Réserves apparaît comme inférieure de 10% aux estimations de 1990-1991. L’accord de paix signé entre le gouvernement et les rebelles est bien respecté et les impacts des activités des rebelles de la région sur l'intégrité du site ont été moins graves que prévu.

Le Comité a été informé des efforts de l'Etat partie pour préparer un programme de réhabilitation d’urgence axé sur les points suivants : (i) restauration des sites ayant servi de bases aux rebelles dans le passé ; (ii) renforcement de la capacité de surveillance et de protection ; (iii) incitation à l’élevage d'autruches dans des zones partiellement closes ; (iv) réalisation d’une rapide évaluation des impacts sur les populations d'espèces de faune importantes ; (v) création d'un Comité pour le développement et la gestion du site ; et (vi) organisation d’atelier de formation portant sur les dangers qui menacent le patrimoine naturel et destinés à des groupes ciblés comme la police des frontières, les fonctionnaires des douanes, etc.

Le Bureau a étudié le plan de réhabilitation d’urgence présenté dans le document WHC-99/CONF.204/INF.12. et il a noté que le Président avait approuvé une subvention destinée à épauler un séminaire de formation pour la police des frontières et les fonctionnaires des douanes. Le Bureau a été informé que le Bureau de l'UICN au Niger a conclu un mémorandum d’accord avec le Département nigérien des Pêcheries et de la Faune sauvage  pour lancer un programme intitulé "Aïr 2000", en coopération avec d'autres bailleurs de fonds comme la SDC, la DANIDA et le GEF. La signature de ce mémorandum d’accord a entraîné quelques modifications de la partie comprenant les activités du plan de réhabilitation d'urgence présenté dans le document WHC-99/CONF.204/INF.12 et pour lesquelles il avait été demandé un appui du Fonds du patrimoine mondial. Suite à la demande de l’observateur du Niger, le Bureau a demandé au Centre et à l'UICN d’explorer les moyens de financer la mise en oeuvre du plan de réhabilitation, y compris les projets d’assistance financière soumis à la considération du Président et de la vingt-troisième session du Comité (29 novembre - 4 décembre 1999). Le Bureau s'est rallié à la recommandation de l'UICN demandant de reporter la décision du retrait éventuel des Réserves de l'Aïr et du Ténéré de la Liste du patrimoine mondial en péril jusqu'à l'an 2000, lorsque les résultats du suivi de l'impact de la mise en œuvre du plan de réhabilitation seront disponibles.  Par conséquent, le Bureau a recommandé que le Comité maintienne les Réserves naturelles de l’Aïr et du Ténéré sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 23 COM X.A.10

X.10 Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger)

Le Comité a été informé que le Président avait approuvé en avril 1999 l'octroi d'une somme de 20.000 dollars pour la sensibilisation de tous les partenaires concernés par les besoins du site en matière de conservation. Ce projet constitue l'une des cinq activités prévue dans le plan de réhabilitation d'urgence préparé par l'Etat partie et présenté à la vingt-troisième session du Bureau en juillet 1999. Le coût total de la mise en oeuvre du plan est estimé à 127.000 dollars. Le Bureau avait approuvé le plan et recommandé au Centre et à l'UICN d'étudier tous les moyens de financement de la mise en oeuvre du plan de réhabilitation, entre autres la soumission d'autres projets d'assistance au titre du Fonds pour considération par le Président et la vingt-troisième session du Comité. En conséquence, en se fondant sur les demandes soumises par l'Etat partie, le Président avait approuvé en octobre 1999 les deux nouvelles demandes suivantes :

Par ailleurs le Comité a noté que l'Etat partie avait soumis une demande d'assistance d'urgence d'un montant de 75.000 dollars pour considération par la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau. Ces 75.000 dollars concernaient les activités suivantes :

Une répartition plus détaillée des 15.000 dollars demandés pour l'évaluation des impacts sur les populations de faune sauvage et des 35.000 dollars concernant la protection et la reproduction des autruches figure dans le plan de réhabilitation d'urgence approuvé par la vingt-troisième session du Bureau en juillet 1999 (voir le document WHC-99/CONF.204/INF.12 de cette session). Etant donné que la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau avait reporté la considération de cette demande d'assistance internationale, entre autres, jusqu'à ce que le Comité ait décidé des allocations budgétaires accordées au titre du Fonds du patrimoine mondial pour l'an 2000, le Comité a noté que le Bureau devrait étudier cette demande lors d'une session spéciale qui se tiendrait dans les derniers jours de sa vingt-troisième session. Le Comité a toutefois noté que si le Bureau approuvait cette demande d'assistance d'urgence, le Fonds du patrimoine mondial aurait alors financé toutes les activités incluses dans le plan de réhabilitation en moins d'un an. Par ailleurs, le Comité a été satisfait de noter les efforts de l'UICN pour coopérer avec l'Etat partie aux termes d'un mémorandum d'accord afin d'assurer la coordination et la coopération entre les donateurs tels que le FEM, la SDC (Corporation suisse pour le développement) et la DANIDA (Agence danoise pour le développement) afin d'épauler des projets pour la conservation à long terme du site et le développement durable des régions environnantes.

