1.         Parc national Sangay (Équateur) (N 260)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1983

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/260/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1985-1993)
Montant total approuvé : 58 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/260/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

mars 1989: UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/260/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1995

Le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1983 et a été porté sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1992 à cause des menaces que représentaient le braconnage, les empiétements à l'intérieur des limites et la construction non planifiée d'une route. Un projet d'assistance internationale est en cours, dans le cadre du Fonds du patrimoine mondial et la partie "équipement" du projet a été menée à bien en 1994. De plus, le Centre du patrimoine mondial a reçu en mars 1995 un rapport détaillé de l'INEFAN (Instituto Ecuatoriano Forestal y de Areas Naturales y Vida Silvestre) sur l'impact environnemental de la construction de la route Guamote-Macas qui traverse le parc. Le rapport indique que la construction de la route risque de provoquer des dommages dans le parc, comme par exemple l'implantation de communautés (avec entre autres conséquences du braconnage, des dépôts de déchets, des petites industries) et un tourisme incontrôlé. Les huit premiers kilomètres de travaux déjà réalisés ont causé à l'environnement des dommages sérieux et en partie irréversibles. Le problème le plus sérieux est celui de l'impact sur la Laguna Negra (Lagune Noire), avec entre autres, des glissements de terrain et des dépôts de déchets mal situés qui constituent une menace pour la rivière Upano. Les activités permanentes de construction de la route pourraient avoir un impact négatif, surtout en ce qui concerne d'éventuels glissements de terrain. Un certain nombre de suggestions ont été faites pour réduire ces problèmes, y compris d'éviter l'utilisation de bulldozers et de faire le moins possible de travaux de drainage. Les mécanismes de contrôle nécessaires après l'achèvement du projet de route ont été définis, y compris un inventaire des propriétaires terriens et une révision de la situation des propriétaires légitimes, afin de contrôler les implantations spontanées, d'intensifier le contrôle du parc et de contrôler le développement du tourisme, en coopération avec l'INEFAN ou par son intermédiaire. Une commission technique sera créée pour étudier la situation en détail et un rapport final est prévu.

Action requise

Le Bureau, prenant note du rapport préliminaire sur l'état de conservation du Parc national Sangay préparé par l'INEFAN (Instituto Ecuatoriano Forestal y de Areas Naturales y Vida Silvestre), décide d'attendre le rapport final pour définir toute action ultérieure.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1995

Le Bureau a rappelé à sa 19e session que le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1983 et a été porté sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1992 à cause des menaces que représentaient le braconnage, les empiétements à l'intérieur des limites et la construction non planifiée d'une route. De plus, le Centre du patrimoine mondial a reçu un rapport préliminaire provenant de l'INEFAN (Instituto Ecuatoriano Forestal y de Areas Naturales y Vida Silvestre) sur l'impact environnemental de la construction de la route Guamote-Macas qui traverse le parc, ainsi qu'un rapport final de la Commission (Ministère des Travaux publics/INEFAN) en mai 1995. La Commission a étudié les points suivants : (1) l'impact environnemental des sept premiers kilomètres de travaux déjà réalisés ; (2) les mesures à prendre pour limiter l'impact environnemental des travaux des vingt-trois kilomètres qui restent à construire et (3) des orientations pour la gestion du Parc afin de réduire l'impact négatif de la nouvelle route.

Il ressort clairement du rapport que la route a causé des dommages irréversibles à l'environnement naturel car sa construction a provoqué un certain nombre de glissements de terrain. La Commission a recommandé de réduire la largeur de la route à 6 mètres ; d'effectuer les travaux à la main et non pas avec des engins lourds, et de faire le nécessaire pour se débarrasser des déblais ; de faire réaliser un contrôle par des spécialistes de l'environnement ; d'installer des postes de contrôle supplémentaires à l'entrée du Parc afin de mettre fin aux implantations spontanées ; d'intensifier les rondes de patrouilles dans le Parc pour n'autoriser qu'un tourisme écologique contrôlé par le gouvernement ; de créer un petit centre d'accueil pour les visiteurs et les touristes ; d'établir un inventaire des propriétaires terriens légitimes à l'intérieur du Parc et de considérer la nouvelle partie de la route comme une "bande environnementale pilote".

Le représentant de l'UICN a souligné que l'impact sur le site était plus grave que prévu et que le bureau local de l'UICN allait fournir un rapport de mise à jour sur les conditions du site en septembre 1995.

