1.         Tyr (Liban) (C 299)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1984

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/299/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1986-2001)
Montant total approuvé : 29 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/299/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 19 173 dollars EU de 1997 à 2001 pour la Campagne internationale de sauvegarde.

Missions de suivi antérieures

2004 : mission d’évaluation par le Bureau de l’UNESCO à Beyrouth ; septembre 2006 : mission de l’UNESCO à la suite du conflit de l’été 2006 (pour cette raison, la mission Centre du patrimoine mondial/ICOMOS a été remise à une date ultérieure).

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/299/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2007

En septembre 2006, le Directeur général de l’UNESCO a envoyé une mission d'experts au Liban pour examiner l’état de conservation des sites du patrimoine mondial ayant pu être affectés par les bombardements israéliens lors du récent conflit de juillet-août 2006.

La mission s’est rendue successivement à Baalbek, Anjar, Tyr et Byblos et a pu constater que ces sites n’avaient pas subi de dégâts majeurs directs durant les bombardements, à l’exception de la marée noire qui a affecté une grande partie du littoral libanais au nord de Jiyyeh, et pollué en particulier les vestiges archéologiques en bordure de mer à Byblos (une contribution du gouvernement du Japon a été attribuée pour le nettoyage des structures endommagées).

Sur les deux principaux ensembles archéologiques préservés et clôturés du site de Tyr, la mission a constaté que, sur le site de la mer, aucun dégât direct n’avait été enregistré. En revanche, dans le site d’el Bass (nécropole et hippodrome), le bombardement d’un immeuble à 150 m environ du site a provoqué la destruction d’une partie des fresques d’un caveau funéraire d’époque romaine. La mission a également procédé à l’examen de certaines structures qui nécessitent des travaux de consolidation, telles que les colonnes et la palestre du site de la mer, ainsi que la voie romaine du site d’el Bass. Par ailleurs, la mission s’est rendue sur le futur tracé de l’autoroute du sud Liban, et a recommandé que les prospections géophysiques déjà entreprises par la Direction générale des Antiquités se poursuivent et que des fouilles préventives soient menées avant l’établissement du tracé définitif, prévu d’ici cinq ans.

Les mesures prioritaires recommandées par la mission, portant sur l’ensemble des sites libanais, étaient les suivantes :

a) l’établissement d’une carte des risques identifiant tous les éléments présentant des désordres structurels alarmants ;

b) des activités de consolidation pour les structures les plus menacées.

Le 23 mars 2007, le Centre du patrimoine mondial a reçu un courrier transmettant une mise à jour du rapport de 2006 sur l’état de conservation de Tyr et des actions demandées par le Comité dans sa décision 30 COM 7B.52, retardées en raison du conflit. Parmi ces dernières :

c) Le decret de protection de la zone maritime du site est toujours en souffrance au ministère des transports ;

d) La demande d’extension du moratoire de trois ans sur les constructions dans les zones à potentiel archéologique a été formulée auprès de la Direction de l’urbanisme, sans décision à ce jour ;

e) Les limites du bien et de sa zone tampon seront définies après l’évaluation des travaux de prospection géophysique en cours ;

f) Les études en vue de la transformation du port commercial en port de plaisance vont être intégrées dans un projet final ;

g) La carte numérique de base destinée à établir la carte archéologique complète du site est en cours de mise à jour sur un système d’information géographique avec les données archéologiques disponibles. Les résultats des prospections y seront également intégrés ;

h) Des prospections ont été entreprises sur tout le tracé de l’autoroute, par des moyens classiques et géophysiques, afin de localiser les zones à risques et, le cas échéant, demander des changements ponctuels dans l’exécution de l’autoroute. Les résultats des travaux mentionnés dans le document transmis n’ont pas encore été reçus par le Centre du patrimoine mondial au moment de la rédaction de ce rapport.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 31 COM 7B.62

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-07/31.COM/7B,

2. Rappelant la décision 30 COM 7B.52, adoptée à sa 30e session (Vilnius, 2006),

3. Déplore la perte de vies humaines et les dégradations causées par le conflit de l'été 2006, tout en exprimant son soulagement de l'absence de dommages sur les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial;

4. Prend note du fait que, en raison de ce conflit et des priorités tant humanitaires que de réhabilitation, l'État partie n'a pu concentrer ses efforts sur les demandes exprimées par le Comitédans sa décision 30 COM 7B.52;

5. Encourage de nouveau l'État partie à étendre la période de trois ans de gel des constructions, qui est arrivée à son terme, dans les secteurs présentant un intérêt archéologique potentiel, ainsi que la fin de la construction de l'autoroute à proximité du bien, jusqu'à l'achèvement des relevés et de la carte archéologique;

6. Renouvelle sa demande à l'État partie d'inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS, afin d'évaluer l'état d'avancement et l'impact des projets prévus ou en cours;

7. Demande également à l'État partie de fournir une carte topographique détaillée indiquant les limites du bien, et si possible celles d'une zone tampon pour l'aire protégée, et de soumettre un rapport d'avancement sur ses recommandations, avant le 1er février 2008, pour examen par le Comité à sa 32e session en 2008.