Le Comité a décidé de maintenir ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril et il a invité l'Etat partie à fournir un rapport d'avancement sur la mise en oeuvre du plan de réhabilitation à la vingt-quatrième session du Comité en l'an 2000, mentionnant la date d'un possible retrait de ce site de la Liste du patrimoine mondial en péril.

 

Décision adoptée: 23 COM XV.4.1

Le Comité a noté que les huit demandes suivantes d'assistance internationale pour le patrimoine naturel avaient été approuvées par le Bureau pour un montant total de 265.700 dollars EU.

1.AFRIQUE(a).I KENYA Assistance préparatoire

Préparation d'une proposition d'inscription pour le "Réseau de lacs de la Vallée du Grand Rift" incorporant le lac Nakuru et le Parc national Naivasha et la Réserve nationale du lac Bogoria.

US$ 30.000 demandés US$ 30.000 approuvés

Le Comité a noté que le montant est approuvé à condition que l'Etat partie fournisse une explication détaillée des valeurs de patrimoine culturel potentiel de l'aire considérée pour inscription, qui doit être étudiée par l'ICOMOS.

 

1.AFRIQUE(b).I NIGER Assistance d'urgence

Plan de réhabilitation d'urgence des Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré

US$ 75.000 demandés US$ 75.000 approuvés

Le Bureau a approuvé le montant de US$ 75.000 en demandant au Centre du patrimoine mondial d'étudier les moyens de faire des économies pour l'achat et la livraison du véhicule 4 x 4. Le Bureau a engagé l'Etat partie à donner des informations sur l'avancement réalisé dans la mise en oeuvre de tous les projets financés par le Fonds du patrimoine mondial dans le rapport sur l'état de conservation de ce site inclus sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le rapport doit être soumis à la vingt-quatrième session du Comité en l'an 2000. (Chapitre X, paragraphe 10).

 

1.AFRIQUE(c).I TANZANIE Activités de formation

Trois bourses pour des spécialistes africains de la gestion des aires protégées ou de la faune sauvage pour l'année universitaire 2000-2001.

US$ 30.000 demandés US$ 30.000 approuvés

L'observateur de l'Allemagne a noté que l'assistance au titre du Fonds du patrimoine mondial ne devrait pas se prolonger sur plusieurs décennies mais devrait dans l'idéal être utilisée de manière catalytique comme « amorce financière ». Il a suggéré que le Comité pouvait souhaiter demander à l'Etat partie de soumettre une évaluation de l'activité poursuivie sur une longue durée avec l'assistance du Fonds du patrimoine mondial et, qui plus est, lui demander instamment de rechercher un appui financier provenant d'autres sources que le Fonds du patrimoine mondial. Le Délégué du Zimbabwe a souligné que cette activité profitait à l'ensemble de la région Afrique et pas seulement à la Tanzanie. Le Bureau a approuvé US$ 30.000 en demandant au Centre du patrimoine mondial de faire rapport à sa vingtquatrième session extraordinaire sur les économies et autres profits réalisés grâce à la mise en oeuvre de ce projet de bourses par le biais de l'Unité des bourses de l'UNESCO.

 

1.AFRIQUE(d).I TANZANIE Coopération technique

Atelier pour renforcer la recherche et la capacité de suivi pour les sites naturels du patrimoine mondial de Tanzanie.

US$ 30.000 demandés US$ 30.000 approuvés

Le Bureau a recommandé que l'Etat partie fasse activement participer ses points focaux du FEM à la planification et à l'organisation de l'atelier et s'assure que la proposition qui résultera de l'atelier répondra aux critères de financement du FEM.

 

1.ARABE(a).I MAROC Assistance préparatoire

Proposition d'inscription de la Réserve naturelle des montagnes de l'Atlas.

US$ 15.000 demandés US$ 15.000 approuvés

Cette demande de US$ 15.000, normalement susceptible d'approbation par le Président, a été approuvée par le Bureau conformément au paragraphe 110(a) des Orientations.

 

1.ASIE(d).I JAPON Coopération technique

Appui aux 7 participants de Chine (1), Indonésie (2), Inde (2), Népal (1) et Viet Nam (1) pour assister à la Conférence internationale sur le patrimoine mondial naturel, à Kagoshima et sur l'île de Yakushima, site du patrimoine mondial, du 18 au 22 mai 2000.

US$ 25.700 demandés US$ 25.700 approuvés

 

1.LATIN(c).I BRESIL Activités de formation

Mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial en Argentine, au Brésil, au Chili, au Paraguay, en Uruguay et au Venezuela.

US$ 30.000 demandés US$ 30.000 approuvés

Le Bureau a autorisé le Président à approuver cette allocation de fonds sous réserve du reçu de la proposition révisée incorporant tous les commentaires et suggestions faits par l'UICN.

 

1.LATIN(c).II VENEZUELA Activités de formation

Atelier pour les parties concernées par la conservation du Parc national Canaima.

US$ 30.000 demandés US$ 30.000 approuvés

 

Le Bureau a autorisé le Président à approuver cette allocation de fonds sous réserve du reçu de la proposition révisée incorporant tous les commentaires et suggestions faits par l'UICN.