1.         Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal) (C 666rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1997

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/666/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2000-2007)
Montant total approuvé : 70 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/666/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 7 200 dollars EU du fonds en dépôt italien en 2006.

Missions de suivi antérieures

8-9 mai 2004 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; 13-18 novembre 2005 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS. 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Absence de politique de conservation et mauvaise gestion du bien ;

b) Impact sur les vestiges archéologiques ainsi que sur l’intégrité visuelle du bien du temple de Maya Devi construit en 2002.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/666/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2008

Le 1er février 2008, l’État partie a soumis un rapport d’avancement en trois parties :

a) Réponse aux demandes du Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006) :

Il n’y a pas eu de travaux d’aménagement d’entrepris, ni dans la zone centrale du bien ni dans sa zone tampon, en attendant la finalisation du plan de gestion. Mais il est fait référence dans le rapport à la poursuite des fouilles dans les environs et à l’identification de zones éventuelles pour de futures fouilles possibles. Comme souligné dans le rapport sur l’état de conservation de 2006, il est important de lier ces activités à une stratégie d’étude globale qui devra faire partie du plan de gestion intégré.

b) Préparation d’un plan de gestion intégré :

Le rapport décrit dans ses grandes lignes le projet d’élaboration d’un plan de gestion intégré du bien. La proposition repose sur une base solide et traduit la motivation du Lumbini Development Trust et du Département d’archéologie.

L’État partie insiste sur l’importance de définir et de préserver les éléments propres au site et les attributs qui lui confèrent sa valeur universelle exceptionnelle, laquelle est liée à deux aspects fondamentaux : (1) en tant que lieu de naissance de Bouddha, la zone sacrée de Lumbini est l’un des lieux empreints de la plus haute sainteté du bouddhisme et (2) ses vestiges archéologiques témoignent largement de la nature même des centres de pèlerinage bouddhistes depuis des temps immémoriaux. Pour préserver la valeur universelle exceptionnelle du bien, il est indispensable de protéger les attributs matériels et immatériels qui représentent et incarnent les deux aspects susmentionnés.

Le rapport décrit succinctement les progrès accomplis dans les programmes de coopération qui ont été entrepris, notamment les réunions avec les parties prenantes lors de la préparation du plan de gestion intégré.

c) Actions de suivi en réponse aux recommandations de la mission de 2005 :

Un autre point crucial soulevé par la mission de 2005 mission était l’impact du temple de Maya Devi construit en 2002 sur les vestiges archéologiques, ainsi que sur l’intégrité visuelle du bien. Le Comité du patrimoine mondial a demandé à l’État partie de mettre en œuvre les mesures correctives suggérées par la mission de 2005, à savoir :

i) pour la protection des vestiges archéologiques fragiles

Concernant la protection des vestiges archéologiques qui étaient menacés par la nappe souterraine et l’humidité, la collecte de données a commencé, mais aucun système ou stratégie de surveillance n’a été élaboré. L’État partie a suggéré de mettre en place une stratégie globale de préservation des vestiges archéologiques, stratégie qu’il espère finaliser lors de la préparation du plan de gestion. En ce qui concerne les mesures correctives proposées pour le temple, des travaux d’étanchéité ont été effectués au niveau du toit et les escaliers extérieurs ont été supprimés.

ii) aspect visuel du temple de Maya Devi

L’État partie va élaborer une approche globale de la réhabilitation du temple de Maya Devi dans le cadre du plan de gestion et mettra en œuvre les mesures correctives restantes.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives estiment que ces propositions sont raisonnables. Entre-temps, il faut poursuivre la mise en œuvre des mesures nécessaires pour contrôler et surveiller la nappe phréatique. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 32 COM 7B.75

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7B,

2. Rappelant la décision 30 COM 7B.58, adoptée à sa 30e session (Vilnius, 2006),

3. Note les mesures prises par l'État partie et sa volonté de donner suite aux demandes du Comité du patrimoine mondial ;

4. Demande à l'État partie de poursuivre son travail sur l'élaboration du plan de gestion intégré et en particulier de :

a) Rédiger, en concertation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, un projet actualisé de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, incluant les conditions d'intégrité et d'authenticité,

b) Éviter d'exécuter tout projet d'aménagement en attendant la finalisation du plan de gestion intégré ;

c) Élaborer une stratégie garantissant la protection à long terme des importants vestiges archéologiques du bien et continuer à étudier et surveiller les niveaux et mouvements de la nappe souterraine sous le temple de Maya Devi et alentour ;

d) Élaborer une stratégie de réhabilitation du temple de Maya Devi en intégrant les recommandations et la mise en oeuvre des mesures correctives proposées par la mission de 2005 ;

e) Soumettre au Centre du patrimoine mondial un programme d'activités avec un calendrier de mise en oeuvre pour les points (c) et (d) ;

5. Fait appel à la communauté internationale pour qu'elle accorde une aide financière et technique à l'État partie dans ces activités ;

6. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2009, la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle actualisée, comprenant les conditions d'authenticité et d'intégrité, ainsi qu'un rapport d'avancement concernant les points susmentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session en 2009.