1.         Centre historique de Vienne (Autriche) (C 1033)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2001

Critères  (ii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1033/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1033/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mars 2006 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS sur le site voisin du « Palais et jardins de Schönbrunn ».

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Projet de construction élevée "Wien-Mitte" ;

b) Projet de construction élevée de la gare centrale de Vienne. 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1033/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

À sa 32e session (Québec, 2008), le Comité du patrimoine mondial a prié l’État partie de mettre en attente la construction de l’édifice de 100 m de haut du projet de la gare centrale de Vienne, dont la hauteur dépasserait la cime des arbres d’un côté du parc du Palais du Belvédère, et de mener par ailleurs, en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS, une évaluation globale d’impact visuel sur l’ensemble du projet, prenant la pleine mesure des impacts sur la valeur universelle exceptionnelle du bien.

En réponse aux préoccupations soulevées par le Comité, l’État partie a soumis un rapport le 26 janvier 2009. Ce rapport indique que les autorités autrichiennes sont parvenues à réduire la hauteur de la tour de 100 m à 88 m. Cela réduira la hauteur de l’édifice de plus d’un ou deux étages, réduction de hauteur précédemment indiquée comme nécessaire par l’État partie pour garantir que l’édifice ne soit plus visible depuis le parc du Palais du Belvédère.

 

Le rapport de l’État partie souligne également que le perfectionnement du plan directeur pour le projet de la gare centrale de Vienne a revu les hauteurs et l’emplacement des constructions élevées de sorte qu’aucun des 11 édifices ne sera visible depuis le parc du Palais du Belvédère. En raison vraisemblablement de la réduction de hauteur annoncée, le rapport de l’État partie ne fait aucunement mention d’une “évaluation globale d’impact visuel sur l’ensemble du projet, prenant la pleine mesure des impacts sur la valeur universelle exceptionnelle du bien”.

 

Néanmoins, le rapport sur l’état de conservation de 2008 a prouvé la nécessité d’une telle évaluation d’impact visuel, effectuée selon une méthodologie transparente et objective pour permettre l’évaluation des impacts visuels, et qui :

- définirait tous les axes visuels ;

- définirait tous les points de vue à partir desquels des évaluations visuelles seraient importantes, notamment la façade sud du Palais du Belvédère supérieur, et le secteur du parc (partie du bien du patrimoine mondial) immédiatement adjacent au terrain concerné par le projet de gare centrale de Vienne ;

- mesurerait les impacts en toutes saisons y compris en hiver (lorsque la perte de feuillage rendra plus visibles les constructions élevées) et en soirée (lorsque l’illumination des tours peut en accroître la visibilité).

Le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS considèrent qu’effectuer cette évaluation servirait plusieurs objectifs, notamment :

- - implication et collaboration de toutes les parties dans l’élaboration d’une méthodologie appropriée pour préserver la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

- - définition de hauteurs admissibles dans le cadre d’un objectif mutuellement convenu, ainsi que d’un processus transparent, sur la base de cette méthodologie convenue ;

- - la possibilité donnée au Comité du patrimoine mondial de revoir la méthodologie proposée et ses résultats dans ce contexte ;

- - la possibilité de partager des leçons méthodologiques avec d’autres biens du patrimoine mondial où des questions similaires d’impact visuel surgissent.

Tandis que le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS se félicitent de la réduction volontaire par l’État partie de la hauteur controversée de l’édifice de 100 m à 88 m, ils réaffirment qu’une évaluation globale de l’impact visuel sur l’ensemble du projet comme demandée par le Comité du patrimoine mondial à sa 32e session, serait la base la plus appropriée pour établir de tels paramètres de hauteur.

Le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS notent par ailleurs que toute évaluation d’impact visuel de ce projet devrait évaluer ces impacts le long de tous les axes visuels, vues et points de vue importants et dans tous les contextes (saison, heure de la journée) susceptibles d’affecter la valeur universelle exceptionnelle du bien.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 33 COM 7B.89

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.82, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Note avec satisfaction la réduction de la hauteur prévue de la plus haute des structures envisagées pour le projet de la gare centrale de Vienne de 100 m à 88 m ;

4. Regrette que l'État partie n'ait pas fourni l'évaluation globale d'impact visuel demandée sur l'ensemble du projet et qu'aucune évaluation d'impact visuel n'ait été utilisée comme élément de base pour déterminer la hauteur appropriée de l'édifice envisagé ;

5. Prie instamment l'État partie d'effectuer l'évaluation globale d'impact visuel de l'ensemble du projet, telle que demandée par le Comité du patrimoine mondial à sa 32e session ;

6. Demande à l'État partie de mettre en attente toute autorisation de construction pour ce projet jusqu'à ce que l'évaluation visuelle ait été examinée par l'ICOMOS afin que le projet n'ait pas un impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle ;

7. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien incluant l'évaluation d'impact visuel demandée ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010.