1.         Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (Jérusalem (site proposé par la Jordanie)) (C 148rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (ii)(iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1982-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Extraits du Rapport du Rapporteur de la sixième session du Comité, Paris, 13-17 décembre 1982 (document CLT 82/CH/CONF.015/8)

31.  […] ils ont considéré que la situation de ce bien correspond aux critères mentionnés dans l'avis de l'ICOMOS et en particulier aux critères (e) (perte significative de l'authenticité historique) et (f) (dénaturation grave de la signification culturelle) du cas de « péril prouvé » et aux critères (a) (modification du statut juridique du bien, de nature à diminuer le degré de protection) (b) (carence d'une politique de conservation) et (d) (menaces du fait du plan d'urbanisme) du cas de « mise en péril » [...]

33.  Après débat, le Comité a décidé [...] d'inscrire la « Vieille ville de Jérusalem et ses remparts » sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Mesures correctives identifiées

Aucun repère de référence n’a jamais été établi pour corriger la situation actuelle du site, excepté des mesures palliatives dont un Plan d’action élaboré à l’initiative du Directeur général.

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Tout calendrier, qui reste à décider, devra être discuté au sein du Comité d’experts réuni par le Directeur général pour la sauvegarde du patrimoine culturel de la Vieille ville de Jérusalem.

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/148/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1982-1982)
Montant total approuvé : 100 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/148/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total alloué au bien : 3 166 033 USD (depuis 1988)

Missions de suivi antérieures

Février-mars 2004 : Centre du patrimoine mondial-ICOMOS-ICCROM; Septembre 2005 : Centre du patrimoine mondial et des experts; Décembre 2005 : Centre du patrimoine mondial et des experts; Mars 2006 : Centre du patrimoine mondial et des experts; Juin 2006 : Centre du patrimoine mondial et des experts

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Facteurs de risques naturels ;

b) Absence de processus de planification, de gouvernance et de gestion ;

c) Altération du tissu urbain et social ;

d) Impact des fouilles archéologiques ;

e) Détérioration des monuments ;

f) Environnement urbain et intégrité visuelle ;

g) Trafic, accès et circulation.

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/148/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2006

Le présent Rapport sur l’état de conservation est basé sur les informations rassemblées par le Centre du patrimoine mondial et par les experts lors des misions effectuées ces deux dernières années dans le cadre de l’initiative du Directeur général de l’UNESCO (Plan d’action pour la sauvegarde du patrimoine culturel de la vieille ville de Jérusalem), ainsi que sur les informations fournies par des institutions et organisations locales. A la 28e session du Comité (Suzhou, 2004), le Centre du patrimoine mondial a présenté un rapport sur l’état de conservation de la Vieille ville de Jérusalem fondé sur les précédents rapports établis par les Conseillers spéciaux du Directeur général de l’UNESCO pour Jérusalem, ainsi que sur le rapport au Conseil exécutif de l’UNESCO (170 EX/10 Rev) de la mission effectuée en février-mars 2004 par le Directeur du Centre du patrimoine mondial, le Directeur général de l’ICCROM et le Président de l’ICOMOS (Document WHC-04/28.COM/15A). D’autres missions ont également été entreprises par le Centre du patrimoine mondial et des experts en septembre et décembre 2005 et mars et juin 2006, dans le cadre de l’élaboration du Plan d’action pour la sauvegarde du patrimoine culturel de la vieille ville de Jérusalem.

A) État de conservation de la Vieille ville de Jérusalem et ses remparts

Risques naturels

La vieille ville de Jérusalem est située dans une région connue pour son activité sismique. De sérieux tremblements de terre ont dans le passé endommagé d’importants monuments comme le Saint-Sépulcre (la Chapelle du Saint-Sépulcre attend toujours la réparation des dommages subis lors du séisme de 1927) ou la Mosquée Al-Aqsa. Les tremblements de terre de moindre importance sont fréquents, le dernier en date étant une secousse modérée enregistrée le 11 février 2004, de 4,9° à 5,3° sur l’échelle de Richter. Bien qu’il existe des risques sismiques pour les habitants comme pour les monuments, aucun plan de prévention des risques n’a été établi jusqu’à maintenant.

Planification et gouvernance

En raison de la situation politique actuelle, la vieille ville de Jérusalem manque d’un cadre de coordination institutionnelle et de planification susceptible d’assurer la gestion appropriée et la conservation de son patrimoine culturel.

