1.         Cité fortifiée de Bakou avec le palais des Chahs de Chirvan et la tour de la Vierge (Azerbaïdjan) (C 958)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2000

Critères  (iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2003-2009

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

a) Cadre institutionnel opérationnel pour la conservation et la gestion du bien du patrimoine mondial et de sa zone tampon ;

b) Cadre clairement défini et approuvé d’un commun accord pour une participation active de tous les partenaires concernés ;

c) « Plan d’action pour la gestion intégrée de la zone » mis en œuvre.

Mesures correctives identifiées

a) Structure administrative et programmes associés au sein du Conseil des ministres définis, soutenus par des ressources suffisantes et pleinement opérationnels ;

b) Achèvement d’un inventaire de tous les monuments, bâtiments et infrastructures associées indiquant leur état physique ainsi que les méthodes de réhabilitation envisagées ;

c) Achèvement d’un plan de gestion global pour aborder les questions de conservation, le contrôle du développement urbain et la gestion du tourisme.

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

1er février 2009

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/958/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1998-1998)
Montant total approuvé : 15 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/958/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 30 000 dollars EU (Compte spécial de fonds américains 2005/06), 22 000 dollars EU (fonds-en-dépôt néerlandais, 2005/06)

Missions de suivi antérieures

Mission UNESCO, 23 février–1er mars 2002 ; mission UNESCO-ICOMOS, 18-22 octobre 2002 ; mission UNESCO (Directeur général adjoint pour la Culture), 21-25 janvier 2003 ; mission UNESCO, 22-23 avril 2003 ; mission ICCROM, 10-14 novembre 2003 ; mission UNESCO pour participer à une table ronde, 6-8 octobre 2004 ; mission UNESCO, 3-8 septembre 2005 (avec l’Université du Minnesota, États-Unis) ; mission Centre du patrimoine mondial – ICOMOS, 4 -10 mars 2007.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Modification du tissu urbain due à la démolition de bâtiments et à des constructions et reconstructions incontrôlées à l’intérieur de la Cité fortifiée ;

b) Absence de système de gestion et coordination insuffisante entre les autorités nationales et municipales ;

c) Absence totale de plan de gestion global traitant les problèmes de conservation, le contrôle du développement urbain et les activités touristiques.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/958/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2007

Une mission conjointe Centre du patrimoine mondial – ICOMOS s’est rendue sur le site du 4 au 10 mars 2007 pour faire le point sur la mise en œuvre des mesures adoptées pour donner suite aux décisions antérieures du Comité du patrimoine mondial concernant l’état de conservation du bien, ainsi que sur les mesures que l’État partie a l’intention de prendre pour protéger la valeur universelle exceptionnelle du bien. La mission, qui devait également élaborer un plan d’action en collaboration avec l’État partie, a constaté des progrès dans les domaines suivants :

a) Structure de gestion :

Le Département de la réserve historico-architecturale d’Icheri Sheher (SDHARIS), établi en 2005 par décret présidentiel, est entièrement responsable de la gestion du bien du patrimoine mondial ; il remplace l’ancien service du ministère de la Culture et du Tourisme et le pouvoir exécutif de la Cité de Bakou. Son directeur a été nommé le 29 décembre 2006. La mission a estimé qu’il devrait accorder une attention particulière au recrutement d’un architecte spécialisé dans la gestion de la conservation urbaine. Le nouveau département doit devenir totalement opérationnel et financièrement viable le plus tôt possible.

La mission a noté l’absence actuelle de coordination entre la Direction du SDHARIS, les institutions nationales et les autorités locales qui travaillent sur la Cité fortifiée et sa zone tampon. La structure permettant cette collaboration devrait, semble-t-il, être établie dans le cadre du plan de gestion.

b) Démolition de bâtiments :

Le nouveau directeur a exercé ses pouvoirs pour faire cesser toutes les activités de démolition et de construction dans le périmètre de la Cité fortifiée conformément au décrets présidentiels pris de 2003 à 2006. Il a également commencé à évaluer l’état de conservation des bâtiments, vérifiant les conditions de location de ceux qui sont sous protection de l’État, engageant des travaux d’amélioration des infrastructures dans la Cité fortifiée, instaurant un dispositif de contrôle électronique pour l’entrée et la sortie des véhicules à moteur, et enfin améliorant l’information des visiteurs.

c) Inventaires :

