1.         Cité préhispanique de Teotihuacan (Mexique) (C 414)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/414/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/414/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission de suivi en 2004

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pression due à l'urbanisation dans les zones entourant le bien.

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/414/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2007

L'État partie n'a pas présenté de rapport d'avancement sur l'élaboration, adoption et mise en œuvre du plan de gestion intégrédu site archéologique comme demandé par le Comité du patrimoine mondial en 2005. Ces deux dernières années, l'État partie a pris plusieurs initiatives pour actualiser le plan de gestion existant déclaré insuffisant pour répondre aux recommandations de la mission de suivi réactif qui a eu lieu du 28 novembre au 4 décembre 2004.

L'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation exposant clairement le fond du problème mais donnant peu d'informations détaillées sur le processus de participation sociale dans le cadre du plan de gestion ainsi que peu d'informations sur les accords officiels conclus en matière de planification territoriale. Un long chapitre général a été inclus pour expliquer la philosophie et le processus théorique suivi dans l'élaboration d'un plan de gestion au Mexique.

L'État partie a confirmé son intérêt en soumettant un cadre à long terme pour le futur plan de gestion actualisé. Aucune spécification ni aucune information détaillée n'ont été données, aussi bien en ce qui concerne les processus que la méthodologie suivis pour améliorer le processus de participation. Aucune information détaillée n'a été donnée concernant les agents/institutions impliqués dans le processus de participation, et aucun calendrier des actions ni aucun partage des responsabilités entre acteurs n'ont été reçus. Le rapport a mentionné l'identification de valeurs dans le processus de préparation du plan de gestion sans pour autant développer les procédés qui ont été suivis pour parvenir aux conclusions tirées.

L'État partie a mis en place un groupe de planification et de suivi pour définir des priorités de gestion pour le futur plan de gestion. Le groupe de planification, en charge de la coordination et du suivi du processus de planification, ainsi que de l'organisation des différents ateliers (recherche, conservation, protection juridique et technique, visites publiques, administration, etc.) est composé de représentants techniques de la Direction de planification et gestion de la coordination nationale de l'INAH (Instituto Nacional de Antropología e Historia), du directeur du site et d'un représentant de l'INAH régional.

Deux ateliers de planification ont été organisés : un premier atelier a été consacré au renforcement de la sensibilisation, comme étape préliminaire au processus de participation, pour définir de manière collective les modèles d'organisation et de participation pour les objectifs de conservation intégrée. 38 organisations ont pris part à cet atelier, lors duquel des priorités, aussi bien de premier ordre que générales, ont été définies. Le second atelier a été consacré aux projets de développement au sein de la zone archéologique. Une campagne de protection a spécialement été conçue pour faire face aux défis et risques les jours de très grande affluence, notamment lors de l'équinoxe de printemps, et des conseils aux visiteurs ont été publiés sous forme électronique.

La campagne a été conçue pour répondre aux objectifs suivants :

a) définir le profil des visiteurs du site,

b) analyser la signification sociale des journées de très grande affluence,

c) évaluer ce que les visiteurs pensent des mesures de sécurité précédemment prévues,

d) analyser ce que les visiteurs pensent des nouvelles voies d'accès, horaires, nouveaux itinéraires potentiels et installations touristiques.

Le Centre du patrimoine mondial n'a pas reçu de rapport définitif sur les résultats de l'enquête. Aucune décision de fermer l'entrée de la Zone A, comme demandé depuis 1994, n'a été prise. Aucune nouvelle concernant la stratégie pour réduire le nombre de vendeurs itinérants non autorisés dans la zone protégée n'a été donnée.

