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Liste du patrimoine mondial

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Afrique du Sud

  • Aires protégées de la Région Florale du Cap

    Le bien, inscrit en 2004 sur la Liste du patrimoine mondial, se trouve à l’extrémité sud-ouest de l’Afrique du Sud. Il s’agit de l'un des plus grands centres de la biodiversité terrestre mondiale. Le bien étendu comprend des parcs nationaux, des réserves naturelles, des zones de nature sauvage, des forêts d’Etat et des aires de bassins versants de montagne. Ces éléments ajoutent un nombre important d’espèces de plantes endémique associées à la végétation du Fynbos, une brousse sclérophylle au feuillage fin adaptée à la fois à un climat méditerranéen et à des incendies périodiques, qui est unique à la Région florale du Cap.

  • Dôme de Vredefort

    Le dôme de Vredefort, à environ 120 km au sud-ouest de Johannesburg, est une partie représentative de la structure d’impact d’une météorite de très grande taille, ou astroblème. Datant de 2 023 millions d’années, c’est le plus ancien astroblème découvert sur Terre à ce jour. Avec un rayon de 190 km, c’est aussi le plus grand et le plus profondément érodé. Le dôme de Vredefort est le témoin de la plus grande libération d’énergie jamais connue sur la planète ; elle a causé des changements planétaires dévastateurs, parmi lesquels, selon certains scientifiques, des modifications majeures en termes d’évolution. Le dôme constitue un témoignage très important de l’histoire géologique de la planète et tient une place fondamentale dans notre compréhension de l’évolution de la planète. Les impacts de météorites ont joué un rôle important dans l’histoire de la Terre, mais l’activité géologique à la surface de la planète a conduit à la disparition des traces de la plupart des sites d’impact. Et le dôme de Vredefort est le seul exemple sur Terre qui fournisse un profil géologique complet d’un astroblème au-dessous du fond du cratère.

  • Montagnes de Barberton Makhonjwa

    Les Montagnes de Barberton Makhonjwa, qui se trouvent au nord-est de l’Afrique du Sud, englobent 40% de la ceinture de roches vertes de Barberton, une des plus anciennes structures géologiques de notre planète. Ce bien représente la succession de roches volcaniques et sédimentaires la mieux préservée datant de 3,6 à 3,25 milliards d’années, et constitue un dépôt diversifié d'informations sur les conditions de surface, les impacts des météorites, le volcanisme, les processus de formation des continents et l'environnement du début de la vie.

  • Parc de la zone humide d’iSimangaliso

    Les processus fluviaux, marins et éoliens permanents sur ce site ont créé un relief très varié avec des récifs coralliens, de longues plages de sable, des dunes côtières, des systèmes lacustres, des marais et des zones humides à papyrus et roseaux. L’hétérogénéité environnementale du parc – encore accentuée par des crues importantes et des tempêtes côtières – et sa localisation dans une zone de transition entre l’Afrique subtropicale et l’Afrique tropicale expliquent sa diversité spécifique exceptionnelle et la spéciation qui continue. La mosaïque de reliefs et de types d’habitat crée des panoramas uniques au monde. Le site constitue un habitat d’importance essentielle pour une multitude d’espèces des milieux marins, dépendant des zones humides et de savane d’Afrique.

Albanie

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

Allemagne

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

  • La mer des Wadden

    La mer des Wadden est considérée comme le plus grand système mondial ininterrompu de vasières et de bancs de sable à marée. Le site comprend l’aire de conservation de la mer des Wadden néerlandaise, les parcs nationaux allemands de la mer des Wadden de Basse-Saxe et Schleswig-Holstein et la majeure partie de l’aire de conservation de la mer des Wadden danoise. Cet écosystème tempéré de zones humides côtières est le fruit d’interactions particulièrement complexes entre des facteurs physiques et biologiques. On y trouve une multitude d’habitats de transition : chenaux à marée, bancs de sable, prairies d’herbe marines, moulières, barres de sable, vasières, marais salés, estuaires, plages et dunes. L’endroit héberge de nombreuses espèces de plantes et d’animaux, dont des mammifères marins comme le phoque commun, le phoque gris et le marsouin commun. Le site est un des derniers écosystèmes intertidaux naturels à grande échelle où les processus naturels se poursuivent de manière quasi non perturbée.

  • Site fossilifère de Messel

    Messel est le site le plus riche au monde pour la compréhension du milieu vivant de l'éocène, période géologique située entre – 57 et – 36 millions d'années. Il fournit notamment des informations uniques sur les premières étapes de l'évolution des mammifères, dont il livre des fossiles exceptionnellement bien préservés, allant de squelettes totalement articulés jusqu'au contenu de l'estomac d'animaux de cette époque.

Argentine

  • Parc national de l'Iguazu

    Haute de 80 m et longue de 2 700 m sur un front basaltique enjambant la frontière entre l’Argentine et le Brésil, la cataracte en semi-cercle au cœur de ce site est l’une des plus spectaculaires du monde. Divisée en cascades multiples produisant d’immenses embruns, elle est entourée d’une forêt subtropicale humide renfermant plus de 2 000 espèces de plantes vasculaires et abritant une faune typique de la région : tapirs, fourmiliers géants, singes hurleurs, ocelots, jaguars et caïmans.

  • Parc national de Los Alerces

    Le Parc national de Los Alerces est situé dans les Andes, au nord de la Patagonie, ses limites occidentales coïncidant avec la frontière chilienne. Les glaciations successives ont façonné le paysage de la région et créé des paysages spectaculaires faits notamment de moraines, de cirques glaciaires et de lacs aux eaux claires. La végétation est dominée par des forêts denses tempérées qui, en altitude, font place à des prairies alpines, sous les pics rocheux des Andes. La forêt de cyprès de Patagonie constitue un trait hautement caractéristique et emblématique de ce Parc. Menacé au plan mondial, le cyprès de Patagonie est la deuxième espèce d’arbre dont la longévité est la plus longue du monde (> 3 600 ans). La forêt de ce bien est en excellent état de conservation. Le bien est vital pour la protection de certaines des dernières parties de forêt patagonienne d’un seul tenant, quasi vierge, qui abrite de nombreuses espèces de flore et de faune endémiques et menacées.

  • Parc national de Los Glaciares #

    Le parc national de Los Glaciares est un domaine d’une beauté naturelle exceptionnelle avec ses imposants sommets découpés et ses nombreux lacs glaciaires, dont le lac Argentino, long de 160 km. À son extrémité, trois glaciers se rejoignent et déversent leurs effluents dans les eaux glaciales d’un gris laiteux, sous forme d’énormes icebergs qui tombent dans le lac avec un bruit de tonnerre.

  • Parcs naturels d’Ischigualasto / Talampaya

    Ces deux parcs contigus s'étendent sur plus de 275 300 ha dans la région désertique jouxtant à l'ouest les Sierras Pampeanas du centre de l'Argentine. Ils renferment l'ensemble continental le plus complet au monde de fossiles de la période du Trias (de -245 à -208 millions d'années). On y trouve six formations géologiques contenant des fossiles d'un large spectre d'ancêtres de mammifères, de dinosaures et de plantes, qui témoignent de l'évolution des vertébrés et de la nature des paléo-environnements de la période du Trias.

  • Presqu'île de Valdés

    Située en Patagonie, la presqu’île de Valdés est un site d’importance mondiale pour la préservation des mammifères marins. Elle héberge d’importantes populations reproductrices de baleines franches menacées, ainsi que d’éléphants et de lions de mer du Sud. Les orques de cette région ont développé une stratégie de chasse unique en son genre, afin de s’adapter aux conditions côtières locales.

Australie

  • Baie Shark, Australie occidentale

    Située à l’extrémité ouest du continent australien, la baie Shark, avec ses îles et les terres qui l’entourent, possède trois caractéristiques naturelles exceptionnelles : ses vastes herbiers marins, les plus étendus (4 800 km²) et les plus riches du monde, sa population de dugongs, ou « vaches marines », et ses stromatolites, colonies d’algues qui édifient des monticules et sont parmi les plus anciennes formes de vie sur terre. La baie Shark abrite en outre cinq espèces de mammifères menacées.

  • Côte de Ningaloo

    D'une superficie de 604 500 hectares avec des caractéristiques marines et terrestres, la Côte de Ningaloo, située sur le littoral reculé d'Australie occidentale, comprend un des plus longs récifs de bordure de rivage du monde. Sur terre, l'endroit propose un système karstique calcaire et un réseau de grottes et de cours d'eau souterrains. La Côte de Ningaloo voit se dérouler tous les ans des rassemblements de requins-baleines et elle héberge de nombreuses espèces marines, dont une grande diversité de tortues marines. La partie terrestre du site abrite des masses d'eaux souterraines dans un réseau de grottes, de conduits et de cours d'eau. On y trouve toute une variété d'espèces rares qui contribuent à l'exceptionnelle biodiversité de ce site marin et terrestre.

  • Forêts humides Gondwana de l’Australie 1

    Ce site, qui comprend plusieurs aires protégées, se trouve principalement le long du Grand Escarpement sur la côte est de l’Australie. Les caractéristiques géologiques exceptionnelles présentes autour des cratères des volcans boucliers et le nombre élevé d’espèces rares et menacées qu’abrite ce site sont d’une importance internationale pour la science et la conservation.

  • Île Fraser

    Au large de la côte orientale de l’Australie, l’île Fraser, longue de 122 km, est la plus grande île de sable du monde. En arrière de la plage se trouvent des vestiges majestueux de grandes forêts pluviales poussant sur le sable et la moitié des lacs dunaires d’eau douce perchés du monde. Sa combinaison de dunes de sable encore en mouvement, de forêts tropicales humides et de lacs en fait un site exceptionnel.

  • Île Macquarie

    Cette île de 34 km de long sur 5 km de large est située dans l’océan Austral, à 1 500 km au sud-est de la Tasmanie et à peu près à mi-chemin entre l’Australie et le continent antarctique. L’île constitue la partie exposée de l’arête sous-marine Macquarie, soulevée en cet endroit où la plaque tectonique indo-australienne rencontre celle du Pacifique. Il s’agit d’un site dont la conservation géologique présente une importance majeure car c’est le seul endroit de la planète où des roches en provenance du manteau terrestre (6 km au-dessous du fond de l’océan) sont exposées de façon active au-dessus du niveau de la mer. On trouve parmi ces roches uniques de remarquables exemples de basalte en coussin et d’autres roches extrusives.

  • Îles Heard et McDonald

    Les îles Heard et McDonald sont situées dans l’océan Austral, à environ 1 700 km du continent antarctique et à 4 100 km au sud-ouest de Perth. En tant que seules îles volcaniques subantarctiques en activité, elles constituent une véritable « fenêtre sur les profondeurs de la Terre » et offrent des possibilités d’observer des processus géomorphiques en cours ainsi que la dynamique des glaces. Comptant parmi les rares écosystèmes insulaires vierges du monde, les îles Heard et McDonald présentent une valeur particulière pour la conservation, du fait de l’absence totale de plantes et d’animaux exotiques comme d’impact humain.

  • Îles Lord Howe

    Remarquable exemple d’îles océaniques isolées, nées d’une activité volcanique sous-marine à plus de 2 000 m de profondeur, ces îles présentent une topographie spectaculaire et abritent de nombreuses espèces endémiques, en particulier d’oiseaux.

  • La Grande Barrière

    Au nord-est de la côte australienne, le plus grand ensemble corallien du monde offre, avec ses 400 espèces de coraux, ses 1 500 espèces de poissons et ses 4 000 espèces de mollusques, un spectacle d’une variété et d’une beauté extraordinaires et d’un haut intérêt scientifique. C’est aussi l’habitat d’espèces menacées d’extinction, comme le dugong et la grande tortue verte.

  • Parc national de Purnululu

    Le Parc national de Purnululu (239 723 ha), situé dans l’État d’Australie occidentale, contient le massif très découpé des Bungle Bungle, composé de grès quartzique du dévonien érodé pendant 20 millions d’années. Il en reste un ensemble de tourelles et de cônes en forme de ruches aux flancs abrupts, à la surface striée de bandes horizontales de croûte gris foncé de cyanobactéries (organismes photosynthétiques unicellulaires). Ces exemples exceptionnels de karst à cônes de grès doivent leur existence et leur caractère unique à l’interaction de plusieurs phénomènes géologiques, biologiques, climatiques et de l’érosion.

  • Région des montagnes Bleues

    La région des montagnes Bleues couvre 1,03 million d’hectares formés de plateaux calcaires, de gorges et d’escarpements dominés par des forêts d’eucalyptus de zone tempérée. Le site, qui comprend huit aires protégées, se distingue par sa représentation de l’adaptation et de la diversification évolutionnaires des eucalyptus sur le continent australien dans l’isolement post-Gondwana. La région des montagnes Bleues qui compte 91 taxons d’eucalyptus, est aussi remarquable par l’exceptionnelle diversité structurelle et écologique de ses eucalyptus associée à un large éventail d’habitats. Le site offre une bonne illustration de la diversité biologique de l’Australie avec 10 % de sa flore vasculaire et un grand nombre d’espèces rares ou menacées, y compris des espèces endémiques et reliques, comme le pin Wollemi (wollemia noblis), qui subsistent dans des microsites extrêmement restreints.

  • Sites fossilifères de mammifères d'Australie (Riversleigh / Naracoorte)

    Riversleigh et Naracoorte, respectivement au nord et au sud de l’Australie Méridionale, comptent parmi les dix sites fossilifères les plus importants du monde. Ils illustrent admirablement les étapes clés de l’évolution de la faune australienne unique.

  • Tropiques humides de Queensland

    Cette région, qui s’étend le long de la côte nord-est de l’Australie, comprend principalement des forêts tropicales humides. Ce biotope offre un échantillon particulièrement complet et varié de plantes, de marsupiaux et d’oiseaux chanteurs, ainsi que des espèces végétales et animales rares et menacées.

Autriche

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

Bangladesh

  • Les Sundarbans

    La forêt de mangroves des Sundarbans, l’une des plus grandes forêts mondiales de ce type (140 000 ha), couvre le delta du Gange, du Brahmapoutre et de la Meghna, dans la baie du Bengale. Elle est contiguë au site indien des Sundarbans, classé patrimoine mondial depuis 1987. L’ensemble du site est entrecoupé d’un réseau complexe de voies d’eau sous l’influence des marées, de vasières et d’îlots de forêts de mangroves halophiles, offrant un excellent exemple de processus géologiques en cours. Le site est également connu pour la richesse de sa faune qui comprend 260 espèces d’oiseaux, le tigre du Bengale et d’autres espèces menacées comme le crocodile marin et le python indien.

Bélarus

  • Forêt Bialowieza *

    Le site du patrimoine mondial de la Forêt Bialowieża, sur la frontière entre la Pologne et la Bélarusse, est un vaste massif de forêt ancienne comprenant à la fois des conifères et des feuillus d’une superficie totale de 141 885 ha. Situé sur la ligne de partage des eaux entre la mer Baltique et la mer Noire, ce bien transfrontalier apparaît comme une région irremplaçable pour la conservation de la biodiversité. On y trouve la plus grande population de bisons d’Europe, l’espèce emblématique du bien.

Belgique

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

Belize

  • Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize

    La région côtière du Belize est un système naturel exceptionnel qui comprend le plus grand récif-barrière de l’hémisphère Nord, des atolls bordiers, plusieurs centaines de cayes de sable, des forêts de mangroves, des lagons côtiers et des estuaires. Les sept sites du réseau illustrent les étapes de l’évolution des récifs et constituent un habitat important pour des espèces menacées telles que les tortues marines, les lamantins et le crocodile marin d’Amérique.

Bénin

  • Complexe W-Arly-Pendjari *

    Cette extension transnationale (Bénin, Burkina Faso) au Parc national du W au Niger, inscrit en 1996 sur la Liste du patrimoine mondial, couvre une vaste étendue de savane soudano-sahélienne intacte, avec des types de végétation comme les prairies, les brousses arbustives, les savanes boisées ou les vastes forêts-galeries. Il s’agit du plus grand et du plus important continuum d’écosystèmes terrestres, semi-aquatiques et aquatiques de la ceinture de savanes d’Afrique de l’Ouest. Le bien sert de refuge à des espèces animales qui ont disparu ailleurs en Afrique de l’Ouest ou sont très menacées. Il accueille notamment la plus grande population d’éléphants d’Afrique de l’Ouest et la plupart des grands mammifères typiques de la région, comme le lamantin d’Afrique, le guépard, le lion ou le léopard. Il abrite aussi la seule population viable de lions de la région.

Bolivie (État plurinational de)

  • Parc national Noel Kempff Mercado

    Ce parc national est l'un des plus grands (1 523 000 ha) et des plus intacts du bassin amazonien. Variant en altitude de 200 m à près de 1 000 m, il offre une riche mosaïque d'habitats allant des forêts sempervirentes amazoniennes de haute altitude à la savane et à la forêt du Cerrado. Le parc présente une histoire évolutionnaire couvrant plus d'un milliard d'années depuis le Précambrien. Il abrite des populations viables de nombreux grands vertébrés en péril ou menacés d'extinction au niveau mondial, une flore estimée à 4 000 espèces et plus de 600 espèces d'oiseaux.

Botswana

  • Delta de l’Okavango

    Cette plaine située au nord-ouest du Botswana est composée de marécages permanents et de prairies saisonnièrement inondées. Il s’agit d’un des très rares grands systèmes de deltas intérieurs n’ayant pas de débouché dans la mer et d’un système de zones humides quasi intact. Une des caractéristiques uniques de ce site est que les crues annuelles se produisent en saison sèche, de sorte que les plantes et les animaux ont synchronisé leur rythme biologique avec les crues et les pluies annuelles. C’est un exemple exceptionnel de l’interaction des processus climatiques, hydrologiques et biologiques. Le delta de l’Okavango entretient des populations de certains des grands mammifères les plus en danger du monde tels que le guépard, le rhinocéros blanc et le rhinocéros noir, le lycaon et le lion.

Brésil

  • Aire de conservation du Pantanal

    L'aire de conservation du Pantanal comporte quatre aires protégées d'une superficie totale de 187 818 ha. Située au centre-ouest du Brésil, à l'extrémité sud-ouest de l'Etat du Mato Grosso, elle embrasse les sources des fleuves Cuiabá et Paraguay. Le site représente 1,3 % du Pantanal brésilien, secteur principal de l'un des écosystèmes de zones humides d'eau douce les plus vastes du monde. L'abondance et la diversité de sa végétation et de sa faune en sont la caractéristique la plus spectaculaire.

  • Aires protégées du Cerrado : Parcs nationaux Chapada dos Veadeiros et Emas

    Les deux sites inclus dans ce classement abritent une flore, une faune et des habitats essentiels caractéristiques du Cerrado – l’un des écosystèmes tropicaux les plus anciens et les plus diversifiés du monde. Pendant des millénaires, ces sites ont servi de refuges à plusieurs espèces lors des périodes de changements climatiques, et ils resteront indispensables au maintien de la biodiversité du Cerrado lors de futures modifications climatiques.