A la suite de la signature d’un accord entre l’Université du Minnesota (États-Unis) et l’Université azerbaïdjanaise d’Architecture et de Construction (dans le cadre d’un contrat de financement d’activités établi entre l’UNESCO et l’Université du Minnesota), une équipe conjointe a préparé une base de données numériques recensant tous les monuments historiques situés dans le périmètre de la Cité fortifiée. Cet inventaire doit être perfectionné et maintenu en tant que base de données numériques aux fins de gestion et de planification.

d) Plan de gestion :

Une équipe internationale nommée par la Banque mondiale a préparé, en coordination étroite avec le SDHARIS, un « Plan d’action pour la gestion intégrée de la zone » pour le bien du patrimoine mondial et sa zone tampon. Ce plan sera finalisé en avril 2007 et sera communiqué officiellement au Centre du patrimoine mondial après approbation. Il est à espérer qu’il abordera la question de la nécessité de directives pour la réhabilitation et la restauration des bâtiments historiques, ainsi que pour la conception des nouvelles constructions et du mobilier urbain.

D’après ce que la mission a compris, le plan d’action pour la gestion intégrée de la zone prévoit une proposition de structure pour le nouveau SDHARIS, avec notamment la mise en place d’un Conseil scientifique de partenaires institutionnels et d’experts, ainsi que d’un Conseil d’anciens composé de représentants de la communauté locale. La façon dont cette structure collaborative fonctionnera devra être clarifiée.

Une fois le plan approuvé à tous les niveaux, la difficulté sera de faire en sorte qu’il soit correctement mis en œuvre en tant qu’orientation stratégique pour la gestion de la conservation de la Cité fortifiée et de sa zone tampon. L’équipe de consultants de la Banque mondiale a exprimé le souhait que le plan de gestion soit officiellement reconnu comme outil de planification par le gouvernement azerbaïdjanais et la municipalité de Bakou.

e) Plan de conservation urbaine :

Compte tenu des besoins urgents de la ville historique de Bakou, de sa Cité fortifiée avec sa zone tampon, le directeur du SDHARIS a demandé à la mission Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de lui fournir une liste d’experts potentiels en vue de la préparation d’un plan de conservation urbaine pour le bien du patrimoine mondial et sa zone tampon. Ce plan pourrait par la suite être intégré dans le schéma directeur de la ville qui était valable jusqu’en 2005 et doit maintenant être révisé.

f) Zone tampon :

La zone tampon adoptée lors de l’inscription entoure la zone principale de tous côtés ; elle s’étend sur 100 m vers le nord-ouest et le sud-ouest, et d’environ 200 m vers le nord-est. Elle couvre aussi le front de mer au sud-est. Le ministère de la Culture et du Tourisme a pris des initiatives pour instaurer une protection dans la totalité de la zone qui s’est développée aux XIXe et XXe siècles ; or, cette zone est beaucoup plus large que la zone tampon. Elle a conservé la quasi-totalité de son intégrité historique et contient des monuments publics majeurs. Mais cette intégrité est menacée à cause de l’actuel boom pétrolier et de la tendance à un développement rapide de la ville de Bakou. Plusieurs tours ont déjà été construites ou sont en cours de construction, ce qui aura un impact négatif sur l’intégrité de la zone.

Dans la mesure où la zone tampon actuelle couvre une superficie relativement limitée autour de la zone principale du patrimoine mondial, il conviendrait de penser sérieusement à élargir la zone tampon afin d’intégrer les zones du développement urbain des XIXe et XXe siècles.

Le décret présidentiel susmentionné ne clarifie pas la responsabilité de la gestion de la zone tampon. Par conséquent, elle revient actuellement aux autorités municipales de Bakou. Le directeur du SDHARIS a toutefois confirmé qu’il prendrait des mesures pour clarifier la responsabilité de la gestion de la zone tampon et proposera une collaboration avec la Cité de Bakou et le ministère de la Culture et du Tourisme.

g) Renforcement des capacités :

La mission a constaté la nécessité urgente d’élaborer une stratégie globale de formation et d’éducation à l’intention de ceux qui sont responsables des activités de réhabilitation, de restauration et de reconstruction dans la Cité fortifiée. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 31 COM 7A.26

 

Le Comité du patrimoine mondial,

•5.            Demande également à l'État partie, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS, d'établir un projet de déclaration de valeur universelle exceptionnelle, incluant les conditions d'authenticité et d'intégrité, pour examen par le Comité à sa 32e session en 2008 ;

Décision adoptée: 31 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-07/31.COM/7A et WHC-07/31.COM/7A.Add, WHC-07/31.COM/7A.Add.2 et WHC-07/31.COM/7A.Add.3),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril: