1.         Petra (Jordanie) (C 326)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (i)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/326/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1987-2010)
Montant total approuvé : 167 079 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/326/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé: 1 million de dollars EU du fonds-en-dépôts italien

Missions de suivi antérieures

Septembre 2000 : mission ICOMOS ; mars 2004 : mission UNESCO ; 2009 : missions d'expertise technique UNESCO ; décembre 2010 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/326/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 1er février 2013 en réponse à la décision du Comité du patrimoine mondial à sa 35e session (UNESCO, 2011). Il donne des informations détaillées sur les diverses initiatives en cours en matière de conservation, protection et gestion du bien.

a)         Mécanisme de gestion et ressources de fonctionnement

L’Autorité régionale de Petra pour le développement et le tourisme (PDTRA), le ministère du Tourisme et des Antiquités (MoTA) et le Département des Antiquités (DoA) ont consolidé leurs relations de travail et lancé une série d’initiatives insérées dans le plan d’exploitation prioritaire du parc archéologique de Petra (PAP) (2010-2015). Ce plan a été élaboré pour servir de référence dans l’articulation des actions entreprises vis-à-vis des principaux domaines fonctionnels du parc, en accordant une grande attention à la conservation, à la protection, à l’accueil des visiteurs, aux services, au fonctionnement, à l’entretien et à la gestion des installations, le temps qu’un plan de gestion soit élaboré. Le renforcement des capacités reste nécessaire et urgent ; un module de formation technique sera par conséquent inclus dans le plan de gestion. Un comité consultatif pour Petra a été iétabli en janvier 2013 pour examiner les propositions de projets et définir les priorités. Des groupes de travail techniques ont été créés pour émettre des avis sur des initiatives spécifiques et un corps de rangers constitué pour le parc. Une coopérative locale, constituée de représentants de six communautés adjacentes, a été formée pour engager les résidents locaux dans des activités sur le bien. La gestion du parc a bénéficié de diverses ressources techniques et financières et une politique a été définie pour allouer 10% des 35% des recettes perçues à l’entretien du bien. Avec la définition du programme d’exploitation, d’autres sources de financement seront identifiées pour assurer les ressources nécessaires à la mise en œuvre des plans de conservation et de gestion. En attendant, le schéma directeur stratégique pour la région de Petra, mentionné dans le rapport de l’État partie, détermine le plan d’actions prioritaires pour l’ensemble de la région pour les 20 prochaines années. L’application de ce plan vis-à-vis de la région du PAP et de sa zone tampon reste imprécise.

b)         Plan de gestion des risques pour le bien

En vue de l’élaboration d’un plan général de gestion des risques, ont, entre autres actions mises en œuvre, été achevées l’étude de méthodologie pilote pour la cartographie complète des risques, l’évaluation préliminaire des risques pour le plan de conservation et l’évaluation détaillée du Siq. Dans le cadre du projet de cartographie des risques de Petra, les limites du bien ont été identifiées et physiquement cartographiées pour la première fois. Sur la base des résultats, un plan de réduction des risques de catastrophes sera ébauché et intégré au schéma directeur stratégique pour la région de Petra. Des méthodes de suivi pour évaluer la stabilité du Siq ont été identifiées. Aucun calendrier pour l’achèvement du plan de réduction des risques de catastrophes n’a été donné.

c)          Plan de conservation intégrée

La préparation du plan de conservation de Petra a été lancée en mars 2012 et devrait être terminée durant l’été 2013. D’autres outils de planification ont également été actualisés notamment la base de données de l’inventaire du site du patrimoine et du système de gestion, le schéma directeur régional de Petra 2011-2030 (qui identifie un zonage potentiel dans des zones urbaines et non urbaines), le plan d’amélioration des sentiers de visite, l’évaluation d’impacts environnemental et social pour le projet de réhabilitation de la route d’accès arrière. Leurs résultats seront intégrés dans le plan de gestion.

d)         Fouilles archéologiques

Le DoA, en consultation avec la PDTRA, a arrêté des fouilles spécifiques et promulgué des directives en la matière pour l’ensemble des projets archéologiques en cours afin que des mesures de conservation, sécurité et interprétation soient entreprises en priorité pour rectifier les insuffisances antérieures. Des réglementations en matière de sondages et fouilles archéologiques, ainsi que de nouveaux principes d’application, ont été ébauchés et sont actuellement en cours d’examen juridique, avec de nouvelles réglementations nationales.

