Patrimoine mondial https://whc.unesco.org?cid=305&l=fr&&searchDecisions=&search_session_decision=53&action=list&mode=rss Centre du patrimoine mondial - décision du Comité 90 fr Copyright 2024 UNESCO, World Heritage Centre Sat, 20 Apr 2024 10:25:50 EST UNESCO, World Heritage Centre - Decisions https://whc.unesco.org/document/logowhc.jpg https://whc.unesco.org 17 BUR VIII.2 Parc national des Evergiades (Etats-Unis d'Amérique) Le Bureau a rappelé que le Comité, à sa dernière session, a été informé des dommages causés par l'ouragan Andrew qui a dévasté le 24 août 1992 de très grandes zones de ce site du patrimoine mondial. Le Bureau a noté que les dommages causés par l'ouragan Andrew a eu de nombreux impacts sur l'écologie des Evergiades et que le site a été mentionné dans le "Rapport de Montreux", l'équivalent d'une "Liste des périls" aux termes de la Convention de Ramsar. Le représentant de l'UICN a informé le Bureau que les problèmes de conservation des Evergiades avaient fait l'objet de nombreux articles et qu'un rapport de suivi des Everglades, soumis à la Conférence de Ramsar au Japon, du 6 au 9 juin 1993, pouvait servir de point de départ à la préparation d'un rapport sur l'état de conservation des Evergiades pour la prochaine session du Comité. Le Bureau a reconnu qu'étant donné le nombre d'organismes, à différents niveaux gouvernementaux, qui étaient concernés par la conservation des Everglades, un rapport sur l'état de conservation de ce bien du patrimoine mondial pourrait peut-être inclure son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril parmi ses recommandations. Le Bureau a demandé à l'UICN de préparer un rapport sur l'état de conservation des Everglades pour soumission à la dix-septième session du Comité et a noté que l'UICN avait demandé une allocation supplémentaire pour réduire les frais. Le délégué des États-Unis d'Amérique s'est déclaré en faveur de la préparation d'un tel document, étant donné qu'il donnerait une dimension internationale et mondiale à la conservation des Evergiades et il a assuré le Bureau de la coopération de son gouvernement dans la préparation de ce rapport.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5404 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne) L'ICOMOS a signalé l'impact visuel extrêmement négatif de la nouvelle salle de sports construite sur le versant ouest de la colline où se dresse la Cathédrale, et qui en gâche partiellement la vue depuis l'Alameda.

Le représentant de l'ICOMOS a informé le Bureau qu'un accord venait d'être conclu entre les autorités locales et régionales pour abaisser d'un mètre cinquante l'édifice nouvellement construit et utiliser des matériaux qui s'harmonisent mieux avec l'environnement. Plusieurs délégués ont insisté sur le fait que le point 47 des Orientations invite les États parties à informer le Comité de leur intention d'entreprendre ou d'autoriser dans une zone protégée, conformément à la Convention, une restauration majeure ou de nouvelles constructions qui risquent d'entacher la valeur du bien aux termes des critères du patrimoine mondial. Le Bureau a exprimé sa déception en constatant que cela n'avait pas été le cas à Saint-Jacques et que ce site qui est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, est actuellement défiguré par une construction extrêmement disgracieuse au moment même où est présentée la proposition d'inscription du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Un délégué a fait remarquer qu'une action ne pouvait être engagée qu'après réception des rapports sur la construction en cours et que cet exemple montre clairement le besoin d'un programme de suivi permanent de la part des organisations et des collectivités locales. Le Bureau a conclu en indiquant que ses remarques au sujet de la construction seront transmises aux autorités nationales et régionales espagnoles, et en insistant sur la nécessité de consulter le Comité en cas d'intervention majeure sur les sites du Patrimoine mondial.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5420 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Damas (Syrie) Le Bureau a rappelé que le Comité, au cours de sa seizième session, a demandé au Centre d'entreprendre une mission d'évaluation sur l'état de conservation de la Mosquée des Omeyyades, à Damas, d'après les informations obtenues en ce qui concerne les travaux de reconstruction effectués à l'entrée principale de la Mosquée. Le Bureau a regretté qu'un certain nombre de facteurs aient empêché l'exécution de cette mission et a chargé l'ICOMOS d'entreprendre une mission générale de suivi en Syrie pour évaluer non seulement les travaux en cours à la Mosquée mais aussi l'état de conservation de la Vieille Ville de Damas.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5421 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Zones historiques d'Istanbul (Turquie) Le Service Monuments historiques de Turquie rassemblera toute la documentation technique sur Sainte-Sophie, sur la base de la synthèse élaborée par le Directeur général des Monuments historiques de Turquie. Un groupe d'experts turcs et internationaux se réunira à Istanbul en septembre 1993 pour préparer les bases d'un plan d'action global de sauvegarde de Sainte-Sophie.

