1.         Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger) (N 573)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1991

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

septembre-octobre 1998: mission Centre du patrimoine mondial / UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1998

Le Bureau se souvient sans doute que le Comité à ses vingtième et vingt et unième sessions (Mérida, 1996 et Naples, 1997) a approuvé l'organisation d'une mission sur le site pour en évaluer l'état de conservation ; déterminer l'importance des principales menaces sur place ; comparer des données et informations sur le site avant et après son inclusion sur la Liste du patrimoine mondial en péril (1992) ; préparer un plan d'action à long terme pour la protection du site avec l'aide du personnel de l'UICN affecté aux projets sur le terrain ; et préparer un rapport détaillé pour la vingt-deuxième session du Comité. Bien qu'un contrat de 22.000 dollars EU ait été conclu avec le Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement pour l'organisation de cette mission en février-mars 1998, la mission a dû être remise à plus tard faute d'habilitation de sécurité du Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies à Niamey. Le Centre et l'UICN discutent actuellement de la possibilité d'organiser la mission en n'y faisant participer que le personnel de l'UICN affecté aux projets sur le terrain et des représentants du Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement, mais sans représentant du Centre, afin d'éviter l'obligation d'obtenir l'habilitation du Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies à Niamey, Niger.

Action requise

Le Bureau, à partir d'informations complémentaires qui pourraient être disponibles lors de sa vingt-deuxième session, pourrait recommander des mesures appropriées pour considération par l'Etat partie et/ou le Comité ainsi que par le Centre et l'UICN.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1998

Le Comité, à ses vingtième et vingt et unième sessions (respectivement à Mérida en 1996 et à Naples en 1997), avait demandé l'envoi d'une mission sur place pour évaluer l'état de conservation du site afin de déterminer si l'on pouvait le retirer de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Des missions d'exploration sur le terrain menées par le Bureau de l'UICN au Niger avec l'appui de la Société suisse pour le développement (SDC) montrent que les nombres de spécimens de la plupart des espèces sauvages remontent ; on a découvert une population de plus de 100 addax dans la partie sud-est de la Réserve du Ténéré. La flore semble également intacte dans la plupart des endroits, excepté dans certaines vallées où elle a été utilisée de manière excessive par la population locale. Certaines espèces de faune sauvage comme l'autruche restent cependant sérieusement menacées par le braconnage et le commerce international d'animaux vivants et de leurs produits ; l'importance de la population d'autruches dans les Réserves apparaît comme inférieure de 10 % aux estimations de 1990-1991. L'UICN au Niger a avancé dans la préparation d'un nouveau programme de conservation de la zone, en coopération avec la SDC et la DANIDA, afin de créer des conditions de conservation des Réserves et mettre en place des initiatives décentralisées d'utilisation durable. Le programme va tenter de développer la valeur économique des Réserves pour la population locale, à travers le tourisme écologique, l'agriculture et l'élevage.

Les résultats de la mission sur site Centre-Etat partie entreprise entre le 21 septembre et le 3 octobre 1998, avec la participation du Bureau de l'UICN au Niger, ont corroboré les conclusions mentionnées plus haut. L'équipe de la mission a estimé que l'accord de paix signé entre le gouvernement et les rebelles était bien respecté. Les impacts des activités des rebelles de la région sur l'intégrité du site ont été moins graves que ce qui était prévu. L'équipe a approuvé la coopération IUCN-SDC pour le lancement d'un projet de conservation du site et a noté avec satisfaction l'initiative de la direction du site visant à préparer un plan de programmes de conservation prioritaires à mettre en œuvre. Ce plan est élaboré en consultation avec le Centre, l'UNESCO, le PNUD, l'UICN, l'Etat partie et les partenaires nationaux et locaux au Niger ; il devrait être mis au point au début de 1999. L'UICN a reconnu que cela ouvrait des perspectives d'améliorations permanentes pour la conservation de ce site.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 22 BUR V.A.10

Le Bureau a rappelé qu'à ses vingtième et vingt et unième sessions (tenues respectivement à Mérida en 1996 et à Naples en 1997), le Comité avait approuvé l'envoi d'une mission sur le site en vue : d'évaluer l'état de conservation du site ; de déterminer les incidences des principales menaces ; de comparer les données et les informations réunies au sujet de la Réserve avant et après son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril (1992) ; d'élaborer un plan d'action à long terme pour la protection du site avec l'aide du personnel de l'UICN travaillant sur le terrain ; et de rédiger un rapport détaillé qui serait présenté au Comité à sa vingt-deuxième session. Malgré la signature avec le Ministère de l'énergie hydraulique et de l'environnement d'un contrat, d'un montant de 22 000 dollars des E.-U., prévoyant l'organisation de cette mission en février-mars 1998, la mission avait dû être ajournée, le Coordonateur résident de l'Office des Nations Unies à Niamey n'ayant pas donné le feu vert sur le plan de la sécurité. Le Bureau a toutefois été informé que ce feu vert avait finalement été donné à la mi-juin 1998, et que la mission envisagée pourrait à présent se dérouler sans plus de retards.