Depuis 1967, la vieille ville de Jérusalem est administrée de facto par les autorités israéliennes. Par conséquent, les constructions nouvelles et les projets de conservation relèvent tous, en principe, de la compétence administrative de la municipalité. Toutefois, même si la Direction israélienne des antiquités subordonne toute construction dans la vieille ville à l'obtention d'un permis, en réalité la plupart des travaux de construction, surtout lorsqu'il s'agit de petites interventions, y sont actuellement effectués sans permis. La Municipalité de Jérusalem a rédigé un Schéma directeur de la ville qui comprend un Plan détaillé de conservation de la vieille ville au 1/1 250. Ce document, établi avec le soutien de l’Autorité israélienne pour les Antiquités, est en cours de discussion. Une étude d’ensemble de revitalisation de la vieille ville de Jérusalem a été effectuée en 2004 par la Welfare Association, une ONG engagée dans des projets sociaux dans la vieille ville.

Parmi les institutions palestiniennes, le principal acteur est le Waqf islamique, le plus important propriétaire de la vieille ville, responsable de l'entretien et de la conservation du Haram ash-Sharîf , ainsi que de la sauvegarde de tous les autres biens de la « fondation », c'est-à-dire de tous les monuments islamiques et autres biens immobiliers (plus de 1 500) situés dans la vieille ville. Parmi les communautés chrétiennes, les principales entités concernées sont le Patriarcat orthodoxe grec, la Custodie franciscaine de Terre sainte, le Patriarcat arménien et le Patriarcat copte.

Altération du tissu urbain et social

La densité de population a atteint dans la vieille ville des niveaux très élevés, en particulier depuis dix ans. Aujourd'hui, cette zone relativement restreinte subit d'extraordinaires pressions, du fait de l'accroissement de la population ainsi que des mesures sécuritaires qui se traduisent par des entraves à la circulation des personnes et des marchandises comme à l’accès aux Lieux saints. On constate également une rupture des liens traditionnels et des échanges avec les communautés de l’arrière-pays depuis la construction du mur.

La surpopulation de la vieille ville et l'absence de système efficace de gestion et de conservation de la vieille ville ont eu pour effet conjugué un développement anarchique des activités de construction, se traduisant par une altération continue du tissu urbain. La construction d'appendices sur les toits et la densification du bâti existant, qui, depuis quelques années ont complètement transformé le paysage urbain traditionnel de la vieille ville, constituent les modifications les plus courantes. L’absence d’entretien, lié à des problèmes de propriété, à des problèmes administratifs d'obtention des permis nécessaires et au manque de moyens financiers, constitue l’un des facteurs affectant l'état de conservation du tissu urbain de la vieille ville.

Certains nouveaux projets sont actuellement à l’étude. Il est notamment question de construire une nouvelle zone résidentielle à l'emplacement du parking actuel situé sur la bordure sud du quartier juif à l'intérieur des remparts, près de Bab Al-Nabi Daoud (aussi appelé Porte de Sion). Ce projet est en cours de discussion. Il viserait à aménager un parking souterrain au-dessus des couches archéologiques (que l’on estime à environ 6 mètres au-dessous du niveau actuel du sol), avec accès extérieur vers les remparts. Selon les informations rassemblées lors de la dernière mission effectuée par le Centre du patrimoine mondial (juin 2006), il est possible que des sondage archéologiques soient effectués prochainement dans ce secteur.

Un autre projet d’aménagement à l’étude est celui d’un nouvelle implantation israélienne près du coin nord-est de la vieille ville, dans le secteur appelé « Burj al-Laqlaq », dans le quartier musulman. Le projet a été recommandé par la Commission locale de Planification mais n’a pas été présenté pour approbation à la Commission de Planification du district, et n’a pas non plus été approuvé par l’Autorité israélienne des Antiquités. Des fouilles archéologiques sont en cours à l’emplacement de ce projet qui a soulevé des controverses en raison de sa nature et du fait de son incidence sur l’un des derniers espaces ouverts qui restent dans la vieille ville. En 2005, le Directeur général de l’UNESCO a demandé aux autorités israéliennes le retrait de ce projet.

Sur la place en face du Mur occidental, un nouveau projet est en cours de réalisation. Des fouilles archéologiques ont été effectuées à cet emplacement l’an passé et le plan de construction d’un bâtiment éducatif du côté ouest de la place en est actuellement aux derniers stades d’approbation, en attendant l’achèvement des évaluations archéologiques.

