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La Directrice du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO salue la décision du gouvernement gabonais de modifier le tracé de la route près de Lopé-Okanda

mercredi 14 octobre 2020
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Mission de terrain dans les zones historiques de Lopé-Okanda © UNESCO | Leila Maziz

Modifier la route Transgabonaise près de l’Ecosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda permettra de mieux protéger le site du patrimoine mondial.

Le projet de la route Transgabonaise, qui doit traverser cinq provinces du Gabon pour relier Libreville (Ouest) et Franceville (Est) par voie rapide, prévoit la réhabilitation et le réaménagement de différents axes routiers. Le Comité du patrimoine mondial avait exprimé son inquiétude par rapport à l’impact potentiel de ce projet sur l'Ecosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda, bien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, respectivement dans ses Décisions 41 COM 7B. 37 (Cracovie, 2017), 39 COM 7B.32 (Bonn 2015), 38 COM 7B.59 (Doha 2014) et 37 COM 7B.33 (Phnom Penh, 2013).

Afin d’éviter tout impact sur la Valeur universelle exceptionnelle du bien, le Gouvernement gabonais a décidé de modifier le tracé de la route pour contourner le parc national de la Lopé par les localités d’Alembé - Lalara - Koumameyong - Booué - Carrefour Leroy. Selon la Directrice du Centre du patrimoine mondial, cette décision constitue « un jalon important dans les efforts visant à protéger les valeurs naturelles et culturelles de ce bien et notamment les ensembles historiques du bien qui auraient été directement affectés par ce projet».

L’Écosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda est un bien mixte (nature/culture) pour ses remarquables paysages de forêts-savanes ainsi que pour ses nombreux vestiges de cultures passées. Dans le cadre de l’Initiative pour le patrimoine mondial forestier d’Afrique centrale (CAWHFI), le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO a soutenu diverses activités de sensibilisation avec les communautés locales, des travaux pour la mise en valeur des gravures rupestres des ensembles historiques du bien, la réhabilitation de l’éco-musée du Parc national de la Lopé ainsi que des études scientifiques qui ont permis de dater des outils de pierre taillée. Les résultats préliminaires obtenus montrent que ces outils datent d’au moins 620 000 ans et au plus 850 000 ans représentant ainsi la plus vieille preuve de la présence humaine dans le bassin du Congo en Afrique centrale atlantique. 

mercredi 14 octobre 2020
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