Un rapport préliminaire sera présenté au Comité en décembre 1993. L'UNESCO financera sur le programme régulier l'ensemble de cette opération qui entre dans le cadre de la Campagne internationale de sauvegarde d'Istanbul.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5422 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Réserve de la biosphère de Srebarna (Bulgarie) Le Bureau a rappelé que le Comité, lors de sa dernière session, avait inscrit ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. La prévention des inondations saisonnières a eu un impact négatif sur la taille et la productivité de Srebarna et l'utilisation des terres agricoles et les constructions dans les régions avoisinantes ont entraîné la diminution ou la disparition de la population des oiseaux d'eau et des passereaux. Le Bureau a rappelé que l'UICN, se fondant sur les résultats de deux missions sur le site en 1992, avait conclu que le statut de Srebarna en tant que site du patrimoine mondial pourrait ne plus être justifié car il s'était détérioré au point de perdre une grande partie des caractéristiques qui lui avaient valu son inscription sur la Liste du patrimoine mondial.

Le Bureau, à sa seizième session tenue à Paris en juillet 1992, avait recommandé que le Comité considère le retrait de ce bien de la Liste du patrimoine mondial et avait invité les autorités bulgares à soumettre leurs observations et commentaires au Comité. Lors de sa dernière session, le Comité avait été informé par le représentant de la Bulgarie que le gouvernement bulgare, afin de restaurer les valeurs du patrimoine mondial de Srebarna, était en train de préparer une évaluation exhaustive de l'état de conservation de Srebarna ainsi qu'un plan de restauration de l'écosystème. Le Comité avait indiqué aux autorités bulgares que les données scientifiques disponibles montraient qu'il était possible que le site ne possède plus les valeurs d'habitat naturel qui avaient justifié son inscription et qu'une restauration complète d'un écosystème fonctionnant naturellement pourrait s'avérer impossible. Néanmoins, le Comité a invité les autorités bulgares à soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le ler mai 1993, les résultats du projet d'évaluation complète de l'état de conservation du site, y compris une analyse des données disponibles pour suivre les populations biologiques et la qualité de l'environnement, ainsi qu'un plan pour la restauration de l'écosystème.

Le Bureau a noté que les autorités bulgares ont soumis au Centre du patrimoine mondial un projet de document intitulé "Rétablissement et restauration de l'environnement de la réserve de la biosphère de Srebarna" et ont indiqué qu'un rapport sur l'évaluation complète de l'état de conservation de Srebarna serait adressé au Centre dès que sa traduction en français serait terminée. Un représentant de l'UICN a fait une présentation détaillée de l'état de conservation de Srebarna et du plan bulgare en vue de sa restauration et il a insisté sur le fait que la plupart des zones humides de faible étendue (600 ha) sont de nature instable et que leur intégrité écologique est facilement menacée par les changements qui se produisent à l'extérieur de leurs limites. Le Bureau a noté que les plans de restauration actuellement mis en oeuvre par les autorités bulgares pouvaient restaurer le régime hydrologique de Srebarna et s'avéraient prometteurs pour restaurer l'écosystème existant au moment de l'inscription de Srebarna sur la Liste du patrimoine mondial. Par ailleurs, le Bureau a appris que les autorités bulgares avaient commencé à délivrer aux populations locales des permis de chasse au sanglier et au renard, animaux qui menacent la population de pélicans de Srebarna. Le Bureau a cependant noté que la population de pélicans de Srebarna ne représentait qu'environ 10% de l'ensemble des différentes espèces d'oiseaux et que ces pélicans continuaient à se reproduire dans des endroits situés à l'extérieur de Srebarna, y compris dans certains sites de Roumanie où ils étaient chassés.

