1.         Paysage culturel de Sintra (Portugal) (C 723)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1995

Critères  (ii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/723/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1994-1994)
Montant total approuvé : 10 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/723/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission conjointe ICOMOS/UICN, novembre 2000 ; mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN, mars 2006.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Absence de plan de gestion ;

b) Absence de conservation en général du site, de ses parcs et palais ;

c) Pression de l’urbanisation.

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/723/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

A la demande du Comité (28 COM 15B.77, 29 COM 7B.81), une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN a été entreprise pour évaluer l’état général de conservation du site et de ses zones tampon et de transition six ans après la première mission de suivi et dix ans après l’inscription du bien, ainsi que pour faire le point sur la mise en œuvre du plan de gestion soumis en deux parties en 2003 (1ère partie) et 2005 (2e partie). La première mission conjointe ICOMOS/UICN effectuée en 2000 avait attiré l’attention sur l’état préoccupant de certaines structures et la nécessité urgente d’un plan de gestion pour faire face aux besoins de conservation et déterminer l’ordre de priorité des travaux de réparation, de restauration et d’entretien.

La mission effectuée récemment a constaté que l’état de conservation général des palais et des parcs de la zone centrale s’était considérablement amélioré par rapport à la situation en 2000. Des professionnels compétents et dévoués sont mis à disposition pour les travaux de restauration. La mission a conclu qu’il n’y avait pas de problème grave de menace ou de perte remettant en question la valeur universelle exceptionnelle pour la quelle le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Les problèmes restants n’ont pas modifié l’intégrité et l’authenticité du site du patrimoine mondial.

Il existe toutefois des menaces liées à l’absence de structure claire de gestion et de plan de gestion complet, au fort endettement de la société Monte da Lua S.A. et à la pression urbaine sérieuse sur le paysage rural et semi-naturel qui entoure la zone centrale du patrimoine mondial. Les conditions d’intégrité du bien, en ce qui concerne les valeurs pour lesquelles il a été inscrit, sont satisfaisantes dans la zone centrale.

Les principaux monuments sous contrôle de l’État sont en bon état général (Palacio real de Sintra, Palacio da Pena). Le Palacio de Monserrate et le Convento dos Capuchos, gérés par la société Monte da Lua S.A., sont également bien restaurés et bien entretenus. La Quinta da Regaleira, propriété de la municipalité gérée par la Fondation Cultursintra, est en particulièrement bon état.

En ce qui concerne les valeurs naturelles et paysagères de la zone, la protection et la gestion du bien du patrimoine mondial semblent avoir eu un effet positif indirect sur la biodiversité de la région : environ 80 % des principales valeurs biologiques du Parc naturel sont toujours présentes sur le site. Dans la mesure où la tendance générale pour les valeurs naturelles (flore et faune) est le risque de diminution du nombre d’espèces et la perte d’habitats, l’importance d’un plan de gestion global cohérent est ici manifeste.

Les points critiques concernant l’intégrité de la zone centrale du bien sont : a) la présence de bureaux préfabriqués inappropriés à l’entrée de certains sites ; b) la nécessité urgente de restaurer le Chalet de la Comtesse Edla ; c) l’absence de toute aide aux propriétaires privés de biens de grande valeur (édifices et parcs) pour entretenir leur patrimoine (couleurs, volumes; espèces de plantes, etc) et faire en sorte que les éléments essentiels des biens soient maintenus sur place.

Pour les zones tampon et de transition, l’urbanisation rapide avec la construction d’infrastructures et de maisons est une menace potentielle majeure pour les prochaines années. L’interface entre la zone centrale et les zones tampon et de transition pourrait subir des modifications radicales, provoquant une perte de valeur du bien, notamment des valeurs culturelles, semi-naturelles et naturelles.

La mission a proposé un calendrier détaillé pour élaborer les documents qui serviront de repères pour évaluer l’avancement des futurs travaux de conservation et aménagements à Sintra au cours des cinq prochaines années, à savoir : structure de gestion ; plan d’action à court terme ; stratégie d’urbanisation ; plan d’interprétation du site ; plan de gestion du Parc naturel de Sintra-Cascais (2010-2014) ; plan de gestion de la municipalité de Sintra (2010-2019) ; actualisation du plan de gestion du site du patrimoine mondial (2010-2014).

Compte tenu des échéances à court et moyen termes des documents ci-dessus, il faudra les faire approuver avant la fin 2009. Il est proposé d’assurer un suivi régulier des mesures ci-dessus. Pour la préparation des documents concernés, l’État partie pourrait le cas échéant souhaiter demander les conseils techniques de l’UNESCO et des Organisations consultatives.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.89

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7B,

2. Rappelant les décisions 28 COM 15B.77 et 29 COM 7B.81, adoptées respectivement lors de ses 28e (Suzhou, 2004) et 29e (Durban, 2005) sessions,

3. Note avec satisfaction qu'un travail considérable a été fait pour améliorer l'état de conservation des parcs et des palais de la zone centrale du bien du patrimoine mondial et prend note des efforts déployés par l'État partie et les autorités responsables;

4. Demande à l'État partie de mettre en place une structure de gestion claire pour le bien du patrimoine mondial et de préparer un plan de gestion intégré complet qui prenne en compte tous les documents de planification pertinents pour la région de Sintra;

5. Demande également que, dans un premier temps, l'État partie élabore un plan d'action à court terme pour la période 2007-2009 qui définisse le concept général et les mesures à prendre pour améliorer les valeurs de patrimoine mondial et qui couvre les zones tampons;

6. Encourage l'État partie à demander une aide technique, le cas échéant, pour élaborer les documents demandés ci-dessus;

7. Demande en outre à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1 février 2007, un rapport actualisé contenant le plan d'action susmentionné, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 31e session en 2007.