e)         Zone tampon pour le bien

Des études de planification et un processus de consultation ont été entrepris pour définir la zone tampon du PAP, à partir des travaux entrepris dans le cadre du schéma directeur régional de Petra et de la définition d’orientations préliminaires par le bureau de l’UNESCO à Amman. La définition légale et réglementaire des zones délimitées est actuellement en cours et prend les limites nouvellement tracées comme référence. Le plan de la zone tampon du PAP sera développé pour définir les phases de mise en œuvre. Le processus devrait être achevé en mai 2013.

f)           Autres points

 

D’autres initiatives de conservation et de gestion du bien ont été rapportées, notamment la conservation du site néolithique de Beidha, la conservation et l’entretien de l’église (byzantine) de Petra, la réhabilitation du barrage de Wadi el-Jarra et l’élaboration de réglementations pour l’utilisation du site. Des initiatives d’aménagement pour améliorer les services et équipements du parc – comme le projet d’énergie renouvelable, la réhabilitation de la route d’accès arrière, la création de sanitaires, la réhabilitation du centre d’information des visiteurs, une signalétique d’interprétation et des cartes du site, un système de billetterie électronique, un service d’urgence et une campagne de sensibilisation à la faune – ont également été entreprises.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent les actions mises en œuvre par l’État partie en adéquation avec les décisions du Comité du patrimoine mondial et les recommandations de la mission de suivi réactif de 2010. Ils aimeraient souligner la nécessité de soutenir ces efforts pour traiter de manière globale les préoccupations de longue date, en particulier en ce qui concerne l’efficacité du système de gestion, la conservation des vestiges archéologiques ainsi que la gestion des visiteurs et l’utilisation publique.

Décision adoptée: 37 COM 7B.50

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B,

2.  Rappelant la décision 35 COM 7B.49 , adoptée à sa 35e session (UNESCO, 2011),

3.  Reconnaît les informations fournies par l’État partie concernant la mise en œuvre des mesures de conservation et de gestion pour remédier aux conditions actuelles du bien ;

4.  Prie instamment l’État partie de poursuivre ses efforts, en accordant une attention particulière aux points suivants :

a)  achever la délimitation de la zone tampon et élaborer des mesures réglementaires adéquates pour en garantir la protection, et soumettre un projet de modification mineure des limites d’ici le 1er février 2014 pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014,

b)  achever le plan de conservation de Petra et élaborer un plan de gestion général pour le bien, s’inspirant de précédents documents et garantissant des synergies avec les initiatives de planification existantes ; obtenir une approbation officielle des plans existants (par le exemple plan d’exploitation prioritaire 2010-2015 ou le plan directeur stratégique 2011-2030) des instances dirigeantes ; soumettre tous les plans achevés se rapportant à la conservation et à la gestion du bien pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et entreprendre le processus d’adoption nécessaire pour en garantir la bonne application,

c)  achever l’élaboration du plan de réduction des risques de catastrophes et obtenir les ressources nécessaires pour sa mise en œuvre, en donnant la priorité à la stabilisation du Siq,

d)  achever l’élaboration d’une stratégie de gestion des visiteurs, incluant des réglementations en matière d’utilisation publique, au regard de la capacité de charge du bien,

e)  identifier les besoins prioritaires en renforcement des capacités et mettre en œuvre les mesures nécessaires pour y répondre,

f)   veiller à ce que des évaluations d’impact sur le patrimoine, en rapport avec la valeur universelle exceptionnelle du bien, soient réalisées pour les travaux d’aménagement envisagés, et soumettre, conformément au paragraphe 172 des Orientations , les propositions de projets et leurs cahiers des charges techniques au Centre du patrimoine mondial pour examen avant d’engager leur mise en œuvre ;

5.  Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015 , un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points qui précèdent, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015.

Décision adoptée: 37 COM 8D

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-13/37.COM/8D,

2. Rappelant la Décision 36 COM 8D, adoptée lors de sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3. Reconnaît l’excellent travail accompli par les Etats parties dans la clarification de la délimitation de leurs biens du patrimoine mondial et les remercie pour leurs efforts visant à améliorer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial ;

4. Rappelle que le Centre du patrimoine mondial ainsi que les organisations consultatives ne seront pas en mesure d’examiner des propositions de modifications mineures ou importantes des limites pour les biens du patrimoine mondial dont les limites à l’époque de l’inscription ne sont pas claires ;

5. Prend note des clarifications des limites et des superficies de biens fournies par les Etats parties suivants en réponse à l’Inventaire rétrospectif, telles que présentées dans les annexes du Document WHC-13/37.COM/8D :

6. Demande aux Etats parties n’ayant pas encore répondu aux questions soulevées dans le cadre de l’Inventaire rétrospectif de bien vouloir fournir toutes les clarifications ainsi que la documentation demandée le plus rapidement possible et d’ici le 1 décembre 2013 au plus tard.