1.         Petra (Jordanie) (C 326)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (i)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/326/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1987-1995)
Montant total approuvé : 79 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/326/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

avril 1994: mission UNESCO

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/326/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1995

Lors de sa 18e session, le Comité avait été informé des différentes menaces (construction d'hôtels à proximité du site, insuffisance des systèmes d'évacuation des eaux usées, développement urbain incontrôlé, prolifération des commerces, etc.) pesant sur la préservation de l'intégrité du site.

Par lettre du 5 janvier 1995, le Centre avait fait part aux autorités jordaniennes des graves préoccupations du Comité et transmis ses demandes, à savoir l'interdiction de toute nouvelle construction d'hôtel à proximité du site, la création officielle du Petra National Park et la mise en œuvre du Petra National Park Management Plan préparé par les experts de l'UNESCO incluant l'établissement de huit zones de protection, d'une zone tampon et d'une autorité de gestion, et leur a demandé d'adresser au Centre, avant le 1er mai, un rapport complet sur les mesures de sauvegarde prises.

Par courrier en date du 13 mars, la Délégation permanente de la Jordanie a adressé au Centre une proposition d'extension du site sous le nom de Petra Natural and Archaeological Park, dont les limites et les différentes zones de protection se conforment exactement aux recommandations des experts de l'UNESCO, et par lettre en date du 18 mars, le Ministre du Tourisme et des Antiquités a informé le Centre d'un certain nombre de mesures prises pour améliorer la protection du site : limitation du nombre quotidien de touristes et de chevaux, aménagement d'installations sanitaires, regroupement des échoppes, recrutement d'une équipe pour le nettoiement, création d'un centre pour la conservation de la pierre et d'une équipe pour l'étude de l'érosion des roches, amélioration de certains sites par une signalétique et des chemins, mise en place d'un Bureau spécial au Ministère pour suivre ces différents projets, etc.

Action requise

Le Bureau remercie les autorités jordaniennes d'avoir pris si rapidement des mesures dans le sens souhaité par le Comité et les félicite de leur volonté d'assurer une préservation à long terme du site. De manière à disposer de tous les éléments nécessaires à l'évaluation de la proposition d'extension du site, il leur demande de bien vouloir confirmer avant le 1er octobre que toute nouvelle construction d'hôtel est désormais interdite à Wadi Musa et sur la route de Taybeh, que le Petra National Park Management Plan sera mis en œuvre dans toutes ses composantes et qu'une autorité de gestion spécifique sera créée sur place.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1995

Lors de sa 18e session, le Comité avait été informé des différentes menaces (constructions d'hôtels à proximité du site, insuffisance des systèmes d'évacuation des eaux usées, développement urbain incontrôlé, prolifération des commerces...) pesant sur la préservation de l'intégrité du site.

Par lettre du 5 janvier 1995, le Centre avait fait part aux autorités jordaniennes des graves préoccupations du Comité et transmis ses demandes, à savoir l'interdiction de toute nouvelle construction d'hôtel à proximité du site, la création officielle du Parc national de Pétra et la mise en œuvre du Plan de gestion du Parc national de Pétra préparé par les experts de l'UNESCO incluant l'établissement de huit zones de protection, d'une zone tampon et d'une autorité de gestion, et leur a demandé d'adresser au Centre, avant le 1er mai, un rapport complet sur les mesures de sauvegarde prises.

Par lettre du 13 mars, la Délégation permanente de la Jordanie avait adressé au Centre une proposition d'extension du site sous le nom de Parc naturel et archéologique de Pétra qui fut par la suite retirée jusqu'à ce que le dossier soit pleinement complété, et par lettre en date du 18 mars, le ministre du Tourisme et des Antiquités avait informé le Centre d'un certain nombre de mesures prises pour améliorer la protection du site : limitation du nombre quotidien de touristes et de chevaux, aménagement de facilités sanitaires, regroupement des échoppes, recrutement d'une équipe pour le nettoiement, création d'un centre pour la conservation de la pierre et d'une équipe pour l'étude de l'érosion des roches, amélioration de certains sites par une signalétique et des chemins, mise en place d'un Bureau spécial au ministère pour suivre ces différents projets...

Lors de sa 19e session de juillet 1995, le Bureau a remercié les autorités jordaniennes d'avoir pris si rapidement des mesures dans le sens souhaité par le Comité et les a félicitées de leur volonté d'assurer une préservation à long terme du site. De manière à disposer de tous les éléments nécessaires à l'évaluation de la proposition d'extension du site, il leur demandé de bien vouloir confirmer avant le 1er octobre qu'aucun nouveau projet de construction d'hôtel ne sera autorisé à Wadi Musa et sur la route de Taybeh, que le Plan de gestion du Parc national de Pétra sera mis en œuvre dans toutes ses composantes et qu'une autorité de gestion spécifique sera créée sur place. Ces recommandations ont été transmises par le Centre, par lettre du 13 juillet.

Lors d'une réunion de travail tenue le 14 septembre chez le ministre des Antiquités et du Tourisme, le directeur du Bureau de l'UNESCO à Amman a été informé que les autorités jordaniennes étaient très conscientes des problèmes soulevés par l'emplacement des nouveaux hôtels et que la délivrance de nouveaux permis de construire avait été gelée. Le ministre a souligné l'importance d'établir un plan d'occupation des sols et une réglementation pour les constructions à Wadi Musa, qui seront préparés avec l'aide de la Banque mondiale.

