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Etat de conservation (SOC)

Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (2009)

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1980-1993)
Montant total approuvé : 76 800USD

1993   Financial contribution for the services of 2 architects/engineers ...   14 000  USD
1992   Financial contribution for the monitoring of 5 cultural sites: ...   3 300  USD
1986   Assist the authorities in preparing a request of assistance for ...   6 500  USD
1980   Equipment and expert mission for the fortifications on the ...   53 000  USD
Missions**

Novembre 2001: mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Détérioration et destruction du tissu du bien par des facteurs environnementaux, défaut d’entretien ainsi que pollution des eaux;

b) Erosion;

c) Absence de politique de gestion, y compris de plan de gestion;

d) Développement urbain incontrôlé;

e) Pressions touristiques (en particulier à Portobelo).

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

L'État partie n'a pas remis de rapport sur l'état de conservation, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 32e session (Québec, 2008) et aucune information complémentaire sur le bien n'a été reçue depuis 2006. Les progrès accomplis dans la mise en œuvre des décisions précédentes ou dans l'état de conservation du bien sont donc difficilement évaluables. Cependant, à l'occasion d'une mission de suivi du Site archéologique de Panamá Viejo et district historique de Panamá en mars 2009, les experts de la mission ont visité le bien en compagnie de représentants des autorités nationales. Les experts ont également rencontré le président du Patronato, entité en charge de la gestion des sites, dont la création a été mentionnée dans les précédents rapports de l'État partie.

Les termes de la mission de suivi à Panamá Viejo ne concernant pas le bien, les experts de la mission n'ont pu faire état que d'observations préliminaires sur l'état actuel des fortifications. Il est signalé que Portobelo subit actuellement la pression exercée par le développement urbain, et ce en dépit de l'élaboration de plusieurs instruments de planification. Cet impact se traduit par la construction de nouvelles routes destinées à faciliter l'urbanisation des secteurs situés dans le parc, urbanisation concrétisée par le développement le long de l'actuelle route. Ceci constitue une menace non seulement envers la conservation physique des fortifications mais aussi envers l'intégrité du site et la relation essentielle entre la baie et le système de fortifications de Portobelo. En outre, le nombre de constructions nouvelles a augmenté ce qui conduit à une situation où les vestiges historiques ne sont plus que partiellement visibles. Parmi d'autres problèmes relevés par la mission, il est rendu compte de la grave dégradation du tissu historique provoquée par les conditions environnementales, par l'arrachage de végétaux sans consolidation du sol, par l'absence de travaux de stabilisation et une négligence en matière de besoins conservatoires, et par des eaux usées s'écoulant le long des murs du fort ce qui menace ses fondations. Le phénomène d'érosion menace également la stabilité des vestiges historiques et la perte de matériaux est flagrante à plusieurs endroits des fortifications.

La campagne de travaux établie par le Patronato, fondé en avril 2008, se chiffre à environ 800.000 dollars EU, elle est financée de manière bilatérale par la Banque de développement interaméricain (Interamerican Development Bank), un financement complémentaire est également accordé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et par des donations des membres du Patronato. Le programme donne toutefois la priorité au tourisme et à la construction d'un centre d'accueil des visiteurs à San Lorenzo et non aux très nécessaires interventions sur les fortifications. Il est prévu qu'un plan de sauvegarde et de présentation du fort de San Lorenzo et de l'ensemble des fortifications de Portobelo soit établi. Ce projet est pourtant inscrit dans le même budget initial que la construction du centre d'accueil des visiteurs. La campagne de travaux ne prévoit que des interventions de grande envergure destinées à consolider les fortifications entre 2010 et 2013, San Lorenzo en 2010, Santiago de la Gloria en 2011, San Fernando en 2012 et San Jerónimo en 2013. Ce calendrier a été défini sans tenir compte des évaluations nécessaires afin d'établir des priorités d'intervention.