Dans le quartier juif, la synagogue Hurva, édifiée dans les années 1860 et détruite après 1948, est actuellement en cours de reconstruction sous sa forme initiale.

Impact de la recherche archéologique sur la conservation du patrimoine culturel

Depuis 1967, une vaste exploration du sous-sol archéologique de la vieille ville a été entreprise par les autorités israéliennes. Cela s'est traduit au cours des 39 dernières années par plusieurs campagnes de fouilles, contrevenant ainsi à la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (1954) et à la Recommandation de l’UNESCO de 1956 sur les principes internationaux applicables aux fouilles archéologiques.

Dans la vieille ville, des fouilles sont en cours sous plusieurs bâtiments, près du Hammam Al-Ain, sous l’ancienne synagogue Ohel Yizhak. Selon les dernières informations reçues (mission du Centre du patrimoine mondial de juin 2006), les fouilles sont actuellement interrompues à cause du manque de fonds, tandis que se poursuit la reconstruction de la synagogue qui avait été détruite lors des émeutes de 1936.

Après l’affaissement, en février 2004, du flanc nord du terrassement soutenant la rampe d'accès au Haram ash-Sharîf , une structure provisoire a été mise en place. Des solutions possibles pour la rampe d’accès public sont en cours d’évaluation par l’Autorité israélienne des Antiquités. Ce projet pourrait être associé à des fouilles archéologiques et n’est toujours pas determiné. Le Waqf islamique a fait part de sa préoccupation concernant ces fouilles car elles concernent une zone très sensible entre le Mur occidental et les alentours de l’angle sud-ouest du Haram ash-Sharîf , qui ont déjà été fait l’objet de fouilles.

Détérioration des monuments

Outre leur valeur culturelle et artistique, les monuments de Jérusalem ont une énorme importance religieuse et symbolique pour des millions de personnes. Le manque d'entretien est un des principaux problèmes affectant l'état de conservation des monuments de la vieille ville de Jérusalem. Beaucoup de monuments sont en très mauvais état et exigent une intervention d'urgence. Très souvent, les controverses de propriété entre les différentes communautés causent de sérieux retards ou blocages aux interventions nécessaires. Le cas le plus évident est celui du bassin historique Birket Hammam Al-Batrak (aussi appelé bassin d'Ezechias) – un bassin saisonnier situé dans le centre de la vieille ville, entièrement entouré de maisons et doté d’un seul accès – qui est devenu un dépôt d’ordures. Comme la propriété de l’accès au bassin fait l’objet d’une contestation entre différentes communautés, les travaux de nettoyage de l’endroit ne sont pas autorisés, ce qui entraîne de sérieux risques pour la santé publique.

Un autre problème est dû à l'impossibilité d'exécuter les travaux de conservation selon un calendrier préétabli, du fait des modifications imprévisibles des dispositions administratives et sécuritaires. Ainsi, les travaux de restauration en cours à la Madrassa Al-Ashrafiya, à l’intérieur du Haram ash-Sharîf , ont été très retardés à cause des difficultés de transport des matériaux de construction nécessaires et des ouvriers, en raison des mesures de restriction d’accès et de sécurité imposées par les autorités israéliennes.

Impacts sur l'intégrité visuelle

Aux abords immédiats de la vieille ville, les projets suivants sont en cours d’exécution ou de discussion :

(i)La réorganisation de l’infrastructure de la voirie autour des remparts, avec un nouveau réseau de routes et de tunnels (achevé) et la mise en place du « tramway de Jérusalem » qui va relier Jérusalem Ouest à la vieille ville et aux implantations israéliennes au nord et au sud de la ville. Ce projet peut avoir un effet positif de réduction de la circulation mais, en raison de sa proximité des remparts, il a un impact visuel sur les abords immédiats de la vieille ville ;

(ii) L’achèvement du projet de Mamilla, après dix ans d’inaction en raison de différends juridiques entre le promoteur et les autorités ;

(iii) La construction de l’Hôtel du Mont Sion, approuvée il y a trois ans, qui va avoir une incidence sur le secteur au dessus de Wadi Jahannin (aussi appelé Vallée de Hinnom). Des plans détaillés de ce bâtiment sont en préparation.

