1.         Vieille ville d'Ávila avec ses églises extra-muros (Espagne) (C 348bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/348/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/348/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission ICOMOS/UNESCO, mars 2005

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/348/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

Comme il a été demandé dans la décision 29 COM 7B.69, l’État partie a soumis un rapport d’étape daté du 1er février 2006 sur la situation d’Ávila, traitant notamment des questions des mesures de protection et de la situation actuelle de l’état de conservation. L’État partie a également soumis un rapport dans le cadre de l’exercice d’établissement de rapports périodiques.

Pour ce qui est du nouveau bâtiment et du réaménagement de la Plaza Santa Teresa, l’ICOMOS réaffirme que ce bâtiment n’a pas d’impact négatif sur l’intégrité d’ensemble et sur la valeur universelle exceptionnelle du bien. Il constate cependant aussi l’absence d’amélioration de la protection juridique et de la planification particulières du bien du patrimoine mondial pour empêcher que cette situation se renouvelle. Malgré la décision 29 COM 7B.69 paragraphe 9 encourageant l’État partie à améliorer la législation spécifique, afin d’assurer une protection juridique appropriée des tissu et structure urbains historiques au niveau national en renforçant les institutions nationales et régionales dans le processus décisionnel, aucun changement précis n’a été fait pour modifier le cadre juridique actuel qui permet aux autorités de la ville de modifier à court terme les documents de planification adoptés. Il est donc suggéré que les autorités compétentes rendent obligatoire l’intégration d’une expertise extérieure dans le système de gestion pour assurer un équilibre d’opinion dans le processus décisionnel.

Une lettre d’intention a été signé par les autorités de la ville et les autorités régionales concernant l’établissement d’un plan de gestion intégrée pour le bien. Toutefois, il n’est proposé aucun programme concret de mise en œuvre de ce projet de coopération. Lors de son étude de la documentation, l’ICOMOS a jugé nécessaire de fixer dès que possible un calendrier réaliste. Il a aussi estimé qu’il faudrait affiner le Plan spécial pour la protection de l’ensemble historico-artistique d’Ávila (PEPCHA), sinon le modifier, pour assurer la protection du bien. L’ICOMOS estime d’autre part que la question d’une exclusion possible de l’église extra-muros San Pedro de la zone centrale du bien du patrimoine mondial n’est pas justifiée.

L’État partie a annoncé la création d’une zone tampon dans le cadre de l’exercice d’établissement de rapports périodiques, et l’existence de dispositions juridiques de protection du bien du patrimoine mondial. L’examen de la zone tampon sera traité séparément par le Comité, en tant que suite donnée à l’exercice de rapports périodiques. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.79

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7B,

2. Rappelant la décision 29 COM 7B.69, adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Note que l'État partie a défini une zone tampon;

4. Constate avec préoccupation que la protection juridique n'a pas été significativement améliorée pour assurer la conservation des valeurs et de l'intégrité du bien du patrimoine mondial;

5. Prie instamment l'État partie d'améliorer la protection juridique du bien au niveau national, comme le demandait la décision 29 COM 7B.69;

6. Demande à l'État partie de soumettre des cartes détaillées présentant les limites du bien et ses zones tampons, et à l'ICOMOS de revoir les limites du bien après la présentation des modifications apportées aux limites actuelles;

7. Note que les autorités de la ville ont l'intention d'élaborer un plan de gestion intégrée pour le bien, et demande qu'un calendrier réaliste soit établi à cet égard dès que possible;

8. Demande aux autorités de prendre pleinement en compte les principes du Mémorandum de Vienne sur «Le patrimoine mondial et l'architecture contemporaine, Gestion du paysage urbain historique» (mai 2005) pour la gestion du paysage urbain historique du bien du patrimoine mondial;

9. Demande également à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, avant le 1 février 2007, un rapport actualisé, sur la mise en œuvre de toutes les décisions du Comité concernant le bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session, en 2007.