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Le Directeur général a ouvert, le 24 octobre 2007, la 16e session de l'Assemblée générale des Etats parties à la Convention de 1972, qui compte désormais 185 Etats Parties.

Dans son discours d'ouverture, Koïchiro Matsuura s'est félicité que la Convention de 1972 ait été « unanimement reconnue comme un programme phare de l'UNESCO », au cours des débats de la 34e session de la Conférence générale. Il a également mentionné « le souci légitime de nombreux Etats membres de voir (...) les « trois piliers normatifs » dans le domaine de la culture - les Conventions de 1972, de 2003 et de 2005 - être mis en œuvre de manière complémentaire et cohérente, tant ils sont porteurs, ensemble, de promesses d'avenir pour la préservation et la promotion des composantes majeures de la diversité culturelle si chère à chacun d'entre nous ». « C'est dans ce contexte que les Etats Parties, dont nombre sont désormais également Parties aux Convention de 2003 et de 2005, devront aborder cette Assemblée générale. Il est en effet essentiel, en attendant de trouver des mécanismes de coordination adaptés qu'il nous faudra sans doute explorer, que ces trois instruments sachent se renforcer mutuellement et se développer dans une complémentarité harmonieuse », a-t-il ajouté.

Faisant un bilan des deux années écoulées depuis la précédente Assemblée générale des Etats parties et de l'état de la Liste du Patrimoine mondial, M. Matsuura s'est réjoui des 40 nouvelles inscriptions intervenues. Il a souligné que pour certaines il s'agissait d'une première inscription sur la Liste « L'Ile Maurice, le Gabon et la Namibie doivent donc ici être tout particulièrement félicités », a-t-il dit.

A l'inverse, le Directeur général a exprimé sa préoccupation devant « Le retrait, pour la première fois dans l'histoire de la Convention, d'un bien de la Liste du patrimoine mondial » (...) « Il démontre que, malgré les efforts de la communauté internationale, il n'est pas toujours possible de trouver les moyens de préserver la valeur universelle exceptionnelle d'un site inscrit. Le Comité, par cette décision difficile, a souhaité préserver la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial, et nous ne pouvons que l'en féliciter. Il nous appelle néanmoins à redoubler de vigilance et à renforcer l'action préventive afin d'éviter des situations analogues à l'avenir ».

Le Directeur général a ensuite rappelé qu'en 2007 l'ordre du jour de la dernière session du Comité comptait quatre points relatifs à une évaluation : l'évaluation de la Décision de Suzhou-Cairns ; l'évaluation des résultats de la mise en œuvre des objectifs stratégiques du Comité du patrimoine mondial ; l'évaluation du Partenariat pour la Conservation du patrimoine mondial (PACTE) ; et le Rapport sur l'audit de gestion du Centre du patrimoine mondial. M. Matsuura a tenu à cette occasion à souligner l'importance de l'évaluation des objectifs stratégiques du Comité du patrimoine mondial. Faisant référence aux "4 C" (Crédibilité de la Liste, Conservation, renforcement des Capacités et Communication), il s'est félicité « de l'addition d'un cinquième " C " pour Communauté ». Proposé par la Nouvelle-Zélande pour « valoriser le rôle des communautés dans la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial », cette décision rejoint le souci des rédacteurs de la Convention de 2003, qui ont tenu à inscrire, dans le texte même de la Convention l'importance d'assurer la plus large participation possible des communautés qui créent, entretiennent et transmettent le patrimoine immatériel, et de les impliquer activement dans sa gestion. « L'expérience a démontré que l'un des facteurs les plus importants de la conservation durable d'un bien culturel ou naturel est de pouvoir compter sur la participation active des communautés. Les approches locales à l'égard du patrimoine sont souvent modelées par des visions du monde qui lient les humains avec leur environnement naturel. Aussi est-il souhaitable que les populations locales participent de manière directe et significative à toutes les décisions importantes concernant leur site. C'est de toute évidence un des nombreux exemples où les Conventions de 1972 et 2003 se renforcent mutuellement », a-t-il déclaré à cet égard.

Concernant le rapport sur l'audit de gestion du Centre du patrimoine mondial, M. Matsuura a souligné « la nécessité d'améliorer la gestion comptable et budgétaire du Centre, de clarifier sa structure, de consolider sa flexibilité administrative et de renforcer son capital humain » A cet effet il a attiré l'attention des Etats parties sur le plan de mise en œuvre des recommandations de l'audit, qui leur est soumis. « Des solutions innovantes pour financer, à partir de sources multiples, des postes jugés indispensables au fonctionnement du Centre sont en particulier soumises à votre approbation. Ma proposition d'introduire un système de comptabilité analytique, qui pourrait être considérée comme une expérience pilote pour l'Organisation, a été bien accueillie par le Comité, et j'espère qu'il en sera de même par cette Assemblée », a-t-il précisé.

En conclusion, après avoir remercié les membres sortants pour « leur engagement sans faille et leur contribution remarquable », le Directeur général a félicité Mme Cameron (Canada) pour son élection à la Présidence du Comité du Patrimoine mondial.