1.         Um er-Rasas (Kastrom Mefa’a) (Jordanie) (C 1093)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (i)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1093/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2007-2009)
Montant total approuvé : 34 750 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1093/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 6 000 dollars EU du Fonds-en-dépôt italien

Missions de suivi antérieures

Mars-avril 2005 : mission de suivi réactif de l’ICOMOS  ; novembre 2006 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; mars 2008 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; juillet 2008 : mission d’expert du Centre du patrimoine mondial pour la tour du stylite

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Structures instables et manque de sécurité ;

b) Absence de plan de conservation global ;

c) Absence de structure et de plan de gestion ;

d) Important projet d'aménagement touristique avec de nouvelles constructions.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1093/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

À sa 32e session (Québec, 2008), le Comité du patrimoine mondial a félicité l’État partie pour les mesures de conservation entreprises depuis la mission de suivi réactif de novembre 2006 et a noté les dispositions prises par l’État partie pour remédier à la menace de perte de la valeur universelle exceptionnelle et préserver l’authenticité et l’intégrité du bien ; le Comité du patrimoine mondial a considéré qu’il n’y avait pas lieu d’inscrire le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Comité du patrimoine mondial a en outre demandé à l’État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial une documentation détaillée sur toutes les initiatives mentionnées dans son rapport 2008 sur l’état de conservation du bien et des informations supplémentaires sur la nouvelle structure de gestion et son personnel, l’achèvement et le fonctionnement initial du centre d’accueil des visiteurs, l’organisation définitive du réseau de sentiers, les progrès accomplis dans l’élaboration du plan de conservation et d’un plan de gestion. Il a également encouragé l’État partie à : élaborer un système financier avec un budget annuel de fonctionnement minimum, préparer une éventuelle révision des limites du bien et de la zone tampon, et établir un calendrier pour la mise en œuvre de mesures correctives à court et long termes (plans de conservation, d’entretien et de surveillance pour les travaux de consolidation et de sécurité en cours), ainsi qu’une indispensable politique de recherches archéologiques.

 

L’État partie a soumis le rapport sur l’état de conservation du bien par lettre datée du 31 mars 2009. En ce qui concerne la gestion, le rapport n’indique dans le détail que le nombre de nouveaux membres du personnel nommés et mentionne l’installation d’un nouveau système électronique de sécurité. Le résumé de l’état de conservation contient des informations sur la nouvelle clôture pour la totalité du site, les nouveaux travaux effectués sur le complexe de Saint-Étienne y compris l’abri, la nouvelle organisation et l’achèvement du réseau de sentiers (notamment l’extension d’une route entre le centre d’accueil des visiteurs et le complexe de Saint-Étienne et jusqu’à la tour du stylite), l’achèvement du centre d’accueil des visiteurs (qui est actuellement partiellement en service pour la police touristique, mais n’offre pas encore de services aux visiteurs) et l’acquisition de parcelles de terrain pour renforcer l’intégrité du bien.

Le rapport de l’État partie ne mentionne pas l’état de conservation alarmant de la tour du stylite qui a conduit l’État partie à demander une assistance internationale, accordée en février 2009. Cette assistance technique a pour but d’entreprendre toutes les études nécessaires pour élaborer un projet de restauration de la tour, notamment le démontage urgent de la cella au sommet de la structure et la consolidation des échafaudages.

Le rapport de l’État partie fait toutefois remarquer qu’un système financier solide qui permettrait de faire fonctionner le centre d’accueil des visiteurs, fournirait un budget permanent pour le bien et permettrait la mise en œuvre des mesures correctives à court et long termes, n’est pas encore en place.

Il est également important de noter que le rapport de l’État partie ne donne pas de nouvelle information en ce qui concerne les progrès accomplis dans l’élaboration soit du plan de conservation soit du plan de gestion du bien, comme l’avait demandé le Comité du patrimoine mondial. L’État partie n’a pas non plus adressé le document technique donnant des informations sur toutes les initiatives mentionnées dans son rapport de 2008. Enfin, le rapport de l’État partie ne parle pas non plus de l’avancement de la révision des limites du bien et de sa zone tampon.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives s’inquiètent de ce que la plupart des progrès décrits dans le rapport de l’État partie concernent des dépenses faites dans le cadre du projet de la Commission européenne et de ce que les efforts requis de l’État partie pour élaborer et mettre en œuvre de toute urgence le plan de gestion (y compris un plan de conservation complet et une politique de recherches archéologiques) et le système financier de soutien demandé par le Comité du patrimoine mondial n’ont pas progressé.

Le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS s’inquiètent également des allusions, dans le rapport de l’État partie, à la construction et l’achèvement de routes sur le site, compte tenu des fortes objections soulevées par la mission Centre du patrimoine mondial / ICOMOS de mars 2008 à l’égard de routes conduisant de l’entrée du site au complexe des églises et de la décision antérieure, prise par l’État partie à la suite de la mission de 2006, d’abandonner toute construction de routes à l’intérieur du site archéologique sensible.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 33 COM 7B.56

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.59, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Note avec satisfaction les efforts soutenus de l'Etat partie pour améliorer l'état de conservation du bien ;

4. Exprime son inquiétude à propos du fait que la route décrite dans le rapport de l'État partie ait pu être construite en dépit des objections de la mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS de mars 2008, et demande à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial des informations détaillées, notamment des cartes et des photographies, sur le réseau routier achevé ;

5. Réitère sa demande à l'Etat partie de fournir au Centre du patrimoine mondial un document technique contenant des informatons détaillées sur toutes les initiatives décrites dans ses rapports sur l'état de conservation du bien pour 2008 et 2009 ;

6. Demande également à l'État partie de fournir un rapport d'avancement avec les études techniques qui serviront de base au projet de restauration de la tour du stylite ;

7. Réitère également sa demande à l'État partie de rendre compte des progrès accomplis dans l'élaboration du plan de gestion (y compris un plan de conservation détaillé et une politique de recherches archéologiques) pour le site, comme l'a demandé le Comité du patrimoine mondial, d'élaborer de toute urgence un système financier qui soutiendra les activités annuelles, de préparer une éventuelle révision des limites du bien inscrit et de sa zone tampon, et d'établir un calendrier pour la mise en oeuvre des mesures correctives à court et long termes déjà identifiées ;

8. Demande en outre à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2011, un rapport sur les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des recommandations ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011.