1.         Parc national de Purnululu (Australie) (N 1094)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2003

Critères  (vii)(viii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1094/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1094/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Exploitations minières.

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1094/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

L’Etat partie a fourni un rapport au Centre du patrimoine mondial en date du 8 mars 2005 en réponse à la demande du Comité. Le rapport aborde les points clés suivants :

Impact possible des activités minières : l’Etat partie rapporte que la loi de protection de l’environnement et de conservation de la biodiversité (EPBC), comme la loi fédérale, assure une protection complète du patrimoine mondial et autres lieux de patrimoine significatifs en Australie. Le rapport note que la loi EPBC réglemente toute activité proposée qui pourrait avoir un impact significatif sur un bien du patrimoine mondial, quelle que soit la distance entre l’activité proposée et le bien du patrimoine. Il note également que le projet de mines de palladium et de platine de Panton mentionné dans le rapport d’évaluation de l’UICN, qui aurait été situé environ 60 km à l’ouest du bien, n’a pas été réalisé.

Addition de surfaces au bien : Le rapport note, selon la demande du Comité, qu’en décembre 2004 le gouvernement de l’Australie occidentale a déterminé que 61 817 ha de pâtures adjacents à la réserve de conservation de Purnululu seraient ajoutés à la réserve en 2015 après expiration de l’actuel bail de pâture. Il note que des négociations sont actuellement en cours pour faciliter la libération précoce de ces terres. L’Etat partie déclare que ces additions renforceront la protection de la valeur universelle exceptionnelle pour laquelle Purnululu a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

Financement et personnel du bien : l’Etat partie rapporte qu’une série d’améliorations et de travaux de constructions ont été entrepris sur le site, comprenant des parkings, l’alimentation en eau et des logements pour le personnel de rangers, des installations pour les touristes et pour les propriétaires traditionnels. Ces travaux ont fait l’objet d’un accord après consultation avec les propriétaires coutumiers indigènes. Le rapport note également que la gestion touristique du bien a été entreprise en faisant intervenir les principaux opérateurs de tourisme et les propriétaires coutumiers indigènes.

Gestion des valeurs culturelles du parc national de Purnululu : L’Etat partie rapporte que le plan de gestion actuel du parc est à l’étude et doit être renouvelé en 2005. Le rapport signale qu’il s’agit là d’une obligation statutaire et que le plan de gestion révisé comprendra les aspects culturels du bien. Le rapport note également qu’il faudra peut-être deux à trois ans pour achever ce nouveau plan, étant donné la planification statutaire très complète prévue par la loi EPBC et les nécessités de consultation de la communauté.

L’UICN a noté l’absence de problèmes ou de menaces pour le bien en lien avec les activités minières actuelles ou proposées. Le seul développement minier qui représentait une inquiétude au moment de l’inscription n’a pas été poursuivi. Les clauses juridiques et réglementations associées semblent appropriées pour résoudre de manière satisfaisante toute menace future d’origine minière. Il note que l’intention d’ajouter des terres de pâture à la réserve de conservation est positive et cohérente avec les recommandations de l’UICN pour la diversification des zones protégées et l’amélioration des zones tampon d’un bien du patrimoine mondial. Les incursions de bétail provenant de terres agricoles environnantes et non clôturées représentent un impact qui exige une vigilance et une intervention constantes des gestionnaires. Des progrès considérables ont été accomplis en ce qui concerne l’amélioration des installations pour les visiteurs ainsi que certains développements favorables dans la gestion coopérative avec les opérateurs de tourisme. L’UICN a également noté que le rapport de l’Etat partie n’apporte pas d’information sur les augmentations requises du personnel et des ressources du bien, question soulevée par la 27e session du Comité (UNESCO, 2003). L’UICN pense qu’un développement additionnel d’infrastructures imposera des exigences supplémentaires de remise en état. Il souligne l’importance d’envisager d’ajouter la réserve de conservation de Purnululu au parc national, puisque le régime de gestion de la réserve est cohérent avec celui du parc. Une protection complémentaire des terres environnantes pour améliorer le rôle de la zone tampon du bien du patrimoine mondial doit être entreprise là où la possibilité se présente, de même que les captages du bassin versant ayant un impact sur le bien et les niveaux de personnel doivent être augmentés pour assurer la gestion efficace des valeurs de patrimoine mondial de ce bien.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 29 COM 7B.11

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev,

2. Rappelant la décision 27 COM 8C.11, adoptée lors de sa 27e session (UNESCO, 2003),

3. Félicite l’Etat partie de l’Australie de son engagement continu pour résoudre les problèmes de conservation du bien et pour fournir un rapport détaillé sur les mesures en cours et prévues ;

4. Recommande que l’Etat partie prenne toutes les mesures nécessaires pour mieux protéger les terres environnantes et améliorer la zone tampon du bien du patrimoine mondial lorsque cette possibilité existe et envisage d’ajouter la réserve de conservation de Purnululu au parc national ;

5. Recommande de plus que l’Etat partie fournisse des niveaux de personnel et de financement adéquats pour assurer la gestion effective du bien et mette à jour le plan de gestion du parc, y compris le soutien des communautés aborigènes traditionnelles dans le parc, une approche des moyens de soutenir les qualités intangibles et une évaluation des approches de l’enregistrement ethnographique, sociologique et oral des traditions culturelles tangibles et intangibles ;

6. Demande à l’Etat partie de soumettre, avant le 1er février 2008, au Centre du patrimoine mondial un rapport sur les progrès accomplis dans l’état de conservation du bien, en évaluant les questions spécifiques soulevées cidessus, pour examen par le Comité lors de sa 32e session (2008).