1.         Parc national du Manovo-Gounda St Floris (République centrafricaine) (N 475)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/475/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/475/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/475/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1997

Le Bureau a rappelé que le Comité, à sa douzième session, (en 1988, à Brasilia), a inscrit ce bien sur la Liste du patrimoine mondial, en se fondant sur les garanties données par l'Etat partie concernant son engagement d'améliorer les conditions d'intégrité du Parc, notamment en ce qui concerne le braconnage
et le pacage illicite. Un projet sur 10 ans, financé par l’Union européenne (UE) pour un montant de 27 millions de dollars EU, lancé peu après l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial, devait donner rapidement des résultats positifs. 

Le Bureau s'est montré sérieusement préoccupé du fait que le braconnage incontrôlé commis par des groupes fortement armés venant de République centrafricaine et de l'extérieur ait entraîné des problèmes de sécurité et la mort de quatre membres du personnel du Parc au début de 1997 ; selon l'UICN, 80% de la faune sauvage du Parc a été illégalement décimée dans un but commercial. La détérioration des conditions de sécurité qui a freiné le tourisme et le projet décennal de l'Union européenne semble avoir généré très peu de bénéfices tangibles pour la conservation du site, et le plan de gestion existant est
inadéquat.

Le Bureau s'est félicité des efforts du gouvernement centrafricain visant à confier la responsabilité de la gestion du site à une fondation privée et a encouragé la fondation à poursuivre ses efforts pour collecter des fonds et renforcer la gestion de cette zone de patrimoine mondial.

Action requise

Le Bureau a recommandé au Comité d'adopter le texte suivant :

"Le Comité décide d'inscrire le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril et prie le Centre et l'UICN de prendre contact avec l'Etat partie et la fondation privée pour préparer un rapport détaillé sur l'état de conservation ainsi qu'un plan de réhabilitation de ce site."

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1997

Le Bureau pourrait souhaiter rappeler que le Comité, à sa 12e session (1988, Brasilia), a inscrit ce bien sur la Liste du patrimoine mondial, en se fondant sur les garanties données par l'Etat partie, notamment son engagement d'améliorer les conditions d'intégrité du Parc, particulièrement en ce qui concerne le braconnage et le pacage illicite. De plus, le Comité avait exprimé le souhait qu'un projet sur 10 ans, qui devait être financé par la CEE et le FED pour un montant de 27 millions de dollars et qui avait été lancé au moment de l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial, donne rapidement des résultats positifs. Deux membres du Comité avaient cependant exprimés des réserves quant à la date choisie pour l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial.

Actuellement, le Parc est en situation d'urgence par suite du braconnage incontrôlé commis par des groupes venant de République centrafricaine et des frontières avec le Soudan et le Tchad. Les groupes de braconniers sont fortement armés, pénètrent dans le Parc comme ils veulent, plantent leur camp et emportent de grandes quantités de viande. Le Parc ne dispose pas de troupe anti-braconnage et quatre membres du personnel du Parc ont été tués au début de 1997. En 1996, le tourisme a cessé en raison de la détérioration des conditions de sécurité et le projet CEE/FED n'a pas fourni de bénéfices tangibles. Le gouvernement centrafricain a confié l'essentiel de la responsabilité de la gestion du site à une Fondation privée qui espère recueillir 700.000 dollars E.U. pour sa première année de fonctionnement. Le directeur du Parc et un assistant appartenant à la Fondation essaient de gérer cette vaste zone et ont contacté le Centre pour lui faire part de leur souhait d'inscrire ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 21 COM VII.C.32

VII.32 Parc national du Manovo-Gounda St. Floris (République centrafricaine)

Le Comité a rappelé qu'il avait inscrit ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en 1988 en se fondant sur l'assurance donnée par l'Etat partie qu'il s'engagerait à améliorer les conditions d'intégrité du Parc, notamment en ce qui concerne le braconnage et le pacage illicite. Un projet sur 10 ans, financé par l'Union européenne (UE) pour un montant de 27 millions de dollars EU, lancé peu après l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial, devait donner rapidement des résultats positifs.

Le Comité s'est montré sérieusement préoccupé du fait que le braconnage incontrôlé commis par des groupes fortement armés venant de République centrafricaine et de l'extérieur ait entraîné des problèmes de sécurité et la mort de quatre membres du personnel du Parc au début de 1997. Selon l'UICN, 80% de la faune sauvage du Parc a été illégalement décimée dans un but commercial. La détérioration des conditions de sécurité a freiné le tourisme et le projet décennal de l'Union européenne semble avoir généré très peu de bénéfices tangibles pour la conservation du site. Les efforts du gouvernement centrafricain visant à confier la responsabilité de la gestion du site à une fondation privée ont été bien accueillis et la fondation a été encouragée à poursuivre ses efforts pour collecter des fonds et renforcer la gestion de cette vaste zone du patrimoine mondial.

Le Comité a décidé d'inscrire le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril et a prié le Centre et l'UICN de prendre contact avec l'Etat partie et la fondation privée pour préparer un rapport détaillé sur l'état de conservation ainsi qu'un plan de réhabilitation de ce site.

 

Décision adoptée: 21 COM VIII.A.4

VIII.4 Le Comité a étudié les rapports sur l'état de conservation de biens figurant dans le document de travail WHC-97/CONF.208/8B.Rev. et a décidé d'inclure les biens naturels suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

- Parc national du Manovo-Gounda-St.Floris (République centrafricaine)

- Réserve de faune à okapis (République démocratique du Congo)

- Parc national de Kahuzi-Biega (République démocratique du Congo)