1.         Parc national de Canaima (Venezuela (République bolivarienne du)) (N 701)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/701/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/701/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/701/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1998

Le Comité, à sa dernière session (Naples, 1997), a exprimé sa préoccupation concernant l'intégrité du Parc national Canaima en raison des graves menaces que constitue un projet d'édification d'une série de lignes électriques à travers le Parc. Le Comité a engagé le Directeur général de l'UNESCO à écrire au Président de l'Etat partie pour lui demander d'intervenir afin de rechercher d'autres solutions et pour fixer les limites appropriées du site du patrimoine mondial. La Délégation permanente du Venezuela auprès de l'UNESCO a écrit une lettre au Centre le 12 mars 1998 pour expliquer l'état actuel du projet de construction d'une ligne électrique qui traverserait une partie du Parc national. La lettre indique que : (1) le ministère de l'Environnement et l'Institut des Parcs nationaux procèdent actuellement à une évaluation du Projet de réseau de transmission d'énergie pour le sud-est du Venezuela ; (2) plusieurs autres solutions d'édification de cette ligne ont été analysées et il a été décidé de choisir une option qui traverserait une moins grande partie du Parc. En outre, les solutions de remplacement à l'étude comprennent l'édification des lignes électriques le long de la route existante Eldorado-Santa Elena de Uairén, selon la proposition de l'UICN, ce qui limiterait l'impact du projet sur le site ; (3) les intérêts de la population locale sont étudiés conformément avec la législation en vigueur. Le Délégué permanent du Venezuela auprès de l'UNESCO a également invité l'UNESCO à nommer une mission de haut niveau pour visiter le site afin d'évaluer les propositions de limites mises au point à la suite de la recommandation faite par le Comité et l'UICN.

Le Président du Venezuela, par sa lettre du 13 mars 1998 au Directeur général, a transmis l'étude d'impact environnemental terminée en décembre 1998 concernant le projet d'édification d'une ligne électrique. Il a réaffirmé l'engagement de son gouvernement envers la protection du site du patrimoine mondial et il a noté avec satisfaction la possibilité d'une mission UNESCO sur le site.

Action requise

Le Bureau prie le Centre et l'UICN de coopérer à l'envoi d'une mission à Caracas et au Parc national Canaima au Venezuela, afin d'étudier avec des spécialistes et des techniciens locaux, des propositions de tracés de remplacement pour la construction de lignes électriques et de fixer des limites appropriées pour le site conformément à la recommandation du Comité et de l'UICN faite lors de l'inscription du site en 1994. Le Bureau recommande également qu'un rapport de mission détaillé soit présenté à la vingt-deuxième session du Comité.

22e session extraordinaire du Bureau en 1998 :

 Le Comité à sa vingt et unième session (décembre 1997), a exprimé sa préoccupation concernant l'intégrité du Parc national Canaima en raison des graves menaces que constitue un projet d'édification d'une série de lignes électriques à travers le Parc. A sa vingt-deuxième session ordinaire (juin 1998), le Bureau a été informé que le Directeur général de l'UNESCO avait transmis les préoccupations et les recommandations du Comité au Président du Venezuela. Dans sa réponse, le Président du Venezuela a réaffirmé l'engagement de son gouvernement envers la protection du site du patrimoine mondial et il a salué la possibilité d'une mission UNESCO sur site pour évaluer le projet et définir les limites du site du patrimoine mondial. Une mission UICN-Centre au Venezuela, y compris une visite sur site à Canaima était prévue en août 1998 mais a dû être repoussée à une date indéterminée en raison de la détérioration des conditions de sécurité à Canaima et aux alentours. Dans l'intervalle, l'UICN a reçu plusieurs rapports d'autochtones vivant dans les régions de la Gran Sabana et d'Imataca qui manifestaient leur vive inquiétude quant à l'avenir du Parc national Canaima.

Bien que les délibérations du Comité soient axées sur la construction de la ligne électrique, l'UICN a fait remarquer qu'il fallait surveiller attentivement les plans proposant de livrer le fragile écosystème de ce Parc ainsi que la forêt pluviale d'Imataca à l'exploitation minière à grande échelle, au tourisme et aux concessions d'abattage de bois. Par ailleurs, l'UICN reconnaît que la crise économique qui affecte le Venezuela affecte également les principales institutions gouvernementales consacrées à la conservation comme INPARQUES.

La Délégation permanente du Venezuela auprès de l'UNESCO, par lettre en date du 28 septembre 1998, a invité le Centre et l'UICN a organiser une visite du site dès que possible.