(iv) La construction par le Centre Simon Wiesenthal du « Centre pour la Dignité humaine » à l’emplacement d’un cimetière musulman abandonné (actuellement appelé « Parc de l’Indépendance ») à cinq à huit cents mètres de la vieille Ville ; cette construction pourrait avoir un impact sur le paysage urbain ;

(v) La construction d’un téléphérique entre Bâb an-Nabî Dâ’ûd (aussi appelé Porte de Sion) et l’ancienne gare. Selon les informations fournies, il s’agit d’une suggestion très préliminaire encore en discussion.

Comme le site de la vieille ville de Jérusalem ne possède pas de zone tampon, la protection juridique des abords immédiats est limitée. La création d’une zone tampon serait certainement nécessaire d’un point de vue technique, mais s’est révélée difficile pour des raisons politiques et juridiques.

Les schémas directeurs en cours d’établissement par les autorités israéliennes ont défini une zone tampon incluant l’espace visuel de la vieille ville. De plus, il existe deux plans détaillés des secteurs s’étendant au Nord de la vieille ville, entre les secteurs Ouest et Centre-Est. Bien qu’il existe des lignes directrices régissant la hauteur limite des bâtiments, des bâtiments plus hauts sont approuvés, certains possédant jusqu’à 24 étages, sur la crête vers l’entrée Ouest de la ville. Dans la partie centrale, vers le Nord par rapport à Bab Al-Amud(aussi appelé Porte de Damas) et Bab Al-Sahera (aussi appelé Porte d'Hérode), les immeubles plus élevés vont être autorisés. Un plan est en préparation pour les zones destinées à préserver les secteurs entre la vieille ville et Wadi al-Qilt at Silwân (aussi appelé la Vallée du Kidron) et Wadi Jahannin (aussi appelé la Vallée de Hinnom).

Trafic, accès et circulation

À part les nouvelles infrastructures prévues à l’extérieur de la vieille ville, aucune nouvelle infrastructure routière n’a été construite. La circulation à l’intérieur de la vieille ville est contrôlée et restreinte mais reste très importante aux heures de pointe et certains jours, malgré les contrôles en place. Compte tenu de la structure particulière du site, la circulation des véhicules devrait être autant que possible exclue de la vieille ville et le stationnement ne devrait pas être autorisé, sauf temporairement et pour des raisons utilitaires.

B) Plan d’action pour la sauvegarde du patrimoine culturel de Jérusalem

 

Suite à la décision 170 EX/3.6.1. adoptée par le Conseil exécutif en octobre 2004, et sur la base des lignes directrices et des propositions du Comité international d’experts lors de sa réunion de janvier 2005, le Secrétariat a commencé à élaborer le Plan d’action. Grâce à la généreuse contribution financière du gouvernement italien, ainsi qu’à l’assistance fournie par le gouvernement espagnol, et avec l’accord des parties concernées, les activités suivantes ont été engagées par le Centre du patrimoine mondial et sont en cours d’achèvement :

1. Carte des besoins en matière de conservation des monuments historiques et des sites

Ce volet du Plan va identifier tous les monuments et sites historiques de la vieille ville, leur état de conservation, utilisation, typologie, propriété et valeur patrimoniale. Cela permettra de disposer d’un outil d’information de base pour la préparation de projets de conservation et d’éventuelle réutilisation adaptative. Lors de cette première phase, il est prévu d’identifier les monuments et les sites, de transférer les données sur un SIG et d’effectuer un relevé d’un nombre limité de monuments/sites.

2. Profils de projets

Plusieurs fiches descriptives de projets de conservation et de restauration (entre 15 et 20) vont être établies parmi celles qui seront identifiées lors de la préparation de la carte des besoins, afin de préparer la mise en œuvre de la seconde phase du Plan d’action. Les profils de projets définiront des secteurs ou des édifices précis, leur état de conservation, leur utilisation actuelle et potentielle, et les principales mesures de restauration et de conservation à prendre. Ces fiches descriptives contiendront une description préliminaire des projets, accompagnée d’une estimation du budget prévu pour les interventions.

À la fin de cette phase, une brochure sera élaborée et publiée pour soumission à des bailleurs de fonds potentiels, pour financement. Cette brochure, qui pourra aussi être disponible en ligne, sera le premier outil de collecte de fonds permettant d’attirer un soutien international pour mener à bien la conservation du patrimoine culturel de la vieille ville de Jérusalem.