Plusieurs des recommandations à court terme du Plan de gestion ont déjà été mises en application, comme il a été dit, mais les recommandations à long terme doivent faire l'objet de nouvelles études. Un Conseil de planification pour la région de Pétra a été établi, présidé par le ministre des Antiquités et du Tourisme, et est responsable pour toutes les actions dans la région, y compris pour Pétra. Un comité technique a été établi pour le plan d'occupation des sols et constitue le premier pas vers la création d'une autorité indépendante pour le site.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Bureau pourrait souhaiter recommander au Comité d'adopter le texte suivant :

"Le Comité remercie très vivement les autorités jordaniennes, et en particulier le ministre des Antiquités et du Tourisme, pour l'ensemble de leurs efforts et les mesures déjà prises pour assurer une préservation à long terme de Pétra. Il leur fait part de son plein accord sur l'importance de mettre en place au plus vite un plan d'occupation des sols et des règlements de construction pour éviter la prolifération d'hôtels et de constructions, ainsi qu'une autorité de protection et de gestion indépendante locale pourvue des pouvoirs nécessaires. Il leur demande de consacrer tous leurs efforts à la poursuite de la mise en œuvre du Plan de gestion de Pétra des experts de l'UNESCO, et de l'extension du site du patrimoine mondial avec les moyens d'en assurer la préservation. Il leur demande de le tenir informé pour le mois d'avril, par l'intermédiaire de son Secrétariat, des progrès accomplis."

Décision adoptée: 19 BUR VI.22

Après avoir pris connaissance du rapport du Secrétariat et des compléments de l'ICOMOS, le Bureau a remercié les autorités jordaniennes d'avoir pris si rapidement des mesures dans le sens souhaité par le Comité et les a félicité de leur volonté d'assurer une préservation à long terme du site. De manière à disposer de tous les éléments nécessaires à l'évaluation de la proposition d'extension du site, il leur a demandé de bien vouloir confirmer avant le ler octobre qu'aucun nouveau projet de construction d'hôtel ne sera autorisé à Wadi Musa et sur la route de Taybeh, que le Petra National Park Management Plan sera mis en oeuvre dans toutes ses composantes et qu'une autorité de gestion spécifique sera créée sur place.

Il a recommandé également qu'une proposition d'extension du site de nature à en garantir une protection à long terme soit soumise aussi rapidement que possible par les autorités jordaniennes.

Décision adoptée: 19 COM VII.C.2.40/41

VII.41 Pétra (Jordanie)

Le Secrétariat a rappelé que lors de sa dix-huitième session, le Comité avait été informé des différentes menaces (constructions d'hôtels à proximité du site, insuffisance des systèmes d'évacuation des eaux usées, développement urbain incontrôlé, prolifération des commerces ...) pesant sur la préservation de l'intégrité du site.

Il a informé le Comité que, par courrier en date du 13 mars, la Délégation permanente de la Jordanie avait adressé au Centre une proposition d'extension du site sous le nom de Parc naturel et archéologique de Pétra qui fut par la suite retirée jusqu'à ce que le dossier soit pleinement complété, et que par une lettre en date du 18 mars, le ministre du Tourisme et des Antiquités avait annoncé qu'un certain nombre de mesures prises ont été prises pour améliorer la protection du site limitation du nombre quotidien de touristes et de chevaux, aménagement de facilités sanitaires, regroupement des échoppes, recrutement d'une équipe pour le nettoiement, création d'un centre pour la conservation de la pierre et d'une équipe pour l'étude de l'érosion des roches, amélioration de certains sites par une signalétique et des chemins, mise en place d'un Bureau spécial au ministère pour suivre ces différents projets.

Lors d'une réunion de travail tenue· le 14 septembre chez le ministre des Antiquités et du Tourisme, le directeur du Bureau de l'UNESCO à Amman a été informé que les autorités jordaniennes étaient également très conscientes des problèmes soulevés par l'emplacement des nouveaux hôtels et que la délivrance de nouveaux permis de construire avait été gelée. Le ministre avait souligné l'importance d'établir un plan d'occupation des sols et une réglementation pour les constructions à Wadi Musa, qui seront préparés avec l'aide de la Banque mondiale.

Si plusieurs des recommandations à court terme du Plan de gestion ont déjà été mises en application, les recommandations à long terme doivent faire l'objet de nouvelles études. Un Conseil de planification pour la région de Pétra a été établi, présidé par le ministre des Antiquités et du Tourisme, et est responsable pour toutes les actions dans la région, y compris pour Pétra. Un comité technique a été établi pour le plan d'occupation des sols et constitue le premier pas vers la création d'une autorité indépendante pour le site.

Le Comité a remercié très vivement les autorités jordaniennes, et en particulier le ministre des Antiquités et du Tourisme, pour l'ensemble de leurs efforts et les mesures déjà prises pour assurer une préservation· à long terme de Pétra. Il leur a fait part de son plein accord sur l'importance de mettre en place au plus vite un plan d'occupation des sols et des règlements de construction pour éviter la prolifération d'hôtels et de bâtiments, ainsi qu'une autorité de protection et de gestion indépendante locale pourvue des pouvoirs nécessaires. Il les a invitées à continuer à consacrer leurs efforts à la poursuite de la mise en œuvre du Plan de gestion de Pétra préparé avec l'aide des experts de l'UNESCO, et de l'extension du site du patrimoine mondial, avec les moyens appropriés pour en assurer la préservation. Il les a invitées à le tenir informé pour le mois d'avril, par l'intermédiaire de son secrétariat, des progrès accomplis.