1.         Tropiques humides de Queensland (Australie) (N 486)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/486/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/486/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

début 1992: mission UICN 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/486/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1998

Le Bureau à sa vingt-deuxième session ordinaire (juin 1998), a appris que le ministre du Commonwealth pour l’Environnement avait fait procéder à des recherches, craignant que l’on ait procédé à de l’abattage de bois dans le périmètre du bien du patrimoine mondial. Il a pu déterminer que les valeurs de patrimoine mondial n'étaient pas menacées et qu'il n'était pas nécessaire de prendre d'autres mesures à ce sujet.

Depuis la conclusion de la session du Bureau en juin 1998, les autorités australiennes ont informé le Centre que les arrangements pour la gestion de ce site sont maintenant tout à fait opérationnels et bénéficient de toute la confiance du gouvernement australien. Elles ont fait remarquer que le plan de gestion, opérationnel depuis le 1er septembre 1998, a été préparé avec la participation totale de toutes les parties prenantes, y compris les groupes aborigènes.

Le plan confie à l'organisme de gestion des Tropiques humides de Queensland un ensemble de pouvoirs pour agir dans l'intérêt des valeurs de patrimoine mondial du bien.

L'UICN a informé le Centre qu'elle présentera un rapport sur l'état de conservation de ce site à partir des informations qui doivent lui être fournies par son Comité national australien au moment de la vingt-deuxième session extraordinaire du Bureau.

Action requise

Décision requise : Le Bureau, après étude des nouvelles informations qui pourraient être présentées par l'UICN à sa vingt-deuxième session extraordinaire, pourrait faire des recommandations comme il convient.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1998

A à sa vingt-deuxième session (juin 1998), le Bureau a appris que le ministre du Commonwealth pour l’Environnement avait fait entreprendre des enquêtes, craignant que l’on ait procédé à de l’abattage de bois dans le périmètre du bien du patrimoine mondial. Il a pu déterminer que les valeurs de patrimoine mondial n'étaient pas menacées et qu'il n'était pas nécessaire de prendre d'autres mesures à ce sujet. Depuis, les autorités australiennes ont réaffirmé que les dispositions prises pour la gestion de ce site sont tout à fait opérationnelles et bénéficient de toute la confiance de leur gouvernement. Elles ont fait remarquer que le plan de gestion, opérationnel depuis le 1er septembre 1998, a été préparé avec la participation totale de toutes les parties prenantes, y compris les groupes aborigènes. Le plan confie à l'organisme de gestion des Tropiques humides de Queensland un ensemble de pouvoirs pour agir dans l'intérêt des valeurs de patrimoine mondial du bien.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

L'UICN a informé le Bureau qu'elle a reçu de son Comité national australien un rapport sur l'état de conservation de ce site pour étude. Le Bureau a demandé au Centre de transmettre le rapport de l’UICN-Australie à l’Etat partie pour évaluation. Le Bureau a en outre recommandé que l'UICN fournisse un rapport actualisé sur l'état de conservation de ce site pour la vingt-troisième session du Bureau.

Décision adoptée: 22 BUR V.B.20

L’observateur de l’Australie a informé le Bureau que le ministre du Commonwealth pour l’Environnement craignant que l’on ait procédé à de l’abattage de bois dans le périmètre du bien du patrimoine mondial, a nommé inspecteur, un haut responsable de l’organisme de gestion des Tropiques humides de Queensland (WTMA), selon la loi sur la conservation des biens du patrimoine mondial (1983). Ce fonctionnaire devait déterminer la nature de tout abattage de végétation qui aurait pu avoir lieu dans des propriétés privées à l’intérieur de la zone de patrimoine mondial.

L’inspecteur a signalé trois cas d’abattage, dont deux à l’intérieur de la zone de patrimoine mondial. Sur ses conseils, le ministre de l’Environnement a jugé que les valeurs de patrimoine mondial n’étaient pas en danger et que ces incidents n’appelaient pas d’autres mesures.

Le Bureau a noté avec satisfaction que le plan de gestion des Tropiques humides de Queensland prendrait effet le 1er septembre 1998. Ce plan retire aux organismes de gestion des terres comme les Conseils locaux et le Département des Ressources naturelles du Queensland, la possibilité d’abattre de la végétation à l’intérieur de la zone de patrimoine mondial sans contrôle du WTMA, et va mettre en place une meilleure coordination entre les actions des différents organismes. Il contribuera à empêcher tout nouvel abattage de végétation dans la zone classée patrimoine mondial.

Le Bureau a noté que l’UICN reçoit une grande quantité de rapports et de déclarations signalant des menaces pesant sur nombre des treize sites du patrimoine mondial d’Australie et qu’elle n’a pas la capacité de les évaluer tous à son Siège en Suisse. Le Bureau a salué l’offre faite par le Comité australien de l’UICN en novembre 1997, d’entreprendre des évaluations annuelles d’un nombre sélectionné de biens et de fournir des rapports aux sessions annuelles du Comité.

Le Bureau a recommandé que l'UICN, en coopération avec son Comité australien, crée un mécanisme permettant d'évaluer en temps voulu le flot permanent d'informations que reçoit le Centre sur l'état de conservation de sites naturels australiens du patrimoine mondial. Cela permettrait de s’assurer que des rapports à jour sur l'état de conservation de la Grande Barrière, de la Baie Shark et des Tropiques humides de Queensland soient présentés à la vingt-deuxième session du Comité.

Décision adoptée: 22 COM VII.27

VII.27 Le Comité a pris note des décisions de la vingtdeuxième session extraordinaire du Bureau telles que reflétées dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-98/CONF.203/5) et inclus en Annexe IV, concernant les biens suivants :

En plus du rapport dont le Comité a pris note, (Annexe III), le délégué de l'Australie a informé le Comité que l'Australie avait tenu un colloque international sur la gestion de l'écosystème marin tropical (ITMEMS) qui a lancé un appel à la communauté internationale pour agir d'urgence et coordonner les efforts pour traiter les menaces qui pèsent sur les récifs de corail et les systèmes marins tropicaux. Le Comité a noté et soutenu cette initiative et a incité les États parties à définir des zones appropriées de récifs de corail, de mangroves et de prairies sousmarines pour les proposer à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial et demander qu'ils soient protégés au titre d'autres traités internationaux.

Le Comité a noté que la décision du Bureau reflétait également la suggestion de créer un groupe de contact informel sur l'exploitation minière et le patrimoine mondial et que le document de l'UICN intitulé "Draft Policy on mining and protected areas" serait distribué.

L'observateur de la Fédération de Russie a informé le Comité que les autorités fédérales et régionales sont d'accord avec le développement du projet de mine d'or d'Aginskoe dans la province du Kamtchatka. Les données et documents nouveaux ont été transmis au Centre ; ils comprennent une Etude de faisabilité qui faisait état que le projet de développement du projet d'exploitation minière se trouve à l'extérieur du territoire du Parc naturel de Bystrinsky. Le Comité a noté les efforts de l'UICN pour contrôler l'état de conservation de cette zone du site du patrimoine mondial si le projet d'exploitation de la mine d'or d'Aginskoe se poursuit.

Le Comité a noté que le nom officiel de l'État partie selon l'appellation des Nations Unies était : "République fédérale de Yougoslavie".