  • Complexe de conservation de l’Amazonie centrale 2

    Ce site de plus de 6 millions d’hectares forme la plus grande zone protégée du bassin amazonien et l’une des régions les plus riches de la planète sur le plan de la biodiversité. On y trouve notamment un exemple significatif d’écosystèmes de varzea, des forêts d’igapó, des lacs et des cours d’eau qui forment une mosaïque aquatique où évolue la plus grande diversité de poissons électriques du monde. Le site abrite des espèces menacées d’une importance cruciale, notamment l’arapaima géant, le lamantin de l’Amazone, le caïman noir et deux espèces de dauphins d’eau douce.

  • Côte de la découverte – Réserves de la forêt atlantique

    La Côte de la découverte du Brésil, située dans les États de Bahía et d’Espirito Santo, se compose de huit aires protégées qui contiennent 112 000 ha de forêt atlantique et arbustes associés (restingas). La forêt atlantique est la forêt ombrophile la plus riche du monde du point de vue de la biodiversité. La Côte de la découverte abrite un large éventail d’espèces ayant un haut niveau d’endémisme. Elle révèle un schéma d’évolution de très grand intérêt pour la science et la conservation.

  • Forêt atlantique – Réserves du sud-est

    Située dans les États du Paraná et de São Paulo, cette forêt abrite quelques-uns des meilleurs – et plus vastes – exemples de la forêt atlantique brésilienne. Les vingt-cinq aires protégées qui composent ce site s’étendent sur environ 470 000 ha et illustrent la richesse biologique et l’évolution des derniers vestiges de la forêt atlantique. Depuis les montagnes couvertes de forêts denses jusqu’aux zones humides, aux îles côtières avec leurs montagnes et leurs dunes isolées, ce site présente un milieu naturel riche et de grande beauté.

  • Îles atlantiques brésiliennes : les Réserves de Fernando de Noronha et de l'atol das Rocas

    Les sommets de la dorsale sous-marine de l’Atlantique Sud forment l’archipel de Fernando de Noronha et l’atoll das Rocas, au large des côtes brésiliennes. Ils représentent une grande partie de la superficie insulaire de l’Atlantique Sud et leurs eaux fécondes constituent des lieux de reproduction et de subsistance extrêmement importants pour les thons, requins, tortues et mammifères marins. Ces îles abritent la plus grande concentration d’oiseaux marins tropicaux de l’océan Atlantique Ouest. La baie de Golfinhos accueille une population exceptionnelle de dauphins résidents et, à marée basse, l’atoll das Rocas offre un paysage spectaculaire de lagons et de bassins de marée grouillants de poissons.

  • Parc national d'Iguaçu

    Comme son voisin d’Argentine, le parc national de l’Iguaçu permet d’admirer, sur une longueur de 2 700 m, l’une des cataractes les plus grandes et les plus impressionnantes du monde. Il abrite de nombreuses espèces rares et menacées de flore et de faune, et notamment la loutre géante et le fourmilier géant. Les nuages d’embruns qui se dégagent des chutes favorisent la croissance d’une végétation luxuriante.

Bulgarie

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

  • Parc national de Pirin

    Sur une étendue de plus de 27 000 ha, à une altitude de 1 008 à 2 914 m dans le massif du Pirin, dans le sud-ouest de la Bulgarie, le parc présente un paysage karstique des Balkans, avec ses lacs, ses cascades, ses grottes et ses forêts de pins. Il a été ajouté à la Liste du patrimoine mondial en 1983. L'extension inclut désormais l'ensemble du Parc national de Pirin, soient près de 40 000 ha, à l'exception de deux zones touristiques (ski). La partie principale de cette extension est une zone de hautes montagnes de plus de 2000 mètres d'altitude comprenant surtout des prairies alpines, des éboulis rocheux et des sommets.

  • Réserve naturelle de Srébarna

    La réserve naturelle de Srébarna est un lac d’eau douce adjacent au Danube qui s’étend sur plus de 600 ha. Il abrite près de 100 espèces d’oiseaux qui viennent s’y reproduire et dont beaucoup sont rares ou menacées. Quelque 80 autres espèces d’oiseaux s’y réfugient au cours de leur migration chaque hiver. Parmi les espèces d’oiseaux les plus intéressantes, on note le pélican dalmate, le bihoreau gris, l’ibis falcinelle et la spatule blanche.

Burkina Faso

  • Complexe W-Arly-Pendjari *

    Cette extension transnationale (Bénin, Burkina Faso) au Parc national du W au Niger, inscrit en 1996 sur la Liste du patrimoine mondial, couvre une vaste étendue de savane soudano-sahélienne intacte, avec des types de végétation comme les prairies, les brousses arbustives, les savanes boisées ou les vastes forêts-galeries. Il s’agit du plus grand et du plus important continuum d’écosystèmes terrestres, semi-aquatiques et aquatiques de la ceinture de savanes d’Afrique de l’Ouest. Le bien sert de refuge à des espèces animales qui ont disparu ailleurs en Afrique de l’Ouest ou sont très menacées. Il accueille notamment la plus grande population d’éléphants d’Afrique de l’Ouest et la plupart des grands mammifères typiques de la région, comme le lamantin d’Afrique, le guépard, le lion ou le léopard. Il abrite aussi la seule population viable de lions de la région.

Cameroun

  • Réserve de faune du Dja

    C’est l’une des forêts humides d’Afrique les plus vastes et les mieux protégées, 90 % de sa superficie restant inviolée. Pratiquement encerclée par le fleuve Dja, qui en forme la limite naturelle, la réserve est surtout remarquable pour sa biodiversité et pour la très grande variété des primates qui y vivent. Elle abrite 107 espèces de mammifères, dont cinq sont menacées.

  • Trinational de la Sangha *

    Situé dans le nord-ouest du bassin du Congo, au point de rencontre du Cameroun, du Congo et de la République centrafricaine, le site comprend trois parcs nationaux contigus, couvrant une superficie totale de 750 000 hectares, très peu affectés par l’activité humaine. On y trouve l’ensemble du spectre des écosystèmes de forêts tropicales humides. Les riches faune et flore comprennent notamment des crocodiles du Nil et des poissons-tigres Goliath, grands prédateurs. Les clairières offrent des espèces herbacées et la Sangha abrite des populations considérables d’éléphants de forêt, ainsi que des gorilles des plaines de l’ouest (en danger critique d’extinction) et des chimpanzés (en danger). L’environnement du site a permis la poursuite des processus écologiques et évolutionnaires sur une large échelle, ainsi que le maintien d’une grande biodiversité, comprenant de nombreuses espèces en danger.

Canada

  • Falaises fossilifères de Joggins

    Les falaises fossilifères de Joggins constituent un site paléontologique de 689 hectares, situé le long de la côte de la Nouvelle-Ecosse (dans l'Est du Canada). On le surnomme le « Galápagos du carbonifère » en raison de la profusion de fossiles qu'on y trouve et qui remontent à cette période géologique (datant de 354 à 290 millions d'années). Les roches du site sont considérées comme des exemples types de cette période de l'histoire de la Terre ; elles constituent le vestige de la strate pennsylvanienne (vieille de 318 à 303 millions d'années) le plus important en épaisseur et en richesse au monde, ainsi que le registre fossilifère le plus complet des formes de vie terrestres de cette époque. On y trouve des restes et des traces des premiers animaux et des forêts tropicales humides dans lesquelles ils vivaient, conserves in situ, intacts et non perturbés. Les 14,7 kilomètres de falaises maritimes, de microfalaises, de plates-formes rocheuses et de plages du site regroupent les vestiges de trois écosystèmes : une baie estuarienne, une forêt tropicale humide en plaine inondable et une plaine alluviale boisée sujette aux incendies et comportant des mares d'eau douce. Le site offre l'ensemble le plus complet de fossiles de ces trois types d'écosystème, soit 96 genres et 148 espèces de fossiles ainsi que 20 groupes d'empreintes. II est répertorié en raison des échantillons spectaculaires qu'il renferme et qui représentent les principales étapes de l'histoire de la Terre.

  • Kluane / Wrangell-St. Elias / Glacier Bay / Tatshenshini-Alsek # * 3

    Cet ensemble impressionnant de glaciers et de hauts sommets, situé de part et d'autre de la frontière entre le Canada (territoire du Yukon et Colombie-Britannique) et les États-Unis d'Amérique (Alaska), constitue l'un des paysages naturels les plus spectaculaires du monde. Il abrite de nombreux grizzlis, caribous et mouflons de Dall et contient le champ de glace non polaire le plus vaste du monde.

  • Mistaken Point

    Ce site fossilifère est situé à l’extrémité sud-est de l’île de Terre-Neuve, à l’est du pays. Il se compose d’une bande étroite de 17 km de long, formée de falaises côtières accidentées. Originaires des fonds marins, ces falaises, qui datent de la période de l’Édiacarien (580-560 millions d’années), présentent les plus anciens assemblages de grands fossiles connus. Ces fossiles illustrent un tournant critique dans l’histoire de la vie sur Terre : l’apparition d’organismes de grande taille, biologiquement complexes, après presque trois milliards d’années d’évolution dominée par les micro-organismes.   

  • Parc international de la paix Waterton-Glacier *

    En 1932, le parc national des Lacs-Waterton (Alberta, Canada) et le Glacier National Park (Montana, États-Unis d'Amérique) ont été réunis pour former le premier « parc international de la paix » du monde. Situé de part et d'autre de la frontière entre les deux pays, il offre des paysages d'une beauté exceptionnelle. Il est particulièrement riche en espèces végétales et en mammifères ainsi qu'en prairies, forêts, éléments alpins et glaciers.

  • Parc national de Miguasha

    Situé dans la région du Québec méridional, sur la côte sud-ouest de la péninsule gaspésienne, le parc national de Miguasha est un site paléontologique remarquable, considéré comme la meilleure illustration de la période du dévonien ou « âge des poissons ». Datée de 370 millions d'années, la formation d'Escuminac, dévonien supérieur, renferme cinq des six groupes de poissons fossiles associés à cette période. L'importance de ce site tient au fait qu'on y trouve la plus grande concentration de spécimens fossiles de poissons à nageoires charnues – en état exceptionnel de conservation – qui sont les ancêtres des premiers vertébrés terrestres respirant de l'air : les tétrapodes.

  • Parc national du Gros-Morne

    Situé sur la côte ouest de l'île de Terre-Neuve, le parc offre un exemple rare de l'évolution de la dérive des continents où la croûte océanique profonde et les rochers du manteau terrestre sont exposés. L'action glaciaire plus récente a sculpté un paysage spectaculaire composé de basses terres côtières, de plateaux alpins, de fjords, de vallées glaciaires, de falaises abruptes, de chutes et de plusieurs lacs inviolés.

  • Parc national Nahanni #

    Situé le long de la Nahanni Sud, l'un des cours d'eau les plus spectaculaires d'Amérique du Nord, ce parc comporte de profonds canyons, de grandes cascades, ainsi qu'un ensemble unique de grottes karstiques. Le parc abrite, de plus, maintes espèces animales caractéristiques des forêts boréales comme le loup, le grizzli et le caribou. On trouve également le mouflon de Dall et la chèvre de montagne dans l'environnement alpin du parc.

  • Parc national Wood Buffalo

    Situé dans les plaines de la région centre-nord du Canada, ce parc abrite la plus grande population américaine de bisons en liberté et est aussi l'aire naturelle de nidification de la grue blanche d'Amérique. Parmi ses beautés naturelles, on peut noter le plus grand delta intérieur du monde, situé à l'embouchure des rivières la Paix et Athabasca. Le parc couvre 44 807 km2 .

  • Parc provincial Dinosaur

    Outre ses paysages d'une grande beauté, le parc, situé au cœur des bad-lands de la province de l'Alberta, contient les vestiges les plus importants qu'on ait jamais trouvés de l'« âge des reptiles ». Il s'agit en particulier d'environ 35 espèces de dinosaures remontant à quelque 75 millions d'années.

  • Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes # 4

    Les parcs nationaux contigus de Banff, Jasper, Kootenay et Yoho, ainsi que les parcs provinciaux du mont Robson, du mont Assiniboine et Hamber, parsemés de sommets, de glaciers, de lacs, de chutes, de canyons et de grottes calcaires, offrent des paysages montagneux particulièrement remarquables. On y trouve aussi le gisement fossilifère de Burgess Shale, renommé pour ses restes fossilisés d'animaux marins à corps mou.

Chine

  • Sanctuaires du grand panda du Sichuan - Wolong, Mont Siguniang et Montagnes de Jiajin

    Les Sanctuaires du grand panda du Sichuan abritent plus de 30 % de la totalité mondiale de pandas géants en voie d’extinction, s’étendent sur 924 500 ha et comprennent sept réserves naturelles et neuf parcs paysagers dans les montagnes Qionglai et Jiajin. Les sanctuaires constituent aujourd’hui la plus grande zone contiguë d’habitat de ce panda - une relique des forêts paléotropiques de l’ère tertiaire. C’est aussi la plus importante source de grands pandas pour l’établissement de populations de l’espèce en captivité. De plus, les sanctuaires abritent un certain nombre d’espèces en danger à l’échelle mondiale comme le petit panda, la panthère des neiges et la panthère nébuleuse. Sur le plan botanique, il s’agit de l’un des sites les plus riches du monde, en dehors des forêts tropicales ombrophiles, avec sa flore qui compte entre 5 000 et 6 000 espèces appartenant à plus de 1 000 genres.

  • Aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan

    Composé de huit groupes d’aires protégées contenues dans le Parc national des trois fleuves parallèles, dans le nord-ouest montagneux de la province du Yunnan, ce site de 1,7 million d’hectares comprend des secteurs du cours supérieur de trois des grands fleuves d’Asie : le Yangtze, le Mékong et le Salouen. Ces fleuves coulent pratiquement en parallèle, du nord vers le sud, à travers des gorges vertigineuses qui peuvent atteindre 3 000 mètres de profondeur et sont bordés de hauts sommets dont les pics glacés dépassent 6 000 mètres. Cette région tempérée est la plus riche du monde en diversité biologique, et elle est également un épicentre de la biodiversité en Chine.

  • Danxia de Chine

    Danxia de Chine est le nom donné aux paysages qui se sont formés sur des couches sédimentaires terrigènes rouges continentales, influencées par des forces endogènes (notamment le soulèvement) et des forces exogènes (notamment l'altération et l'érosion). Le site inscrit comprend six secteurs situés dans la zone subtropicale du sud-ouest de la Chine. Il se caractérise par des falaises rouges spectaculaires et toute une gamme de reliefs et d'érosion, en particuliers des colonnes naturelles spectaculaires, des tourelles, des ravins, des vallées et des cascades. Ces paysages tourmentés ont contribué à la conservation de feuillus sempervirentes subtropicaux et ils abritent de nombreuses espèces de flore et de faune, dont 400 sont considérées comme rares ou menacées.

  • Fanjingshan

    Situé dans la chaîne de montagnes de Wuling, dans la province du Guizhou (sud-ouest de la Chine), Fanjingshan se caractérise par une amplitude altitudinale qui va de 2 570 à 500 m au-dessus du niveau de la mer, ce qui favorise l'existence de types de végétation et de relief très diversifiés. C'est une île de roches métamorphiques dans un océan de karst qui abrite encore de nombreuses espèces animales et végétales dont l'origine remonte au tertiaire, il y a entre 65 millions et deux millions d'années. L'isolement a favorisé un haut degré de biodiversité avec des espèces endémiques, comme le sapin de Fanjingshan (Abies fanjingshanensis) et le rhinopithèque jaune doré du Guizhou (Rhinopithecus brelichi), ou menacées, comme la salamandre géante de Chine (Andrias davidianus), le porte-musc nain (Moschus berezovskii) ou le faisan vénéré (Syrmaticus reevesii). Fanjingshan abrite la forêt primaire de hêtres la plus vaste et la plus continue de la région subtropicale.

  • Karst de Chine du Sud

    La région du Karst de Chine du Sud représente l’un des plus spectaculaires exemples de paysages de karst humide tropical et subtropical. Ce site en série, réparti entre les provinces de Guizhou, Guangxi, Yunnan et Chongqing,  s’étend sur une superficie de 97 125 ha. Il comprend les formes de reliefs karstiques les plus représentatives, notamment le karst à tourelles, le karst à pitons et le karst à pinacles ainsi que d’autres caractéristiques spectaculaires telles que des ponts naturels, des gorges et de vastes grottes. Les forêts de pierre de Shilin sont considérées comme des phénomènes naturels extraordinaires et de véritables références mondiales. Le karst à pitons et à tourelles de Libo, lui aussi considéré comme le site-référence mondial pour ce type de karst, offre un paysage très particulier d’une grande beauté. Le karst de Wulong a été inscrit pour ses dolines géantes, ses ponts naturels et ses cavernes.

  • Parc national du mont Sanqingshan

    Le Parc national du mont Sanqingshan. Ce site de 22 950 ha, situé à l’extrémité ouest de la chaîne des monts Huaiyu, au nord-est de la province du Jiangxi (centre-est de la Chine) a été inscrit pour la qualité esthétique exceptionnelle de son paysage, remarquable par la présence de 48 pics et 89 colonnes de granit dont beaucoup ressemblent à des silhouettes humaines ou animales. La beauté naturelle du mont Sanqingshan, culminant à 1817 m, est rehaussée par la juxtaposition de ces formations granitiques, de la végétation et des conditions météorologiques qui créent un paysage à couper le souffle, toujours changeant avec des halos brillants sur les nuages et des arcs-en-ciel blancs. La région est soumise à une combinaison d’influences maritimes et subtropicales de mousson ; elle forme une île de forêt tempérée au-dessus du paysage subtropical qui l’entoure. Le parc comprend aussi des forêts, de nombreuses chutes d’eau, dont quelques-unes de 60 m de haut, des lacs et des sources.

  • Qinghai Hoh Xil

    Qinghai Hoh Xil se trouve à l’extrémité nord-est du vaste plateau Qinghai-Tibet, le plus grand et le plus haut plateau du monde. Cette vaste région de montagnes alpines et de steppes est située à plus de 4 500 m d’altitude au-dessus du niveau de la mer, où les températures moyennes annuelles sont en-dessous de zéro. La formation géographique et les conditions climatiques ont engendré une biodiversité unique. Plus d’un tiers des espèces de plantes et tous les mammifères herbivores sont endémiques du plateau. Le bien préserve la totalité de la voie de migration de l’antilope du Tibet, l’une des espèces de grands mammifères en danger, qui est endémique du plateau.

