1.         Parc national Sangay (Équateur) (N 260)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1983

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-2005

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/260/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1985-1993)
Montant total approuvé : 58 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/260/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 60 000 dollars EU.

Missions de suivi antérieures

Mission de l’UICN en 1999; Mission de l’UICN en 2005

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Braconnage ;

b) Pacage illégal du bétail ;

c) Empiètement sur le périmètre du parc ;

d) Construction non prévue d’une route.

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/260/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

Le projet conjoint UICN/UNF/UNESCO « Enhancing our Heritage» dans le cadre duquel le parc national Sangay fait fonction de site pilote, fait état pour 2005-2006 d’une amélioration continue de la gestion, notamment une révision des valeurs du site et des objectifs de gestion, ainsi que de la mise en œuvre des programmes de suivi.

L’État partie a soumis un rapport le 15 février 2006 indiquant que grâce au projet le plan de gestion du site a été mis à jour afin de guider de façon concrète la gestion du site pour la période 2005-2007. Ses initiateurs l’ont voulu aussi pratique et opérationnel que possible, afin de pouvoir résoudre les principaux problèmes de conservation et de gestion avec les ressources humaines et financières disponibles. Il a été élaboré selon une démarche participative, en concertation avec les principales parties intéressées. Il prévoit des dispositions pour trouver un financement durable du parc.

D’énormes progrès ont été faits en ce qui concerne le développement et l’intensification des activités de patrouille à l’intérieur du parc et de sa zone tampon, ainsi qu’en ce qui concerne la mise en œuvre de programmes de formation spécifiques pour le personnel du parc. Ce travail a bénéficié du soutien financier du ministère de l’Environnement et de Fonds national pour l’environnement. Le gouvernement provincial de Morona-Santiago et le Corps du génie militaire apportent également leur concours à la construction de points de contrôle le long de la route Guamote – Macas.

L’État partie a reçu une aide supplémentaire de la Fondation Moore pour la période 2006 - 2008 qui permettra d’embaucher 9 gardes forestiers supplémentaires et d’accroître l’infrastructure nécessaire pour les activités de contrôle et les interventions sur le terrain. La gestion du parc bénéficie également du soutien de 21 administrations locales et municipalités.

Les activités de gestion ont été centrées sur les zones du parc les plus élevées (páramos) et répondent aux principales menaces qui pèsent sur son intégrité (pratiques agricoles et d’élevage dans la zone tampon et développement incontrôlé du tourisme). Les efforts dans ce domaine ont été soutenus par des accords de co-gestion, la promotion d’options économiques alternatives pour les communautés locales et un programme dynamique d’éducation et de sensibilisation à l’environnement. Des progrès ont également été faits concernant la clarification du régime foncier et du statut légal de certaines zones du parc ; il s’agit toutefois d’un processus en cours sur lequel il faut encore travailler.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.30

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7B,

2. Rappelant la décision 29 COM 7A.11, adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Remercie l'État partie d'avoir soumis le rapport demandé sur l'avancement de la mise en œuvre de la stratégie de gestion et les mesures prises pour trouver les fonds et les ressources humaines nécessaires à la gestion du bien;

4. Félicite l'État partie de ses efforts soutenus pour améliorer la conservation et la gestion de ce bien du patrimoine mondial;

5. Se réjouit du soutien du Fonds national pour l'environnement de l'Équateur, de Fundación Natura et de la Fondation Moore pour améliorer la conservation et la gestion de ce bien du patrimoine mondial;

6. Note les progrès réalisés, avec le soutien du projet «Mise en valeur de notre patrimoine», dans la préparation d'un plan de gestion actualisé pour 2005 à 2007, ainsi que les efforts pour trouver des ressources financières supplémentaires pour sa mise en œuvre effective;

7. Demande à l'État partie de poursuivre ses efforts actuels pour trouver des sources de financement durable du parc, notamment par le développement des activités d'écotourisme comme option majeure de génération de revenus;

8. Demande en outre à l'État partie d'adresser au Centre du patrimoine mondial d'ici le 1 février 2007 un rapport actualisé sur l'avancement de la mise en œuvre du plan de gestion actualisé, et en particulier, sur le règlement des questions de régime foncier et le développement d'autres options économiques pour les communautés locales afin résoudre le problème des activités incompatibles dans la zone tampon du parc, pour examen par le Comité à sa 31e session en 2007.