1.         Robben Island (Afrique du Sud) (C 916)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1999

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/916/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/916/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

2004 : mission conjointe ICOMOS/ICCROM/UICN ; 2005 : mission Iconjointe COMOS/UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Pression due aux visiteurs ;

b) Absence de plan de gestion intégrée de conservation ;

c) Absence de plans annuels spécifiques de fonctionnement ;

d) Difficultés avec les aspects opérationnels de la mise en œuvre de l’entretien et de la conservation, notamment absence de financement pour l’entretien préventif et la programmation ;

e) Absence de mesures adaptées de conservation du patrimoine bâti ;

f) Absence de gestion anticipative de la pression du tourisme ;

g) Absence d’intégration des valeurs naturelles dans la gestion du site.

h) Restructuration organisationnelle nécessaire de l’autorité de gestion du bien.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/916/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

Le 30 janvier 2009, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien. Le rapport s’intéresse à la mise en œuvre des projets et activités conformément au plan de gestion intégrée de conservation. Les points suivants ont été abordés dans le rapport.

 

a) Structure de gestion

En réponse aux questions soulevées en matière de gestion et d’organisation, le rapport signale qu’un directeur général intérimaire a été nommé et qu’une approche en trois phases portant sur a) la stabilisation de l’institution, b) l’élaboration d’une nouvelle structure d’organisation et de gestion, et c) la nomination d’un directeur général permanent pour le musée de Robben Island, a été mise en place. Pour l’instant, le travail porte sur la première phase, la stabilisation de l’institution. Aucun progrès en faveur de la création d’une autorité règlementaire conformément à la loi sur la Convention du patrimoine mondial (1999) pour gérer le bien n’a été signalé dans le rapport.

Le rapport note également avec satisfaction une amélioration de la coordination avec le Département des travaux publics (DTP), propriétaire du bien. Cette coordination inclut un certain nombre de projets d’entretien préventif ainsi que des “services généraux” tels que la fourniture d’eau potable, l’enlèvement des déchets, la génération d’électricité et le tout-à-l’égout. Il n’est aucunement fait mention, toutefois, d’un accord plus formel ni d’un protocole d’entente entre l’autorité de gestion du bien et le DTP, comme mentionné dans de précédentes recommandations.

b) Conservation du patrimoine bâti

Le rapport fait état d’un certain nombre de projets de conservation matérielle et d’entretien préventif identifiés et planifiés en divers endroits du bien dont la prison de haute sécurité, le complexe Sobukwe, le bâtiment administratif et l’aire de stationnement du parc, la carrière d’ardoise, la route vers la carrière de calcaire, ainsi qu’un certain nombre de bateaux. Chacun de ces projets est effectué par phases, les progrès réalisés étant consignés et le travail restant surligné.

c) Planification et gestion des visiteurs

L’accent a également été mis sur l’interprétation, la planification et la gestion des visiteurs. La réhabilitation du centre des visiteurs et l’élaboration d’un plan intégré et progressif pour l’interprétation, les visiteurs et l’utilisation sont en cours à la prison de haute sécurité tandis qu’un projet de recherche et mise en valeur est en cours pour le complexe Sobukwe et d’autres parties du bien. D’autres travaux sont effectués sur la planification des routes d’un complexe vers un autre sur l’île.

d) Gestion du patrimoine naturel et des archives

Le rapport fait état de progrès concernant la conservation des ressources du patrimoine naturel sur l’île. Le travail a inclus des initiatives de nettoyage du littoral, une surveillance et une gestion continue de la faune et de la flore, et le suivi et l’enlèvement de la flore et de la faune étrangères.

Finalement, le rapport note que des efforts sont faits pour améliorer la gestion et la conservation des archives Mayibuye, abritées au sein de l’université de Western Cape. Bien qu’il ne se trouve pas au sein même du bien, ce fonds est considéré comme un élément important pour la compréhension du bien et de son histoire.

Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives encouragent l’État partie à créer, comme un des résultats du processus de réorganisation, une autorité réglementaire dotée d’une structure de gestion distincte ayant pour but de protéger la valeur universelle exceptionnelle du bien. Un accord formel (protocole d’entente) entre l’autorité de gestion et le DTP est recommandé pour renforcer la structure de gestion réorganisée du bien. Une approche progressive annuelle pour les projets de conservation devrait être recommandée, dans le cadre de la structure plus large du plan de gestion. Afin d’évaluer l’efficacité du plan et de la structure de gestion pour la conservation de la valeur universelle exceptionnelle du bien, le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives recommandent qu’une mission de suivi réactif soit entreprise sur le bien en 2010/2011.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 33 COM 7B.50

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 31 COM 7B.53, adoptée à sa 31e session (Christchurch, 2007),

3. Note les progrès continus accomplis par l'État partie dans la mise en oeuvre du plan de gestion intégrée de conservation, en particulier en ce qui concerne le travail de conservation matérielle et préventive, les améliorations constantes en interprétation et gestion des visiteurs et une meilleure coopération avec le Département des travaux publics ;

4. Encourage l'État partie à poursuivre son travail sur la stabilisation et réorganisation des aspects institutionnels/managériaux du bien y compris la création d'une autorité réglementaire conformément à la loi sur la Convention du patrimoine mondial avec un directeur général permanent, et à mettre en oeuvre le Protocole d'accord avec le Départment des travaux publics, ainsi que de rendre disponibles les ressources nécessaires au travaux de maintenance prévus ;

5. Demande à l'État partie d'inviter une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien, en 2010/2011, pour évaluer l'efficacité du plan et de la structure de gestion à conserver de la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

6. Demande également à l'État partie de soumettre, d'ici le 1er février 2011, un rapport d'avancement détaillé sur la gestion/aspects institutionnels du bien ainsi que sur la conservation, l'entretien, l'interprétation et la gestion des visiteurs actuels.