Le Bureau a fait les recommandations suivantes au Comité : (a) maintenir Srebarna sur la Liste du patrimoine mondial en péril ; (b) différer sa décision quant à la suppression éventuelle de Srebarna de la Liste du patrimoine mondial pour une période de deux ans et (c) demander à l'UICN, en coopération avec la Convention de Ramsar, de vérifier dans quelle mesure le(s) projet(s) mis en oeuvre par les autorités bulgares restaure(nt) l'intégrité écologique de Srebarna. Par ailleurs, le Bureau a demandé que la proposition de restauration de Srebarna, ainsi que l'évaluation complète de son état de conservation, soient communiquées pour examen aux membres du Bureau et que les autorités bulgares et roumaines coopèrent pour protéger les populations de pélicans dalmates dans la région. Le Bureau a demandé à l'UICN et au Centre de coopérer avec les experts de la Convention de Ramsar et les autorités bulgares et de présenter un rapport au cours de la dix-huitième session pour montrer dans quelle mesure les efforts de restauration menés par les autorités bulgares contribuent à restaurer Srebarna.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5388 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Parc national des Lacs de Plitvice (Croatie) Le Bureau a rappelé que ce site est inaccessible depuis le début du conflit armé qui a éclaté dans la région en 1991, mais que son intégrité reste toujours intacte. Cependant, reconnaissant que les possibilités de résurgence des hostilités continuaient à constituer une menace pour l'intégrité de ce site, le Comité, lors de sa dernière session, a inscrit le Parc national des Lacs de Plitvice sur la Liste du patrimoine mondial en péril et a invité le gouvernement croate, les Forces PRONU et les autorités de la région de Krajina à coopérer dans la mise en oeuvre du Plan Vance et des résolutions subséquentes pour stabiliser la situation politique dans la région. Le Bureau a appris que, conformément à la recommandation du Comité lors de sa seizième session, les Forces PRONU organisent des patrouilles de surveillance régulières dans la zone du Parc et essaient d'amener les autorités du gouvernement croate et de la région de Krajina à discuter ensemble de l'organisation d'une seconde mission internationale sur le site. Le Bureau a demandé au Centre de continuer à dialoguer avec les Forces PRONU pour étudier les possibilités d'organisation d'une telle mission internationale et d'en présenter les résultats lors de la dix-septième session du Comité.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5389 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Réserve naturelle intégrale du Mont Nimba (Côte d'Ivoire/Guinée) En 1981, le Comité du patrimoine mondial a inscrit le Mont Nimba sur la Liste du patrimoine mondial. En 1992, le Mont Nimba a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril par le Comité qui a demandé au Centre d'envoyer une mission d'experts afin (a) de vérifier la délimitation du site au moment de l'inscription et de proposer une délimitation appropriée ; (b) d'évaluer l'impact de l'exploitation du minerai de fer et des autres dangers qui menacent l'intégrité du site ; (c) de travailler à la réalisation d'un projet de développement rural intégré.

La mission s'est déroulée entre le 15 et le 30 mai 1993. Elle était constituée de représentants du Centre, du PNUD, du PNUE, du gouvernement guinéen, de la NIMCO (la compagnie minière), de l'UICN, du CEDI (ONG internationale située en France), de Guinée Ecologie (ONG locale), ainsi que de deux consultants et spécialistes locaux.

Une étude complète de la partie du Mont Nimba située en Guinée a été menée ; elle comportait des visites sur le terrain et dans les villages et un examen de questions spécifiques telles que la proposition d'inscription initiale, le gisement de minerai, les limites du site et la situation socio-économique des populations locales.