Le Centre a pris contact avec le Représentant résident des Nations Unies à Caracas, Venezuela pour une habilitation sécuritaire et il attend une réponse. L'UICN a suggéré que la recommandation du Comité, faite lors de l'inscription du site (décembre 1994), selon laquelle le gouvernement vénézuélien devrait coopérer avec le Centre et l'UICN pour "lancer un processus de révision des limites du site, en prenant en considération les intérêts de la population locale et la nécessité de centrer la proposition d'inscription sur la portion Tepui du Parc (environ 2 millions d'hectares)", soit utilisée comme base d'établissement du mandat de la mission.

Décision requise : Le Bureau pourrait souhaiter transmettre le rapport ci-dessus au Comité pour examen et recommander le texte suivant pour adoption :
"Le Comité engage le Centre et l'UICN à organiser une mission à Canaima dès que l'habilitation sécuritaire du Coordonnateur résident des Nations Unies sera disponible. 
Le Comité convient avec l'UICN que le mandat de la mission devra se fonder sur les recommandations faites par le Comité lors de l'inscription de ce site sur la Liste du patrimoine mondial en 1994.
Le Comité demande que les conclusions de la mission et sa recommandation indiquant si Canaima doit être ou non inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril soient présentées à la vingt-troisième session ordinaire du Bureau au milieu de l'année 1999."

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1998

Le Comité à sa vingt et unième session, a exprimé sa préoccupation concernant l'intégrité du Parc national Canaima en raison des graves menaces que constitue un projet d'édification d'une série de lignes électriques à travers le Parc. A sa vingt-deuxième session, le Bureau a été informé que le Directeur général de l'UNESCO avait fait part des préoccupations et des recommandations du Comité au Président du Venezuela. Dans sa réponse, le Président du Venezuela a réaffirmé l'engagement de son gouvernement envers la protection du site du patrimoine mondial et il a salué la possibilité d'une mission UNESCO sur site pour évaluer le projet et définir les limites du site du patrimoine mondial. Une mission UICN-Centre au Venezuela, y compris une visite sur site à Canaima était prévue en août 1998 mais a dû être repoussée à une date indéterminée en raison de la détérioration des conditions de sécurité à Canaima et aux alentours. Dans l'intervalle, l'UICN a reçu plusieurs rapports d'autochtones vivant dans les régions de la Gran Sabana et d'Imataca qui manifestaient leur vive inquiétude quant à l'avenir du Parc national Canaima. Bien que les délibérations du Comité soient axées sur la construction de la ligne électrique, l'UICN a fait remarquer qu'il fallait surveiller attentivement les plans proposant de livrer le fragile écosystème de ce Parc ainsi que la forêt pluviale d'Imataca à l'exploitation minière à grande échelle, au tourisme et aux concessions d'abattage de bois.

Le 28 septembre 1998, la Délégation permanente du Venezuela auprès de l'UNESCO a invité le Centre et l'UICN a organiser une visite du site dès que possible. Le Bureau a été informé que le Représentant résident des Nations Unies à Caracas, Venezuela, ne pouvait fournir d'habilitation sécuritaire avant le 9 décembre 1998. Une mision est prévue pour le début de 1999. L'UICN a suggéré que la recommandation du Comité, faite lors de l'inscription du site (décembre 1994), selon laquelle le gouvernement vénézuélien devrait coopérer avec le Centre et l'UICN pour "lancer un processus de révision des limites du site, en prenant en considération les intérêts de la population locale et la nécessité de centrer la proposition d'inscription sur la portion Tepui du Parc (environ 2 millions d'hectares)", soit utilisée comme base d'établissement du mandat de la mission.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 22 BUR V.B.33

Le Bureau a rappelé que le Comité, à sa vingt et unième session, a exprimé sa préoccupation concernant l'intégrité du Parc national Canaima en raison des graves menaces que constitue un projet d'édification d'une série de lignes électriques à travers le Parc. Le Comité avait invité le Directeur général de l'UNESCO à écrire au Président de l'Etat partie pour lui demander d'intervenir afin de rechercher d'autres solutions et de fixer les limites appropriées du site du patrimoine mondial. La Délégation permanente du Venezuela auprès de l'UNESCO a écrit une lettre au Centre du patrimoine mondial le 12 mars 1998 pour expliquer l'état actuel du projet de construction d'une ligne électrique qui traverserait une partie du Parc national. La lettre indique que : (1) le ministère de l'Environnement et l'Institut des Parcs nationaux procèdent actuellement à une évaluation du Projet de réseau de transmission d'énergie pour le sud-est du Venezuela ; (2) plusieurs autres solutions d'édification de cette ligne ont été analysées. Il a été décidé de choisir une option qui traverserait une moins grande partie du Parc. En outre, les solutions de remplacement à l'étude comprennent l'édification des lignes électriques le long de la route existante Eldorado-Santa Elena de Uairén, selon la proposition de l'UICN, ce qui limiterait l'impact du projet sur le site ; (3) les intérêts de la population locale sont étudiés conformément à la législation en vigueur. Le Président du Venezuela, par sa lettre du 13 mars 1998 au Directeur général de l’UNESCO, a transmis l'étude d'impact environnemental terminée en décembre 1997 concernant le projet d'édification d'une ligne électrique. Il a réaffirmé l'engagement de son gouvernement envers la protection du site du patrimoine mondial et il a salué la possibilité d'une mission UNESCO sur le site pour évaluer les propositions concernant les limites.