  • Région d'intérêt panoramique et historique de Huanglong

    Dans le nord-ouest de la province du Sichuan, la région de Huanglong comprend des sommets couverts de neiges éternelles et le glacier chinois situé le plus à l'est. À ses paysages de montagne s'ajoutent des écosystèmes forestiers très variés, associés à des formations karstiques spectaculaires, des chutes d'eau et des sources d'eau chaude. La région abrite un certain nombre d'espèces animales menacées, dont le panda géant et le singe doré à nez camus du Sichuan.

  • Région d'intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou

    S'étendant sur une superficie de 72 000 ha dans le nord de la province du Sichuan, la vallée de Jiuzhaigou, extrêmement accidentée, culmine à plus de 4 800 m d'altitude et comprend de ce fait une série d'écosystèmes forestiers très variés. Ses superbes paysages se caractérisent notamment par un chapelet de cônes karstiques étroits et des chutes d'eau spectaculaires. La vallée abrite, en outre, quelque 140 espèces d'oiseaux, ainsi qu'un certain nombre d'espèces végétales et animales menacées, dont le panda géant et le takin du Sichuan.

  • Région d'intérêt panoramique et historique de Wulingyuan

    S'étendant sur plus de 26 000 ha dans la province du Hunan, le site est dominé par plus de 3 000 piliers et pics de grès à quartzite dont beaucoup ont plus de 200 m de haut. Il se caractérise aussi par la présence de torrents, de gorges, d'étangs et d'une quarantaine de grottes, ainsi que de deux très grands ponts naturels. À l'extraordinaire beauté des paysages s'ajoute le fait que la région abrite un certain nombre d'espèces végétales et animales menacées d'extinction.

  • Sanctuaire d’oiseaux migrateurs le long du littoral de la mer Jaune et du golfe de Bohai de Chine (phase I)

    Le bien présente un système de vasières intertidales considéré comme le plus grand du monde. Ces vasières ainsi que les marais et les hautfonds sont exceptionnellement productifs et servent de zones de croissance à de nombreuses espèces de poissons et de crustacés. Les zones intertidales de la mer Jaune/golfe de Bohai sont d’importance mondiale pour le rassemblement de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs qui utilisent la voie de migration Asie de l’Est-Australasie. De grands rassemblements d’oiseaux - parmi lesquels se trouvent certaines des espèces les plus menacées au monde - dépendent du littoral comme lieu de halte pour la mue, le repos, l’hivernage ou la nidification.

  • Shennongjia au Hubei

    Situé dans la province du Hubei, au centre-est de la Chine, le site est formé de deux éléments : Shennongding/Badong à l’ouest, et Laojunshan à l’est. Il abrite les plus grandes forêts primaires qui subsistent en Chine centrale et sert d’habitat à de nombreuses espèces animales rares comme la salamandre géante de Chine, le rhinopithèque de Roxellane, la panthère nébuleuse, le léopard ou l’ours à collier. Shennongjia au Hubei est l’un des trois centres de biodiversité de la Chine. Le site, qui a fait l’objet d’expéditions internationales de collectes de plantes aux XIXe et XXe siècles, occupe une place importante dans l’histoire de la recherche botanique. 

  • Site fossilifère de Chengjiang

    Ce site de 512 hectares de collines, situé dans la province du Yunnan, offre les archives les plus complètes d’une communauté marine du Cambrien inférieur, avec un biote exceptionnellement préservé où l’anatomie des tissus durs et mous d’une très grande variété d’organismes, invertébrés et vertébrés, apparaît avec un maximum de détails. Le site témoigne de l’établissement ancien d’un écosystème marin complexe. On y trouve au moins 16 phyla, ainsi qu’une variété de groupes énigmatiques et environ 196 espèces, le tout témoignant de façon exceptionnelle de la rapide diversification de la vie sur terre il y a 530 millions d’années, au moment où sont apparus presque tous les principaux groupes d’animaux d’aujourd’hui. Le site représente une fenêtre paléobiologique de grande importance pour la science.

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  • Tianshan au Xinjiang

    Le site (606 833 ha. pour sa zone centrale) comprend quatre éléments - Tomour, Kalajun-Kuerdening, Bayinbukuke et Bogda  - et appartient à la chaîne de montagnes du Tianshan en Asie centrale, l’une des sept plus grandes chaînes de montagnes du monde. Le Tianshan au Xinjiang propose des caractéristiques uniques de géographie physique et des panoramas de grande beauté, notamment des montagnes spectaculaires couronnées de neige, des pics coiffés de glaciers, des forêts et des prairies intactes, des cours d’eau et des lacs clairs, des canyons à fond rouge. Ces paysages contrastent avec ceux des grands déserts environnants. La différence est saisissante entre des environnements froids et chauds, secs et humides, désertiques et luxuriants. Le relief et les écosystèmes ont été préservés depuis le Pliocène et il s’agit d’un exemple remarquable des processus évolutionnaires biologiques et écologiques en cours dans une zone tempérée aride. Le site s’étend jusqu’au désert de Taklimakan, un des plus grands et plus hauts déserts du monde, célèbre pour la diversité de ses formes dunaires et sa capacité à produire de nombreuses tempêtes de poussière. Le Tianshan au Xinjiang constitue aussi un habitat important pour des espèces reliques et de nombreuses espèces rares et en danger, ainsi que pour des espèces endémiques.

Colombie

  • Parc national de Los Katíos

    Couvrant 72 000 ha dans le nord-ouest de la Colombie, le parc de Los Katios comprend des collines basses, des forêts et des plaines humides. Il présente une diversité biologique exceptionnelle et sert d'habitat à plusieurs espèces animales menacées, ainsi qu'à de nombreuses plantes endémiques.

  • Sanctuaire de faune et de flore de Malpelo

    Ce sanctuaire se situe à 506 km de la côte colombienne et comprend l’île de Malpelo (350 ha) ainsi que la zone marine environnante (857 150 ha). Ce vaste parc marin, qui est aussi la plus grande zone où la pêche est interdite dans le Pacifique tropical oriental, constitue un habitat d’une importance critique pour un certain nombre d’espèces marines menacées au plan mondial. C’est aussi une source majeure de nutriments et une zone importante d’agrégation de la biodiversité marine. On y trouve en particulier des requins, mérous géants et voiliers, et c’est l’un des rares sites au monde où a été confirmée la présence de l’odontospide féroce, un requin des profondeurs. De l’avis général, ce milieu sous-marin est l’un des sites de plongée les plus remarquables du monde du fait de la beauté naturelle extraordinaire de ses murs abrupts et de ses grottes. De plus, ces eaux profondes abritent de larges populations de grands prédateurs et d’espèces pélagiques (on a par exemple relevé la présence de bancs de plus de 200 requins-marteaux et de plus de 1000 requins soyeux, requins-baleines et thons) qui, dans ce milieu non perturbé, conservent des comportements naturels.

Congo

  • Trinational de la Sangha *

    Situé dans le nord-ouest du bassin du Congo, au point de rencontre du Cameroun, du Congo et de la République centrafricaine, le site comprend trois parcs nationaux contigus, couvrant une superficie totale de 750 000 hectares, très peu affectés par l’activité humaine. On y trouve l’ensemble du spectre des écosystèmes de forêts tropicales humides. Les riches faune et flore comprennent notamment des crocodiles du Nil et des poissons-tigres Goliath, grands prédateurs. Les clairières offrent des espèces herbacées et la Sangha abrite des populations considérables d’éléphants de forêt, ainsi que des gorilles des plaines de l’ouest (en danger critique d’extinction) et des chimpanzés (en danger). L’environnement du site a permis la poursuite des processus écologiques et évolutionnaires sur une large échelle, ainsi que le maintien d’une grande biodiversité, comprenant de nombreuses espèces en danger.

Costa Rica

  • Parc national de l'île Cocos

    Le parc national de l'île Cocos, situé à 550 km au large de la côte pacifique du Costa Rica, est la seule île du Pacifique tropical oriental possédant une forêt tropicale humide. Son emplacement – au premier point de contact avec le contre-courant nord-équatorial – et la myriade d'interactions entre l'île et l'écosystème marin environnant font de ce parc un laboratoire idéal pour l'étude des processus biologiques. Le monde sous-marin du parc national est devenu célèbre et de nombreux plongeurs le considèrent comme le meilleur endroit au monde pour observer les grandes espèces pélagiques comme les requins, les raies, les thons et les dauphins.

  • Réserves de la cordillère de Talamanca-La Amistad / Parc national La Amistad *

    Dans cet unique endroit de l'Amérique centrale où les glaciations du quaternaire ont laissé leur marque, une situation géographique particulière a permis des échanges génétiques entre la faune et la flore de l'Amérique du Nord et celles de l'Amérique du Sud. Des forêts tropicales couvrent la plus grande partie du site. Quatre tribus indiennes différentes habitent ce site, qui bénéficie d'une étroite coopération entre le Costa Rica et le Panamá.

  • Zone de conservation de Guanacaste

    La Zone de conservation de Guanacaste, inscrite en 1999, a été étendue pour inclure une aire de 15 000 ha, Sta Elena qui appartenait à un particulier. La zone comprend des habitats naturels importants pour la conservation de la diversité biologique, notamment les meilleurs habitats de forêt sèche de la zone allant de l’Amérique centrale au nord du Mexique, ainsi que des habitats clés pour des espèces animales et végétales rares ou menacées. Sur ce site se déroulent des processus écologiques importants tant dans les milieux terrestres que côtiers ou marins.

Côte d'Ivoire

  • Parc national de la Comoé

    Ce parc, qui est l'une des zones protégées les plus vastes de l'Afrique de l'Ouest, se caractérise par la très grande diversité de sa végétation. La Comoé qui coule dans le parc explique que l'on y trouve des associations de plantes que l'on ne rencontre normalement que beaucoup plus au sud, comme les savanes arbustives et des îlots de forêt dense humide.

  • Parc national de Taï

    Ce parc constitue l'un des derniers vestiges importants de la forêt tropicale primaire en Afrique de l'Ouest. Sa riche flore naturelle et ses espèces de mammifères menacées, comme l'hippopotame pygmée et onze espèces de singes, présentent un grand intérêt scientifique.

  • Réserve naturelle intégrale du mont Nimba *

    Situé aux confins de la Guinée, du Liberia et de la Côte d’Ivoire, le mont Nimba domine les savanes environnantes. Ses pentes, couvertes d’une forêt dense au pied d’alpages de graminées, recèlent une flore et une faune particulièrement riches, avec des espèces endémiques comme le crapaud vivipare ou les chimpanzés qui se servent de pierres comme d’outils.

Croatie

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

  • Parc national Plitvice #

    Les eaux, qui s'écoulent à travers les roches dolomitiques et calcaires, ont déposé au cours des millénaires des barrières de travertin, formant des barrages naturels qui sont à l'origine d'une série de lacs, de cavernes et de chutes d'eau de toute beauté. Ces processus géologiques se poursuivent de nos jours. Les forêts du parc abritent des ours, des loups et de nombreuses espèces d'oiseaux rares.

Cuba

  • Parc national Alejandro de Humboldt

    Une géologie complexe et une topographie variée ont généré une diversité d'écosystèmes et d'espèces inégalée aux Caraïbes, créant l'un des sites insulaires et tropicaux les plus divers du monde sur le plan biologique. Compte tenu de la toxicité de nombreuses roches sous-jacentes pour les plantes, les espèces ont donc dû s'adapter pour survivre dans ces conditions hostiles. Ce processus unique d'évolution a abouti au développement de nombreuses espèces nouvelles et le parc est l'un des sites les plus importants de tout l'hémisphère Nord pour la conservation de la flore endémique. L'endémisme des vertébrés et des invertébrés du parc est également très élevé.

  • Parc national Desembarco del Granma

    Les terrasses marines relevées de ce site et l'évolution de la topographie et des caractéristiques karstiques sur les terrasses constituent un exemple mondial de caractéristiques géomorphologiques et physiographiques et de processus géologiques en cours. Situé dans le sud-est de Cuba, le parc national Desembarco del Granma inclut les terrasses et les falaises spectaculaires du cap Cruz, ainsi que certaines des falaises côtières les plus impressionnantes et les plus intactes bordant les côtes américaines de l'Atlantique.

Danemark

  • Fjord glacé d’Ilulissat

    Situé sur la côte ouest du Groenland, à 250 km au nord du cercle arctique, le fjord glacé d’Ilulissat est l’embouchure maritime de Sermeq Kujalleq, un des rares glaciers à travers lesquels la glace de l’inlandsis groenlandais atteint la mer. Sermeq Kujalleq est l’un des glaciers les plus rapides et les plus actifs du monde. Son vêlage annuel de plus de 35 km3, soit 10 % de toute la glace de vêlage (les icebergs) du Groenland, dépasse celui de tous les autres glaciers du monde en dehors de l’Antarctique. Étudié depuis plus de 250 ans, le site a permis d’enrichir notre compréhension du changement climatique et de la glaciologie de la calotte glaciaire. L’immense couche de glace associée au fracas impressionnant d’une coulée de glace rapide vêlant dans un fjord couvert d’icebergs crée un phénomène naturel spectaculaire et grandiose.

  • La mer des Wadden

    La mer des Wadden est considérée comme le plus grand système mondial ininterrompu de vasières et de bancs de sable à marée. Le site comprend l’aire de conservation de la mer des Wadden néerlandaise, les parcs nationaux allemands de la mer des Wadden de Basse-Saxe et Schleswig-Holstein et la majeure partie de l’aire de conservation de la mer des Wadden danoise. Cet écosystème tempéré de zones humides côtières est le fruit d’interactions particulièrement complexes entre des facteurs physiques et biologiques. On y trouve une multitude d’habitats de transition : chenaux à marée, bancs de sable, prairies d’herbe marines, moulières, barres de sable, vasières, marais salés, estuaires, plages et dunes. L’endroit héberge de nombreuses espèces de plantes et d’animaux, dont des mammifères marins comme le phoque commun, le phoque gris et le marsouin commun. Le site est un des derniers écosystèmes intertidaux naturels à grande échelle où les processus naturels se poursuivent de manière quasi non perturbée.

  • Stevns Klint

    Ce site géologique, qui comprend un littoral long de 15 km avec des falaises fossilifères, est un témoignage exceptionnel de l’impact de la chute de la météorite de Chicxulub, survenue à la fin du crétacé, il y a environ 65 millions d’années. Les scientifiques considèrent généralement que cet impact est responsable de la plus récente des grandes extinctions de masse de l’histoire, à l’origine de la disparition des dinosaures et de plus de 50 % de la vie sur Terre. On peut observer sur ce site le registre sédimentaire du nuage de cendres formé par l’impact de la météorite, le site même de l’impact étant au fond de l’eau, au large de la péninsule du Yucatán au Mexique. On peut également y observer un registre fossile exceptionnel formé d’une succession d’assemblages biologiques.

Dominique

  • Parc national de Morne Trois Pitons

    Une forêt tropicale luxuriante est associée à des caractéristiques volcaniques d'un grand intérêt panoramique et scientifique dans ce parc national centré sur le Morne Trois Pitons, volcan qui culmine à 1 342 m. Avec des pentes escarpées, des vallées étranglées, 50 fumerolles et des sources d'eau chaude, trois lacs d'eau douce, un « lac bouillonnant », cinq volcans répartis sur les 7 000 ha du site et la diversité biologique la plus riche des Petites Antilles, le parc national de Morne Trois Pitons présente une combinaison rare de caractéristiques de patrimoine mondial.

Égypte

  • Wadi Al-Hitan (La vallée des Baleines)

    Wadi al-Hitan, la Vallée des baleines, dans le désert occidental de l’Égypte, contient des restes fossiles inestimables du plus ancien, et maintenant éteint, ordre des baleines archaeoceti. Ces fossiles représentent l’une des étapes les importantes de l’évolution : les débuts de la baleine en tant que mammifère marin après avoir été mammifère terrestre. C’est le plus grand site au monde témoignant de cette époque de l’évolution. Il montre très clairement l’aspect et la vie de ces baleines pendant leur transition. Le nombre, la concentration et la qualité de ces fossiles sont uniques, tout comme leur accessibilité et leur présence dans un paysage attrayant et protégé. Les fossiles d’Al-Hitan montrent des jeunes archéocètes, dans les dernières étapes de la perte de leurs membres postérieurs. D’autres fossiles présents sur le site permettent la reconstruction de l’environnement et des conditions écologiques de cette époque.

Équateur

  • Îles Galápagos

    Situées dans l’océan Pacifique, à environ 1000 km du continent sud-américain, ces dix-neuf îles et la réserve marine qui les entoure constituent un musée et un laboratoire vivants de l’évolution uniques au monde. Au confluent de trois courants océaniques, les Galápagos sont un creuset d’espèces marines. L’activité sismique et le volcanisme toujours en activité illustrent les processus qui ont formé ces îles. Ces processus, ainsi que l’isolement extrême de ces îles, ont entraîné le développement d’une faune originale - notamment l’iguane terrestre, la tortue géante et de nombreuses espèces de pinsons qui inspira à Charles Darwin sa théorie de l’évolution par la sélection naturelle à la suite de sa visite en 1835.

  • Parc national Sangay #

    D'une beauté naturelle exceptionnelle avec ses deux volcans en activité, ce parc présente toute la gamme verticale des écosystèmes, depuis la forêt tropicale humide jusqu'aux glaciers, avec des contrastes saisissants entre les sommets enneigés et les forêts des plaines. Son isolement protège les espèces menacées qui s'y trouvent, comme le tapir de montagne et le condor des Andes.

Espagne

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

  • Parc national de Doñana

    Situé en Andalousie, le parc de Doñana occupe la rive droite du Guadalquivir, à son estuaire sur l'océan Atlantique. Il est remarquable par la grande diversité de ses biotopes, notamment lagunes, marais, dunes fixes et mobiles, buissons et maquis. Il est l'habitat de cinq espèces d'oiseaux menacées. C'est l'une des plus grandes héronnières de la région méditerranéenne et le site d'hivernage de plus de 500 000 oiseaux d'eau.

  • Parc national de Garajonay

    Une forêt de lauriers couvre quelque 70 % de ce parc situé au centre de l'île de Gomera, dans l'archipel des Canaries. L'humidité de la vapeur d'eau condensée des sources et de nombreux cours d'eau y favorisent une végétation luxuriante, proche de celle de l'ère tertiaire, qui a presque entièrement disparu d'Europe méridionale en raison des changements climatiques.

  • Parc national de Teide

    Situé dans l’île de Tenerife, le site comporte le strato-volcan du Teide-Pico Viejo qui est le point culminant d’Espagne (3 718 m). S’élevant à environ 7 500 m au-dessus des fonds océaniques, le volcan est considéré comme la troisième plus haute structure volcanique du monde. Il est situé dans un environnement remarquable : les conditions atmosphériques confèrent au paysage des textures et teintes en perpétuel changement, cette « mer de nuages » forme un arrière-plan visuellement très impressionnant derrière la montagne. Le Teide est d’importance mondiale car il témoigne des processus géologiques qui sous-tendent l’évolution des îles océaniques.