Les principales conclusions sont les suivantes :

i) le site répondait aux critères du patrimoine mondial lors de sa demande d'inscription initiale en 1981. Il continue à répondre à ces critères.

ii) le site doit être maintenu sur la Liste du patrimoine mondial en péril, avant tout à cause des incursions agricoles dues à l'absence de structures administratives et d'une protection efficace. A l'heure actuelle, le Projet-pilote du Mont Nimba prévoit une gestion sur le terrain, mais celle-ci n'est pas assurée ;

iii) quand le site a été proposé à l'inscription en 1981, le gouvernement guinéen était parfaitement au courant du potentiel de ressources minières. Plus de 25 millions de dollars avaient été dépensés en prospection et un gisement potentiel de 500 millions de tonnes de minerai avait été identifié. Selon la déclaration du gouvernement, il n'avait pas l'intention d'inclure le gisement de minerai dans la proposition d'inscription au patrimoine mondial. Il est recommandé d'accepter cette perspective ;

iv) la proposition d'inscription révisée soumise en 1991 doit être considérée comme retirée car elle n'avait pas été acceptée par le Comité ;

v) une proposition d'inscription révisée a été requise. Elle comprendra une zone révisée de 17.740 ha, soit 610 ha de plus que la proposition de 1981 qui comptait 17.130 ha. Elle est cependant inférieure de 1.550 ha à la véritable superficie de la proposition de 1981 qui comptait 19.290 ha, y compris la section de 5.200 ha qui se trouve en Côte d'Ivoire. La zone requise pour l'exploitation minière (1.500 ha) n'est pas comprise dans la proposition d'inscription au patrimoine mondial;

vi) il y a dix-huit recommandations dans le rapport de mission qui est disponible au Centre du patrimoine mondial. Ces recommandations comprennent un engagement de la part du gouvernement et de la compagnie d'exploitation minière à une "Convention de l'environnement" à laquelle les ONG seront invitées à participer. De plus, la compagnie d'exploitation minière accepte, une fois que la mine sera devenue opérationnelle, de verser une contribution de 500.000 $EU par an à des projets en faveur de la conservation ;

vii) d'ici à ce que la guerre et la situation politique au Libéria se stabilisent, il est peu probable que la mine devienne opérationnelle ;

viii) une surveillance permanente, effectuée par des responsables de la gestion, est essentielle pour la conservation du site - principalement pour empêcher les incursions agricoles sur le site du patrimoine mondial.

L'intégrité de ce site nécessitera le soutien technique et financier du Comité jusqu'à l'établissement d'un système de gestion sur place soit établi. Il est recommandé d'affecter une somme de 30.000 $EU de fonds d'urgence dans le but précis de maintenir la présence de responsables de la gestion sur le site.

Le Bureau a accepté les conclusions du groupe de travail et a accepté les propositions de révision des limites et de maintien du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

L'observateur de la Guinée a exprimé ses remerciements pour l'organisation de cette mission et le Bureau a insisté sur le fait qu'il acceptait les nouvelles limites et soutiendrait fermement la mise en oeuvre des dix-huit recommandations du rapport. L'observateur a ajouté qu'il se réjouissait des recommandations de l'Allemagne et des États-Unis d'Amérique concernant la participation du Centre à de futures études sur l'environnement. Le gouvernement guinéen a formulé une demande d'aide d'urgence de 30.000 $EU pour la mise en oeuvre des recommandations.

Les membres du Bureau ont fait part de leur préoccupation à long terme au sujet de la protection du site qui serait certainement menacée si l'exploitation de la mine adjacente au site devenait opérationnelle. Le gouvernement guinéen a accepté de prendre toutes les mesures garantissant que tout impact de l'exploitation minière serait soumis à une évaluation détaillée de l'environnement et que toutes les mesures seraient prises pour minimiser les dommages éventuels pourraient à l'avenir créer un problème pour le Comité. Le Bureau s'est déclaré d'accord avec les conclusions de la mission et s'est félicité que cette mission ait pu répondre aux questions qui lui avaient été posées et apporter ainsi des éclaircissements sur le statut actuel du site.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5390 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Parc national de Sangay (Equateur) Notant que les autorités équatoriennes n'ont pas encore fourni les informations réclamées par le Comité, le Bureau a demandé au Centre de les recontacter afin d'obtenir des informations sur le projet de construction de route et les efforts en cours pour évaluer l'impact sur l'intégrité du site. Conformément aux recommandations du Comité, le Bureau a également invité les autorités équatoriennes à envisager (a) de soumettre une proposition d'extension de ce site du patrimoine mondial afin qu'il englobe les nouvelles aires ajoutées au Parc, et (b) d'inviter une mission constituée d'experts régionaux afin d'évaluer l'ampleur des menaces auxquelles ce site fait face et de planifier les actions nécessaires pour remédier à la situation. Le Bureau a demandé au Centre de présenter un rapport sur la mise en oeuvre des recommandations du Comité, lors de la dix-septième session du Comité qui doit se tenir en décembre 1993.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5391 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Sanctuaire de faune de Manas (Inde) Le Bureau a rappelé que le Comité a été informé, lors de sa dernière session, que les dommages engendrés par l'invasion de ce site par des militants de la tribu Bodo à Assam, étaient évalués à environ 1,6 million de dollars EU et que, bien que les infrastructures du parc aient subi des dommages considérables, les habitats dans les parties inaccessibles du Sanctuaire étaient restés intacts. Lors de sa dernière session, le Comité a noté avec préoccupation l'information fournie par le représentant de l'UICN révélant que la région était encore occupée par des militants appartenant à la tribu Bodo et que les cultures illégales s'étendaient dans certaines parties du Sanctuaire ; conformément aux dispositions de l'Article 11, paragraphe 4 de la Convention, il a décidé d'inclure le Sanctuaire de faune de Manas sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau a été informé que le Centre avait attiré l'attention des autorités indiennes sur le fait qu'elles n'avaient pas fourni de rapport écrit sur l'état de conservation de Manas, en dépit de demandes réitérées du Comité depuis 1989 et qu'il avait renouvelé la demande du Comité d'un rapport complet fournissant une évaluation exhaustive des dommages causés au site et des mesures prises pour y remédier. Notant que les autorités indiennes n'avaient toujours pas fourni le rapport réclamé par le Comité, le Bureau a demandé au Centre de poursuivre ses efforts pour obtenir un tel rapport et le soumettre à la dix-septième session du Comité.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5392 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger) Le Bureau a rappelé qu'à sa dernière session, le Comité a décidé d'inscrire ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril car il était préoccupé par le fait que la région dans laquelle se trouve ce site a récemment été affectée par des troubles civils et que six membres du personnel de la réserve étaient tenus en otages depuis février 1992. Le Bureau a vivement regretté que deux des six membres du personnel de la réserve qui étaient tenus en otages soient décédés en captivité et que les quatre autres aient été relâchés en avril 1993 en mauvaise condition physique. Le Bureau a chargé le Centre de transmettre les condoléances du Comité aux familles de MM. Mamadou Cheffou et Alassoum Oumarou, décédés en captivité. Par ailleurs, le Bureau a également exprimé ses voeux de prompt rétablissement à l'intention des quatre membres du personnel de la réserve relâchés en avril 1993. Le Bureau a noté que le gouvernement nigérien avait entamé des négociations informelles avec l'oppostion armée et il a encouragé les autorités à poursuivre le dialogue afin de trouver rapidement une solution au conflit dans la région.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5393 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Parc naturel d'Iguazu (Argentine) Le Bureau a rappelé que le Comité, lors de sa quinzième session tenue à Carthage (Tunisie), en 1991, avait noté que huit hélicoptères survolaient régulièrement la zone des chutes et que des associations locales de conservation avaient protesté contre l'utilisation d'hélicoptères dans cette zone parce qu'elle contrevenait aux règles du trafic aérien relatives au survol des zones protégées. Le Bureau a noté avec satisfaction la poursuite des efforts menés conjointement par les administrations des parcs nationaux et du trafic aérien d'Argentine pour la mise au point d'un accord réglementant l'utilisation par les hélicoptères de l'espace aérien au-dessus du parc national d'Iguazu. Le Bureau a demandé instamment aux autorités argentines d'activer la mise au point finale de cet accord et, d'ici-là, de faire appliquer les réglementations existantes concernant l'espace aérien dans cette zone.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5394 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Parc national d'Iguaçu (Brésil) Le Bureau a noté avec satisfaction que les autorités brésiliennes étaient en contact, avec leurs homologues en Argentine pour étudier les possibilités d'établissement de réglementations communes concernant le survol par hélicoptères de la zone des chutes d'eau.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5395 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Parcs nationaux de Wrangell St. Elias/Kluane/Baie des Glaciers (Canada/Etats-Unis d'Amérique) Le Bureau a rappelé que le Comité, tout en approuvant l'extension de ce site transfrontalier pour englober le Parc national de la Baie des Glaciers (États-Unis), lors de sa dernière session, a instamment demandé aux autorités canadiennes et américaines d'ajouter de nouvelles zones à ce bien du patrimoine mondial.

A cet égard, le Bureau a été heureux d'être informé par l'observateur du Canada que le gouvernement provincial de Colombie britannique a décidé de proposer au Centre du patrimoine mondial d'établir un nouveau parc provincial dans la région d'Alsek Tatshenshini et de proposer que ce parc fasse partie du site transfrontalier du patrimoine mondial. Le Bureau a félicité les autorités canadiennes de cette initiative et leur a instamment demandé de poursuivre leur action conformément aux Orientations.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5396 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Parc national du Manovo-Gounda Saint Floris (République centrafricaine) Pour répondre à la demande formulée en décembre 1992 par le Comité du patrimoine mondial, deux réunions se sont tenues avec la participation de représentants de République centrafricaine pour discuter des points suivants : (a) la protection du site ; (b) la participation des populations locales à la gestion du site, et (c) les conséquences socio-économiques d'un "régime de gestion privatisée". La première réunion, au mois d'avril, a montré que les questions en jeu étaient plus de nature administrative et juridique qu'écologique et qu'il n'était donc pas nécessaire de mener une mission sur le terrain.

Le 10 mai 1993, des représentants légaux de la République centrafricaine, de l'UNESCO et de l'UICN se sont réunis au Centre du patrimoine mondial pour passer en revue les points (a), (b) et (c) sus-mentionnés.

Les principales conclusions ont été les suivantes :

(i) le site et la région avoisinante sont actuellement dans une situation sociale, politique et économique instable. Le braconnage en provenance des pays voisins est important et présente des risques sérieux pour qui voudrait l'empêcher ;

(ii) le gouvernement centrafricain ne possède pas les ressources financières ou en personnel pour assurer une gestion efficace de ce site du patrimoine mondial. Il est intéressé par une certaine forme de privatisation, de leasing ou de franchising. Cela pourrait impliquer un organisme consultatif avec une représentation d'organisations internationales et des populations locales. Cet organisme devrait être capable de lever des fonds et d'assurer la gestion ;

(iii) il n'y a pas de consensus sur l'opportunité de la privatisation. Cette solution est réalisable techniquement et juridiquement, mais la proposition exige des éclaircissements qui ont été requis.

Il a été recommandé aux autorités centrafricaines de continuer à rechercher d'autres possibilités de gestions et le Centre doit coopérer dans la recherche d'une solution de gestion efficace. Le Bureau a manifesté son accord sur la recommandation ci-dessus et le Centre fera un rapport au Comité lorsqu'il disposera de nouvelles informations. Le Bureau a chargé le Centre de s'assurer que l'État partie respectait toutes les obligations inhérentes à l'adhésion à la Convention et assurait la conservation à long terme du site.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5397 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Réserves de Talamanca-La Amistad (Costa Rica-Panama) Le Bureau a noté que le projet de construction de route à travers les réserves de Talamanca-La Amistad a peu de chances de se concrétiser dans un proche avenir et il a été informé que les autorités de Costa Rica n'étaient pas d'accord sur les modifications des limites des réserves préconisées par le Comité à sa quinzième session. Le Bureau a noté que le ministère des Ressources naturelles, de l'Energie et des Mines, qui est responsable de la gestion des réserves de Talamanca-La Amistad, le grand public ainsi que les populations autochtones résidant sur le site n'étaient pas tous d'accord avec les modifications des limites suggérées par le Comité. Le Bureau a noté l'intérêt des autorités de Costa Rica pour recevoir des conseils techniques sur les mesures à prendre pour améliorer les conditions de vie des populations résidant dans les réserves indiennes à l'intérieur des réserves de Talamanca-La Amistad. Un représentant de l'UICN a informé le Bureau que des spécialistes du Bureau régional de l'UICN au Costa Rica discutaient actuellement avec les autorités de Costa Rica des modifications des limites proposées par le Comité. Ces discussions tiennent compte de la nécessité de concilier les aspirations socio-économiques des peuples autochtones dans la réserve de la biosphère tout en protégeant les valeurs du patrimoine mondial du site. Le Bureau a demandé au Centre du patrimoine mondial de poursuivre le dialogue avec les autorités de Costa Rica sur cette importante question et de présenter un rapport sur les résultats à la prochaine réunion du Comité, en décembre 1993.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5398 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Parc national de Tikal (Guatemala) Le Bureau s'est déclaré satisfait que la superficie de ce bien mixte du patrimoine mondial puisse être agrandie d'environ 50% et que les nouvelles zones réservées pour inclusion au parc puissent posséder des valeurs de patrimoine naturel et culturel de portée universelle. Le Bureau a été informé qu'un projet de l'UICN est mis en oeuvre dans la zone tampon du parc, en collaboration avec 26 villages, afin de mettre au point de nouvelles stratégies pour assurer des moyens d'existence réduisant la dépendance des peuples autochtones par rapport aux ressources qui se trouvent à l'intérieur du site du patrimoine mondial.

