1.         Médina de Fès (Maroc) (C 170)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (ii)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/170/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1988-1999)
Montant total approuvé : 42 200 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/170/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/170/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

Suite à la décision prise lors de la 27e session du Comité, le Centre du patrimoine mondial a organisé, en étroite coopération avec l’Etat partie, une mission de suivi réactif à la Médina de Fès, du 23 au 24 juillet 2003. La mission a confirmé que la destruction du dallage en béton recouvrant l’Oued Boukhrareb traversant la Médina de Fès, suivie par la réhabilitation et le réaménagement de la zone, est un impératif reconnu par toutes les autorités de la ville.

 

Un projet d’assainissement de la ville de Fès est en cours depuis un an avec des fonds de la Banque mondiale. Ce projet, d'après le Président de la Commune urbaine, prévoit la connexion de toute la ville, y compris de la Médina, au réseau des égouts. Malheureusement, le projet de la Banque Mondiale pour la réhabilitation de la Médina ne prend pas en compte le problème de l'assainissement de l'Oued.

 

D’autres interventions ayant un impact négatif sur les valeurs du site, telles que des constructions abusives à côté du Borj Sud,et notamment sur l’équilibre entre le tissu urbain et son environnement, démontrent la difficulté de l’Inspection des monuments historiques de Fès à contrôler l’activité des différents acteurs et à intervenir.

 

Toutefois, en janvier 2004, les autorités marocaines ont informé le Centre que la démolition de la dalle était programmée à la fin du mois d’avril 2004. L’Etat partie a informé le Centre du patrimoine mondial le 20 avril 2004, qu’une commission technique regroupant l’ensemble des partenaires concernés avait été constituée. Réunie les 18 février, 11 mars et 12 avril 2004, cette commission a pu aboutir aux recommandations suivantes :

 

a)       Nécessité d’élaborer deux études techniques pour identifier les procédés adéquats de démolition de la couverture en béton et définir les mesures à prendre pour le réaménagement de l’Oued Boukhrareb et de ses abords ;

 

b)       Achèvement des travaux de déviation des eaux usées dans les ovoïdes de part et d’autre de l’Oued avant le 15 avril 2004 ;

 

c)       Désignation d’un Bureau d’étude technique et de l’entreprise pour lancer les travaux au plus tard le 30 avril 2004 ;

 

d)       Prise en charge des coûts des études et des travaux de démolition conjointement par la Commune urbaine de Fès et l’Agence urbaine de sauvegarde de la ville de Fès (ADER-Fès).

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.52

Le Comité du patrimoine mondial, 1. Invite l’Etat partie à entreprendre d’urgence la démolition de la dalle en béton et les travaux d'assainissement de l’Oued, dans le cadre d’un projet de réhabilitation, de réaménagement et de mise en valeur de l'Oued et de ses abords ; 2. Appelle l’Etat partie à identifier les ressources financières afin de développer le projet définitif, en coordination étroite avec le projet d'assainissement de la ville de Fès dans le cadre du programme de la Banque mondiale ; 3. Demande à l’Etat partie d’associer la Délégation de la Culture de Fès à l’ensemble des actions mises en place dans la Médina, et notamment par l'Agence Urbaine et l'ADER-Fès, afin de mettre au point un cahier des charges techniques, qui devrait devenir partie intégrante du Plan d'aménagement urbain en vigueur ; 4. Rappelle à l’Etat partie que les abords de la Médina doivent être maintenus zone non constructible.