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Stratégie globale

En 1994, le Comité du patrimoine mondial lançait la Stratégie globale pour une Liste du patrimoine mondial équilibrée, représentative et crédible.

Son objectif est de s'assurer que la Liste reflète bien la diversité culturelle et naturelle des biens de valeur universelle exceptionnelle.

Vingt-deux ans après l’adoption de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, la Liste du patrimoine mondial présentait en effet un déséquilibre en termes de types de biens et de régions géographiques représentés : sur les 410 biens inscrits, situés en grande majorité dans des pays développés et principalement en Europe, on comptait 304 sites culturels, mais seulement 90 sites naturels et 16 sites mixtes. Vous trouverez ci-dessous les objectifs de la Stratégie globale, l'analyse de la nécessité d'une telle stratégie, les efforts en cours et la documentation concernant des études et conférences sur ce sujet.

Les objectifs de la Stratégie globale

En adoptant la Stratégie globale, le Comité du patrimoine mondial entendait d’une part élargir la définition du patrimoine mondial pour qu’elle reflète davantage la diversité des trésors culturels et naturels de notre monde et, d’autre part, fournir un cadre global et une méthodologie concrète pour mettre en œuvre la Convention du patrimoine mondial.

Dépassant le cadre étroit des définitions du patrimoine, cette nouvelle vision veut reconnaître et protéger les sites qui sont des preuves exceptionnelles de la coexistence de l’être humain et de la terre, des interactions entre les êtres humains, de la coexistence culturelle, de la spiritualité et de l’expression créatrice.

Les initiatives destinées à encourager les pays à adhérer à la Convention, à établir des Listes indicatives et à préparer des propositions d’inscription de biens appartenant à des catégories et à des régions actuellement peu représentées sur la Liste du patrimoine mondial, sont vitales pour la Stratégie globale.

Analyse

Une étude globale, effectuée par l’ICOMOS entre 1987 et 1993, a révélé que l’Europe, les villes historiques et les monuments religieux, le christianisme, les époques historiques et l’architecture « élitiste » (par opposition à l’architecture vernaculaire) étaient sur-représentés sur la Liste du patrimoine mondial, alors que les cultures vivantes, et en particulier les « cultures traditionnelles », étaient sous-représentées.

A sa 28e session en 2004, le Comité du patrimoine mondial a examiné des analyses plus récentes de la Liste du patrimoine mondial et des Listes indicatives. Ces deux analyses, effectuées par l’ICOMOS et l’UICN, considèrent la progression de la Stratégie globale selon plusieurs perspectives : régionale, chronologique, géographique et thématique.

L’étude de l’ICOMOS montre que les causes des disparités de la Liste du patrimoine mondial entrent dans deux grandes catégories : structurelles, c’est-à-dire liées aux procédures d’inscription, ainsi qu’à la gestion et à la protection des biens culturels ; et qualitatives, c’est-à-dire liées à la façon dont les biens sont identifiés et évalués.

L’étude de l’UICN montre que les sites naturels et mixtes actuellement inscrits sur la Liste du patrimoine mondial couvrent presque toutes les régions et tous les habitats du monde et que leur répartition est relativement équilibrée. Il reste cependant des disparités majeures pour certaines zones naturelles comme les prairies tropicales/tempérées, les savanes, les systèmes lacustres, la toundra et les systèmes polaires et les déserts à hiver froid.

Efforts en cours

Depuis le lancement de la Stratégie globale, 39 nouveaux pays ont ratifié la Convention du patrimoine mondial, notamment un grand nombre de petits Etats insulaires du Pacifique, Etats arabes, de pays d’Europe de l’Est et d’Afrique.

En dix ans, le nombre de pays signataires de la Convention du patrimoine mondial est passé de 139 à 178. Le nombre d’Etats parties qui ont soumis des Listes indicatives conformes au modèle élaboré par le Comité est passé de 33 à 132. De nouvelles catégories de sites du patrimoine mondial ont été encouragées, comme les paysages culturels, les itinéraires culturels, le patrimoine industriel, les déserts, les sites marins côtiers et les sites insulaires de petite taille.

Des conférences et des études thématiques importantes pour la mise en œuvre de la Stratégie globale se sont déroulées en Afrique, dans le Pacifique, dans les Andes, les Etats arabes, les Caraïbes, en Asie centrale et en Asie du Sud-Est. Ces études pointues sont devenues de véritables guides de référence pour la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial dans ces régions.

Pour encourager les catégories de sites sous-représentées et améliorer la couverture géographique, le Comité du patrimoine mondial a récemment décidé de limiter le nombre de propositions d’inscription qui peuvent être soumises par chaque État partie et le nombre de propositions d’inscription qu’il examinera au cours de sa session.

Le Comité du patrimoine mondial travaille en coopération avec tous les Etats parties à la Convention du patrimoine mondial, ainsi qu’avec ses trois Organisations consultatives (ICOMOS, UICN et ICCROM), pour faire avancer d'avantage la diversification de la Liste du patrimoine mondial et la rendre plus équilibrée et plus représentative du patrimoine du monde.

Réunions des experts et conférences

Rapports d'avancement

Etudes thématiques et comparatives

Sundarbans - Bangladesh © WHTour.net / Tito Dupret