États-Unis d'Amérique

  • Kluane / Wrangell-St. Elias / Glacier Bay / Tatshenshini-Alsek # * 5

    Cet ensemble impressionnant de glaciers et de hauts sommets, situé de part et d'autre de la frontière entre le Canada (territoire du Yukon et Colombie-Britannique) et les États-Unis d'Amérique (Alaska), constitue l'un des paysages naturels les plus spectaculaires du monde. Il abrite de nombreux grizzlis, caribous et mouflons de Dall et contient le champ de glace non polaire le plus vaste du monde.

  • Parc international de la paix Waterton-Glacier *

    En 1932, le parc national des Lacs-Waterton (Alberta, Canada) et le Glacier National Park (Montana, États-Unis d'Amérique) ont été réunis pour former le premier « parc international de la paix » du monde. Situé de part et d'autre de la frontière entre les deux pays, il offre des paysages d'une beauté exceptionnelle. Il est particulièrement riche en espèces végétales et en mammifères ainsi qu'en prairies, forêts, éléments alpins et glaciers.

  • Parc national de Mammoth Cave

    Situé dans l'État du Kentucky, le parc national de Mammoth Cave contient le plus grand réseau de cavernes et de galeries souterraines naturelles du monde, exemples caractéristiques de formations calcaires. Le parc et son réseau souterrain de plus de 560 km abritent une flore et une faune variées, comprenant plusieurs espèces menacées.

  • Parc national de Yellowstone

    La vaste forêt naturelle du parc national de Yellowstone couvre près de 9 000 km2 , dont 96 % dans le Wyoming, 3 % dans le Montana et 1% dans l'Idaho. On trouve à Yellowstone plus de 10 000 caractéristiques thermales, soit plus de la moitié des phénomènes géothermiques du monde. Le parc possède également la plus forte concentration mondiale de geysers, 300 environ qui représentent les 2/3 des geysers de la planète. Créé en 1872, le parc est également connu pour sa faune sauvage qui comprend l'ours grizzli, le loup, le bison et le wapiti.

  • Parc national de Yosemite #

    Au cœur de la Californie, le parc national de Yosemite, avec ses vallées suspendues, ses cascades innombrables, ses lacs de cirque, ses dômes polis, ses moraines et ses vallées en U, permet d'observer toutes les formes d'un relief granitique façonné par les glaciations. S'étageant de 600 à 4 000 m d'altitude, il abrite en outre une flore et une faune extrêmement variées.

  • Parc national des Everglades

    De ce site qui se trouve à la pointe sud de la Floride, on a dit qu'il était un fleuve d'herbe coulant imperceptiblement de l'intérieur des terres vers la mer. L'exceptionnelle variété de ses habitats aquatiques en fait le sanctuaire d'un nombre considérable d'oiseaux, de reptiles et d'espèces menacées comme le lamantin.

  • Parc national des Great Smoky Mountains

    S'étendant sur plus de 200 000 ha, ce parc d'une beauté exceptionnelle abrite plus de 3 500 espèces végétales, dont presque autant d'arbres (130 essences naturelles) que l'Europe tout entière. On y trouve aussi de nombreuses espèces animales menacées avec, probablement, la plus grande variété de salamandres au monde. Resté relativement à l'écart, il donne une idée de la flore tempérée avant l'influence de l'homme.

  • Parc national des grottes de Carlsbad

    Situé dans l'État du Nouveau-Mexique, ce paysage karstique comprend plus de 80 grottes connues, remarquables par leurs dimensions et l'abondance, la diversité et la beauté de leurs formations minérales. La grotte de Lechuguilla se distingue des autres et offre un véritable laboratoire souterrain où l'on peut étudier les processus géologiques et biologiques dans un environnement inviolé.

  • Parc national des volcans d'Hawaï #

    Deux des volcans les plus actifs du monde, le Mauna Loa (4 170 m) et le Kilauea, y dominent l'océan Pacifique. Le paysage, qui change au gré des éruptions volcaniques et des coulées de lave, révèle de surprenantes formations géologiques. On y trouve des oiseaux rares et des espèces endémiques, ainsi que des forêts de fougères géantes.

  • Parc national du Grand Canyon

    Sculpté par le Colorado, le Grand Canyon, de près de 1 500 m de profondeur, est la gorge la plus spectaculaire du monde. Situé dans l'Arizona, il traverse le parc national du Grand Canyon. Ses strates horizontales retracent une histoire géologique s'étendant sur 2 milliards d'années. On y trouve aussi les vestiges préhistoriques d'une adaptation humaine à un environnement particulièrement rude.

  • Parc national Olympique

    Situé au nord-ouest de l'État de Washington, le parc national Olympique est célèbre pour la diversité de ses écosystèmes. Des pics couronnés de glaciers parsemés de grandes prairies alpines sont entourés d'une vaste forêt ancienne où se trouve le meilleur exemple de forêt pluviale tempérée intacte et protégée de tout le nord-ouest du Pacifique. Onze grands réseaux fluviaux drainent le massif, offrant le meilleur habitat aux espèces de poissons anadromes du pays. Le parc comprend également 100 km de côtes rocheuses sauvages, un record pour les États-Unis, et il compte de nombreuses espèces animales et végétales indigènes et endémiques, dont des populations essentielles menacées de chouettes tachetées du Nord, de guillemots marbrés et d'ombles à tête plate.

  • Parcs d'État et national Redwood

    Région de montagnes longeant le Pacifique au nord de San Francisco, le parc national Redwood est couvert d'une magnifique forêt de séquoias à feuilles d’if – arbres les plus hauts et les plus impressionnants du monde. La faune marine et terrestre y est également remarquable, avec en particulier le lion de mer, l'aigle chauve et le pélican brun de Californie, une espèce menacée.

Éthiopie

  • Parc national du Simien

    Une érosion massive au cours des ans a formé sur le plateau éthiopien un des paysages les plus spectaculaires du monde, avec des pics, des vallées, et des précipices atteignant jusqu'à 1 500 m de profondeur. Le parc est le refuge d'animaux extrêmement rares, comme le babouin gelada, le renard du Simien ou Walia ibex, sorte de chèvre qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

Fédération de Russie

  • Bassin d’Ubs Nuur

    Le Bassin d’Ubs Nuur, qui couvre une surface de plus de un million d’hectares, est le bassin fermé le plus septentrional d’Asie centrale. Il tire son nom de l’Ubs Nuur, un grand lac peu profond et très salé, qui joue un rôle important dans la vie des oiseaux migrateurs, tant aquatiques que marins. Le site, divisé en douze aires protégées, comprend une vaste gamme d’écosystèmes qui représentent les principaux biomes de l’Eurasie orientale. L’écosystème steppique entretient une riche diversité d’oiseaux et le désert un certain nombre de gerbilles, gerboises et putois marbrés rares. Les montagnes sont d’importants refuges pour le léopard des neiges (une espèce menacée), l’argali et le bouquetin d’Asie.

  • Caucase de l'Ouest

    Situé à une distance de 50 km au nord-est de la mer Noire et couvrant plus de 275 000 ha, le site du Caucase de l'Ouest est l'une des rares grandes régions de montagne d'Europe qui n'ait pas subi d'importants impacts humains. Ses pâturages subalpins et alpins n'ont été utilisés que par des animaux sauvages, et ses vastes étendues de forêts de montagne non perturbées qui vont des basses terres à la zone subalpine sont uniques en Europe. Le site contient une grande diversité d'écosystèmes avec une flore et une faune endémiques importantes. Il est également le lieu d'origine et de réintroduction de la sous-espèce de montagne du bison d'Europe.

  • Forêts vierges de Komi

    Les forêts vierges de Komi couvrent 3,28 millions d'hectares de toundra et de toundra alpine dans l'Oural, ainsi qu'une des zones les plus vastes de forêts boréales encore vierges en Europe. Ces immenses étendues de conifères, trembles, bouleaux, tourbières, rivières et lacs sauvages, surveillées et étudiées depuis plus de cinquante ans, sont les précieux témoins des processus naturels composant la biodiversité de la taïga.

  • Lac Baïkal

    Situé au sud-est de la Sibérie, le lac Baïkal, d'une superficie de 3,15 millions d'hectares, est le plus ancien (25 millions d'années) et le plus profond (1 700 m) lac du monde. Il contient 20 % des eaux douces non gelées de la planète. Son ancienneté et son isolement ont produit une des faunes d'eau douce les plus riches et originales de la planète, qui présente une valeur exceptionnelle pour la science de l'évolution, ce qui lui vaut le surnom de « Galápagos de la Russie ».

  • Montagnes dorées de l'Altaï

    L'Altaï, dans le sud de la Sibérie, est la principale chaîne de montagnes de la région biogéographique de Sibérie occidentale où prennent naissance les principaux cours d'eau de cette région – l'Ob et l'Irtych. Le site comprend trois aires distinctes : le Zapovednik Altaisky et une zone tampon autour du lac Teletskoïe, le Zapovednik Katunsky et une zone tampon autour du mont Belukha et la Zone de silence d'Ukok sur le plateau d'Ukok. Le site couvre au total 1 611 457 ha. Cette région représente la séquence la plus complète de zones végétales d'altitude en Sibérie centrale : steppe, forêt-steppe, forêt mixte, végétation subalpine et végétation alpine. Le site est aussi un habitat important pour des espèces animales menacées, notamment le léopard des neiges.

  • Parc naturel des colonnes de la Lena

    Le parc naturel des colonnes de la Lena est marqué par de spectaculaires colonnes de pierre d’une hauteur de près de 100 mètres qui longent les rives de la Lena, au centre de la République de Sakha (Yakoutie). Les colonnes sont nées du climat continental extrême de la région où l’amplitude annuelle des températures atteint presque 100° C, d’environ – 60° en hiver à + 40° en été. Les colonnes sont des contreforts rocheux isolés les uns des autres par des ravines profondes et abruptes issues de la gélifraction dirigée le long des joints intermédiaires. La pénétration de l’eau depuis la surface a facilité les processus cryogéniques (action du gel-dégel) qui ont élargi les ravines entre les colonnes, conduisant à l’isolement de celles-ci. Les processus fluviaux ont aussi une importance critique pour les colonnes. Le site se caractérise également par de nombreux fossiles de multiples espèces, pour certaines uniques, datant du Cambrien.

  • Paysages de la Dauria *

    Partagé entre la Fédération de Russie et la Mongolie, ce site est un exemple exceptionnel de l’écorégion de la steppe daourienne, qui s’étend de l’est de la Mongolie jusqu’à la Sibérie russe et au nord-est de la Chine. Les changements cycliques de climat, avec des périodes sèches et humides marquées, favorisent une grande diversité d’espèces et d’écosystèmes d’importance mondiale. Les différents types d'écosystèmes steppiques représentés, comme les prairies et les forêts, ainsi que les lacs et les marécages, servent d’habitats à des espèces de faune rares, telles que la grue à cou blanc, l’outarde barbue, la mouette relique et le l’oie cygnoïde, ainsi qu’à des millions d’oiseaux migrateurs vulnérables, en danger ou menacés. C’est également un site important sur la route migratoire transfrontalière de la gazelle de Daourie.

  • Plateau de Putorana

    Ce site, qui coïncide avec la Réserve naturelle d'Etat de Putorana, se trouve dans la partie septentrionale de la Sibérie centrale, à une centaine de kilomètres au nord du cercle polaire. La partie du Plateau inscrite sur la Liste du patrimoine mondial abrite un ensemble complet d'écosystèmes arctiques et subarctiques dans une chaîne de montagnes isolée : des systèmes de taïga, de toundra, de désert et des systèmes lacustres et fluviaux d'eau froide intacts. Il est un lieu de migration de rennes sauvages, ce qui est un phénomène naturel exceptionnel, de grande ampleur et de plus en plus rare.

  • Sikhote-Aline central

    La chaîne de montagnes de Sikhote-Alin abrite l’une des forêts tempérées les plus riches et les plus insolites du monde. C’est une zone mixte entre la taïga et les régions subtropicales où des espèces du sud comme le tigre et l’ours de l’Himalaya cohabitent avec des espèces du nord comme l’ours brun et le lynx. Après son extension en 2018, le bien inclue aussi la Vallée de la rivière Bikine, située à une centaine de kilomètres au nord du bien existant. Elle englobe les forêts sombres de conifères du Sud-Okhotsk et les forêts de conifères et de feuillus d’Asie de l’Est. La faune associe des espèces de la taïga et des représentants du sud de la Mandchourie. Elle comprend des espèces de mammifères remarquables telles que le tigre de l’Amour, le porte-musc, le glouton ou la zibeline.

  • Système naturel de la Réserve de l'île Wrangel

    Situé nettement au-dessus du cercle arctique, le site comprend la montagneuse île Wrangel (7 608 km2), l’île Gerald (11 km2) et une zone maritime. Wrangel n’a pas été recouverte de glaces durant l’âge glaciaire du quaternaire, ce qui lui a permis de conserver un niveau de biodiversité exceptionnel pour cette région. L’île possède la plus vaste population de morses du Pacifique et la plus forte densité d’anciennes tanières d’ours blancs. C’est un important lieu de nourrissage pour la baleine grise, et l’endroit le plus septentrional où viennent nicher 100 espèces d’oiseaux migrateurs, dont nombre sont menacées. À l’heure actuelle, 417 espèces et sous-espèces de plantes vasculaires ont été recensées sur l’île, soit deux fois plus que sur les autres territoires de la toundra arctique de taille comparable, et plus que toute autre île de l’Arctique. Certaines espèces sont dérivées de formes continentales courantes, d’autres résultent d’une hybridation récente, 23 sont endémiques.

  • Volcans du Kamchatka 6

    C'est l'une des régions volcaniques les plus exceptionnelles du monde, avec une forte densité de volcans actifs et une grande variété de types et de caractéristiques volcaniques associés. Les six sites aujourd'hui inclus regroupent la plupart des caractéristiques volcaniques de la péninsule du Kamchatka. L'interaction du volcanisme avec les glaciers actifs forme un paysage dynamique d'une grande beauté. Le site abrite de très nombreuses espèces, dont la plus grande diversité connue de salmonidés, et des concentrations remarquables de loutres de mer, d'ours bruns et d'aigles marins de Stellar.

Finlande

  • Haute Côte / Archipel de Kvarken *

    L’archipel de Kvarken (Finlande) et la Haute côte (Suède) sont situés dans le golfe de Botnie, qui prolonge la mer Baltique vers le nord. Les 5 600 îles et îlots se singularisent principalement par les curieuses moraines à crête bosselées, ou moraines de Geer, formées par la fonte de la nappe de glace continentale composées il y a entre 10 000 et 24 000 ans. L’archipel de Kvarken s’élève de manière continue du niveau de la mer du fait d’un relèvement glacio-isostatique rapide, lorsqu’une terre précédemment comprimée par le poids d’un glacier se relève après la disparition de ce dernier, fait de ce taux de relèvement dans la région l’un des plus élevés au monde. Du fait de l’avancée du littoral, des îles apparaissent et s’unissent, des péninsules grandissent, des lacs se forment depuis les baies et deviennent des marais et des fagnes tourbeuses. La Haute côte a aussi été largement façonnée par l’association de processus de glaciation, de recul des glaciers et d''émergence de nouvelles terres. Depuis le retrait final des glaces de la Haute côte, il y a 9 600 ans, le relèvement est de l''ordre de 285 m, ce qui correspond au « rebond » manifeste le plus important jamais observé. La Haute côte est un site exceptionnel pour la compréhension des processus importants qui ont formé les glaciers et les zones de relèvement de la surface de la Terre.

France

  • Golfe de Porto : calanche de Piana, golfe de Girolata, réserve de Scandola #

    La réserve, qui fait partie du parc naturel régional de Corse, occupe la presqu''île de la Scandola, impressionnant massif de porphyre aux formes tourmentées. Sa végétation est un remarquable exemple de maquis. On y trouve des goélands, des cormorans et des aigles de mer. Les eaux transparentes, aux îlots et aux grottes inaccessibles, abritent une riche vie marine.

  • Haut lieu tectonique Chaîne des Puys - faille de Limagne

    Situé au centre de la France, le bien comprend la longue faille de Limagne, l’alignement des volcans de la Chaîne des Puys et le relief inversé de la Montagne de la Serre. Il s’agit d’un élément emblématique du rift ouest-européen, créé dans le sillage de la formation des Alpes, il y a 35 millions d’années. Les caractéristiques géologiques du bien démontrent comment la croûte continentale se fissure, puis s’effondre, permettant au magma profond de remonter et entraînant un soulèvement de la surface. Le bien illustre de manière exceptionnelle le phénomène de rupture continentale – ou rifting –, qui est l’une des cinq principales étapes de la tectonique des plaques.

  • Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés

    Ce bien en série est composé de six zones marines représentant l’ensemble de la diversité des récifs et écosystèmes associés de cet archipel français du Pacifique Sud, un des trois systèmes récifaux les plus vastes du monde. Ces sites sont d’une beauté extraordinaire. On y trouve une diversité exceptionnelle d’espèces de coraux et de poissons, ainsi qu’un continuum d’habitats allant des mangroves aux herbiers et caractérisé par une panoplie de structures récifales parmi les plus diversifiées de la planète. Les lagons et récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie abritent des écosystèmes intacts peuplés d'une biodiversité marine exceptionnelle, composée de populations saines de grands prédateurs et d’un nombre considérable de différents poissons de grande taille. Ils offrent un habitat pour plusieurs espèces marines emblématiques ou en danger, comme les tortues, les baleines ou les dugongs, ces derniers constituant la troisième population mondiale.

  • Pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion

    Ce bien coïncide avec la zone centrale du Parc national de la Réunion. Il couvre une superficie de plus de 100 000 ha, soit 40% de la Réunion, une île composée de deux massifs volcaniques située dans le sud ouest de l'océan Indien. Dominé par deux pics volcaniques, le site présente une grande diversité d'escarpements, de gorges et de bassins boisés qui, ensemble, créent un paysage spectaculaire. Il sert d'habitat naturel à une grande diversité de plantes présentant un degré d'endémisme élevé. On y trouve des forêts ombrophiles subtropicales, des forêts de brouillard et des landes, le tout formant une mosaïque d'écosystèmes et de caractéristiques paysagères remarquables.

  • Terres et mers australes françaises

    Les Terres et mers australes françaises englobent les plus grandes des rares terres émergées du sud de l’océan Indien : l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam ainsi que 60 petits îlots situés dans la zone subantarctique. Cette « oasis » au cœur de l’océan Austral, qui couvre une superficie de plus de 67 millions d’hectares, abrite l’une des plus fortes concentrations d’oiseaux et de mammifères marins au monde. On y trouve notamment la plus grande population de manchots royaux et d’albatros de Carter au monde. Du fait de leur éloignement des centres d’activités humaines, ces îles sont des vitrines extrêmement bien préservées de l’évolution biologique, et elles constituent un terrain unique pour la recherche scientifique.

Guinée

  • Réserve naturelle intégrale du mont Nimba *

    Situé aux confins de la Guinée, du Liberia et de la Côte d’Ivoire, le mont Nimba domine les savanes environnantes. Ses pentes, couvertes d’une forêt dense au pied d’alpages de graminées, recèlent une flore et une faune particulièrement riches, avec des espèces endémiques comme le crapaud vivipare ou les chimpanzés qui se servent de pierres comme d’outils.

Honduras

  • Réserve de la biosphère Río Plátano

    Située dans le bassin versant du Río Platano, la réserve abrite l'un des rares vestiges de la forêt tropicale humide d'Amérique centrale. Sa faune et sa flore sont abondantes et variées. Dans un paysage montagneux qui descend jusqu'à la côte des Caraïbes, plus de 2 000 indigènes ont conservé leur mode de vie traditionnel.

Hongrie

  • Grottes du karst d'Aggtelek et du karst de Slovaquie *

    La variété de leurs formes et leur concentration dans une aire restreinte font des 712 grottes actuellement identifiées un système karstique typique de la zone tempérée. Présentant une combinaison extrêmement rare d'effets climatiques tropicaux et glaciaires, elles permettent d'étudier l'histoire géologique sur plusieurs dizaines de millions d'années.

Îles Salomon

  • Rennell Est

    Rennell Est est situé dans le tiers méridional de Rennell, île la plus australe de l'archipel des Salomon. Rennell est le plus grand atoll corallien surélevé du monde avec ses 86 km de long et 15 km de large. Le site couvre environ 37 000 ha et un secteur marin s'étendant jusqu'à trois milles nautiques. Une des caractéristiques principales de l'île est le lac Tegano, ancien lagon de l'atoll et le plus grand lac du Pacifique insulaire (15 500 ha). Il est saumâtre et contient de nombreuses îles calcaires accidentées. Rennell est essentiellement couverte de forêts denses dont la canopée atteint 20 m de hauteur en moyenne. Avec les effets climatiques marqués de cyclones fréquents, le site est un véritable laboratoire naturel pour l'étude scientifique. C'est la coutume qui régit la propriété et la gestion du site.

Inde

  • Aire de conservation du Parc national du Grand Himalaya

    Ce parc national se trouve dans le secteur occidental de l’Himalaya, dans l’État indien septentrional de l’Himachal Pradesh. Il se caractérise par de hauts sommets alpins, des prairies alpines et des forêts riveraines. Les 90 540 ha du bien englobent les sources, nées des hautes montagnes glacées et de la fonte des neiges, de plusieurs fleuves et les bassins-versants des eaux qui alimentent de façon vitale des millions de personnes vivant en aval. Le site protège les forêts touchées par la mousson et les prairies alpines des chaînes frontales de l’Himalaya. Le bien, qui protège aussi une partie du « haut lieu de biodiversité » de l’Himalaya, comprend 25 types de forêts et un riche assemblage associé d’espèces de la faune, dont plusieurs sont menacées. Cela lui confère une importance exceptionnelle pour la conservation de la biodiversité.

  • Ghâts occidentaux

    Plus ancienne que les montagnes de l’Himalaya, la chaîne de montagne des Ghâts occidentaux présente des caractéristiques géomorphiques d’une immense importance avec un processus biophysique et écologique unique. Les écosystèmes forestiers de haute montagne influencent les conditions météorologiques de la mousson indienne. Jouant un rôle de modération du climat tropical de la région, le site présente un des meilleurs exemples de systèmes de mousson de la planète. Le site a également un niveau exceptionnellement élevé de diversité biologique et d’endémisme. Il est reconnu comme l’un des huit points chauds de la biodiversité au monde. Les forêts se composent des meilleurs exemples de forêts sempervirentes tropicales non équatoriales au monde. Elles abritent au moins 325 espèces, globalement menacées, de flore, de faune, d’oiseaux, d’amphibiens et de reptiles.

     

  • Parc national de Kaziranga

    En plein cœur de l'Assam, le parc de Kaziranga, l'une des dernières zones de l'Inde du Nord qui n'aient pas été modifiées par l'homme, abrite la plus importante population de rhinocéros unicornes du monde, ainsi que de nombreux autres mammifères – tigres, éléphants, panthères, ours – et des milliers d'oiseaux.

  • Parc national de Keoladeo

    Ancienne réserve princière de chasse au canard, le parc national de Keoladeo reste un lieu d'hivernage majeur pour des myriades d'oiseaux d'eau venus d'Afghanistan, du Turkménistan, de Chine et de Sibérie. On y a dénombré 364 espèces d'oiseaux, dont la rare grue sibérienne.

  • Parc national des Sundarbans

    Les Sundarbans couvrent 10 000 km2 de terre et d'eau (dont plus de la moitié en Inde, le reste au Bangladesh) dans le delta du Gange. On y trouve la plus grande région de forêts de mangroves du monde. Plusieurs espèces rares ou menacées vivent dans le parc, dont des tigres, des mammifères aquatiques, des oiseaux et des reptiles.

  • Parcs nationaux de Nanda Devi et de la Vallée des fleurs

    Niché très haut dans l’Himalaya occidental, le parc national de la Vallée des fleurs, en Inde, est célèbre pour ses prairies de fleurs alpines endémiques et sa beauté naturelle exceptionnelle. Cette région extrêmement diverse abrite également des animaux rares et en danger tels que l’ours noir d’Asie, le léopard des neiges, l’ours brun et le bharal. Le paysage vallonné du parc national de la Vallée des fleurs complète les montagnes sauvages et escarpées du parc national de Nanda Devi. Ensemble, ils forment une zone de transition unique entre les chaînes de montagnes iconiques du Zanskar et du Grand Himalaya, appréciée des alpinistes et des botanistes depuis plus d’un siècle, et présente dans la mythologie hindoue depuis bien plus longtemps.

  • Sanctuaire de faune de Manas

    Dans une zone des contreforts de l'Himalaya où alternent collines boisées, prairies alluviales et forêts tropicales, le sanctuaire de Manas abrite une faune d'une extrême richesse qui comprend de nombreuses espèces menacées, comme le tigre, le sanglier nain, ainsi que le rhinocéros et l'éléphant indiens.

Indonésie

  • Parc national de Komodo

    Ces îles volcaniques sont habitées par une population d'environ 5 700 lézards géants, dont l'apparence et le comportement agressif les ont fait surnommer les « dragons de Komodo ». On ne les trouve nulle part ailleurs et ils présentent un grand intérêt scientifique pour l'étude de l'évolution. Les collines rocailleuses couvertes d'une savane sèche parsemée d'épineux font un extraordinaire contraste avec les plages de sable à l'éclatante blancheur et les vagues bleues se brisant sur les coraux.

  • Parc national de Lorentz

    Le parc national de Lorentz est la plus vaste aire protégée d'Asie du Sud-Est (2,35 millions d'hectares). Son gradient mer-montagne est unique au monde – depuis les neiges éternelles jusqu'à un environnement tropical marin, y compris de grandes étendues de basses terres humides. Située au point de collision de deux plaques continentales, cette zone possède une géologie complexe avec une formation montagneuse en cours et une importante sculpture due à la glaciation. La zone contient aussi des sites fossilifères qui témoignent de l'évolution de la vie en Nouvelle-Guinée, ainsi que d'un haut niveau d'endémisme et du plus haut niveau de biodiversité de la région.

  • Parc national de Ujung Kulon

    Le parc national, situé à l'extrémité sud-ouest de Java en bordure du détroit de la Sonde, englobe la péninsule d'Ujung Kulon et plusieurs îles, et il comprend la réserve naturelle du Krakatoa. Outre sa beauté naturelle et son intérêt géologique, notamment pour l'étude du volcanisme insulaire, il contient la plus grande superficie restante de forêts pluviales de plaine de Java. Il abrite plusieurs espèces végétales et animales menacées, dont la plus menacée de toutes, le rhinocéros de Java.

  • Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra

    Le site du Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (2,5 millions ha) comprend trois parcs nationaux : Gunung Leuser, Kerinci Seblat et Bukit Baristan Selatan. Ce site possède un potentiel immense pour la préservation à long terme des faune et flore spécifiques à Sumatra, y compris de nombreuses espèces menacées. L’aire protégée abrite quelque 10 000 espèces de plantes dont 17 genres endémiques ainsi que plus de 200 espèces de mammifères et quelque 580 espèces d’oiseaux dont 465 sont résidentes et 21 endémiques. Parmi les espèces mammifères, 22 sont des espèces asiatiques que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans l’archipel indonésien, et 15 sont inféodées à la région indonésienne, notamment l’orang-outan endémique de Sumatra. Le site constitue également un témoignage biogéographique de l’évolution de l’île.

Iran (République islamique d')

  • Désert de Lout

    Le désert de Lout, ou Dasht-e-Lut, se trouve dans le sud-est du pays. Entre juin et octobre, cette zone subtropicale aride est balayée par des vents violents qui transportent des sédiments et provoquent une érosion éolienne à une échelle colossale. De fait, le site présente certains des exemples les plus spectaculaires de reliefs éoliens de yardangs (crêtes ondulées massives). Il se compose aussi de vastes déserts de pierre et de champs de dunes. Le bien forme un exemple exceptionnel de processus géologiques en cours. 

  • Forêts hyrcaniennes

    Les forêts hyrcaniennes forment un massif forestier unique qui s’étend sur 850 km, le long du littoral méridional de la mer Caspienne. L’histoire de ces forêts de feuillus remonte entre 25 et 50 millions d’années, une époque où elles couvraient la majeure partie de cette région tempérée septentrionale. Ces forêts anciennes ont reculé durant les glaciations du Quaternaire, puis se sont à nouveau étendues lorsque le climat s’est radouci. La biodiversité floristique y est remarquable : 44 % des plantes vasculaires connues en Iran se trouvent dans la région hyrcanienne qui ne couvre que 7 % du pays. À ce jour, 180 espèces d’oiseaux typiques des forêts tempérées de feuillus et 58 espèces de mammifères y ont été recensées, notamment une espèce emblématique : la panthère de Perse (Panthera pardus tulliana).

Islande

  • Parc national du Vatnajökull – la nature dynamique du feu et de la glace

    Le bien, qui couvre plus de 1 400 000 ha, soit près de 14 % de l’Islande, est une région volcanique emblématique. Il compte dix volcans centraux, dont huit sous-glaciaires. Deux de ces derniers sont parmi les plus actifs d’Islande. L’interaction entre les volcans et les fissures qui sous-tendent la calotte glaciaire du Vatnajökull prend différentes formes dont la plus spectaculaire est le jökulhlaup : une inondation soudaine causée par la rupture de la marge d’un glacier durant une éruption. Ce phénomène récurrent a fait apparaître des plaines de sable uniques au monde, des réseaux fluviaux ainsi que des canyons en évolution rapide. Les zones volcaniques abritent une faune endémique des eaux souterraines qui a survécu à la période glaciaire.

  • Surtsey

    Surtsey, située à environ 32 km au sud de la côte islandaise, est une nouvelle île volcanique créée par des éruptions qui ont eu lieu de 1963 à 1967. Protégée dès sa naissance, elle fournit au monde un laboratoire naturel tout à fait remarquable. Libre de toute interférence humaine, Surtsey est une source unique et continue d’informations sur la colonisation d’une nouvelle terre par la vie végétale et animale. Depuis qu’ils ont commencé à observer l’île, en 1964, les scientifiques ont vu l’arrivée de graines transportées par les courants marins, l’apparition de moisissures, de bactéries et de champignons. A suivi, en 1965, une première plante vasculaire, bientôt rejointe par d’autres. Dix espèces se sont établies pendant la première décennie. En 2004, on en dénombrait 60, avec 75 bryophytes, 71 lichens et 24 champignons. On a répertorié à ce jour 89 espèces d’oiseaux à Surtsey, dont 57 se reproduisent aussi ailleurs en Islande. Les 141 ha de l’île servent également d’habitat à 335 espèces d’invertébrés.

Italie

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

  • Isole Eolie (Îles Eoliennes)

    Les Iles Eoliennes, qui constituent un exemple exceptionnel de construction et de destruction d'îles par le volcanisme, sont toujours le théâtre de phénomènes volcaniques. Etudiées au moins depuis le XVIIIe siècle, ces îles qui ont fourni aux ouvrages de volcanologie la description de deux types d'éruption (vulcanienne et strombolienne) occupent, par conséquent, une place éminente dans la formation de tous les géologues depuis plus de 200 ans. Aujourd'hui encore, elles offrent un champ fécond d'étude pour la volcanologie.

  • Les Dolomites

    La chaîne de montagnes des Dolomites, située dans le nord des Alpes italiennes, compte 18 sommets de plus de 3000 mètres. Le site couvre 141 903 ha et constitue un des plus beaux paysages de montagne du monde, caractérisé par des murailles verticales, des falaises abruptes et une forte densité de vallées très étroites, longues et profondes. Le bien comprend neuf éléments représentatifs de la diversité de ces paysages spectaculaires - pics, pinacles, murailles - qui sont d'importance internationale pour la géomorphologie. On y trouve aussi des reliefs glaciaires et des systèmes karstiques. Le tout est caractérisé par une nature dynamique avec de fréquents éboulements, inondations et avalanches. Le bien présente aussi un des meilleurs exemples de préservation de systèmes de plateformes carbonatées du Mésozoïque, incluant des registres fossilifères.

  • Mont Etna

    Ce site emblématique recouvre une zone inhabitée de 19 237 ha, il s’agit des parties les plus hautes du Mont Etna, sur le littoral oriental de la Sicile. L’Etna est la plus haute montagne se trouvant sur une île méditerranéenne mais aussi le stratovolcan le plus actif du monde. Cette activité volcanique remonte à plus de 500 000 ans et elle est décrite depuis au moins 2 700 ans. L’activité éruptive quasi continue de l’Etna continue d’influencer la vulcanologie, la géophysique et d’autres disciplines des sciences de la terre. Le volcan abrite d’importants écosystèmes, y compris une flore et une faune endémiques uniques. Compte tenu de son activité, l’Etna représente un laboratoire naturel pour l’étude des processus écologiques et biologiques. L’assemblage accessible et varié de caractéristiques volcaniques telles que les cratères de sommet, les cônes de cendre, les coulées de lave, les grottes de lave et la dépression du Valle de Bove fait de l’Etna une destination privilégiée pour la recherche et l’éducation.

  • Monte San Giorgio *

    La montagne boisée, de forme pyramidale, du Monte San Giorgio, près du lac de Lugano, est considérée comme le meilleur témoin de la vie marine du Trias (il y a 245 à 230 millions d’années). La séquence témoigne de la vie dans un lagon tropical abrité et en partie séparé de la haute mer par un récif. Des formes de vie marine diverses ont prospéré dans ce lagon, notamment des reptiles, des poissons, des bivalves, des ammonites, des échinodermes et des crustacés. Comme le lagon était proche de la terre, on trouve aussi quelques fossiles terrestres de reptiles, d’insectes et de plantes, notamment. Il en résulte une ressource fossilifère très riche.

Japon

  • Îles d’Ogasawara

    Le bien compte plus de trente îles qui forment trois groupes et couvrent un total de 7 939 hectares. Elles offrent une grande variété de paysages et hébergent une faune riche, dont la roussette des Bonins qui est en danger critique d'extinction et 195 espèces d'oiseaux dont beaucoup sont en danger. On a décrit 441 taxons de plantes indigènes sur ces îles et leurs eaux comptent de nombreuses espèces de poissons et de cétacés, ainsi que des espèces coralliennes. Les écosystèmes des Iles d'Ogasawara reflètent tout un éventail de processus évolutionnaires, combinant des espèces de plantes d'Asie du Sud-Est et d'Asie du Nord-Ouest ainsi que de nombreuses espèces endémiques.

  • Shirakami-Sanchi

    Dans les montagnes du nord de Honshu, le site, dépourvu de routes et de sentiers, a conservé les derniers peuplements vierges de forêts tempérées froides de hêtres de Siebold qui couvraient jadis les pentes des montagnes au nord du Japon. Ses forêts abritent l'ours noir, le serow et 87 espèces d'oiseaux.

  • Shiretoko

    La péninsule de Shiretoko est située au nord-est de Hokkaido, l’île la plus au nord du Japon. Le site comporte une zone terrestre qui s’étend de la partie centrale de la péninsule jusqu’à son extrémité (cap Shiretoko) ainsi que la zone marine environnante. Il donne un exemple remarquable de l’interaction des écosystèmes marins et terrestres ainsi que de la productivité extraordinaire d’un écosystème, largement influencée par la formation de glaces marines saisonnières, à la plus basse des latitudes de l’hémisphère nord. Il a une importance particulière pour plusieurs espèces marines et terrestres, parmi lesquelles des espèces en danger et endémiques, comme le kétoupa de Blakiston et la plante Viola kitamiana. Le site est également d’importance mondiale pour des oiseaux migrateurs et des oiseaux de mer menacés, de nombreuses espèces de salmonidés et de mammifères marins, notamment le lion de mer de Steller, et des espèces de cétacés.

  • Yakushima

    À l'intérieur de l'île de Yaku, Yakushima est situé à l'interface des régions biologiques paléarctique et orientale et possède une flore très riche (1 900 espèces et sous-espèces), qui comprend de très anciens spécimens de sugi , ou cèdre japonais. Le site contient également un vestige de l'ancienne forêt tempérée chaude, unique dans la région.

Kazakhstan

  • Saryarka - Steppe et lacs du Kazakhstan septentrional

    Saryarka – Steppe et lacs du Kazakhstan septentrional, comprend deux zones protégées : la Réserve naturelle d’Etat de Naurzum et la Réserve naturelle d’Etat de Korgalzhyn totalisant une surface de 450 344 ha. On y trouve des zones humides d’une importance exceptionnelle pour les oiseaux d’eaux, notamment des espèces en danger, comme la grue de Sibérie, le pélican frisé ou l’aigle de Pallas pour n’en citer que quelques-uns. Ces zones humides représentent un carrefour et des sites de repos essentiels sur les voies de migration d’oiseaux d’Asie centrale, des oiseaux d’eau venus d’Afrique, d’Europe ou d’Asie du sud vers leur site de reproduction en Sibérie occidentale et orientale. Les 200 000 ha de steppe d’Asie Centrale compris dans le site offrent un refuge à plus de la moitié de la flore de steppe de la région, à un bon nombre d’oiseaux menacés et à l’antilope saïga. En danger critique d’extinction, cette dernière espèce était autrefois abondante mais sa population a été dramatiquement réduite par le braconnage. Le site comprend aussi deux groupes de lacs d’eau douce et d’eau salée situés dans un bassin versant compris entre des rivières s’écoulant vers le nord et l’Arctique et vers le sud et le bassin Aral-Irtysh.

  • Tien Shan occidental *

    Ce bien transnational se trouve dans le système de montagnes du Tien Shan, l'une des plus grandes chaînes de montagnes du monde. Le Tien Shan occidental varie en altitude de 700 à 4 503 m. Ce site comprend une grande diversité de paysages qui abritent une biodiversité́ exceptionnellement riche. Il est important au plan mondial comme centre d’origine d’un certain nombre d’espèces d’arbres fruitiers cultivés, et pour sa grande diversité de types de forêts et d’associations uniques de communautés de plantes.

Kenya

  • Parc national/Forêt naturelle du mont Kenya

    Culminant à 5.199 m, le mont Kenya est le deuxième plus haut sommet d’Afrique. C’est un ancien volcan éteint qui, durant sa période d’activité (il y a 3,1-2,6 millions d’années), aurait atteint 6.500 m. Il reste une douzaine de glaciers sur la montagne, tous en retrait rapide, et l’on trouve quatre sommets secondaires situés à la tête de vallées glaciaires en forme de U. Avec ses sommets rugueux, couronnés de glaciers, et ses pentes moyennes boisées, le mont Kenya est un des paysages les plus impressionnants de l’Afrique de l’Est. L’évolution et l’écologie de la flore afro-alpine du mont Kenya fournissent un exemple exceptionnel de processus écologiques et biologiques. Avec le Conservatoire de faune sauvage de Lewa et la Réserve forestière du Ngare Ndare, le site comprend des vallées profondes de pentes basses et des habitats arides riches en biodiversité, situés dans une zone écologique de transition entre un écosystème montagneux et des prairies de savanes semi-arides. Le lieu se trouve également sur la voie traditionnelle de migration des populations d’éléphants d’Afrique.

  • Parcs nationaux du Lac Turkana

    Le plus salé des grands lacs d'Afrique, le Turkana, est un laboratoire exceptionnel pour l'étude des communautés végétales et animales. Les trois parcs nationaux servent d'étapes aux oiseaux d'eau migrateurs et constituent d'importantes zones de reproduction pour le crocodile du Nil, l'hippopotame et différents serpents venimeux. Les gisements fossilifères de Koobi Fora, où l'on trouve de nombreux restes de mammifères, de mollusques et d'autres espèces, ont davantage contribué à la compréhension des paléo-environnements que tout autre site sur ce continent.

  • Réseau des lacs du Kenya dans la vallée du Grand Rift

    Le Réseau des lacs du Kenya dans la vallée du Grand Rift comprend trois lacs interconnectés et peu profonds (Lac Bogoria, lac Nakuru et Lac Elementaita) qui se trouvent dans la province de la Rift Valley au Kenya. Sa superficie est de 32 034 hectares. Le bien héberge 13 espèces d'oiseaux menacées au plan mondial et la diversité des espèces d'oiseaux est une des plus élevées au monde. C'est le plus important site de nourrissage de la planète pour les flamants nains et un important site de nidification et de nourrissage pour les pélicans blancs. On y trouve aussi des populations de bonne taille de mammifères, dont le rhinocéros noir, la girafe de Rothschild, le grand koudou, le lion, le guépard et le lycaon. Le site se prête particulièrement bien à des études sur des processus écologiques particulièrement importants.

Kirghizistan

  • Tien Shan occidental *

    Ce bien transnational se trouve dans le système de montagnes du Tien Shan, l'une des plus grandes chaînes de montagnes du monde. Le Tien Shan occidental varie en altitude de 700 à 4 503 m. Ce site comprend une grande diversité de paysages qui abritent une biodiversité́ exceptionnellement riche. Il est important au plan mondial comme centre d’origine d’un certain nombre d’espèces d’arbres fruitiers cultivés, et pour sa grande diversité de types de forêts et d’associations uniques de communautés de plantes.

Kiribati

  • Aire protégée des îles Phoenix

    L'Aire protégée des îles Phoenix (APIP) est composées d'habitats marins et terrestres qui s'étendent sur 408250 km2 dans l'océan Pacifique sud. Le bien inscrit comprend le groupe des îles Phoenix, un des trois groupes d'îles formant Kiribati. Il s'agit de la plus grande aire marine protégée au monde. L'APIP conserve l'un des derniers écosystèmes intacts d'archipel corallien océanique de la planète, avec ses 14 des monts sous-marins (probablement des volcans éteints) et autres habitats d'eaux profondes. La zone abrite environ 800 espèces connues de la faune, dont près de 200 espèces de coraux, 500 espèces de poissons, 18 mammifères marins et 44 espèces d'oiseaux. La structure et le fonctionnement des écosystèmes de l'APIP illustrent sa nature vierge et son importance en tant que voie de migration et de réservoir. C'est le premier site des îles Kiribati à être inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

Madagascar

  • Forêts humides de l’Atsinanana

    Les forêts humides de l’Atsinanana comprennent six parcs nationaux répartis le long des marges orientales de l’île. Ces forêts anciennes sont très importantes pour le maintien des processus écologiques nécessaires à la survie de la biodiversité unique de Madagascar. Celle-ci reflète l’histoire géologique de l’île : en raison de sa séparation des autres masses terrestres il y a plus de 60 millions d’années, Madagascar abrite une flore et une faune qui ont évolué isolément. Inscrites pour leur importance tant pour les processus écologiques que biologiques, les forêts humides le sont également pour leur biodiversité et les espèces menacées qu’elles hébergent, notamment pour les primates et les lémuriens.

  • Réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha

    Un paysage karstique et un massif calcaire fortement déchiqueté avec son impressionnant tsingy , ou « forêt » d’éperons calcaires, la gorge spectaculaire de la rivière Manambolo, des collines ondulantes et des pics élevés composent le relief de la réserve naturelle de Bemaraha, où des forêts intactes, des lacs et des mangroves servent d’habitat à des espèces d’oiseaux rares et menacées et des lémuriens.

Malaisie

  • Parc du Kinabalu

    Ce parc, situé dans l'Etat de Sabah, au nord de l'île de Bornéo, est dominé par le mont Kinabalu (4 095 m), la plus haute montagne entre la chaîne de l'Himalaya et la Nouvelle-Guinée. Il présente un large éventail d'habitats : riches forêts ombrophiles tropicales de plaine et de colline, forêt tropicale de montagne, et, plus haut en altitude, forêts subalpines et buissons sempervirentes. Le Parc du Kinabalu a été désigné comme le Centre de diversité des plantes pour la région de l'Asie du Sud-Est. Il est exceptionnellement riche en espèces, présentant des éléments des flores himalayenne, chinoise, australienne, malaise et pantropicale.

  • Parc national du Gunung Mulu

    Important aussi bien pour sa grande biodiversité que pour son caractère karstique, le Parc national du Gunung Mulu (52 864 ha), dans l'État de Sarawak sur l'île de Bornéo, constitue la région karstique tropicale la plus étudiée au monde. Le parc contient 17 zones de végétation comportant environ 3 500 espèces de plantes vasculaires. Il est considéré comme l'un des sites les plus riches au monde pour les palmiers, avec 109 espèces de 20 genres décrites. Le sommet du Gunung Mulu, un pic karstique haut de 2 377 m, domine le parc. Au moins 295 km de grottes explorées offrent un spectacle extraordinaire avec des millions de salanganes et de chauves-souris. La salle du Sarawak, qui mesure 600 m sur 415 m et 80 m de haut, est la plus grande salle souterraine connue au monde.

Malawi

  • Parc national du lac Malawi

    Situé au sud de l'immense lac Malawi, aux eaux claires et profondes et à l'arrière-plan de montagnes, le parc abrite plusieurs centaines d'espèces de poissons, presque toutes endémiques, qui présentent pour la théorie de l'évolution un intérêt comparable à celui des pinsons des îles Galapagos.

Mauritanie

  • Parc national du banc d'Arguin

    Situé le long de la côte atlantique, ce parc est formé de dunes de sable, de zones côtières marécageuses, de petites îles et d'eaux littorales peu profondes. L'austérité du désert et la richesse biologique de la zone marine créent un paysage terrestre et marin exceptionnellement contrasté. Une remarquable diversité d'oiseaux migrateurs y passent l'hiver. On y trouve également plusieurs espèces de tortues marines ainsi que des dauphins, que les pêcheurs utilisent pour rabattre les bancs de poissons.

Mexique

  • Archipel de Revillagigedo

    Cet archipel, situé dans le Pacifique Est, se compose de quatre îles isolées et de leurs eaux environnantes : San Benedicto, Socorro, Roca Partida et Clarión. Cet archipel fait partie d’une chaîne de montagnes sous-marines, et les quatre îles représentent les sommets de volcans émergeant de la mer. Les îles offrent un habitat vital à de nombreuses espèces sauvages, et elles sont particulièrement importantes pour les oiseaux marins. Les eaux qui les entourent se caractérisent par une concentration remarquable d’espèces pélagiques de grande taille comme les raies manta, les baleines, les dauphins et les requins. 

  • Îles et aires protégées du Golfe de Californie

    Le site comprend 244 îles, îlots et zones côtières situées dans le golfe de Californie au nord-est du Mexique. La mer de Cortez et ses îles sont considérées comme un laboratoire naturel pour la recherche en matière de spéciation. De plus, presque tous les grands processus océanographiques à l’œuvre dans les océans de la planète sont représentés sur le site, lui donnant une importance sans commune mesure pour l’étude. Le site est d’une beauté naturelle remarquable et offre un paysage spectaculaire d’îles au relief accidenté composé de hautes falaises et de plages de sable, qui contrastent avec le cadre désertique qui s’y reflète et les eaux environnantes turquoise. Le site abrite 695 espèces de plantes vasculaires, plus que dans tout autre site marin et insulaire de la Liste du patrimoine mondial. Il est également exceptionnel du point de vue du nombre d’espèces de poissons : 891, dont 90 endémiques. De plus, le site héberge 39 % du nombre total d’espèces de mammifères marins et un tiers du nombre total des espèces de cétacés de la Terre.

  • Réserve de biosphère du papillon monarque

    La réserve de biosphère du papillon monarque est située dans une chaîne de montagnes à environ 100 km au nord-ouest de Mexico. Sur ces 56 259 ha, chaque automne, des millions, voire un milliard, de papillons provenant des vastes espaces nord-américains s’amoncellent sur de petites parcelles forestières de la réserve, colorant les arbres en orange et faisant ployer les branches sous leur poids collectif. Au printemps, ces papillons reprennent une migration de 8 mois, vers l’est du Canada avant de revenir au Mexique. Durant cette période, quatre générations successives naîtront et mourront. Nous ignorons encore aujourd’hui comment ils parviennent à retrouver leur chemin vers le site d’hivernage.

  • Réserve de biosphère El Pinacate et le Grand désert d’Altar

    Ce site de 714 566 hectares comprend deux types de paysages : à l’est, la zone volcanique dormante composée du bouclier du Pinacate, de vastes coulées de lave noires et rouges et d’un pavement désertique ; à l’ouest, le Grand Désert de l’Altar avec ses dunes pouvant atteindre deux cents mètres de haut. Ce paysage fortement contrasté comprend des dunes linéaires, en étoile et à coupole, ainsi que des massifs granitiques arides, pouvant culminer à 650 mètres, qui émergent comme des îles dans une mer de sable. Chaque paysage propose une communauté distincte de plantes et d’animaux, notamment des espèces endémiques de poissons d’eau douce et l’antilocapre de Sonora, espèce que l’on ne trouve qu’au sud-ouest de l’Arizona (Etats-Unis) et au nord-ouest du Sonora. La caractéristique la plus frappante du point de vue visuel est la concentration de dix maars (cratères volcaniques d’explosion), énormes, profonds et presque parfaitement circulaires. Ils seraient nés d’une association d’éruptions et d’effondrements et contribuent à la beauté tragique de ce site présentant des caractéristiques d’un grand intérêt scientifique.

  • Sanctuaire de baleines d'El Vizcaino

    Situé dans la partie centrale de la péninsule de la Basse-Californie, ce site contient des écosystèmes de valeur exceptionnelle. Les lagunes côtières de Ojo de Liebre et San Ignacio constituent d'excellents sites de reproduction et d'hivernage pour la baleine grise, le veau marin, le lion de mer de Californie, l'éléphant de mer du Nord et la baleine bleue. Les lagunes abritent en outre quatre espèces de tortues marines menacées d'extinction.

  • Sian Ka'an

    Dans la langue des Indiens Mayas qui peuplaient autrefois la région, Sian Ka'an signifie « origine du ciel ». Située sur la côte est du Yucatán, cette réserve de la biosphère comprend des forêts tropicales, des mangroves et des marais, ainsi qu'une vaste étendue marine traversée par une barrière de récifs. Elle abrite une flore remarquablement riche et une faune qui comprend plus de 300 espèces d'oiseaux, ainsi qu'une grande partie des vertébrés terrestres caractéristiques de la région, qui cohabitent dans la diversité des milieux formés par son système hydrologique complexe.

Mongolie

  • Bassin d’Ubs Nuur

    Le Bassin d’Ubs Nuur, qui couvre une surface de plus de un million d’hectares, est le bassin fermé le plus septentrional d’Asie centrale. Il tire son nom de l’Ubs Nuur, un grand lac peu profond et très salé, qui joue un rôle important dans la vie des oiseaux migrateurs, tant aquatiques que marins. Le site, divisé en douze aires protégées, comprend une vaste gamme d’écosystèmes qui représentent les principaux biomes de l’Eurasie orientale. L’écosystème steppique entretient une riche diversité d’oiseaux et le désert un certain nombre de gerbilles, gerboises et putois marbrés rares. Les montagnes sont d’importants refuges pour le léopard des neiges (une espèce menacée), l’argali et le bouquetin d’Asie.

  • Paysages de la Dauria *

    Partagé entre la Fédération de Russie et la Mongolie, ce site est un exemple exceptionnel de l’écorégion de la steppe daourienne, qui s’étend de l’est de la Mongolie jusqu’à la Sibérie russe et au nord-est de la Chine. Les changements cycliques de climat, avec des périodes sèches et humides marquées, favorisent une grande diversité d’espèces et d’écosystèmes d’importance mondiale. Les différents types d'écosystèmes steppiques représentés, comme les prairies et les forêts, ainsi que les lacs et les marécages, servent d’habitats à des espèces de faune rares, telles que la grue à cou blanc, l’outarde barbue, la mouette relique et le l’oie cygnoïde, ainsi qu’à des millions d’oiseaux migrateurs vulnérables, en danger ou menacés. C’est également un site important sur la route migratoire transfrontalière de la gazelle de Daourie.

Monténégro

  • Parc national de Durmitor

    Façonné par les glaciers et découpé par les rivières et les eaux souterraines, le parc national Durmitor est d’une beauté naturelle saisissante : le long de la Tara, aux gorges les plus profondes d’Europe, les forêts denses de conifères sont parsemées de lacs aux eaux limpides et abritent une importante flore endémique.

Namibie

  • Erg du Namib

    Le site qui s’étend sur plus de trois millions d’ha. - plus une zone tampon de 899 500 ha. - est le seul désert côtier où l’on trouve de vastes champs de dunes de sable sous l’influence du brouillard. L’Erg est composé de deux systèmes dunaires, un système ancien semi-consolidé sur lequel se superpose un système plus jeune et plus actif. L’endroit est exceptionnel car les dunes sont constituées de matériaux venus de loin, transportés depuis l’intérieur de l’Afrique australe par les cours d’eau, les courants océaniques et le vent. Le site comprend également des plaines de gravier, des cuvettes côtières, des collines rocheuses, des inselbergs à l’intérieur de l’erg, un lagon côtier, des cours d’eau éphémères, le tout formant un paysage d’une beauté exceptionnelle. Le brouillard est ici la principale source d’eau, contribuant à un environnement, unique à une telle échelle, où invertébrés, reptiles et mammifères endémiques s’adaptent à une grande variété de micro-habitats et de niches écologiques toujours changeantes.

Népal

  • Parc national de Chitwan

    Au pied de l'Himalaya, Chitwan est l'un des rares vestiges non perturbés de la région du « Terai » qui s'étendait sur les piémonts de l'Inde et du Népal. La flore et la faune y sont très denses. Il abrite une des dernières populations de rhinocéros asiatique à une corne et constitue également l'un des derniers refuges du tigre du Bengale.

  • Parc national de Sagarmatha

    Dans un paysage de montagnes grandioses où culmine le plus haut sommet du monde, l'Everest (8 848 m), de glaciers et de vallées profondes, le parc abrite des espèces rares, comme le léopard des neiges et le petit panda. La présence des Sherpas, qui y ont développé une culture originale, ajoute à l'intérêt du site.

Niger

  • Complexe W-Arly-Pendjari *

    Cette extension transnationale (Bénin, Burkina Faso) au Parc national du W au Niger, inscrit en 1996 sur la Liste du patrimoine mondial, couvre une vaste étendue de savane soudano-sahélienne intacte, avec des types de végétation comme les prairies, les brousses arbustives, les savanes boisées ou les vastes forêts-galeries. Il s’agit du plus grand et du plus important continuum d’écosystèmes terrestres, semi-aquatiques et aquatiques de la ceinture de savanes d’Afrique de l’Ouest. Le bien sert de refuge à des espèces animales qui ont disparu ailleurs en Afrique de l’Ouest ou sont très menacées. Il accueille notamment la plus grande population d’éléphants d’Afrique de l’Ouest et la plupart des grands mammifères typiques de la région, comme le lamantin d’Afrique, le guépard, le lion ou le léopard. Il abrite aussi la seule population viable de lions de la région.

  • Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré

    C'est la plus grande aire protégée d'Afrique, avec 7,7 millions d'hectares. La zone considérée comme sanctuaire protégé n'en représente que le sixième. Elle comprend le massif éruptif de l'Aïr, îlot sahélien isolé dans le désert saharien du Ténéré par son climat, sa flore et sa faune. Les réserves possèdent un ensemble exceptionnel de paysages, d'espèces végétales et d'animaux sauvages.

