1.         Parc national de Keoladeo (Inde) (N 340)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/340/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/340/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Visite du site par l’UNESCO en 2005

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/340/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

L’État partie a soumis un rapport le 31 mars 2006.

L’État partie indique qu'en 2005 les précipitations ont été supérieures à la moyenne dans le bassin versant de l’Ajan Bund, un réservoir temporaire qui alimente en eau les terres marécageuses du Parc ; ce dernier a ainsi reçu 144 millions de mètres cubes (mmc) d’eau, ce qui suffit à satisfaire ses besoins (volume optimum : 162 mmc). Au cours des années précédentes, il en a reçu moins du quart, avec des conséquences néfastes pour l'écosystème de ses terres marécageuses. Selon le rapport, le gouvernement du Rajasthan étudie également l'alimentation en eau de la rivière Chambal comme alternative à celle de la Gambhir qui est instable.

Au cours des années de sécheresse précédentes, les zones marécageuses du Parc ont été envahies de Prosopis juliflora et autres espèces forestières qui continuent de proliférer malgré tous les efforts déployés pour les éradiquer, ce qui est révélateur de l’état de sécheresse critique du Parc. La jacinthe d'eau, espèce envahissante introduite dans le Parc avec l'eau relâchée, est en revanche enlevée selon les besoins.

Le projet UICN/FNU/UNESCO « Mise en valeur de notre patrimoine » (MVP) dont le Parc national de Keoladeo est un site pilote, a mis en œuvre un programme de contrôle de la qualité de l'eau du Parc en 2005. Cela comprend la mise au point de protocoles pour la collecte et l'analyse de données, ainsi que la collecte initiale et l'analyse de données de référence.

Selon le rapport de l'État partie, étant donné que les produits agrochimiques utilisés dans les villages voisins menacent l'écosystème marécageux du Parc, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN se déclarent satisfaits de cette importante initiative et notent que la quantité et la qualité de l'eau du Parc sont maintenant sous contrôle.

En 2005, le projet MVP a aussi : 1) fait le point sur la politique de protection du Parc national de Keoladeo et recommandé des mesures pour en améliorer l’efficacité ; 2) dressé un plan de renforcement des capacités pour le Parc ; et 3) étudié les possibilités et les limites du partage des bénéfices avec les communautés locales. De plus, un projet a été lancé pour développer la communication, les qualités d'interprétation et les capacités de gestion touristique du Parc national de Keoladeo. Un certain nombre de sessions de formation ont été dispensées au personnel du Parc dans le cadre de ce projet. Les résultats de ces activités seront exploités dans la phase 3 du projet MVP.

Chaque année, plus de 100 000 touristes (60 % du pays) visitent le Parc national de Keoladeo. Ces visiteurs ont un impact croissant sur le site lorsqu’ils laissent, par exemple, tomber des déchets et perturbent les oiseaux d'eau. Il est à noter que chaque entrée au Parc national de Keoladeo comprend une « surtaxe d’écodéveloppement » qui sert à l’aménagement du Parc et des villages alentour. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN se félicitent de cette initiative novatrice qui est un moyen d’étendre le soutien accordé au Parc.

L’État partie indique, cependant, qu'un financement supplémentaire est nécessaire pour un contrôle efficace des parasites et pour trouver des solutions à long terme au problème de l'eau dans le Parc.

Il convient de noter que les pluies de mousson abondantes en 2005 ont apporté une amélioration provisoire à la situation de l'eau dans le Parc. Cependant, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN regrettent que le rapport de l'État partie n'ait pas répondu de manière spécifique à la demande de la décision 29 COM 7B.8. Par exemple, il ne précise pas les mesures que prendra l'État partie pour assurer les besoins en eau du Parc, même les années où les pluies de mousson seront peu abondantes.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.13

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7B,

2. Rappelant sa décision 29 COM 7B.8, adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Note que les pluies de mousson de 2005 ont amélioré la situation de l'eau dans le Parc national de Keoladeo;

4. Prie instamment l'État partie de mettre en œuvre des solutions à long terme concernant le problème de l'eau dans le Parc afin de garantir un apport d'eau suffisant, même les années où les pluies de mousson seront peu abondantes, et de traiter efficacement le problème des espèces envahissantes;

5. Fait appel à la communauté internationale des bailleurs de fonds pour qu'elle continue d'accorder une aide financière et technique à l'État partie afin de mettre en œuvre ces solutions à long terme concernant le problème de l'eau dans le Parc et d'établir un programme de contrôle des espèces envahissantes;

6. Demande à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial un rapport actualisé et exhaustif sur l'état de conservation du bien avant le 1 février 2007, avec les informations sur toutes les mesures prises par l'État partie pour garantir une alimentation en eau suffisante du bien, ainsi que les informations requises par le Comité dans sa décision 29 COM 7B.8, pour examen par le Comité à sa 31e session en 2007.