1.         Parc national du Manovo-Gounda St Floris (République centrafricaine) (N 475)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1997-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/475/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2001-2001)
Montant total approuvé : 170 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/475/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/475/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

A sa 27e session, le Comité a recommandé que l’UICN et le Centre du patrimoine mondial organisent de toute urgence en coopération avec l’Etat partie une mission sur le site pour évaluer l’état de la valeur exceptionnelle qui a justifié son inscription sur la Liste du patrimoine mondial et la mesure dans laquelle cette valeur pourrait avoir été irrémédiablement compromise par les menaces qui pèsent sur le bien. Cette mission a été retardée en raison de la difficulté de l’Etat partie à désigner la personne responsable de l’organisation de la mission. Dans le passé, la République centrafricaine avait un seul ministère chargé des eaux et forêts, de la chasse, de la pêche, du tourisme et de l’environnement. Le nouveau gouvernement a divisé ce ministère en trois parties : un ministère pour les eaux, les forêts, la chasse et la pêche ; un autre pour le tourisme et un troisième pour l’environnement, le développement durable et de l’économie sociale. Le Centre a reçu du ministère des Eaux, des Forêts, de la Chasse et de la Pêche un courrier daté du 31 mars 2004 invitant le Centre et l’UICN à effectuer la mission dès que possible.

La mise en œuvre d’un plan de réhabilitation d’urgence de 150 000 dollars EU pour le bien est restée en suspens à cause des troubles qui ont suivi en mars 2003 le renversement du gouvernement. La lettre susmentionnée du Ministère des Eaux, des Forêts, de la Chasse et de la Pêche informait le Centre de l’amélioration de la situation politique et de la sécurité dans le pays et proposait un plan de réhabilitation d’urgence révisé, comme l’avait demandé le Comité. Ce plan sera mis en œuvre conjointement par le Ministère des Eaux, des Forêts, de la Chasse et de la Pêche, par le projet « Conservation et Utilisation rationnelle des Ecosystèmes Forestiers d’Afrique Centrale » (ECOFAC) financé par l’Union européenne et chargé d’un programme de gestion de la faune sauvage dans les environs du bien, et une ONG nationale, l’Association Pour la Protection de la Faune Centrafricaine (APFC). Il prévoit le renforcement des activités de surveillance, la sensibilisation des populations locales à la conservation du bien, l’évaluation de l’état de conservation du bien, la préparation d’un plan de gestion et quelques activités pour relancer le tourisme. La mise en œuvre du plan de réhabilitation d’urgence est prévue entre mai 2004 et juin 2005. De nouveaux investissements seront indispensables pour soutenir et développer les activités à l’issue de cette première phase et des ressources financières devront être mobilisées pour garantir la poursuite des activités. Le 9 avril 2004, le Centre a rencontré au siège de l’UNESCO le ministre du tout nouveau Ministère de l’Environnement, du Développement durable et de l’Economie sociale. Celui-ci a informé le Centre que la République centrafricaine était en train de mettre en place un comité interministériel qui sera chargé de superviser la mise en œuvre du plan de réhabilitation d’urgence.

En marge du 5e Congrès mondial des parcs organisé par l’UICN à Durban, en Afrique du Sud (septembre 2003), l’UICN a eu une réunion informelle avec le conseiller technique du Ministère centrafricain des Eaux, des Forêts, de la Chasse et de la Pêche et un ancien consultant du projet ECOFAC. Il a été reconnu qu’une mission ne suffirait pas pour régler les problèmes de ce site et qu’il fallait organiser une réunion entre toutes les parties concernées en vue d’élaborer un vaste programme d’action et une stratégie de collecte de fonds pour le bien. Les parties concernées sont notamment les ministères nationaux compétents, les coordinateurs du projet ECOFAC, l’UICN, le Centre et des associations locales comme les associations de chasse. Entre temps, le Bureau régional de l’UICN pour l’Afrique centrale a mis au point avec le gouvernement centrafricain un protocole d’accord qui devrait être signé en mai 2004. Ce protocole sollicite l’aide du Bureau régional de l’UICN pour l’Afrique centrale en faveur de l’Etat partie pour tous les programmes de gestion durable des ressources naturelles du pays. Le Parc national du Manovo-Gounda St. Floris sera l’un des sites à bénéficier de l’aide prévue par ce protocole.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 28 COM 15A.1

Le Comité du patrimoine mondial, 1. Se déclare à nouveau sérieusement préoccupé par l’état de conservation du Parc national du Manovo-Gounda St. Floris et rappelle la nécessité d’une aide et d’une coopération internationales accrues, notamment entre la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan ; 2. Note que l’Etat partie a fourni un plan de réhabilitation d’urgence révisé et a invité le Centre du patrimoine mondial et l’UICN à effectuer une mission pour évaluer l’état de conservation du bien ; 3. Demande au Centre du patrimoine mondial et l’UICN, en coopération avec l’État partie, d’entreprendre une mission sur le site afin d’évaluer l’état de conservation du bien et notamment à faire le point sur la mise en oeuvre du plan de réhabilitation d’urgence et de soumettre un rapport pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 29e session en 2005. Cette mission devra prévoir l’organisation d’une réunion avec toutes les parties concernées en vue d’élaborer un vaste programme d’action et une stratégie de collecte de fonds pour la conservation du bien. L’Etat partie pourrait souhaiter solliciter l’assistance internationale pour organiser cette réunion ; 4. Recommande que l’Etat partie et le Centre du patrimoine mondial coopèrent pour lancer la mise en oeuvre du plan de réhabilitation d’urgence ; 5. Invite l’Etat partie à coopérer avec le Centre du patrimoine mondial, l’UICN, le programme ECOFAC (Conservation et utilisation rationnelle des écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale) et d’autres agences et bailleurs de fonds spécialisés dans la conservation afin de mobiliser les ressources nécessaires pour soutenir et développer les activités prévues par le plan de réhabilitation d’urgence révisé, ainsi que toutes les activités qui pourront être mises en place après la mission ; 6. Décide de maintenir le Parc national du Manovo-Gounda St. Floris sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 28 COM 15C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l’examen des rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-04/28.COM/15A Rev),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :