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Etat de conservation (SOC)

Fort de Bahla (2009)

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 25 000 dollars EU (financement privé)

Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1988-1988)
Montant total approuvé : 57 000USD

1988   Financial contribution to works and training for the safeguarding ...   50 000  USD
1988   Mission to evaluate the threats to the integrity of Bahla Fort ...   7 000  USD
Missions**

2001, 2002 et 2003 : Missions d'experts du Centre du patrimoine mondial

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Détérioration des structures en terre du fort ;

b) Utilisation de techniques de conservation inadéquates ;

c) Pression urbaine ;

d) Absence de plan de gestion et de législation adéquate. 

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

À sa 32e session (Québec, 2008), le Comité du patrimoine mondial a demandé à l’Etat partie de finaliser et d’adopter le plan de gestion et de fournir un rapport détaillé sur le projet concernant le souq, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session en 2009.

Un rapport sur l’état de conservation du Fort de Bahla a été soumis le 1er février 2009 par l’État partie. Une grande partie de ce rapport est consacrée aux études techniques, aux fouilles archéologiques et aux travaux de restauration entrepris dans la zone de la Qasaba du Fort de Bahla. Le rapport contient également des détails sur les installations d’accueil des visiteurs, les activités de formation et le travail sur le mur de Bahla (Sur).

 

a) Plan de gestion

En ce qui concerne le plan de gestion demandé par le Comité du patrimoine mondial, le rapport donne peu d’informations, si ce n’est pour dire que le plan préparé en 2003 et actualisé en 2005 est de nouveau en cours de mise à jour par un consultant avant son adoption.

b) Projet concernant le souq

S’agissant du projet de réhabilitation du souq, le rapport indique que le projet est en cours d’élaboration « en consultation étroite avec le Centre du patrimoine mondial ». Cependant, l’État partie a soumis en juillet 2008 un rapport détaillé sur les travaux de restauration proposés pour le souq, qui est considéré comme étant la partie la plus importante de ce qui subsiste du Fort. L’ICOMOS a fait des commentaires détaillés sur la proposition de projet. Ces commentaires, qui ont été transmis à l’État partie, expriment des inquiétudes à propos de l’approche globale du projet qui, selon l’ICOMOS, nécessite des modifications considérables.

c) Fouilles archéologiques et travaux de restauration

Le rapport de l’État partie donne un compte rendu détaillé des travaux exécutés sur le site, notamment d’importantes fouilles archéologiques dans la zone de la Qasaba et les découvertes qu’elles ont permis de faire, ainsi que d’importants travaux de restauration dans la même zone qui passe pour être la plus ancienne du bien. Il semble s’agir d’une activité majeure sur laquelle il n’est fourni aucun détail.

d) Informations supplémentaires

Le rapport mentionne également l’établissement d’un nouvel atelier, notamment une unité de production de briques, qui servira également pour la restauration et l’entretien des éléments en bois et en fer dans tout le pays, grâce à une main-d’œuvre spécialisée.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives s’inquiètent de l’absence de progrès en ce qui concerne la finalisation et l’adoption du plan de gestion. Ils s’inquiètent également de la nouvelle proposition de réhabilitation et de restauration du souq, ainsi que des travaux importants entrepris sur le site, en particulier dans la zone de la Qasaba, sur lesquels aucuns détails n’ont été fournis pour évaluation préalable, conformément au paragraphe 172 des Orientations. En l’absence de plan de gestion et d’autres détails précisant les priorités et le type d’activité entrepris, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ne sont pas en mesure d’apprécier les impacts des travaux en cours sur la valeur universelle exceptionnelle du bien.  

 

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

33COM7B.61
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.62, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Regrette que l'État partie n'ait pas encore finalisé et adopté le plan de gestion prenant en compte les recommandations du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives et qu'il n'ait pas établi les cadres juridique et administratif nécessaires à sa mise en oeuvre ;

4. Note que l'État partie a fourni une proposition détaillée révisée de restauration du souq et les inquiétudes exprimées par l'ICOMOS à propos de l'approche globale du projet, et demande à l'État partie de ne pas commencer les travaux avant qu'une autre proposition révisée n'ait été approuvée ;

5. Demande également à l'État partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM sur le site pour évaluer l'état général de conservation du bien, en particulier les activités entreprises dans la zone de la Qasaba et du souq, ainsi que leurs effets sur la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

6. Demande en outre à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, le plan de gestion adopté en trois exemplaires imprimés et électroniques, ainsi qu'un rapport d'avancement détaillé sur sa mise en oeuvre, sur le cadre juridique et sur la structure administrative, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010.

Projet de décision : 33 COM 7B.61

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.62, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Regrette que l’État partie n’ait pas encore finalisé et adopté le plan de gestion prenant en compte les recommandations du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives et qu’il n’ait pas établi les cadres juridique et administratif nécessaires à sa mise en œuvre ;

4. Note que l’État partie a fourni une proposition détaillée révisée de restauration du souq et les inquiétudes exprimées par l’ICOMOS à propos de l’approche globale du projet, et demande à l’État partie de ne pas commencer les travaux avant qu’une autre proposition révisée n’ait été approuvée ;

5. Demande également à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM sur le site pour évaluer l’état général de conservation du bien, en particulier les activités entreprises dans la zone de la Qasaba et du souq, ainsi que leurs effets sur la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

6. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2010, le plan de gestion adopté en trois exemplaires imprimés et électroniques, ainsi qu’un rapport d’avancement détaillé sur sa mise en œuvre, sur le cadre juridique et sur la structure administrative, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010.

Fort de Bahla
Etat Partie :
Oman
Date d'inscription : 1987
Fiches d'inscriptions (année) : 1986
Catégorie : Culturel
Critères : (iv)
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2012
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
1994
1993
1988
Menaces*
  • Habitat
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Activités de gestion
  • Autres menaces :
    a) Détérioration des structures en terre du fort ;
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 1988 -2004
Menaces sur le bien :

Inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril à la demande de l'Etat partie suite à l'état de déterioration avancé du monument, qui ne cesse de s'aggraver à chaque saison des pluies. 



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.