1.         Mont-Saint-Michel et sa baie (France) (C 80ter)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (i)(iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/80/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/80/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/80/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1990

Les préoccupations du Bureau ont été portées à la connaissance des autorités françaises par lettre en date du 25 juillet 1990. En outre, le Secrétaire de la Convention pour la partie naturelle a participé, à l'invitation des autorités françaises, à la première réunion du Conseil de la Baie, qui réunit tous les partenaires concernés par la protection et la mise en valeur du site. Il y a fait état des recommandations du Bureau concernant l'ensablement de la Baie et la redéfinition du périmètre d'inscription du site inscrit, afin que des projets tels que la construction de porcheries ou d'un parc de loisirs de grande échelle puissent être évités dans ce nouveau périmètre.

Les autorités françaises n'ont cependant pas encore répondu officiellement à la lettre du Secrétariat, mais elles ont indiqué qu'elles présenteraient un rapport oral sur l'ensemble de ces problèmes à la session du Comité à Banff.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 14 BUR IV.A.19-21

19. Le conseiller régional pour l'Europe de l'UICN a informé le Bureau de ce que la série de mesures destinées à lutter contre l'accroissement de l'ensablement de la Baie, qui avaient été annoncées par le Président Mitterrand en 1983, n'avaient pas encore été mises en oeuvre. Les prés-salés progressaient dans la Baie à un rythme de 30 ha par an, ce qui, selon des études antérieures, pourrait avoir pour conséquence que le Mont-Saint-Michel ne serait plus une île à la fin de 1991, dégradant ainsi l'environnement naturel du monument culturel du Mont-Saint-Michel. En outre, les autorités responsables du développement de la région, à savoir les deux départements et les communes riveraines, qui n'étaient pas toutes comprises dans le périmètre d'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial, ne percevaient pas toujours la valeur culturelle et naturelle de ce bien. On assis­tait en conséquence à une montée des menaces d'activités incompatibles avec le maintien de son intégrité, telles que l'installation de porcheries ou la construc­tion de parcs de loisirs de grande échelle.

20. Le Bureau a, en conséquence, demandé au Secrétariat de prendre contact avec les autorités françaises pour leur rappeler que la Convention leur faisait obliga­tion de veiller, au niveau national, à la conservation des valeurs culturelles et naturelles du site, puisque le bien inscrit ne comportait pas uniquement le Mont mais également la Baie.

21. Le Bureau a en particulier souhaité que soient prises les mesures techniques nécessaires pour stopper l'ensablement et maintenir au Mont son caractère insu­laire ; le Bureau a également recommandé que le périmètre d'inscription du bien soit revu pour inclure toutes les communes riveraines afin que soit constituée une zone périphérique où ne seraient autorisées que des activités compatibles avec le statut de patrimoine mondial du bien. Finalement, J.e Bureau a noté avec satisfac­tion l'invitation faite par l'observateur de la France à l'Unesco, l'ICOMOS et l'UICN de participer à une table ronde le 26 juin 1990 au cours de laquelle tous les partenaires concernés par la conservation du Mont-Saint-Michel et de sa Baie seraient réunis pour étudier les différentes mesures techniques nécessaires à la sauvegarde du site. Le Bureau a exprimé le souhait que cette question complexe soit aussi étudiée par des experts internationaux et demandé aux autorités françaises de faire rapport sur les résultats de cette réunion au Comité.

Décision adoptée: 14 COM IX

26. En outre, le représentant de la France a présenté un rapport, conformément, au souhait du Bureau à sa dernière session, sur les problèmes de l'ensablement du Mont Saint-Michel et de sa baie. Le Comité a noté avec satisfaction les travaux envisagés pour lutter contre l'ensablement, notamment la destruction de la digue d'accès au Mont et des parkings actuels et son remplacement par une passerelle permettant le rétablissement de la circulation des eaux. Le Comité a souhaité encourager les autorités françaises à mettre en œuvre ces travaux dans les meilleurs délais.