Comme nous l'avons déjà dit, dans le cadre de la préparation du plan de gestion, l'État partie a présenté une longue introduction, incluant des informations générales sur les facteurs géographiques ou géomorphologiques qui affectent le site, ainsi que sur l'évolution du paysage et les progrès diachroniques de l'histoire des fouilles. Ce rapport inclut un chapitre sur le cadre juridique qui mentionne les réglementations actuelles en matière de protection, visites du site, contrats de travail, services, ainsi qu'un chapitre sur les antécédents historiques en matière de protection et délimitation des zones protégées de la ZMAT (Zona de Monumentos Arqueológicos de Teotihuacan). L'État partie évoque la difficulté d'une action coordonnée entre les autorités locales, nationales et fédérales, dans le cadre des zones protégées définies par la ZMAT. Le rapport inclut une liste d'impacts archéologiques, sociaux, juridiques et institutionnels détectés au sein de la ZMAT, trouvant leur origine dans l'environnement de la zone, et qui ont généré divers conflits sociaux, politiques et économiques. En 2000, la population a triplé pour atteindre 70 000 habitants, représentant un problème urgent à traiter. Selon certaines estimations, en 2020 la périphérie du périmètre protégé sera occupée. De plus, les environs de la ZMAT sont également affectés par le développement de la région métropolitaine de Mexico et de la vallée de Teotihuacan. Le plan régional de développement national ne parle aucunement de la manière dont les sites archéologiques au sein de ces réserves territoriales seront protégés. La zone de protection B a subi des invasions et ne fait plus office, comme il se doit, de zone tampon. L'État partie a fait part de sa préoccupation quant à la croissance démographique de la vallée de Teotihuacan et quant à l'urgence d'élaborer un plan d'aménagement urbain pour la vallée, en coordination avec le ministère des Travaux Publics, l'ensemble des municipalités impliquées et le département de la protection technique et juridique de la zone archéologique.

L'État partie a mentionné l'absence de politiques intersectorielles pour protéger les biens du patrimoine au niveau fédéral ; les plans de développement n'ont pas demandé l'avis technique institutionnel des archéologues au niveau national, et au niveau local, les municipalités continuent d'accorder des permis de construire sans l'approbation de l'INAH. Aucune information actualisée n'a été reçue sur les règles de procédure inter-institutionnelles avant la délivrance d'un permis de construire dans la zone archéologique protégée pour d'éventuels futurs grands projets d'aménagement urbain ou de constructions isolées.

D'autres travaux ont été mentionnés :

1. travaux d'entretien : enlèvement de la végétation des monuments archéologiques et des environs pour prévenir les risques d'incendie. La restauration de la zone archéologique de San Juan a commencé ;

e) travaux de recherche archéologique à La Ventilla, portant essentiellement sur des analyses en laboratoire des matériaux archéologiques trouvés ;

f) restauration du temple de Quetzalcoaltl, portant essentiellement sur le contrôle de l'humidité et la formation de sels.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 31 COM 7B.127

Le Comité du patrimoine mondial,

1.        Ayant examiné le document WHC-07/31.COM/7B,

2.        Rappelant la décision 29 COM 7B.91 adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3.        Demande à l'État partie de soumettre au Comité du patrimoine mondial un rapport d'avancement détaillé sur les progrès accomplis en matière de processus de participation dans le cadre de l'élaboration du plan de gestion d'ici le 30 octobre 2007, avec des informations pertinentes sur les institutions et agents impliqués, ainsi que sur la méthodologie suivie dans le processus ;

4.        Invite l'État partie à intégrer les résultats des activités entreprises dans le cadre de la campagne de renforcement de la sensibilisation et des activités de planification du tourisme élaborées pour l'équinoxe de printemps, comme base d'élaboration d'un plan d'utilisation publique du bien, et à prendre en considération ces aspects dans la préparation du plan de gestion ;

5.        Exprime son inquiétude quant au développement urbain apparemment incontrôlé dans et autour de la zone protégée et prie instamment l'État partie de mettre en place un groupe de travail intersectoriel aux niveaux local, fédéral et national pour analyser les impacts archéologiques, environnementaux et sociaux relatifs à un développement urbain incontrôlé, ainsi qu'aux développements dans la vallée de Teotihuacan ;

6.        Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial un rapport d'avancement sur le plan d'aménagement urbain de la vallée, ainsi que sur les progrès accomplis dans la préparation du plan de gestion, avant le 1er février 2008, pour examen par le Comité à sa 32e session en 2008.