3. Amélioration de l’habitat

Ce projet vise à améliorer la qualité des logements et des conditions de vie des habitants, en préservant les éléments architecturaux ordinaires du tissu urbain en tant que caractéristiques essentielles du site du patrimoine mondial de Jérusalem. Différentes activités sont prévues :

a) Rédaction d’un Manuel d’entretien et de réhabilitation de l’habitat ; un manuel technique pour les professionnels et les artisans :

Ce Manuel sera un outil pratique et opérationnel de réhabilitation, conçu pour apporter des réponses simples et illustrées à des problèmes concrets au moyen de dossiers techniques.

b) Cours de formation pour diffuser le Manuel :

La formation d’experts et d’artisans locaux est une étape essentielle pour la diffusion du Manuel. Qui plus est, l’engagement des communautés riveraines est une condition nécessaire à leur participation à l’entretien futur.

4. Mise en place de programmes de microcrédit

Parallèlement à la préparation du Manuel, une étude de faisabilité a été entreprise pour établir un système de microcrédit pour la rénovation et la conservation de l’habitat, et destiné aux résidents de la vieille ville de Jérusalem. Ce système devrait aussi viser à trouver des sources potentielles de financement.

5. Revitalisation de la vie culturelle

Conformément aux lignes directrices définies par le Comité international d’experts, qui a souligné dans le Plan d’action la nécessité de programmes de sensibilisation pour la population locale – et notamment pour les femmes et les jeunes – et pour le renforcement des capacités des professionnels locaux de la conservation du patrimoine et de la gestion, un certain nombres d’activités culturelles ont été identifiées et pourraient se dérouler dans des maisons ou locaux rénovés. Ces activités seront discutées lors de la seconde réunion du Comité d’experts, en septembre 2006. Elles incluront des activités de formation pour soutenir l’artisanat.

La seconde réunion du Comité international d’experts aura lieu les 4 et 5 septembre 2006 et étudiera l’avancement de la préparation du Plan d’action.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 30 COM 7A.34

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-06/30.COM/7A.Add.Rev,

2. Rappelant la décision 29 COM 7A.31, adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Rappelant en outre la résolution 32 C/39 de la Conférence générale de l'UNESCO et la décision 172EX/18 du Conseil exécutif de l'UNESCO, ainsi que les dispositions des quatre Conventions de Genève (1949), de la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (1954) et des Protocoles associés, et de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (1972), l'inscription de la vieille ville de Jérusalem sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril, et les recommandations, résolutions et décisions de l'UNESCO sur la protection du patrimoine culturel,

4. Affirmant que rien, dans la présente décision, qui vise à la sauvegarde du patrimoine culturel de la vieille ville de Jérusalem, n'affectera en aucune manière les résolutions et décisions des Nations Unies, en particulier les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité sur le statut juridique de Jérusalem,

5. Se déclare de nouveau préoccupé par les obstacles et les pratiques - telles que les fouilles archéologiques ou les nouvelles constructions - susceptibles d'affecter la valeur universelle exceptionnelle du patrimoine culturel de la vieille ville de Jérusalem, y compris de son tissu urbain et social, ainsi que de son intégrité visuelle ;

6. Demande aux autorités israéliennes de fournir au Centre du patrimoine mondial toutes les informations utiles concernant les nouveaux bâtiments prévus sur et autour de la place du Mur occidental, incluant les plans de reconstruction de l'accès au Haram ash-Sharîf ;

7. Invite toutes les autorités et institutions à coopérer de manière constructive à la conservation du patrimoine culturel de la vieille ville de Jérusalem et, en particulier, les autorités israéliennes à faciliter l'accès des matériaux et du personnel technique pour la restauration des monuments et de l'habitat de la Vieille ville, notamment dans le périmètre du Haram ash-Sharîf ;

8. Demande au Centre du patrimoine mondial de rendre compte de l'état de conservation et de l'avancement de la préparation et de la mise en œuvre du Plan d'action pour la sauvegarde du patrimoine culturel de la vieille ville de Jérusalem, y compris les repères nécessaires pouvant être atteints, pour examen par le Comité à sa 31e session, en 2007 ;

9. Demande en outre aux parties concernées de collaborer avec le Centre du patrimoine mondial dans cette entreprise, et invite tous les États parties à contribuer à sa mise en œuvre par des financements extrabudgétaires ;

1. Félicite le Directeur général de l'UNESCO de son engagement à poursuivre une initiative globale pour la sauvegarde du patrimoine culturel de la vieille ville de Jérusalem ;

11. Décide de maintenir la vieille ville de Jérusalem sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 30 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné les rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-06/30.COM/7A et WHC-06/30.COM/7A.Add.Rev),

2. Maintient les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :