1.         Masjed-e Jāme’ d’Ispahan (Iran (République islamique d')) (C 1397)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2012

Critères  (ii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1397/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1397/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1397/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

L’État partie n’a pas soumis de rapport sur l’état de conservation du bien comme demandé par la décision 36 COM 8B.23 adoptée à la 36e session du Comité du patrimoine mondial (Saint-Pétersbourg, 2012) lors de l’inscription du bien. Il avait été demandé à l’État partie de faire part des éléments suivants : révision du projet Meydan-e Atiq, renforcement de la protection de la zone tampon et du cadre général du bien, mise en place d’indicateurs de suivi, élaboration et adoption d’un plan intégré de conservation et de gestion.

Par un courrier en date du 13 mars 2013, l’État partie a invité l’ICOMOS pour une mission consultative à Masjed-e Jāmé mais cette mission n’a pas encore eu lieu au moment de la rédaction du présent dossier.

Projet Meydan-e Atiq

Ce projet, partiellement situé sur le territoire de la zone tampon, jouxte les structures de la partie Est du bazar, lui-même relié aux murs du bien.

 

Dans son évaluation, l’ICOMOS a estimé que le projet devrait être révisé, tant dans sa conception architecturale que pour des raisons de sécurité, que des fouilles archéologiques devraient être entreprises et qu’une évaluation d’impact patrimonial serait nécessaire afin d’examiner l’impact potentiel du projet sur la valeur universelle exceptionnelle de la mosquée et de son cadre.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives recommandent que le Comité regrette qu’aucune information ne soit soumise par l’État partie sur les éléments à réviser dans le projet de Meydan-e Atiq et sur les autres demandes faites par le Comité dans sa décision 36 COM 8B.23 relatives à la protection et à la gestion du bien.

 

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ont comprennent qu’une mission consultative est prévue et qu’elle devrait constituer une opportunité d’examiner les plans révisés du projet Meydan-e Atiq et les diverses évaluations archéologiques et d’impact réalisées, et ce,  avant qu’une décision ne soit prise. Ils estiment que des indicateurs de suivi et des mesures destinées à renforcer la protection de la zone tampon et du cadre général du bien doivent être mis en place dès que possible afin que le bien bénéficie d’un niveau satisfaisant de protection et de gestion. Il en va de même pour le plan intégré de conservation et de gestion qui doit être achevé et adopté.

Décision adoptée: 37 COM 7B.63

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B.Add,

2.  Rappelant la décision 36 COM 8B.23 , adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Regrette que l’État partie n’ait pas soumis de rapport sur l’état de conservation du bien comme demandé ;

4.  Réitère ses demandes à l’État partie afin qu’il revoie de toute urgence le projet Meydan-e Atiq, en particulier dans l’angle nord-ouest aux abords immédiats de la Masjed-e Jāmé d’Ispahan de façon à :

a)  ne prévoir aucune liaison structurelle entre les nouvelles galeries et les murs historiques de la mosquée ou les structures reliées aux murs de la mosquée, qui pourraient leur transmettre des charges ou des vibrations,

b)  offrir un vaste passage pour les piétons, en particulier grâce à une nouvelle conception de l’emplacement de la porte d’entrée donnant sur le Meydan dans l’angle nord-ouest, pour s’assurer que la mosquée et ses structures historiques adjacentes ne soient pas mises en péril par les foules se rendant sur la place lors de grandes manifestations,

c)  garantir le caractère approprié de la conception générale par rapport à la tradition de la conception urbaine locale et à l’environnement de la mosquée, ainsi que son respect de la valeur universelle exceptionnelle,

d)  une fois le nouveau projet défini et adopté (suivant les critères ci-dessus mentionnés) ainsi que son calendrier de mise en œuvre, entreprendre une évaluation générale d’impact patrimonial et des fouilles archéologiques complémentaires  afin de garantir que le projet révisé n’ait aucun impact négatif sur la structure historique de la mosquée ou de son cadre ;

5.  Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial des informations précises et détaillées sur la révision du projet de Meydan-e Atiq, dont une évaluation d’impact patrimonial du nouveau projet menée de façon indépendante, pour examen par les Organisations consultatives ;

6.  Réitère également sa demande à l’Etat partie d’inviter une mission de conseil de l’ICOMOS, financée par l’Etat partie, pour contribuer à la révision du projet Meydan-e Atiq ;

7.  Réitère la recommandation faite à l’État partie de prendre en considération les éléments suivants :

a)  de s’assurer que la conception et la présentation des informations dans le bien sont basées sur le principe d’une intervention minimale en respectant scrupuleusement la signification religieuse et esthétique de la Masjed-e Jāme’ d’Ispahan,

b)  d’accorder une attention particulière au défi posé par l’élimination nécessaire des contreventements dans les zones shabestani coiffées par des dômes ;

8.  Réitère en outre ses demandes auprès de l’État partie afin qu’il renforce la protection de la zone tampon du bien et son cadre général et qu’il étende les mécanismes de suivi en matière d’aménagement urbain, en particulier en :

a)  intégrant la zone tampon au plan directeur d’Ispahan et aux arrêtés municipaux,

b)  élaborant et en adoptant un plan intégré de conservation et de gestion, assorti de paragraphes concernant la gestion des visiteurs et les stratégies de préparations aux risques ;

9.  Enfin, réitère également sa recommandation à l’État partie d’entreprendre des évaluations d’impact patrimonial pour tout projet d’aménagement sur le territoire de la zone tampon, tels que les autres projets de réhabilitation du bazar historique ou des équipements destinés aux ablutions au nord-ouest de la mosquée, en particulier si ces projets sont directement liés à l’ensemble architectural de la mosquée ou sont situés dans ses alentours immédiats, et ce, afin de garantir qu’aucun projet d’aménagement n’ait d’impact négatif sur le bien et son cadre général ;

10.  Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014 , un rapport sur l’état de conservation du bien faisant état des progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations susmentionnées, pour examen par le Comité à sa 38e session en 2014.