Le Bureau a recommandé au Centre et à l'UICN de coopérer pour l'envoi d'une mission sur le terrain et de rédiger un rapport détaillé sur l'état de conservation du site et un plan d'action à long terme, assorti de recommandations. Ces recommandations, qui seraient présentées pour examen au Comité à sa vingt-deuxième session, devraient se prononcer sur l'opportunité de maintenir ou non l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 22 COM VII.10

VII.10 Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger)

Le Comité, à ses vingtième et vingt et unième sessions (respectivement à Mérida en 1996 et à Naples en 1997), avait demandé l'envoi d'une mission sur place pour évaluer l'état de conservation du site afin de déterminer si l'on pouvait le retirer de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Comité s'est félicité de constater que les résultats de la mission Centre/Etat partie/UICN sur le site, entreprise du 21 septembre au 3 octobre 1998, et ceux des précédentes missions d'exploration sur le terrain menées par le Bureau de l'UICN au Niger avec l'appui de la Société suisse pour le développement (SDC), montrent que les nombres de spécimens de la plupart des espèces sauvages remontent. La flore semble intacte dans la plupart des endroits, excepté dans certaines vallées où elle a été utilisée de manière excessive par la population locale. Certaines espèces de faune sauvage comme l'autruche restent cependant sérieusement menacées par le braconnage et le commerce international d'animaux vivants et de leurs produits ; l'importance de la population d'autruches dans les Réserves apparaît comme inférieure de 10% aux estimations de 1990-1991. L'UICN au Niger a avancé dans la préparation d'un nouveau programme de conservation de l'aire, en coopération avec la SDC et la DANIDA, afin de créer des conditions de conservation des Réserves et mettre en place des initiatives décentralisées d'utilisation durable. Le programme va tenter de développer la valeur économique des Réserves pour la population locale, par le tourisme écologique, l'agriculture et l'élevage.

Le Comité a noté avec satisfaction que l'accord de paix signé entre le gouvernement et les rebelles était bien respecté. Les impacts des activités des rebelles de la région sur l'intégrité du site ont été moins graves que prévu. De plus, le Comité a été informé que l'Etat partie avait présenté un programme d'urgence pour la réhabilitation du site qui prévoit la mise en oeuvre des activités suivantes : (i) restauration des sites ayant servi de bases aux rebelles dans le passé ; (ii) renforcement de la capacité de surveillance et de protection ; (iii) élevage d'autruches dans des zones partiellement closes ; (iv) rapide évaluation des impacts sur les populations d'espèces de faune importantes ; (v) création d'un Comité pour le développement et la gestion du site ; et (vi) atelier de formation destinés à des groupes cibles comme la police des frontières, les fonctionnaires des douanes, etc. et portant sur les dangers qui menacent le patrimoine naturel. Le Comité a noté que des propositions détaillées pour chacune de ces activités doivent être formulées en consultation avec des donateurs possibles tels que le PNUD, afin d'assurer leur mise en oeuvre rapide.

Le Comité a félicité l'Etat partie d'assurer la protection de ce site même en périodes d'activités des rebelles et dans des conditions de sécurité incertaines et a salué l'intérêt manifesté par la SDC, la DANIDA, le PNUD et d'autres donateurs pour la conservation de ce site. Le Comité a demandé au Centre et à l'UICN de coopérer avec l'Etat partie et tous les autres partenaires concernés pour étudier les modalités de financement de mise en oeuvre du plan de réhabilitation d'urgence et définir les activités prioritaires pour envisager un soutien du Fonds du patrimoine mondial. Le Comité a demandé au Centre et à l'UICN de coopérer avec l'Etat partie pour présenter à la vingt-troisième session du Bureau un plan d'action pour mettre en oeuvre le programme de réhabilitation d'urgence et une recommandation sur le retrait éventuel des Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré de la Liste du patrimoine mondial en péril à sa vingt-troisième session en 1999.