1.         Réserve de faune du Dja (Cameroun) (N 407)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/407/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1987-1997)
Montant total approuvé : 84 700 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/407/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 60 000 dollars EU provenant du fonds-en-dépôt des Pays-Bas auprès de l'UNESCO.

La Réserve de faune du Dja bénéficie également d’une partie de l’enveloppe de 193 275 dollars EU allouée à la région sud-est du Cameroun dans le cadre de l’Initiative pour le patrimoine forestier d’Afrique centrale (CAWHFI).

Missions de suivi antérieures

Mission de l’UNESCO 23-26 mars 1998

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Défaut de mise en œuvre et d'approbation complète du plan de gestion ;

b) Projet d'exploitation minière et industrielle attenant au bien ;

c) Projet d'agriculture intensive dans la zone tampon ; 

d) Menaces dues à la chasse commerciale ;

e) Déforestation autour du bien. 

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/407/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

Le 19 avril 2006, le Centre du patrimoine mondial a reçu un rapport de l’État partie sur l’état de conservation de la Réserve de faune du Dja. Ce rapport est en cours d'examen au Centre et à l’UICN, et les principaux résultats de cette analyse seront présentés, avec le rapport et les recommandations de la prochaine mission de suivi, au Comité du patrimoine mondial à sa 30e session. Pour ce qui est de la mission de suivi demandée par le Comité à sa 29e session, une lettre d'invitation officielle du gouvernement camerounais a été reçue et la mission est prévue en juin 2006.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN croient savoir que la compagnie minière américaine GEOVIC, qui a une concession dans le secteur de Lomié, près du bien, comme cela a été rapporté au Comité l’an dernier, a terminé son Évaluation de l’Impact Environnemental (EIE) et l’a soumise au gouvernement camerounais. Le Bureau régional de l’UICN pour l’Afrique centrale qui a l’intention d’examiner cette EIE une fois qu'elle sera rendue publique, recherche les options permettant d'aider à atténuer les effets néfastes sur le plan social et environnemental, et d’impliquer les communautés locales dans toutes les futures activités de protection de l'environnement. L'UICN réfléchit également aux possibilités de travailler dans le secteur de Lomié pour soutenir les initiatives des communautés locales en faveur de la conservation forestière et du développement durable.

Le programme CAWHFI a renforcé la collaboration entre les autorités administratives de la Réserve de faune du Dja et des aires protégées voisines (Boumba Bek & Nki et Djoum). Des patrouilles communes de lutte contre le braconnage ont saisi plusieurs fusils et d’énormes quantités de viande de brousse. Par ailleurs, le programme CAWHFI soutient directement sur le terrain l'intervention des gardes de la Réserve du Dja qui ont contribué à démanteler un réseau de trafiquants d'ivoire.  

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7B.4

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7B,

2. Rappelant la décision 29 COM 7B.2, adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Note avec satisfaction le bon achèvement de la mission de suivi Centre du patrimoine mondial /UICN sur le bien du patrimoine mondial;

4. Note avec inquiétude que le Plan de gestion n'est toujours pas officiellement en vigueur;

5. Demande à l'État partie de prendre les mesures nécessaires afin de:

a) Publier dans les plus bref délais l'arrêté ministériel rendant exécutoire le plan de gestion du bien et initier sa mise en œuvre;

b) Prendre les dispositions requises afin de doter la Réserve de faune du Dja d'une autonomie financière en matière de mise en œuvre des activités de surveillance continue, de lutte contre le braconnage, et de coordination des activités des différents acteurs intervenants à l'intérieur et à la périphérie de la Réserve;

c) Mettre en place une Unité de coordination pour la conservation du bien et doter celle-ci de tous les moyens nécessaires à la bonne exécution de sa mission, en clarifiant la structure hiérarchique du Service de conservation du Dja;

d) Accorder une plus grande place et une plus grande reconnaissance aux comités villageois de vigilance dans la lutte contre le braconnage; et à les intégrer dans les programmes dans la lutte contre le braconnage et les doter de tous les moyens nécessaires pour jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre le braconnage à l'intérieur de la Réserve;

e) Accorder une attention particulière à l'utilisation des permis d'exploitation provisoire des Unités Forestières d'Aménagement à proximité de la Réserve ainsi que tous les permis d'abattage liés à l'exploitation agro-industrielle et minière;

f) Faire procéder à une analyse approfondie de l'étude d'impact environnemental et social de la concession minière GEOVIC proche du bien par des experts indépendants et internationalement reconnus, et demander au Centre du patrimoine mondial et à l'UICN d'assister l'État partie dans le choix de ces experts;

6. Invite la communauté internationale des bailleurs de fonds à apporter son soutien à la mise en œuvre du plan de gestion dés qu'elle sera en vigueur;

7. Demande à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, au plus tard le 1 février 2007, un rapport sur l'état de la mise en œuvre des recommandations de la mission de suivi.