1.         Mont Athos (Grèce) (C/N 454)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (i)(ii)(iv)(v)(vi)(vii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/454/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/454/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

30 janvier-4 février 2006 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/454/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2008

Comme l’avait demandé le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006), l’État partie a soumis deux rapports. Le premier rapport sur l’état de conservation du site, transmis le 8 février 2008, fournit des détails sur les travaux de conservation menés dans les 16 monastères et dans l’église du Protaton, par le 10e Éphorat des Antiquités byzantines et post-byzantines du Ministère grec de la Culture de 2004 à 2007 dans le cadre d’un projet en cours de 10 millions d’euros. Les travaux concernent la conservation de biens immeubles comportant des murs peints, des antiquités meubles, ainsi que des fouilles et travaux de restauration dans les monastères. S’agissant du monastère de Chilandar, endommagé par l’incendie de mars 2004, les travaux incluent la supervision de la collecte des débris des transepts, la conservation préventive et la consolidation des trois chapelles aux murs peints, et l’abside nord voûtée en cul-de-four du réfectoire. Le rapport fournit aussi des informations sur la méthode suivie pour les travaux susmentionnés.

Par lettre datée du 14 février 2008, le Délégué permanent de la Grèce auprès de l’UNESCO reconnaît que le rapport précité ne mentionne pas toutes les recommandations de la mission Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN de 2006 mission et met en exergue la caractéristique traditionnelle forte de l’auto-gouvernance des 20 monastères de la région.

De plus, le 3 mars 2008, la délégation a transmis un rapport complémentaire sur l’état de conservation du Mont Athos fourni par le Centre de protection du patrimoine de la Montagne Sainte (Mont Athos) (KEDAK) – autorité compétente qui œuvre depuis 1975 au nom du Ministère de la Culture, du Ministère de l’Environnement, de la Planification matérielle et des Travaux publics, et du Ministère de l’Agriculture dans la région du Mont Athos. Le rapport fournit des informations importantes sur les activités menées par le KEDAK, la Sainte Communauté et les monastères du Mont Athos, et mentionne notamment que :

- La concentration de compétences différentes au sein d’une même institution (le KEDAK) permet d’agir dans les délais et d’appliquer des principes de conservation intégrée à un bien qui bénéficie de privilèges administratifs traditionnels ;

- Le KEDAK, avec son personnel de 52 personnes hautement qualifiées, décide du contenu et de l’approbation d’études spécialisées nécessaires à l’exécution des travaux de réhabilitation. Chaque étude concernant un monastère particulier n’est approuvée que si elle garantit l’intégrité scientifique et technique du bien. Une attention toute particulière est accordée à l’étape de recherche obligatoire et à la protection des constructions contre l’incendie et les risques sismiques. Le KEDAK accomplit tous les travaux exigeant de hauts standards scientifiques en appliquant des techniques de restauration selon les meilleures pratiques et en tenant compte de la spécificité de chaque cas, de son état actuel de conservation, des valeurs historiques, architecturales et religieuses, ainsi que des besoins des monastères. Le KEDAK supervise également l’exécution des travaux à accomplir par les monastères ;

- Outre des réhabilitations, le KEDAK a effectué d’importants travaux d’infrastructure pour la protection des monuments en cas de glissement de terrain, de tremblement de terre ou d’incendie.

Les processus de réhabilitation du monastère de Chilandar (endommagé par l’incendie de mars 2004), conformément à une liste de priorités établie, sont également décrits dans le rapport. Un « cadre de principe » a été établi pour la réhabilitation des zones endommagées de ce monastère. Toutefois, aucune indication claire ne mentionne le calendrier des travaux exécutés et futurs.

Le rapport conclut en signalant que les travaux menés au Mont Athos respectent les standards internationaux de conservation ainsi que les règles concernant l’autonomie administrative de la région, et que l’action commune entre le KEDAK et la communauté monastique pourrait finir par aboutir à l’élaboration d’un cadre, pour répondre aux besoins particuliers du Mont Athos et de son patrimoine.

L’UICN souhaiterait disposer d’informations complémentaires sur les activités et la stratégie du Conseil de l’Environnement et des Forêts de la Montagne Sainte et serait disposée à fournir toute assistance technique selon les besoins.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note du statut spécial du Mont Athos et de son auto-gouvernance traditionnelle, et félicitent les autorités de leur traitement sensible de ces questions. Tout en respectant cette sensibilité, il convient de disposer d’un cadre de gestion qui favorise une meilleure intégration entre institutions et communautés monastiques. Ce serait le moyen le plus efficace de traiter la demande du Comité du patrimoine mondial d’un plan de gestion d’ensemble englobant les valeurs naturelles et culturelles, selon les recommandations de la mission commune soutenues par le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006). L’UICN signale qu’un projet de protection des forêts, financé conjointement par le programme LIFE de l’UE et le Ministère grec du Développement et de l’Alimentation, serait mieux mené sous l’égide d’un cadre de gestion. Il serait souhaitable qu’il y ait une présentation commune de rapports par l’État partie et la communauté autonome locale du Mont Athos sur ses diverses activités et pratiques de gestion du paysage.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Néant

Décision adoptée: 32 COM 7B.43

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7B,

2. Rappelant la décision 30 COM 7B.34, adoptée à sa 30e session (Vilnius, 2006),

3. Note avec satisfaction les efforts permanents des autorités nationales chargées de la protection du patrimoine et de la direction de la communauté monastique de la Sainte Communauté du Mont Athos, pour collaborer de manière fructueuse et efficace afin d'assurer la conservation à long terme du bien ;

4. Note également que les rapports présentés ne traitent pas de la question essentielle de la mise en place d'un cadre de gestion d'ensemble du bien englobant les valeurs naturelles et culturelles, selon les recommandations de la mission conjointe soutenues par le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

5. Prie instamment l'État partie et les autorités compétentes de continuer à mettre en oeuvre toutes les recommandations de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / UICN de 2006 ;

6. Demande à l'État partie, en concertation avec les communautés monastiques, d'adresser au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, un rapport d'avancement sur le cadre de gestion et la mise en oeuvre des recommandations de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / UICN de 2006, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010.

Décision adoptée: 32 COM 8D

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-08/32.COM/8D,

2. Rappelant les décisions 30 COM 11A.2 et 31 COM 11A.2, adoptées respectivement lors de ses 30e (Vilnius, 2006) et 31e (Christchurch, 2007) sessions,

3. Rappelle que, comme il a été décidé lors de sa 31e session (Christchurch, 2007) par la décision 31 COM 11A.2, le Centre du patrimoine mondial ainsi que les organisations consultatives ne seront pas en mesure d'examiner des propositions de modifications mineures ou importantes des limites pour les biens du patrimoine mondial dont les limites à l'époque de l'inscription ne sont pas claires ;

4. Félicite les Etats parties dans la région de l'Europe ainsi que les Etats parties de l'Egypte, du Maroc et de la Tunisie pour l'excellent travail accompli dans la clarification de la délimitation de leurs biens du patrimoine mondial et les remercie pour leurs efforts visant à améliorer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial ;

5. Prend note des clarifications des limites et des superficies de biens fournies par les Etats parties suivants dans les régions européenne et arabe en réponse à l'Inventaire rétrospectif, telles que présentées dans l'annexe du document WHC-08/32.COM/8D :

6. Demande aux Etats parties européens et arabes n'ayant pas encore répondu aux questions soulevées en 2005, 2006 et 2007 dans le cadre de l'Inventaire rétrospectif de bien vouloir fournir toutes les clarifications ainsi que la documentation demandées le plus rapidement possible et avant le 1er décembre 2008 au plus tard.