1.         Paysage culturel de Sintra (Portugal) (C 723)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1995

Critères  (ii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/723/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1994-1994)
Montant total approuvé : 10 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/723/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pression urbaine, pression touristique

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/723/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

Le Centre a reçu la documentation suivante : (a) Un plan de gestion du Paysage culturel de Sintra (phase I) et une étude sur l’état de conservation de plusieurs éléments du bien administrés par l’Agence Parques de Sintra-Monte da Lua. Ces deux documents ont été préparés à la demande de la municipalité de Sintra ; (b) Le rapport annuel de Parques de Sintra-Monte da Lua dans lequel sont présentés plusieurs chantiers de restauration ; (c) Un exemplaire duDiario da Republicadu 8 janvier 2004 où figure le nouveau règlement du Parc national de Sintra. Ces documents ont été présentés lors d’une réunion au Centre du patrimoine mondial en janvier 2004. Par ailleurs, la municipalité de Sintra a indiqué que le Maire a nommé un coordonnateur du site. Malgré les progrès accomplis en matière de recherche et de développement, ainsi que les travaux de conservation exécutés par l’entreprise Parques de Sintra-Monte da Lua, il semble que la mise en œuvre de mesures efficaces tarde toujours pour améliorer l’état de conservation du bien qui continue de se dégrader. Cela est peut-être dû au manque de clarté concernant la responsabilité de la gestion de l’ensemble du bien du patrimoine mondial qui semble répartie entre la municipalité de Sintra (la Vieille ville), la société Parques de Sintra-Monte da Lua (chargée des travaux de conservation de quelques parcelles et structures du paysage culturel) et les autorités nationales chargées du Parc national de Sintra. Cependant, le statut du plan de gestion, son approbation et sa mise en œuvre ainsi que le statut de l’organe de coordination de la gestion restent confus.

 

L’ICOMOS a noté qu’au moment de l’inscription il n’y avait ni plan de gestion ni dispositif de gestion globale. Etant près de la capitale, Lisbonne, le site du patrimoine mondial se trouve sous la formidable pression du développement urbain. En même temps, c’est un « poumon vert » bénéfique pour la ville de Lisbonne, mais le tourisme ajoute aussi la pression considérable des visiteurs. En 2000 une mission commune ICOMOS/UICN a visité le site pour discuter de l’état de conservation et des progrès en matière de gestion. La mission a émis neuf recommandations qui ont été acceptées par le Bureau et le Comité à leur 25e session et réitérées lors des 26e et 27e sessions du Comité. La mission a souligné le mauvais état de certaines structures et le besoin urgent d’un plan de gestion pour commencer à traiter les problèmes de conservation en donnant la priorité aux réparations, à la restauration et à l’entretien. Depuis 2001 il est demandé à l’Etat partie de présenter un plan de gestion au Centre. En janvier 2004, l’Etat partie a présenté un rapport d’inspection sur la conservation du site avec la phase I d’un plan de gestion. L’ICOMOS a aussi commenté ces deux documents. S’agissant du Rapport d’inspection sur la conservation, il a noté que ce rapport interdisciplinaire et interinstitutionnel avait été rédigé en mai 2003. Il fait une analyse approfondie de l’état de conservation du site et des menaces pour ses valeurs culturelles et naturelles. Il couvre les évaluations de sites majeurs, tels le Palais et le Parc de Monserrat, le Château des Maures, le Parc de Pena et le Couvent des Capuchos ; des ressources archéologiques, du parc ‘naturel’, des interventions inopportunes et des équipements destinés aux visiteurs. Puis il recommande des actions, des responsabilités et des mesures pour réorganiser le système de gestion de ce bien du patrimoine mondial. L’ICOMOS a noté que c’est une source de référence extrêmement utile pour préparer un plan de gestion. Elle donne une vue d’ensemble des problèmes de conservation qui affectent le site, la précarité de quelques-uns des principaux bâtiments, l’étendue des travaux de conservation nécessaires ne serait-ce que pour empêcher les structures de se détériorer davantage et les menaces pour l’authenticité du site. Il dresse également la liste des travaux qui devraient être prioritaires. Cette liste est très longue, avec des recommandations détaillées, et les problèmes sont soulignés. Le rapport illustre certains points principaux.

 

S’agissant de la phase I du plan de gestion, l’ICOMOS a noté qu’elle comprend le point A sur les objectifs, les qualités du site, la description du site, sa zone tampon et sa zone de transition, la restructuration des responsabilités de gestion et la création de commissions consultatives. Le point B décrit en termes positifs et négatifs les travaux exécutés dans chacune des principales zones du site entre 1995 et 2002, à l’intérieur de la zone tampon et de la zone de transition et, dans certains cas, les priorités pour une action future ; la présentation et la promotion du site, les activités culturelles ; les contraintes économiques, les impacts et les possibilités.

 

Enfin, la Section 4 expose les priorités de l’action future. Les mesures et les interventions prioritaires sont établies de manière à : mettre en place une structure pour la livraison des ressources nécessaires au montage de la phase I du plan, suggérer les moyens de satisfaire aux recommandations formulées par les missions conjointes ICOMOS/UICN de 2000, traduire la phase I en portugais et l’utiliser pour consulter la population locale sur les objectifs.

 

En ce qui concerne la prochaine étape, l’ICOMOS a noté que le site est aux prises avec de gros problèmes de conservation qui nécessiteront d’importantes ressources techniques et financières. La mission conjointe ICOMOS/UICN a laissé entendre qu’il fallait des plans d’action à court, moyen et long terme pour traiter l’ensemble de la conservation du site, ainsi que son entretien et ses réparations à long terme. Le rapport d’inspection de la conservation et la phase I du plan de gestion ont déclenché ce processus. La phase II du plan de gestion est nécessaire pour quantifier les ressources et faire des choix sur les propriétés détaillées de l’ensemble du site, mais aussi ses éléments individuels, et commencer ainsi à fixer les priorités sur ce qui peut et ne peut pas être fait dans les cinq années à venir en termes de restauration, de réparation et d’entretien permanent. L’ICOMOS a suggéré de soumettre la phase II au Centre du patrimoine mondial avant le 1er février 2005.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.77

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Prenant acte de la première phase du plan de gestion ainsi que d’une étude sur l’état de conservation du site soumise ainsi que des informations sur la législation révisée par l’Etat partie,

2. Rappelle les recommandations de la mission conjointe ICOMOS/UICN et sa demande (décision 25 EXT BUR III.306) d’un plan de gestion qui devait être présenté avant le 31 décembre 2001 ;

3. Rappelle en outre l’information donnée par l’État partie à la 24e session du Comité, indiquant que l’Agence « Monte da Lua » a été créée pour renforcer la gestion intégrée du site ;

4. Note qu’une coordination plus efficace a été mise en place entre les différentes autorités concernées par la conservation et la gestion du bien ;

5. Encourage l’État partie à poursuivre la mise en oeuvre du plan de gestion et des programmes de conservation ;

6. Note également l’invitation par l’État partie d’une mission commune UNESCO-ICOMOS de suivi réactif en 2005/2006 ;

7. Demande à l’État partie de fournir un rapport détaillé au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2005, pour clarifier les mesures susmentionnées, ainsi qu’un exemplaire du plan de gestion d’ensemble (1ère et 2e phases) afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l’état de conservation du bien à sa 29e session en 2005.