Le Bureau a pris note avec satisfaction des efforts du gouvernement danois en faveur de ce projet auquel il apporte une contribution de 520.000 $EU sur deux ans. Le Bureau a demandé au Centre de contacter les autorités compétentes au Guatemala et de les encourager à étendre les limites de ce bien mixte du patrimoine mondial. Il est important de tirer tout le parti possible de ce projet.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5399 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Te Wahipounamu - Sud-Ouest de la Nouvelle-Zélande (Nouvelle-Zélande) Le Bureau a rappelé qu'à sa dernière session le Comité a été informé que le gouvernement de Nouvelle-Zélande avait approuvé l'octroi d'une licence de conduite d'eau douce à une société privée depuis ce site du patrimoine mondial. Ce projet implique la construction d'un barrage, d'un pipeline souterrain et de quatre grands réservoirs à Jackson Bay. Le Comité a noté que les impacts viuels et écologiques du projet n'étaient pas clairement définis et que ses fondements juridiques et économiques faisaient actuellement l'objet d'un vif débat en Nouvelle-Zélande.

Le Bureau a noté avec satisfaction que le ministre de la Conservation avait ultérieurement indiqué à la société privée (Okuru Enterprises Ltd.) qu'il n'était pas d'accord sur l'installation d'un pipeline dans le Parc national du Mont Aspiring situé à l'intérieur de l'enceinte de ce site du patrimoine mondial. Les responsables d'Okuru Enterprises Ltd. modifient maintenant leur demande pour s'approvisionner en eau dans une crique située à l'extérieur des limites du parc national. Les modifications apportées par Okuru Enterprises Ltd. au projet initial seront portés à la connaissance du public et devront être acceptées par consensus. Selon cette procédure, un nouveau rapport comportant la proposition modifiée sera soumis au ministre de la Conservation afin de permettre une réévaluation d'ensemble. Le Bureau estime, comme les autorités de Nouvelle-Zélande, qu'il faudra un certain temps avant qu'une décision finale ne soit prise au niveau ministériel sur l'acceptabilité de la nouvelle proposition. Le Bureau a noté que les autorités de Nouvelle-Zélande ont assuré au Centre que l'impact sur l'environnement de la proposition modifiée serait soigneusement étudié, qu'aucune décision ne serait prise à la hâte et qu'enfin le maintien des valeurs de la zone du patrimoine mondial serait un facteur important de l'étude de tout projet d'exportation d'eau. Le Bureau a demandé au Centre et à l'UICN de se tenir régulièrement au courant de l'étude de la proposition d'exportation d'eau qui sera menée par le département de la Conservation de Nouvelle-Zélande.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5400 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Delta du Danube (Roumanie) Le Bureau a rappelé que le Comité, à sa dernière session, a attiré l'attention des autorités roumaines sur le fait que les dernières étapes du processus d'établissement d'une législation de protection du site n'avaient pas encore été menées à bien, en dépit des assurances données par le représentant de la Roumanie à la quinzième session du Comité en décembre 1991, au moment de l'inscription de ce site sur la Liste du patrimoine mondial. Le Bureau a été informé que le ministère roumain des Eaux et Forêts et de la Protection de l'Environnement a préparé un projet de loi sur l'établissement d'une Réserve de la biosphère du delta du Danube, que ce projet a été mis à l'ordre du jour des travaux du Parlement et qu'il sera donc examiné prochainement.