La mission a conclu que la sauvegarde des fortifications requiert des interventions immédiates afin d'atténuer les mécanismes de dégradation provoquée par les conditions environnementales. Les nombreux plans destinés à la conservation et à la présentation du bien doivent également être mis en œuvre et des mesures règlementaires doivent être adoptées afin de prévenir les impacts à venir du développement incontrôlé.

Le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS sont vivement préoccupés par l'état de conservation du bien, mis en évidence depuis la mission de suivi réactif de 2001, et suggèrent que le Comité du patrimoine mondial examine son état de conservation et envisage de considérer, en l'absence de progrès substantiels, la possible inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, lors de sa 34e session en 2010. Le tissu historique est menacé par des facteurs naturels de dégradation et l'intégrité du cadre, consubstantiel de la valeur universelle exceptionnelle du bien et déterminant pour la compréhension du site, est également menacé par le développement incontrôlé. Bien que des progrès aient été accomplis en créant le Patronato, il est préoccupant que ses activités prévues mettent plus l'accent sur le tourisme que sur la conservation. 

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

33COM7B.140
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B.Add,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.125, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Regrette que l'État partie n'ait pas remis de rapport d'avancement sur l'état de conservation du bien depuis 2006, et n'ait pas non plus remis de rapport général d'avancement comme demandé par le Comité du patrimoine mondial;

4. Demande en outre à l'État partie, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, d'élaborer un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

5. Demande à l'État partie, conformément au Paragraphe 172 des Orientations, de remettre au Comité du patrimoine mondial, le programme de travaux 2010-2013, établi par le Patronato, d'ici le 30 septembre 2009, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS;

6. Demande également à l'État partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif afin d'évaluer l'état actuel de conservation, d'identifier toute menace avérée ou potentielle sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, et d'apporter son aide à l'établissement d'un plan d'action d'urgence;

7. Réitère son invitation auprès de l'État partie afin qu'il fasse une demande d'assistance internationale destinée en particulier à l'établissement d'un plan de gestion du bien;

8. Demande en outre à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2010, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien et sur les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des décisions du Comité du patrimoine mondial, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010; afin de considérer, en l'absence de progrès substantiels, l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Projet de décision: 33 COM 7B.140

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B.Add,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.125, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Regrette que l'État partie n'ait pas remis de rapport général d'avancement, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial;

4. Demande à l'État partie, conformément au Paragraphe 172 des Orientations, de remettre au Comité du patrimoine mondial, le programme de travaux 2010-2013, établi par le Patronato, avant le 30 septembre 2009, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS;

5. Demande également à l'État partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif afin d'évaluer l'état actuel de conservation et les conditions de la valeur universelle exceptionnelle, de l'authenticité et de l'intégrité du bien, et d'établir un plan d'action d'urgence;

6. Réitère son invitation auprès de l'État partie afin qu'il fasse une demande d'assistance internationale destinée en particulier à l'établissement d'un plan de gestion du bien;

7. Demande en outre à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2010, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien et sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des décisions du Comité du patrimoine mondial, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010.

 

Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo
Etat Partie :
Panama
Date d'inscription : 1980
Fiches d'inscriptions (année) : 1979
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iv)
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2005
2004
1993
Menaces*
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques/de loisirs des visiteurs
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :
    Détérioration et destruction du tissu du bien par des facteurs environnementaux, défaut d’entretien ainsi que pollution des eaux
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2012
Menaces sur le bien :

Les efforts ne sont toujours pas adaptés au traitement de l’état de conservation médiocre et fragile du bien.

Malgré des augmentations de budget, la mise en œuvre des mesures pour traiter la conservation du tissu bâti, l’expansion urbaine, les empiètements et la reforestation en est restée au stade de la planification depuis plus de dix ans.

Le plan d’urgence n’a été que partiellement développé et aucun calendrier précis de mise en œuvre n’a été fourni.

Des besoins critiques se font toujours sentir en termes de personnel et de ressources ainsi que de capacité de mise en œuvre systématique des activités de conservation, de gestion et de protection du bien.



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.