Norvège

  • Fjords de l’Ouest de la Norvège – Geirangerfjord et Nærøyfjord

    Situés au sud-ouest de la Norvège, au nord-est de Bergen, Geirangerfjord et Nærøyfjord, à 120 km l’un de l’autre, font partie des fjords de l’ouest de la Norvège qui s’étendent de Stavanger au sud jusqu’à Andalsnes, 500 km au nord-est. Les deux fjords, qui sont parmi les plus longs et des plus profonds du monde, sont considérés comme caractéristiques de la géographie des fjords et comme l’un des paysages les plus spectaculaires de la planète. Leur exceptionnelle beauté naturelle provient des parois cristallines, étroites et abruptes, qui s’élèvent jusqu’à 1 400 m au-dessus de la mer et plongent 500 m en dessous. Les parois à pic des fjords abritent de nombreuses cascades tandis que des rivières sauvages coulent à travers des forêts caduques et de conifères vers des lacs glaciaires, des glaciers et les montagnes escarpées. Le paysage contient une variété de phénomènes naturels, tant terrestres que marins, découlant de cet environnement, comme des moraines sous-marines et des mammifères marins. Des vestiges de vieilles fermes de transhumance désormais abandonnées ajoutent un aspect culturel au caractère spectaculaire du lieu et donne une ultime touche humaine au site.

Nouvelle-Zélande

  • Îles sub-antarctiques de Nouvelle-Zélande

    Le site se compose de cinq archipels (les îles Snares, Bounty, Antipodes, Auckland et Campbell) situés dans l'océan Austral, au sud-est de la Nouvelle-Zélande. Les îles se trouvant entre les convergences antarctique et subtropicale, la productivité marine est très élevée, il y a une riche diversité biologique, de fortes densités de population pour la faune sauvage et un important endémisme des espèces d'oiseaux, de plantes et d'invertébrés. Elles sont particulièrement remarquables pour l'abondance et la diversité des oiseaux pélagiques et des manchots nicheurs. On y trouve 126 espèces d'oiseaux au total, dont 40 d'oiseaux marins parmi lesquelles 5 ne se reproduisent nulle part ailleurs.

  • Te Wahipounamu – zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande 7

    Dans le sud-ouest de la Nouvelle-Zélande, ce parc offre un paysage, modelé par les glaciations successives, de fjords, de côtes rocheuses, de hautes falaises, de lacs et de cascades. Les deux tiers de sa superficie sont recouverts de forêts de hêtres méridionaux et de podocarpes, dont certains ont plus de 800 ans. On y trouve le kea , unique perroquet alpin du monde, ainsi que le takahe , gros oiseau coureur, rare et menacé.

Oman

  • Sanctuaire de l'oryx arabe retiré de la liste en 2007

    Le sanctuaire de l'oryx arabe est situé dans les régions biogéographiques du désert central et des collines côtières d'Oman. Les brouillards saisonniers et la rosée constituent un écosystème désertique unique et sa flore compte plusieurs plantes endémiques. Sa faune rare comprend le premier troupeau d'oryx arabes en liberté depuis l'extinction mondiale de l'espèce à l'état sauvage en 1972 et sa réintroduction ici en 1982. On y trouve également les seuls sites de reproduction en liberté de l'outarde houbara, une espèce d'échassier, ainsi que des bouquetins, des loups d'Arabie, des ratels, des caracals et la plus grande population de gazelles d'Arabie en liberté.

Ouganda

  • Forêt impénétrable de Bwindi

    Situé dans le sud-ouest de l'Ouganda, à la jonction des forêts de plaine et de montagne, le parc de Bwindi s'étend sur plus de 32 000 ha et présente une très riche biodiversité avec plus de 160 espèces d'arbres et plus de 100 espèces de fougères. Il abrite également de nombreuses espèces d'oiseaux et de papillons, ainsi que plusieurs espèces menacées, dont le gorille de montagne.

  • Monts Rwenzori

    Couvrant près de 100 000 ha dans l'ouest de l'Ouganda, le parc comprend la majeure partie de la chaîne des Rwenzori, qui culmine à 5 109 m avec le mont Margherita, troisième sommet d'Afrique. C'est une région d'une grande beauté dont les glaciers, les cascades et les lacs offrent un cadre alpin sans égal en Afrique. Le parc contient d'importants habitats naturels d'espèces menacées et une flore particulière riche de nombreuses espèces, dont les bruyères géantes.

Ouzbékistan

  • Tien Shan occidental *

    Ce bien transnational se trouve dans le système de montagnes du Tien Shan, l'une des plus grandes chaînes de montagnes du monde. Le Tien Shan occidental varie en altitude de 700 à 4 503 m. Ce site comprend une grande diversité de paysages qui abritent une biodiversité́ exceptionnellement riche. Il est important au plan mondial comme centre d’origine d’un certain nombre d’espèces d’arbres fruitiers cultivés, et pour sa grande diversité de types de forêts et d’associations uniques de communautés de plantes.

Panama

  • Parc national de Coiba et sa zone spéciale de protection marine

    Le Parc national de Coiba, au large de la côte ouest du Panama, protège l’île de Coiba, 38 îlots et les zones marines environnantes dans le golfe de Chiriqui. Abritées des vents froids et des effets d’El Niño, les forêts tropicales humides du Pacifique de Coiba entretiennent un niveau d’endémisme exceptionnel pour les mammifères, les oiseaux et les plantes en raison de l’évolution en cours de nouvelles espèces. C’est le dernier refuge d’un certain nombre d’espèces menacées telles que la harpie huppée. Le bien est un laboratoire naturel exceptionnel pour la recherche scientifique et sert de lien écologique clé dans le Pacifique tropical oriental pour le transit et la survie de poissons pélagiques et de mammifères marins.

  • Parc national du Darien

    Pont naturel entre l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale, le parc du Darien présente une exceptionnelle variété d'habitats : plages de sable, côtes rocheuses, mangroves, marécages, forêts tropicales de basse et moyenne altitude abritant une faune et une flore remarquables. Deux tribus indiennes vivent dans le parc.

  • Réserves de la cordillère de Talamanca-La Amistad / Parc national La Amistad *

    Dans cet unique endroit de l'Amérique centrale où les glaciations du quaternaire ont laissé leur marque, une situation géographique particulière a permis des échanges génétiques entre la faune et la flore de l'Amérique du Nord et celles de l'Amérique du Sud. Des forêts tropicales couvrent la plus grande partie du site. Quatre tribus indiennes différentes habitent ce site, qui bénéficie d'une étroite coopération entre le Costa Rica et le Panamá.

Pays-Bas

  • La mer des Wadden

    La mer des Wadden est considérée comme le plus grand système mondial ininterrompu de vasières et de bancs de sable à marée. Le site comprend l’aire de conservation de la mer des Wadden néerlandaise, les parcs nationaux allemands de la mer des Wadden de Basse-Saxe et Schleswig-Holstein et la majeure partie de l’aire de conservation de la mer des Wadden danoise. Cet écosystème tempéré de zones humides côtières est le fruit d’interactions particulièrement complexes entre des facteurs physiques et biologiques. On y trouve une multitude d’habitats de transition : chenaux à marée, bancs de sable, prairies d’herbe marines, moulières, barres de sable, vasières, marais salés, estuaires, plages et dunes. L’endroit héberge de nombreuses espèces de plantes et d’animaux, dont des mammifères marins comme le phoque commun, le phoque gris et le marsouin commun. Le site est un des derniers écosystèmes intertidaux naturels à grande échelle où les processus naturels se poursuivent de manière quasi non perturbée.

Pérou

  • Parc national de Huascarán #

    Dans la Cordillera Blanca, chaîne montagneuse tropicale la plus élevée du monde, le mont Huascaran culmine à 6 768 m. Les ravins profonds, aux nombreux torrents, les lacs glaciaires, la variété de la végétation, en font un ensemble d'une beauté spectaculaire où l'on rencontre des espèces animales telles que l'ours à lunettes et le condor des Andes.

  • Parc national de Manú

    Cet immense parc d'un million et demi d'hectares s'étage de 150 à 4 200 m, avec une variété de végétation correspondant aux diverses altitudes. La forêt tropicale des parties les moins élevées abrite une diversité d'espèces animales et végétales sans égale. C'est ainsi que 850 espèces d'oiseaux y ont été dénombrées. Des espèces rares comme la loutre géante et le tatou géant y ont trouvé refuge, et le jaguar y est assez répandu.

Philippines

  • Parc national de la rivière souterraine de Puerto Princesa

    Ce parc offre un paysage karstique spectaculaire avec sa rivière souterraine qui se jette dans la mer et subit l'influence des marées. Le site est un habitat important pour la conservation de la diversité biologique. Il comprend un écosystème « montagne-mer » complet et abrite des forêts parmi les plus significatives de l'Asie.

  • Parc naturel du récif de Tubbataha

    Couvrant 96 828 ha, ce parc marin comprend deux atolls, North Reef et South Reef. On y trouve une très forte densité d’espèces marines. L’îlot du nord est un lieu de nidification pour les oiseaux et les tortues marines. Le site est un excellent exemple d’atoll corallien parfaitement préservé, avec un mur vertical spectaculaire de 100 m de haut, de vastes lagunes et deux îlots de corail.

  • Sanctuaire de faune et de flore sauvages de la chaîne du mont Hamiguitan

    Formant une crête montagneuse de direction nord-sud le long de la péninsule de Pujada, dans la partie sud-est du corridor de biodiversité oriental de Mindanao, le sanctuaire de faune et de flore sauvages de la chaîne du mont Hamiguitan a une amplitude altitudinale de 75 à 1 637 m au-dessus du niveau de la mer et offre un habitat d’importance critique à toute une gamme d’espèces animales et végétales. Le bien présente des habitats terrestres et aquatiques à différentes élévations qui abritent des espèces endémiques de faune et de flore dont huit ne vivent que sur le mont Hamiguitan. Ces espèces comprennent des arbres et des plantes en danger critique et deux oiseaux emblématiques : l’aigle des Philippines et le cacatoès des Philippines.

Pologne

  • Forêt Bialowieza *

    Le site du patrimoine mondial de la Forêt Bialowieża, sur la frontière entre la Pologne et la Bélarusse, est un vaste massif de forêt ancienne comprenant à la fois des conifères et des feuillus d’une superficie totale de 141 885 ha. Situé sur la ligne de partage des eaux entre la mer Baltique et la mer Noire, ce bien transfrontalier apparaît comme une région irremplaçable pour la conservation de la biodiversité. On y trouve la plus grande population de bisons d’Europe, l’espèce emblématique du bien.

Portugal

  • Forêt Laurifère de Madère

    La forêt laurifère de Madère est un vestige exceptionnel d'un type de forêt de lauriers autrefois largement répandu. C'est la plus grande forêt de lauriers qui subsiste. Primaire à environ 90 %, elle contient un ensemble unique de plantes et d'animaux, dont beaucoup d'espèces endémiques telles que le pigeon trocaz de Madère.

République centrafricaine

  • Parc national du Manovo-Gounda St Floris

    L'importance de ce parc tient à la richesse de sa flore et de sa faune. Ses vastes savanes abritent des espèces de mammifères très variées : rhinocéros noirs, éléphants, guépards, léopards, chiens sauvages, gazelles à front roux, buffles, et différents types d'oiseaux aquatiques qui trouvent un habitat dans les plaines d'inondation du Nord.

  • Trinational de la Sangha *

    Situé dans le nord-ouest du bassin du Congo, au point de rencontre du Cameroun, du Congo et de la République centrafricaine, le site comprend trois parcs nationaux contigus, couvrant une superficie totale de 750 000 hectares, très peu affectés par l’activité humaine. On y trouve l’ensemble du spectre des écosystèmes de forêts tropicales humides. Les riches faune et flore comprennent notamment des crocodiles du Nil et des poissons-tigres Goliath, grands prédateurs. Les clairières offrent des espèces herbacées et la Sangha abrite des populations considérables d’éléphants de forêt, ainsi que des gorilles des plaines de l’ouest (en danger critique d’extinction) et des chimpanzés (en danger). L’environnement du site a permis la poursuite des processus écologiques et évolutionnaires sur une large échelle, ainsi que le maintien d’une grande biodiversité, comprenant de nombreuses espèces en danger.

République de Corée

  • Île volcanique et tunnels de lave de Jeju

    L’Île volcanique et les tunnels de lave de Jeju comprennent trois sites qui représentent un total de 18 846 ha. Geomunoreum est considéré comme le plus remarquable réseau de tunnels creusés dans les laves du monde avec ses dépôts et décorations carbonatés; le cône de tuf de Seongsan Ilchulbong s’élève comme une forteresse au-dessus de la mer, créant un paysage exceptionnel ; le mont Halla est le plus haut sommet de Corée, avec ses chutes d’eau, ses formations de pierres aux profils variés et son cratère devenu lac. Le bien, d’une beauté extraordinaire, est aussi un témoignage de l’histoire de notre planète, de ses caractéristiques et processus.

République démocratique du Congo

  • Parc national de Kahuzi-Biega

    Vaste étendue de forêt tropicale primaire, le parc est dominé par deux volcans éteints spectaculaires, le Kahuzi et le Biega. Il est peuplé d'une faune abondante et variée. Situé entre 2 100 et 2 400 m d'altitude, il y vit l'une des dernières populations de gorilles des plaines de l'est (graueri), qui compte environ 250 individus seulement.

  • Parc national de la Garamba

    Comprenant d'immenses savanes, herbeuses ou boisées, entrecoupées de forêts-galeries le long des rivières et de dépressions marécageuses, le parc abrite quatre des plus grands mammifères : l'éléphant, la girafe, l'hippopotame et surtout le rhinocéros blanc, inoffensif et beaucoup plus gros que le rhinocéros noir, dont il ne subsiste qu'une trentaine d'individus.

  • Parc national de la Salonga

    Au cœur du bassin central du fleuve Congo, ce parc est la plus grande réserve de forêt tropicale pluviale, très isolée et accessible seulement par voie d'eau. C'est l'habitat de plusieurs espèces endémiques menacées, comme le chimpanzé nain, le paon du Congo, l'éléphant de forêt et le gavial africain, ou « faux crocodile ».

  • Parc national des Virunga #

    S'étendant sur 790 000 ha, le parc des Virunga présente une diversité d'habitats incomparable, allant des marécages et des steppes jusqu'aux neiges éternelles du Rwenzori, à plus de 5 000 m d'altitude, en passant par les plaines de lave et les savanes sur les pentes des volcans. Quelque 20 000 hippopotames fréquentent ses rivières, le gorille de montagne y trouve refuge, et des oiseaux en provenance de Sibérie viennent y passer l'hiver.

  • Réserve de faune à okapis

    La réserve de faune à okapis occupe environ un cinquième de la forêt d'Ituri au nord-est du pays. Le bassin du fleuve Congo, dont la réserve et la forêt font partie, est un des plus grands systèmes de drainage d'Afrique. La réserve de faune abrite des espèces menacées de primates et d'oiseaux et environ 5000 okapis, sur les 30 000 vivant à l'état sauvage. La réserve possède également des sites panoramiques exceptionnels, dont des chutes sur l'Ituri et l'Epulu. Elle est habitée par des populations nomades traditionnelles de Pygmées Mbuti et de chasseurs Efe.

République-Unie de Tanzanie

  • Parc national de Serengeti

    Dans les vastes plaines de Serengeti, sur un million et demi d'hectares de savanes, les migrations annuelles vers les points d'eau permanents d'immenses troupeaux de millions d'herbivores – gnous, gazelles, zèbres – suivis de leurs prédateurs, offrent un spectacle d'un autre âge, l'un des plus impressionnants au monde.

  • Parc national du Kilimandjaro

    Point culminant de l’Afrique à une altitude de 5 895 m, le Kilimandjaro est un massif volcanique dont la cime isolée, couverte de neiges éternelles, surplombe la savane avoisinante. Il est entouré d’une forêt de montagne et abrite de nombreux mammifères, dont beaucoup appartiennent à des espèces menacées.

  • Réserve de gibier de Selous

    Éléphants, rhinocéros noirs, guépards, girafes, hippopotames et crocodiles vivent en très grand nombre dans cet immense sanctuaire de 50 000 km2 demeuré à peu près à l'abri de l'homme. Le parc comprend des zones de végétation variées, depuis les fourrés denses jusqu'à des prairies boisées bien dégagées.

Roumanie

  • Delta du Danube

    Les eaux du Danube se jettent dans la mer Noire en formant le plus vaste et le mieux préservé des deltas européens. Ses innombrables lacs et marais abritent plus de 300 espèces d'oiseaux ainsi que 45 espèces de poissons d'eau douce.

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

  • Chaussée des Géants et sa côte

    Au pied des falaises qui bordent le plateau d'Antrim en Irlande du Nord, la Chaussée des Géants, composée de quelque 40 000 colonnes de basalte, s'enfonce doucement dans la mer. Elle a inspiré des légendes où des géants l'utilisaient pour franchir la mer jusqu'en Écosse. Les études géologiques qui lui ont été consacrées depuis 300 ans ont contribué au développement des sciences de la Terre et montré que ce paysage spectaculaire s'expliquait par des activités volcaniques datant du tertiaire, il y a quelque 50 à 60 millions d'années.

  • Île d'Henderson

    Située dans la partie orientale du Pacifique sud, l'île d'Henderson est parmi les rares atolls du monde à avoir conservé une écologie pratiquement intacte. Sa situation isolée permet d'y observer la dynamique de l'évolution insulaire et de la sélection naturelle, et elle est particulièrement remarquable pour ses dix plantes et ses quatre oiseaux terrestres endémiques.

  • Îles de Gough et Inaccessible 8

    Les Îles Gough et Inaccessible représentent dans l’Atlantique sud un des écosystèmes insulaires tempérés froids les moins perturbés. Les deux îles, avec leurs falaises spectaculaires surplombant l’océan, ne comptent pas de mammifères introduits et abritent l’une des plus importantes colonies d’oiseaux marins au monde. L’île de Gough abrite deux espèces endémiques d’oiseaux terrestres, la gallinule de Gough et le rowettie de Gough, ainsi que 12 espèces de plantes endémiques. Pour sa part, l’île Inaccessible abrite 2 espèces d’oiseaux, 8 plantes et au moins 10 invertébrés endémiques.

  • Littoral du Dorset et de l'est du Devon

    Les falaises côtières du Littoral du Dorset et de l'est du Devon présentent une séquence pratiquement ininterrompue de formations rocheuses s'étendant sur tout le Mésozoïque, soit environ 185 millions d'années d'histoire de la Terre. Les importants sites fossilifères de la région ainsi que ses caractéristiques géomorphologiques côtières classiques contribuent à l'étude des sciences de la Terre depuis plus de 300 ans.

Sainte-Lucie

  • Zone de gestion des Pitons

    Le site de 2 909 ha, proche de la ville de Soufrière, comprend les Pitons, deux aiguilles volcaniques jaillissant, côte à côte, de la mer (respectivement à 770 m et 743 m de hauteur). Gros Piton et Petit Piton sont reliés par la crête du Piton Mitan. Le complexe volcanique de la zone comporte un champ géothermique (solfatare) avec des fumerolles sulfureuses et des sources chaudes. Des récifs coralliens couvrent presque 60 % de la zone marine du site. Une étude a révélé 168 espèces de poissons, 60 espèces de cnidaires, dont des coraux, 8 mollusques, 14 éponges, 11 échinodermes, 15 arthropodes et 8 annélides. La végétation terrestre dominante est une forêt tropicale humide qui devient forêt subtropicale pluviale avec de petites zones de forêt sèche et des régions de bois de lutins humides sur les sommets. Au moins 148 espèces de plantes ont été recensées sur Gros Piton, 97 sur Petit Piton et la crête intermédiaire. Il y a 8 espèces d’arbres rares. Sur Gros Piton, on trouve quelque 27 espèces d’oiseaux (dont 5 sont endémiques), 3 rongeurs indigènes, 1 opossum, 3 chauves-souris, 8 reptiles et 3 amphibiens.

