1.         Assour (Qal'at Cherqat) (Iraq) (C 1130)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2003

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2003-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Ceci sera défini dès que la situation le permettra. 

Mesures correctives identifiées

a) Déplacement ou annulation du projet de barrage ;

b) Excavations d’urgence et mesures de protection contre les infiltrations ;

c) Établissement d’une unité locale de gestion sur le site ;

d) Préparation et mise en œuvre d’un plan de conservation et de gestion ;

e) Protection et consolidation des structures fragiles en terre.

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Aucun calendrier précis n’a encore été établi par le Comité du patrimoine mondial ou l’État partie, cette mesure dépendant essentiellement de l’évolution de la situation dans le pays.

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1130/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2003-2003)
Montant total approuvé : 50 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1130/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 6 000 dollars EU provenant du Fonds en dépôt italien.

Missions de suivi antérieures

Novembre 2002 : mission UNESCO

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Inondations partielles et infiltrations dues à un projet de construction de barrage ;

b) Structures fragiles en terre ;

c) Absence d’un plan global de conservation et de gestion.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1130/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2008

Le 12 février 2008, le Centre du patrimoine mondial a reçu un rapport de l’État partie déclarant que le bien n’avait pas souffert et restait en bon état. Toutefois, tout comme beaucoup d’autres sites archéologiques d’Iraq, Assour a subi des intrusions, y compris des fouilles illégales. Aujourd’hui cependant, le bien est géré correctement par un administrateur et un technicien et abrite un bureau de documentation et de suivi. En ce qui concerne la sécurité, on y trouve 12 gardes de sécurité à temps complet ainsi qu’un poste de police de protection des antiquités stationné à proximité du site archéologique.

Le rapport souligne que le bien reste menacé, en particulier par le niveau élevé des eaux et la puissance du Tigre, certaines parties de la rive orientale s’étant effondrées, mettant en danger les vestiges archéologiques. Le Conseil national des antiquités et du patrimoine consulte le ministère des ressources en eaux afin de résoudre ce problème et demande l’assistance de la communauté internationale pour protéger le bien.

Étant donné la situation en Iraq, aucun travail d’entretien archéologique n’a été effectué, de sorte que beaucoup de bâtiments demandent une intervention rapide. Parmi eux, le plus important est la porte de Tabira : la dernière restauration des briques remonte à 1978, et les pluies torrentielles ont provoqué de nombreuses fissures dans la porte. De plus, la ziggourat de la cité et les murs des palais et des temples sont en mauvais état pour des raisons climatiques.

L’État partie a identifié une série de mesures prioritaires et à long terme, pour la conservation et la mise en valeur du bien, la plus urgente étant la protection de la partie orientale du site contre les infiltrations. La mission UNESCO de 2002 avait proposé certaines solutions qui pourraient être mises en œuvre. Les travaux d’entretien, de conservation et de prévention devraient être effectués. Le rapport mentionne également la nécessité de couvrir les fouilles datant des années 1990 ou de les remblayer.

L’État partie indique également dans son rapport qu’une zone de stationnement a été établie et que les visiteurs sont admis par une seule entrée. Un guide et des panneaux indicatifs en arabe et en anglais ont été préparés.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives félicitent l’État partie des efforts déployés pour sauvegarder ce bien dans des conditions extrêmement difficiles.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 32 COM 7A.16

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7A,

2. Rappelant la décision 31 COM 7A.17, adoptée à sa 31e session (Christchurch, 2007),

3. Note avec une grande inquiétude la poursuite de la situation difficile en Iraq et déploreles pertes de vies humaines ;

4. Demande à l'État partie de prendre les mesures d'urgence possibles pour protéger la partie orientale du bien de la montée des eaux du Tigre et pour entreprendre les travaux nécessaires d'entretien et de conservation afin d'éviter des dommages ultérieurs ;

5. Encourage l'État partie, si la situation le permet, à mettre en oeuvre les mesures correctives identifiées :

                 a) Déplacement ou annulation du projet de barrage;

                 b) Fouilles d'urgence et mesures de protection contre les infiltrations;

                 c) Établissement d'une unité locale de gestion sur le site;

                 d) Préparation et mise en oeuvre d'un plan de conservation et de gestion;

                 e) Protection et consolidation des structures fragiles en terre;

6. Réitère sa demande à l'État partie, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, de développer un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, incluant les conditions d'intégrité et d'authenticité, ainsi qu'une proposition d'Etat de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine en péril, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session en 2009 ;

7. Fait appel à la communauté internationale pour assister, de toutes les manières possibles, l'État partie dans la protection de ce bien, avec les conseils de l'ICOMOS ;

8. Demande à l'État partie, si la situation le permet, d'inviter une mission commune de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS à Assour ;

9. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial d'ici le 1er février 2009, un rapport à jour pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session en 2009 ;

10. Décide de maintenir Assour (Qal'at Cherqat) (Iraq) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.