1.         Centre historique de Prague (Tchéquie) (C 616bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1992

Critères  (ii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/616/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2003-2003)
Montant total approuvé : 40 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/616/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

27 février – 2 mars 2008 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/616/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2008

Le rapport de l'État partie du 1er février 2008 répond aux préoccupations évoquées par le Comité du patrimoine mondial dans sa décision 31 COM 7B.94 et propose également une présentation générale de l'histoire et de l'état actuel des approches en matière de conservation et de gestion du Centre historique de Prague.

Cette présentation contient des informations détaillées sur les problèmes actuels d'entretien des monuments identifiés par les autorités nationales (caractéristiques et informations de base concernant le bien ; législation, urbanisme et gestion de la protection du Fonds des Monuments de la ville ; problèmes d'entretien des monuments dans le Centre historique de Prague et sa zone tampon ; population urbaine et environnement ; coopération institutionnelle en matière de protection des monuments) et une description détaillée de tous les gros travaux de restauration, modifications et constructions nouvelles à l'intérieur de la zone sauvegardée conformément au paragraphe 172 des Orientations, pour la période 2004 -2007 (soutien financier ainsi que restaurations, restaurations, rénovations, constructions nouvelles et envisagées réalisées ou en cours). Cette présentation est assortie d'annexes incluant une étude sur l'intégrité visuelle du Centre historique de Prague, un cadre conceptuel pour une conservation plus efficace, une analyse du projet d'aménagement urbain pour la plaine de Pankrác et de ses impacts sur la valeur universelle exceptionnelle et l'intégrité visuelle, ainsi que des cartes de zones d'aménagement plus étendues, une analyse des constructions en termes de proportions, capacités et échelle par rapport aux « dominants historiques dans l’horizon du Centre historique de Prague », et des photographies comparatives. Ce rapport est un modèle du genre et l'État partie devrait être félicité pour la grande attention accordée aux détails.

Le rapport de l'État partie a également servi de base pour la mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS concernant le bien du patrimoine mondial demandée par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session, et qui a eu lieu du 27 février au 2 mars 2008.

La mission a reconnu les progrès accomplis par les autorités participant à la gestion du bien, notant que la ville de Prague a pu gérer avec succès un important programme de restauration et de conservation et que des améliorations significatives ont été apportées à l'ensemble du système législatif, d'urbanisme et de gestion se rapportant à la conservation urbaine.

La mission a spécifiquement couvert les points soulevés par le Comité du patrimoine mondial, en particulier la proposition de projets de constructions de grande hauteur dans la plaine de Pankrác, et impact potentiel de ces gratte-ciel sur l'intégrité visuelle du Centre historique de Prague.

Concernant les projets de constructions de grande hauteur dans la plaine de Pankrác, le rapport de l'État partie précise que ce secteur est considéré depuis longtemps comme “futur centre urbain” et que ce concept était évoqué dans le “plan d'aménagement de la ville de Prague, confirmé par l'approbation générale du conseil municipal de Prague du 31.10.1996”. Le plan d'aménagement envisageait le développement des installations municipales au niveau local et de la ville “pour accroître l'attractivité du quartier et pour aider à réduire la concentration des fonctions urbaines dans le Centre historique de Prague". Le rapport de l'État partie note que les trois constructions érigées à ce jour sont conformes au plan d'aménagement de la ville de l'époque, et précise à propos de la proposition actuelle (2004), que :

“L'aménagement envisagé de la plaine de Pankrác avec deux bâtiments de grande hauteur, un immeuble d’habitation et un hôtel, est conforme au plan d'aménagement en vigueur de la ville de Prague et au statut de site du patrimoine de la ville de Prague. Le lot se trouve en dehors de la zone où le plan d'aménagement limite la construction de gratte-ciel.”

En ce qui concerne cette proposition, la mission adopte une attitude plus prudente quant aux impacts visuels négatifs existants. Elle a conclu que les solutions adoptées devraient pour le moins ne pas renforcer l'intrusion visuelle dans ce qui serait – autrement – "un des paysages historiques urbains les mieux préservés d'Europe”. La mission a recommandé de limiter la hauteur des nouvelles constructions à 60-70 m, afin de limiter leurs impacts visuels sur le paysage urbain historique du bien du patrimoine mondial. Cette hauteur a été proposée comme valeur intermédiaire entre la hauteur des plus hauts édifices existants (100 m) et la hauteur du centre commercial existant (environ 35 m). Cela supposerait de revoir à la baisse la hauteur de deux constructions envisagées, initialement de 80 m et 104 m. Selon la mission, cette réduction ne porterait pas atteinte à la viabilité de l'investissement mais réduirait de manière significative l'impact visuel négatif sur le paysage historique.

La mission s'est également intéressée au caractère adéquat des mesures de planification existantes face aux pressions croissantes dues au développement auquel la ville, qui attire aujourd'hui 4 millions de touristes par an, est confrontée. Elle a fait un certain nombre de recommandations stratégiques, élaborées en consultation avec l'État partie afin de rationaliser les processus et de renforcer la gestion du bien du patrimoine mondial.

Elle a notamment recommandé de :