Au moment de la préparation de ce document, le Centre n'avait pas reçu de réponse à sa lettre au Gouvernement équatorien par laquelle il félicitait les autorités pour l'étude d'impact, faisait part des préoccupations du Bureau et demandait des éclaircissemnts sur la situation actuelle des menaces pesant sur le site.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Le Bureau a exprimé sa préoccupation persistante quant aux travaux de construction qui provoquent des impacts négatifs sur l'environnement et demande à l'Etat partie de prendre des mesures pour assurer une réglementation beaucoup plus stricte en matière d'environnement. Le Bureau recommande donc au Comité que le site soit maintenu sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 19 BUR VI.20

Le Bureau a rappelé que le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1983 et a été porté sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1992 à cause des menaces que représentaient le braconnage, les empiétements à l'intérieur des limites et la construction non planifiée d'une route. Un projet d'assistance internationale est en cours, dans le cadre du Fonds du patrimoine mondial et la partie "équipement" du projet a été menée à bien en 1994. De plus, le Centre du patrimoine mondial a reçu en mars 1995 un rapport préliminaire de l'INEFAN (Instituto Ecuatoriano Forestal y de Areas Naturales y Vida Silvestre) sur l'impact environnemental de la construction de la route Guamote-Macas qui traverse le parc, ainsi qu'un rapport final de la Commission (Ministère des Travaux publics/INEFAN) en mai 1995. La Commission a étudié les questions suivantes : (1) l'impact environnemental des sept premiers kilomètres de la route qui ont été construits ; (2) les mesures à prendre pour atténuer l'impact environnemental des vingt-trois derniers kilomètres qui restent à construire et (3) des directives pour la gestion du Parc afin d'atténuer l'impact négatif de la nouvelle route.

Le rapport fait clairement apparaître que la route a causé des dommages irréversibles à l'environnement naturel car sa construction a provoqué un certain nombre de glissements de terrain. La Commission a recommandé de prendre les mesures suivantes : rétrécir la route (pour en limiter la largeur à 6 mètres) ; travailler uniquement manuellement et ne pas utiliser d'engins lourds pour l'enlèvement des déblais ; faire superviser le site par des spécialistes de l'environnement ; installer des postes de contrôle supplémentaires à l'entrée du Parc pour mettre fin à l'implantion spontanée.de communautés ; intensifier les rondes des patrouilles dans le Parc pour permettre uniquement le développement d'un tourisme écologique contrôlé par le gouvernement ; créer un petit centre d'accueil pour les touristes ; établir absolument un'inventaire des propriétaires terriens légitimes et obtenir que la nouvelle partie de la route soit considérée comme une "bande pilote environnementale".

Le Représentant de l'UICN a souligné que l'impact sur le site était plus important que prévu et que le bureau local de l'UICN fournirait un rapport de mise à jour sur l'état du site en septembre 1995.

Le Bureau a demandé au Centre d'écrire au Gouvernement équatorien pour féliciter les autorités du rapport d'impaét, leur faire part des préoccupations du Bureau et leur demander des éclaircissements sur le degré actuel des menaces pesant sur le site.

Décision adoptée: 19 COM VII.A.1.5

VII.5 Parc national Sangay (Equateur)

Le Comité a rappelé que le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1983 et porté sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1992 à cause des menaces que représentaient le braconnage, les empiétements à l'intérieur des limites et la construction non planifiée d'une route. Il a pris note du rapport préliminaire de l'INEFAN (Instituto Ecuatoriano'Forestal y de Areas Naturales y Vida Silvestre) sur l'impact environnemental de la construction de la route Guamote-Macas dans le Parc et du rapport complet d'octobre 1995 fourni par le Bureau de l'UICN d'Equateur. Il est clair d'après ce rapport que la route continue à constituer la principale menace et à causer des dommages irréversibles à l'environnement, aussi bien de façon directe (pollution, emploi de la dynamite, disparition des corridors biologiques, etc.) qu'indirecte (nouveaux établissements humains, braconnage, élevage du bétail, etc.).

Le Délégué de l'Equateur a fourni de plus amples informations sur la situation sur le site en soulignant que des mesures sont prises pour remédier à l'état des choses et réduire les impacts. Il a insisté sur le fait que l'Etat partie prendra de nouvelles mesures pour mettre dorénavant fin aux dommages.

Le Comité a remercié l'Etat partie d'avoir fourni des rapports mais a exprimé cependant sa préoccupation constante en raison de la construction de la route qui occasionne des impacts néfastes sur l'environnement. Il a demandé au Centre d'adresser une lettre au ministre de l'Environnement lui demandant de faire procéder à une étude sur les répercussions sur l'environnement et de prier instamment l'Etat partie de prendre des mesures pour que soit assurée la mise en œuvre d'une réglementation plus stricte sur la protection de l'environnement. Le Comité a en outre demandé au Centre d'écrire à l' INEFAN pour le remercier des actions prises pour modifier le tracé de la route, étudier le cadastre et pour mettre à jour le plan de gestion. Le Comité a décidé que le site devrait être maintenu sur la Liste du patrimoine mondial en péril.