Villages antiques de Syrie du Nord

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Les villages antiques du nord de la Syrie constituent un des ensembles archéologiques les plus extraordinaires au monde. Il s’agit de plus de 700 sites d’époque romaine et byzantine qui se trouvent dans une vaste région. Ils occupent un ensemble de plateaux calcaires connus sous le nom de massif calcaire.

L’intérêt de ces sites ne réside pas seulement dans leur nombre, mais aussi parce qu’ils sont dans un état de préservation exceptionnel. L’abandon des villages du massif calcaire à partir du VIIIe siècle et la solidité des édifices en pierre du massif calcaire ont garanti leur préservation. Les « villes mortes » ou les villages antiques offrent un intérêt exceptionnel, car ils nous donnent une image précise, sur près de 2 000 km2, de l’état des campagnes à la fin de l’Antiquité – alors que, pour cette époque, la quasi-totalité des vestiges conservés appartient à des villes.

Toutefois, les changements rapides qui ont eu lieu dans les dernières années ainsi que le développement du tourisme menacent l’intégrité de ce paysage et des vestiges historiques qu’il contient.

Les autorités syriennes ont à plusieurs reprises demandé l’assistance de l’UNESCO en vue de leur protection et de leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial. À cette fin, un certain nombre d’études ont été menées par la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM), présentées sous la forme d’une exposition à Damas et ayant fait l’objet d’une réunion internationale dès septembre 2001. Le projet d’assistance technique à l’élaboration du dossier sur la Liste du patrimoine mondial a été lancé par la Convention France-UNESCO en 2005. La difficulté majeure de ce dossier résidait dans le fait d’appréhender ce territoire dans son ensemble, en lui reconnaissant une valeur non seulement archéologique, mais également paysagère – alors que le concept de paysage culturel n’existe pas dans la loi syrienne des antiquités et que, par conséquent, il n’existe aucun règlement qui permette la prise en compte d’un ensemble patrimonial à l’échelle d’un territoire. Dans ce contexte, le travail a consisté avant tout à la définition des limites de huit « parcs » qui, par leur qualité et leur variété, constituent un échantillon de la richesse du massif calcaire. Ensuite, il a été imaginé un système de protection et de gestion qui autorise la sauvegarde du bien en accord avec les impératifs de développement économique et touristique du pays : établissement des décrets de protection spécifiques pour les huit parcs, réflexion à l’échelon régional sur le développement territorial et ses enjeux, renforcement du département de gestion de la DGAM et encouragement à la création d’une structure de gestion sur le terrain, ainsi que l’établissement d’un plan de gestion et d’un plan d’action pour le site.

Ce travail d’assistance technique s’est poursuivi en 2010, notamment dans la préparation du « Plan d’action », qui est venu compléter en janvier 2011 le dossier remis auprès du Centre du patrimoine mondial en janvier 2010. Ce document complémentaire rend compte des avancées en termes d’outils de gestion et de coordination mis en place au niveau national depuis janvier 2010 et confirme l’engagement des autorités syriennes dans la mise en œuvre d’un dispositif ambitieux de gestion du territoire.

Le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2011, et il a rejoint la Liste du patrimoine mondial en péril en 2013.

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