1.         Parc national/Forêt naturelle du mont Kenya (Kenya) (N 800bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1997

Critères  (vii)(ix)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/800/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2000-2000)
Montant total approuvé : 25 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/800/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pression de l’agriculture, exploitation de la forêt

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/800/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

Le Centre et l’UICN ont reçu un rapport de l’Etat partie daté du 10 février 2004. Ce rapport signale que la publication officielle de la constitution de la Réserve forestière du Mont Kenya en Réserve Nationale en juillet 2000 confère juridiquement au Kenya Wildlife Service la mission globale de gérer la totalité du bien. Toute autre organisation opérant dans le périmètre du Parc national du Mont Kenya/Réserve nationale doit rendre compte au Kenya Wildlife Service (KWS). Les objectifs essentiels de ce Service sont les suivants :

 

a)  Maintenir l’intégrité des écosystèmes en altitude, en particulier dans le Parc qui comprend de la végétation afro-alpine ainsi que des zones enneigées, afin d’assurer des retombées économiques durables de ce secteur ;

 

b)  Préserver le Parc national du mont Kenya/Réserve naturelle comme bassin hydrographique en gérant la forêt naturelle ainsi que les exploitations forestières industrielles.

 

Le rapport indiquait également qu’une unité de coordination des activités forestières avait été créée aux termes d’un mémorandum d’accord entre les deux départements du Ministère de l’Environnement – (KWS) et le Département des Forêts (FD). Cet accord prévoit que les deux institutions gèrent en commun les plantations du mont Kenya : le KWS assure la sécurité générale, tandis que le FD dirige les activités sylvicoles. L’UICN a noté dans le rapport que le KWS est dotée d’une capacité très limitée pour diriger des plantations commerciales et qu’il dépend du FD pour les compétences spécialisées.

 

Le rapport indiquait que le projet final du « Plan de gestion du Parc national du mont Kenya » est en place. Il n’est pas précisé dans quelle mesure ce plan va devenir totalement opérationnel ou s’il a déjà été approuvé par toutes les parties concernées. Ce projet de plan adopte toutefois une approche adaptative et une flexibilité appropriée pour s’adapter aux changements lors de la période de mise en œuvre.

 

L’UICN a noté que l’utilisation contrôlée et régulée à des fins de consommation de produits forestiers autochtones et exotiques était limitée et restreinte à l’ancienne réserve forestière située entre 1200 m et 3200 m d’altitude. Le rapport indiquait que le gouvernement avait interdit totalement le déboisement en 2003, à la suite du classement de la réserve forestière en réserve nationale ; cette interdiction est toujours en vigueur.

 

Le rapport faisait état des difficultés causées par le système de propriété foncière libre qui retreint la migration. Il existe trois importants couloirs de migration traditionnels des éléphants autour de la montagne, à savoir : Mont Kenya-Aberdare ; Mont Kenya-Samburu/Parcs nationaux de Meru par la Forêt d’Imenti ; Mont Kenya-Ngare par Kisima. Le Centre et l’UICN ont noté que l’Etat partie s’est efforcé de négocier avec des propriétaires l’acquisition de terres permettant la migration des animaux.

 

L’UICN a noté les efforts de l’Etat partie en matière de surveillance et d’application de la législation. Selon les informations, les deux institutions ont maintenu une pression suffisante sur les activités illégales en intensifiant la surveillance par avion et par patrouilles motorisées ou à pied. Au cours du processus, plusieurs responsables d’activités illégales ont été arrêtés et poursuivis en justice ces six derniers mois et l’on constate une diminution générale des activités illégales. Le rapport révèle également que des consultations sont en cours avec les communautés locales grâce au programme communautaire mis en place par le Kenya Wildlife Service.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15B.4

Le Comité du patrimoine mondial, 1. Prend acte des efforts de conservation déployés par l’Etat partie et signalés dans le rapport du Kenya Wildlife Service, transmis par le Comité national kenyan du patrimoine mondial ; 2. Félicite l’Etat partie des mesures positives prises en faveur de la conservation et de la protection du bien, en particulier concernant la surveillance, les relations communautaires et l’application de la législation ; 3. Demande à l’Etat partie de finaliser le plan de gestion du Parc national du mont Kenya et demande en outre à l’Etat partie de fournir au Centre du patrimoine mondial une indication du calendrier proposé pour son achèvement, son adoption et sa mise en oeuvre.