Sénégal

  • Parc national des oiseaux du Djoudj

    Dans le delta du fleuve Sénégal, le parc est une zone humide de 16 000 ha comprenant un grand lac entouré de ruisseaux, d’étangs et de bras morts, qui constituent un sanctuaire vital, mais fragile, pour un million et demi d’oiseaux tels que le pélican blanc, le héron pourpre, la spatule africaine, la grande aigrette et le cormoran.

  • Parc national du Niokolo-Koba

    Situées dans une zone bien irriguée, le long des rives de la Gambie, les forêts-galeries et les savanes du Niokolo-Koba abritent une faune d'une grande richesse : l'élan de Derby (la plus grande des antilopes), des chimpanzés, des lions, des léopards, une importante population d'éléphants et de très nombreux oiseaux, reptiles et amphibiens.

Seychelles

  • Atoll d'Aldabra

    L'atoll comprend quatre grandes îles de corail qui enferment une lagune peu profonde. L'ensemble est lui-même entouré d'un récif de corail. En raison des difficultés d'accès et de l'isolement, Aldabra a été préservé de l'influence humaine et est devenu un refuge pour quelque 152 000 tortues terrestres géantes, soit la plus grande population mondiale de ce reptile.

  • Réserve naturelle de la vallée de Mai

    Au cœur de la petite île de Praslin, la réserve abrite les vestiges d'une forêt naturelle de palmiers qui a pour ainsi dire conservé son état d'origine. Le célèbre « coco de mer », fruit d'un palmier dont on pensait autrefois qu'il poussait au fond des mers, est la plus grosse graine du règne végétal.

Slovaquie

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

  • Grottes du karst d'Aggtelek et du karst de Slovaquie *

    La variété de leurs formes et leur concentration dans une aire restreinte font des 712 grottes actuellement identifiées un système karstique typique de la zone tempérée. Présentant une combinaison extrêmement rare d'effets climatiques tropicaux et glaciaires, elles permettent d'étudier l'histoire géologique sur plusieurs dizaines de millions d'années.

Slovénie

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

  • Grottes de Škocjan #

    Ce réseau exceptionnel de grottes calcaires comporte des dolines d'effondrement et quelque 6 km de galeries à plus de 200 m de profondeur, de nombreuses cascades et l'une des plus grandes salles souterraines connues. Le site, qui se trouve dans la région du Kras (c'est-à-dire du « karst »), est l'un des plus célèbres au monde pour l'étude des phénomènes karstiques.

Soudan

  • Parc national marin de Sanganeb et Parc national marin de la baie de Dungonab – île de Mukkawar

    Le bien se compose de deux zones séparées : Sanganeb est une structure récifale corallienne isolée, située au centre de la mer Rouge dont elle est l’unique atoll, à 25 km au large du littoral du Soudan. Le deuxième élément du bien est constitué de la baie de Dungonab et de l’île de Mukkawar. Ces dernières sont situées à 125 km au nord de Port-Soudan, et comprennent un système très varié de récifs coralliens, de mangroves, d'herbiers marins, de plages et d'îlots. Le bien sert d’habitat à des populations d’oiseaux de mer, de mammifères marins, de poissons, de requins, de tortues et de raies manta. La baie de Dungonab abrite également une population d’importance mondiale de dugongs.

Sri Lanka

  • Hauts plateaux du centre de Sri Lanka

    Les Hauts plateaux du Sri Lanka sont situés dans le centre-sud de l'île. Le bien comprend l'Aire protégée de Peak Wilderness, le Parc national de Horton Plains et la forêt de conservation des Knuckles. Ces forêts de montagne, qui s'élèvent à plus de 2500 m au-dessus du niveau moyen de la mer, abritent une variété de flore et de faune extraordinaire, notamment plusieurs espèces en danger comme le semnopithèque à face pourpre, le loris grêle de Horton Plains et le léopard du Sri Lanka. La région est considérée comme un point chaud de la biodiversité du Sri Lanka.

  • Réserve forestière de Sinharaja

    Situé dans le sud-ouest de Sri Lanka, le Sinharaja est la dernière zone viable de forêt tropicale humide primaire du pays. Plus de 60 % des arbres sont endémiques et bon nombre d'entre eux sont considérés comme rares. La faune endémique est nombreuse, notamment les oiseaux et 50 % d'espèces de mammifères et de papillons, ainsi que beaucoup de sortes d'insectes, de reptiles et d'amphibiens rares.

Suède

  • Haute Côte / Archipel de Kvarken *

    L’archipel de Kvarken (Finlande) et la Haute côte (Suède) sont situés dans le golfe de Botnie, qui prolonge la mer Baltique vers le nord. Les 5 600 îles et îlots se singularisent principalement par les curieuses moraines à crête bosselées, ou moraines de Geer, formées par la fonte de la nappe de glace continentale composées il y a entre 10 000 et 24 000 ans. L’archipel de Kvarken s’élève de manière continue du niveau de la mer du fait d’un relèvement glacio-isostatique rapide, lorsqu’une terre précédemment comprimée par le poids d’un glacier se relève après la disparition de ce dernier, fait de ce taux de relèvement dans la région l’un des plus élevés au monde. Du fait de l’avancée du littoral, des îles apparaissent et s’unissent, des péninsules grandissent, des lacs se forment depuis les baies et deviennent des marais et des fagnes tourbeuses. La Haute côte a aussi été largement façonnée par l’association de processus de glaciation, de recul des glaciers et d''émergence de nouvelles terres. Depuis le retrait final des glaces de la Haute côte, il y a 9 600 ans, le relèvement est de l''ordre de 285 m, ce qui correspond au « rebond » manifeste le plus important jamais observé. La Haute côte est un site exceptionnel pour la compréhension des processus importants qui ont formé les glaciers et les zones de relèvement de la surface de la Terre.

Suisse

  • Alpes suisses Jungfrau-Aletsch

    L'extension agrandit vers l'est et l'ouest le site du patrimoine mondial de Jungfrau-Aletsch-Bietschhorn, portant sa superficie à 82 400 ha au lieu de 53 900 ha. Jungfrau- Aletsch-Bietschhorn a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2001. Le site est un exemple remarquable de la formation des Hautes Alpes, incluant la partie la plus glacée des Alpes d'Europe et le plus grand glacier d'Eurasie. Il comprend une large diversité d'écosystèmes, notamment des exemples de succession végétale, liée en particulier à la retraite des glaciers consécutive au changement climatique. Le site a une valeur universelle exceptionnelle tant par sa beauté que par la richesse des informations qu'il apporte sur la formation des montagnes et des glaciers, ainsi que sur les changements climatiques actuels. Il est aussi précieux de par les processus écologiques et biologiques qu'il illustre, notamment la succession végétale. En Europe, ce paysage impressionnant a joué un rôle important dans l'art, la littérature, l'alpinisme et le tourisme alpin.

  • Haut lieu tectonique suisse Sardona

    Le Haut lieu tectonique suisse Sardona, situé au nord-est de la Suisse, est une zone montagneuse de 32 850 hectares où se trouvent sept sommets de plus de 3 000 m. Le site constitue un exemple exceptionnel d’orogenèse par collision continentale et offre d’excellentes sections géologiques à travers un chevauchement tectonique, un processus par lequel des roches plus anciennes et plus profondes remontent et passent par-dessus des roches plus jeunes et moins profondes. Il se caractérise par une exposition tridimensionnelle claire des structures et des processus typiques de ce phénomène et il est reconnu comme un site capital pour la géologie depuis le XVIIIème siècle. Les Alpes glaronnaises sont des montagnes glacées, qui dominent de façon spectaculaire d’étroites vallées fluviales encaissées. On y trouve le plus grand glissement de terrain de la fin de la période post-glaciaire dans les Alpes centrales.

  • Monte San Giorgio *

    La montagne boisée, de forme pyramidale, du Monte San Giorgio, près du lac de Lugano, est considérée comme le meilleur témoin de la vie marine du Trias (il y a 245 à 230 millions d’années). La séquence témoigne de la vie dans un lagon tropical abrité et en partie séparé de la haute mer par un récif. Des formes de vie marine diverses ont prospéré dans ce lagon, notamment des reptiles, des poissons, des bivalves, des ammonites, des échinodermes et des crustacés. Comme le lagon était proche de la terre, on trouve aussi quelques fossiles terrestres de reptiles, d’insectes et de plantes, notamment. Il en résulte une ressource fossilifère très riche.

Suriname

  • Réserve naturelle du Suriname central

    Cette réserve naturelle couvre 1,6 million d'hectares de forêt primaire tropicale au centre-ouest du Suriname. Elle protège le haut bassin versant du fleuve Coppename, les sources des fleuves Lucie, Oost, Zuid, Saramaccz et Gran Rio, et contient toute une gamme de reliefs et d'écosystèmes importants pour la conservation en raison de leur état inaltéré. Les forêts de montagne et de plaine abritent une grande diversité de plantes avec plus de 5 000 espèces de plantes vasculaires répertoriées à ce jour. On y trouve des populations viables d'animaux typiques de la région, comme le jaguar, le tatou géant, la loutre géante, le tapir, le paresseux, huit espèces de primates et 400 espèces d'oiseaux comme la harpie, le coq de roche de Guyane et l'ara au plumage écarlate.

Tadjikistan

  • Parc national tadjik (montagnes du Pamir)

    Situé à l’est du Tadjikistan, au cœur du « nœud du Pamir » (carrefour des plus hautes chaînes montagneuses de l’Eurasie), le site couvre plus de 2,5 millions d’hectares accidentés et très peu peuplés. A l’est, il s’agit de hauts plateaux et, à l’ouest, de pics dont certains dépassent les 7 000 mètres d’altitude. Les variations saisonnières de température sont extrêmes. Le Fedtchenko – le plus long glacier de vallée en dehors des régions polaires - est un des 1085 glaciers dénombrés sur ce site qui compte 170 cours d’eau et plus de 400 lacs. Deux groupes d’espèces florales (celui d’Asie centrale et celui d’Asie du sud-ouest) poussent sur le site qui héberge aussi des espèces rares et menacées d’oiseaux et de mammifères (notamment l’argali de Marco Polo, le léopard des neiges, l’ibex de Sibérie). Sujet à de fréquents tremblements de terre, le Parc est très peu affecté par l’agriculture et les établissements humains. Il offre une occasion unique d’étudier les phénomènes de tectonique des plaques et de subduction continentale.

Tchad

  • Lacs d’Ounianga

    Le site comprend 18 lacs interconnectés, situés dans le désert du Sahara, dans la région d’Ennedi. Il s’agit d’un large complexe de lacs (62 808 hectares) dans un environnement hyperaride et d’un paysage naturel exceptionnel qui doit sa beauté à la variété spectaculaire des formes et des couleurs. Les lacs – salé, hypersalé ou d’eau douce – sont alimentés par des eaux souterraines et se divisent en deux groupes, séparés par une quarantaine de kilomètres. Ounianga Kebir comprend quatre lacs dont le plus grand – le lac Yoan – s’étend sur 358 hectares avec une profondeur de 27 mètres. Ses eaux hypersalées ne recèlent que des algues et quelques micro-organismes. Le deuxième groupe, Ounianga Serir, comprend quatorze lacs séparés par des dunes de sable. Des roseaux flottants, qui couvrent presque la moitié de ces lacs, atténuent l’évaporation. Avec 436 hectares, le lac Teli est le plus vaste de ce groupe mais sa profondeur ne dépasse pas 10 mètres. Grâce à la bonne qualité de leurs eaux douces, certains de ces lacs abritent une faune aquatique, notamment des poissons.

Thaïlande

  • Complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai

    Le complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai s’étend sur 230 km entre le parc national de Ta Phraya à la frontière cambodgienne à l’est, et le parc national Khao Yai à l’ouest. Le site est l’habitat de plus de 800 espèces de faune, parmi lesquelles 112 espèces de mammifères (dont deux espèces de gibbons), 392 espèces d’oiseaux et 200 de reptiles et d’amphibiens. Il est d’importance internationale pour la conservation des espèces de mammifères, d’oiseaux et de reptiles menacées et en danger sur Terre, parmi lesquelles 19 sont vulnérables, 4 en danger, et une en danger critique d’extinction. La zone contient des écosystèmes forestiers tropicaux de première importance, qui peuvent constituer un habitat viable pour la survie à long terme de ces espèces.

  • Sanctuaires de faune de Thung Yai-Huai Kha Khaeng

    S'étendant sur plus de 600 000 ha en bordure de la frontière avec le Myanmar, les sanctuaires, demeurés en grande partie intacts, contiennent presque toutes les formations forestières de l'Asie du Sud-Est continentale. Ils abritent un ensemble d'espèces animales très divers, dont 77 % des grands mammifères (notamment éléphants et tigres), 50 % des grands oiseaux et 33 % des vertébrés terrestres que l'on trouve dans cette région.

Tunisie

  • Parc national de l'Ichkeul

    Le lac et les zones humides de l'Ichkeul constituent un relais indispensable pour des centaines de milliers d'oiseaux migrateurs – canards, oies, cigognes, flamants roses, etc. – qui viennent s'y nourrir et y nicher. Le lac est l'ultime vestige d'une chaîne de lacs qui s'étendait jadis à travers l'Afrique du Nord.

Ukraine

  • Forêts primaires et anciennes de hêtres des Carpates et d’autres régions d’Europe *

    Ce bien transnationale s’étend sur 12 pays. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, le hêtre d’Europe s’est répandu à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, les Dinarides, la Méditerranée et les Pyrénées, en l’espace de quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Le succès de la progression du hêtre s’explique par son adaptabilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques.

Venezuela (République bolivarienne du)

  • Parc national de Canaima

    Le parc national de Canaima s'étend sur 3 millions d'hectares dans le sud-est du Venezuela, jouxtant les frontières du Guyana et du Brésil. Environ 65 % du parc sont occupés par des montagnes tabulaires tepuis . Elles constituent un milieu biologique unique et présentent un très grand intérêt géologique. Leurs falaises escarpées et leurs cascades (dont la chute d'eau la plus élevée du monde, à 1 000 m) forment des paysages spectaculaires.

Viet Nam

  • Baie d'Ha-Long

    La baie d'Ha-Long, dans le golfe du Tonkin, compte environ 1 600 îles et îlots qui créent un paysage marin spectaculaire de piliers de calcaire. En raison du relief vertigineux, la plupart des îles sont inhabitées et non perturbées par l'homme. Les valeurs esthétiques exceptionnelles de ce site sont complétées par son grand intérêt biologique.

  • Parc national de Phong Nha - Ke Bang

    Le Parc national de Phong Nha-Ke Bang, inscrit en 2003 sur la Liste du patrimoine mondial, couvrait 85 754 ha. Avec cette extension, il atteint désormais la surface de 123 326 ha (soit une augmentation de 46%) et devient contigu avec la réserve naturelle de Hin Namno en République démocratique populaire lao. Le Parc présente un paysage de plateaux karstiques et de forêts tropicales, très divers du point de vue géologique et offre des phénomènes spectaculaires, dont de nombreuses grottes et rivières souterraines. Il abrite un haut niveau de biodiversité et de nombreuses espèces endémiques. L’extension assure un écosystème plus intact apportant une protection additionnelle aux bassins versants dont l’importance est vitale pour l’intégrité des paysages karstiques.

Yémen

  • Archipel de Socotra

    L’archipel de Socotra, situé dans le nord-ouest de l’océan Indien, près du golfe d’Aden, s’étend sur 250 km. Il comprend quatre îles et deux îlots rocheux qui semblent prolonger la corne de l’Afrique. Il est exceptionnel de par sa grande diversité de plantes et son taux d’endémisme : 37% des 825 espèces de plantes présentes, 90% des espèces de reptiles et 95% des espèces d’escargots terrestres ne se trouvent nulle part ailleurs dans le monde. En ce qui concerne les oiseaux, le site héberge des populations importantes au plan mondial (192 espèces dont 44 se reproduisent dans les îles et 85 sont des migrateurs réguliers) dont quelques espèces menacées. La vie marine de Socotra est aussi très diverse, avec 253 espèces de coraux bâtisseurs de récifs, 730 espèces de poissons côtiers et 300 espèces de crabes, homards et crevettes.

Zambie

  • Mosi-oa-Tunya / Chutes Victoria # *

    Elles figurent parmi les chutes d'eau les plus spectaculaires du monde. Le Zambèze, large de plus de 2 km à cet endroit, s'engouffre bruyamment dans une série de gorges de basalte, provoquant une brume irisée visible à plus de 20 km de distance.

Zimbabwe

  • Mosi-oa-Tunya / Chutes Victoria # *

    Elles figurent parmi les chutes d'eau les plus spectaculaires du monde. Le Zambèze, large de plus de 2 km à cet endroit, s'engouffre bruyamment dans une série de gorges de basalte, provoquant une brume irisée visible à plus de 20 km de distance.

  • Parc national de Mana Pools, aires de safari Sapi et Chewore

    Au bord du Zambèze, de grands escarpements surplombent le fleuve et les plaines inondables où l'on trouve une concentration remarquable de faune sauvage comprenant notamment éléphants, buffles, léopards et guépards. Les crocodiles du Nil y sont également très nombreux.

Notes
  1. Extension du bien « Parcs des forêts pluviales tempérées subtropicales de la côte est de l'Australie ».

  2. Extension du bien « Parc national Jaú ».

  3. Extension du bien « Kluane / Wrangell-St Elias / Glacier Bay ».

  4. Le bien de « Burgess Shale », précédemment inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, fait partie des « Parcs des Rocheuses canadiennes ».

  5. Extension du bien « Kluane / Wrangell-St Elias / Glacier Bay ».

  6. Au moment de l'extension du bien, le critère naturel (iv) a également été appliqué.

  7. Le Parc national de Westland et du Mont Cook et le Parc national de Fiordland, précédemment inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, font partie de « Te Wahipounamu - Zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande ».

  8. Extension du bien « Réserve de faune sauvage de l'Île de Gough ».

* : bien transfrontalier

# : Comme pour 19 biens naturels et mixtes inscrits pour leur valeur géologique avant 1994, la numérotation des critères de ce bien a été modifiée. Voir Décision 30.COM 8D.1

Légende

Catégorie du bien
Culturel Naturel Mixte

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