L’UICN a souligné que la ligne électrique est un grand sujet de préoccupation pour les populations autochtones, qu’un certain nombre de lettres ont été reçues à ce sujet et que la mission proposée devrait étudier cette question en plus des menaces potentielles qui pèsent sur le site. L’observateur du Venezuela a accueilli avec satisfaction l’idée d’une mission sur site et il a déclaré que les intérêts de la population locale avaient été pris en considération conformément à la législation existante.

Le Bureau a prié le Centre et l'UICN de coopérer à l'envoi d'une mission à Caracas et au Parc national Canaima au Venezuela, afin d'étudier avec des spécialistes et des techniciens locaux, des propositions de tracés de remplacement pour la construction de lignes électriques et de fixer des limites appropriées pour le site conformément à la recommandation du Comité et de l'UICN faite lors de l'inscription du site en 1994. Le Bureau a recommandé qu'un rapport de mission détaillé soit présenté à la vingt-deuxième session du Comité.

Décision adoptée: 22 COM VII.26

VII.26 Parc national Canaima (Venezuela)

Le Comité à sa vingt et unième session, a exprimé sa préoccupation concernant l'intégrité du Parc national Canaima en raison des graves menaces que constitue un projet d'édification d'une série de lignes électriques à travers le Parc. A sa vingtdeuxième session, le Bureau a été informé que le Directeur général de l'UNESCO avait fait part des préoccupations et des recommandations du Comité au Président du Venezuela. Dans sa réponse, le Président du Venezuela a réaffirmé l'engagement de son gouvernement envers la protection du site du patrimoine mondial et il a salué la possibilité d'une mission UNESCO sur site pour évaluer le projet et définir les limites du site du patrimoine mondial. Une mission UICN-Centre au Venezuela, y compris une visite sur site à Canaima était prévue en août 1998 mais a dû être repoussée suite aux instructions du Représentant résident du PNUD au Venezuela. Dans l'intervalle, l'UICN a reçu plusieurs rapports d'autochtones vivant dans les régions de la Gran Sabana et d'Imataca qui manifestaient leur vive inquiétude quant à l'avenir du Parc national Canaima. Bien que les délibérations du Comité soient axées sur la construction de la ligne électrique, l'UICN a fait remarquer qu'il fallait surveiller attentivement les plans proposant de livrer le fragile écosystème de ce Parc ainsi que la forêt pluviale d'Imataca à l'exploitation minière à grande échelle, au tourisme et aux concessions d'abattage de bois.

Le 28 septembre 1998, la Délégation permanente du Venezuela auprès de l'UNESCO a invité le Centre et l'UICN a organiser une visite du site dès que possible. Le Bureau a été informé que le Représentant résident des Nations Unies à Caracas, Venezuela, ne pouvait fournir d'habilitation de sécurité avant le 9 décembre 1998. Une mission est prévue pour le début de 1999. L'UICN a suggéré que la recommandation du Comité, faite lors de l'inscription du site (décembre 1994), selon laquelle le gouvernement vénézuélien devrait coopérer avec le Centre et l'UICN pour "lancer un processus de révision des limites du site, en prenant en considération les intérêts de la population locale et la nécessité de centrer la proposition d'inscription sur la portion Tepui du Parc (environ 2 millions d'hectares)", soit utilisée comme base d'établissement du mandat de la mission.

Le Comité a demandé au Centre et à l'UICN d'organiser une mission à Canaima dès que l'habilitation sécuritaire du Représentant résident des Nations Unies au Venezuela sera disponible. Le Comité a convenu avec l'UICN que le mandat de la mission devrait être fixé à partir des recommandations du Comité faites lors de l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial en 1994. Le Comité a demandé que les résultats de la mission et sa recommandation concernant la nécessité ou non d'inscrire Canaima sur la Liste du patrimoine mondial en péril soient présentés à la vingt-troisième session du Bureau in 1999.