Le Bureau a noté que le site du patrimoine mondial du delta du Danube tirera des avantages du Programme sur l'environnement du bassin du Danube, qui sera financé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et mis en oeuvre avec les conseils techniques de l'UICN.

Le représentant de la Roumanie a informé le Bureau qu'une nouvelle institution de recherche sur le delta du Danube a été créée et qu'elle va entreprendre des études concernant la conservation de ce site. Le Bureau a demandé aux autorités roumaines d'informer le Centre dès que le Parlement aurait approuvé le projet de loi et les a encouragées à coopérer avec le Centre pour préparer un projet d'assistance technique pour la conservation du delta du Danube. L'UICN et d'autres organisations non-gouvernementales devraient être impliquées dans la mesure du possible.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5401 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Parc national de Niokolo-Koba (Sénégal) Le Bureau a rappelé que lors de sa dernière session en juillet 1992, il avait demandé à l'UICN de fournir un rapport sur la mise en oeuvre de mesures destinées à atténuer les impacts sur l'environnement d'un projet de construction de route à travers le parc. Le représentant de l'UICN a informé le Bureau que l'Université de Dakar (Sénégal) avait entrepris une évaluation indépendante de la mise en oeuvre des mesures prises pour minimiser ces impacts et que les conclusions de cette étude avaient été cautionnées par le représentant régional de l'UICN en Afrique de l'Ouest. Le Bureau a noté avec satisfaction que les conclusions de l'étude montraient que les mesures prises pour minimiser les impacts de la route se révélaient efficaces et que les nuisances causées au parc étaient minimes. Néanmoins, le Bureau a noté que la mise en oeuvre de ce projet de construction de route avait causé des inquiétudes, notamment par suite des conséquences importantes dues à la présence d'un nouveau couloir de transport traversant la région et que ces impacts n'avaient pas été initialement prévus. Le Bureau a félicité les responsables sénégalais du parc national qui avaient coopéré avec l'UICN pour préparer un "livre blanc" traitant de ces conséquences imprévues et de l'avenir à long terme du parc et avaient élaboré trois stratégies qui seraient incorporées à un grand projet destiné à assurer l'avenir à long terme du parc. Le Comité a noté que ces stratégies seront discutées au cours d'une réunion de bailleurs de fonds, parrainée conjointement par les responsables sénagalais du parc national et le Bureau régional de l'UICN pour l'Afrique de l'Ouest et prévue le 28 juin 1993 ; il a demandé que les conclusions de la réunion de bailleurs de fonds soient communiquées au Centre pour soumission à la prochaine session du Comité. Le Bureau a demandé au Centre de distribuer des copies du "livre blanc" à tout État partie intéressé.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5402 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST
17 BUR VIII.2 Zone de conservation de Ngorongoro (Tanzanie) Le Bureau a rappelé que ce site a été retiré de la Liste du patrimoine en péril en 1988 et il s'est montré très inquiet d'apprendre que le premier ministre de Tanzanie avait annoncé que les populations résidant dans la zone pourraient cultiver des récoltes à l'intérieur du site du patrimoine mondial, en contrevenant à la Loi régissant la Zone de conservation de Ngorongoro. Le représentant de l'UICN a noté que bien que la permission de cultiver de petites superficies de maïs puisse contribuer à atténuer les conflits entre les populations locales et le personnel du site, cette annonce semble avoir encouragé les populations à déboiser sur de vastes étendues, y compris de nombreuses pentes inutilisables pour l'agriculture, ce qui a eu pour résultat de créer une bande ininterrompue de cultures sur les pentes du cratère de Ngorongoro, d'Edulen au nord d'Empaï. Le Bureau a demandé à l'UICN de fournir au Comité, à sa prochaine session, un rapport sur les conclusions d'une étude actuellement en cours pour évaluer l'impact de ces zones nouvellement cultivées. Le Bureau a recommandé que le Comité, à sa dix-septième session, en décembre 1993, inscrive de nouveaula Zone de conservation de Ngorongoro sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Par ailleurs, il a demandé au Centre de transmettre ses inquiétudes au ministre du Tourisme, des Ressources naturelles et de l'Environnement de Tanzanie.

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https://whc.unesco.org/fr/decisions/5403 wh-support@unesco.org Mon, 21 Jun 1993 00:00:00 EST