1.         Tombouctou (Mali) (C 119rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (ii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1990-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/119/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1981-1995)
Montant total approuvé : 114 115 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/119/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

juin- juillet 1990: missions d'expert; Début 1994: mission UNESCO

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/119/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1997

Mosquées de Sankoré, Djingareyber, Sidi Yahia.

Un chantier pilote, financé par le Fonds du patrimoine mondial et organisé par CRATerre en coopération avec la Mission Culturelle de Tombouctou, s’est déroulé du 22 novembre au 20 décembre 1996. Ce projet a été défini à partir du constat que "les mosquées de Tombouctou sont composées de matériaux fragiles et sont régulièrement menacées par les rares mais violentes intempéries et, si elles ont pu traverser plusieurs siècles, ce n’est que grâce à un entretien annuel, assuré par la population locale, sous la direction de l’Imam et la responsabilité des corporations de maçons, et avec le financement de notables de la ville pour les travaux les plus importants". Cette action de conservation in situ a eu lieu dans le cadre de la stratégie de formation pour l’Afrique sub-Saharienne qui a été adoptée à la 20e session du Comité.

Le chantier pilote a porté sur les trois mosquées, et permis aux équipes locales (les maçons traditionnels chargés de l’entretien des mosquées, ainsi qu'au personnel d'encadrement - les comités de gestion, les services nationaux, régionaux et locaux de l’Etat malien), de renforcer leurs pratiques d’entretien, lancer des activités complémentaires concernant la réhabilitation de la ville et inclure Tombouctou dans le projet "Villes historiques", financé par un prêt de la Banque Mondiale et qui prévoit la restauration et la sauvegarde des mosquées, la réhabilitation des cimetières et mausolées situés aux abords de la ville, et le développement de l'infrastructure touristique. Le rapport du consultant engageait les autorités maliennes "à la prudence et à la vigilance", car des projets de conservation "ambitieux" risquent de déstabiliser, voire de détruire certains aspects d’une tradition vivante qui permet à la population locale de participer, annuellement, à l’entretien des mosquées. Grâce au chantier pilote, les risques majeurs encourus par les mosquées ont pu être écartés. Toutefois, il est souhaitable, qu’à court terme, une évaluation soit réalisée. Par ailleurs, il apparaît que l’établissement d’un plan de conservation est nécessaire, afin de préciser les objectifs de conservation à long terme pour les trois mosquées.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 21 COM VII.B.27

VII.27 Tombouctou (Mali)

Mosquées de Sankoré, Djingareyber, Sidi Yahia

Le Comité a invité les autorités maliennes, conformément au paragraphe 56 des "Orientations devant guider la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial", à :

i) coordonner l'aide internationale en faveur des mosquées et de la ville de Tombouctou,

ii) informer le Comité du patrimoine mondial, par l'intermédiaire du Secrétariat de l'UNESCO, de leurs intentions d'entreprendre ou d'autoriser, dans une zone protégée par la Convention, des restaurations importantes ou de nouvelles constructions, qui pourraient modifier la valeur de patrimoine mondial du site, et

iii) évaluer, en coopération avec le Centre du patrimoine mondial, l'efficacité et la durabilité des travaux effectués sur les trois mosquées,

iv) préparer un plan de conservation de ces trois mosquées,

v) faire un rapport au Comité à sa 22e session.