jump to the content

Etat de conservation (SOC)

Réserve de la biosphère Río Plátano (2009)

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 80 000 dollars EU (qui s’ajoutent aux quelque 100 000 dollars EU d’assistance technique en nature) dans le cadre du projet d'évaluation de l'efficacité de la gestion « Mise en valeur de notre patrimoine »

Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0 (de1982-1996)
Montant total approuvé : 198 000USD

1996   Conservation strategy and preparation of a management plan for ...   30 000  USD
1988   Equipment for Rio Platano Biosphere Reserve   20 000  USD
1987   Consultant services, training and equipment for improving the ...   30 000  USD
1985   Strengthen protection and management of Rio Platano Biosphere ...   20 000  USD
1983   Implementation of protective measures, of training activities and ...   26 000  USD
1982   Financial contribution towards ecodevelopment programmes and ...   67 025  USD
1982   Rio Platano Biosphere Reserve   4 975  USD
Missions**

1995 et 2000 : missions de suivi de l'UICN ; 2003 et 2006 : missions de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / UICN

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Établissements de population illégaux

b) Pacage illégal de bétail et intrusions agricoles

c) Exploitation forestière illégale

d) Braconnage

e) Espèces exogènes envahissantes

f) Lacunes de gestion

g) Impacts potentiels du projet d'infrastructure hydroélectrique Patuca II

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

Le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril à cause de la présence d’établissements de population non autorisés à l’intérieur de ses limites, de l’exploitation forestière illégale et de la menace de progression de la limite agricole. À l’ouest et au sud, le bien est bordé par de nouveaux établissements de petits fermiers et propriétaire de ranches à la recherche de terres, et à l’est par des communautés autochtones. La partie nord du bien touche les Caraïbes et abrite plusieurs petits établissements d’autochtones auxquels s’ajoutent des colons qui arrivent en nombres croissants. L’absence de structure d’attribution méthodique des terres a permis le développement d’un marché foncier florissant qui ne fait qu’exacerber la déforestation. Des efforts importants ont été faits pour établir un cadastre en bonne et due forme, avec le concours de l’aide allemande au développement et des progrès substantiels ont été faits. Il y a une forte présence de l’armée sur les limites du bien. Des lois explicites comblant les lacunes utilisées pour légaliser le bois collecté sur le site ont été adoptées. Sur la base de ces éléments nouveaux, le bien a été retiré en 2007 de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Centre du patrimoine mondial a envoyé le 21 août 2008 à l’État partie une lettre l’informant de la décision 32 COM 7B.38, ainsi qu’une lettre de suivi le 1er février 2009. D’autres échanges par courrier électronique et par téléphone ont eu lieu en février et mars 2009 pour tenter de faire comprendre l’urgence d’une réponse à la demande du Comité du patrimoine mondial.  

Aucun rapport n’a été reçu de l’État partie.  

Ce bien, qui a été retiré récemment de la Liste du patrimoine mondial en péril, est à l’origine de rapports non sollicités constamment adressés au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN par des observateurs sur le terrain qui indiquent que les problèmes de gestion persistants n’ont toujours pas été abordés, en particulier :

a) la progression de la limite agricole à l’intérieur des limites du bien ;

b) une activité importante de pêche commerciale saisonnière illégale dans les rivières et la chasse aux mammifères tels que tapirs, pécaris et pacas.

 

Un autre rapport de Global Witness intitulé Exploitation forestière illégale dans la Réserve de la biosphère de Río Plátano suscite d’autres inquiétudes concernant l’intégrité du bien. En l’absence de rapport de l’État partie sur l’état de conservation du bien, ces rapports de terrain posent de sérieuses questions quant à la mise en œuvre des recommandations de la mission de suivi de 2006. 

 

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

33COM7B.37
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.38, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Regrette que l'État partie n'ait pas fourni de rapport sur l'état de conservation du bien, comme l'avait demandé la décision 32 COM 7B.38 ;

4. Réitère sa demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, un rapport sur les nouveaux progrès accomplis dans la mise en oeuvre des recommandations de la mission de suivi de 2006, y compris une réponse au rapport de Global Witness concernant l'exploitation forestière illégale, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010, en vue d'envisager l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Projet de décision : 33 COM 7B.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.38, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Regrette que l’État partie n’ait pas fourni de rapport sur l’état de conservation du bien, comme l’avait demandé la décision 32 COM 7B.38 ;

4. Réitère sa demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2010, un rapport sur les nouveaux progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de suivi de 2006, y compris une réponse au rapport de Global Witness concernant l’exploitation forestière illégale, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010.

Réserve de la biosphère Río Plátano
Etat Partie :
Honduras
Date d'inscription : 1982
Fiches d'inscriptions (année) : 1981
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)(ix)(x)
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
1991
1990
1989
1988
Menaces*
  • Infrastructures hydrauliques
  • Modification du régime des sols
  • Élevage de bétail/pacage d’animaux domestiques
  • Activités illégales
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :
Inscriptions sur la Liste en péril
Année: 2011
Menaces sur le bien :

a) Exploitation forestière illégale ;
b) Installation des populations non autorisée ;
c) Pêche et chasse ;
d) Menaces de grands projets d'infrastructure.

Année: 1996 -2007
Menaces sur le bien :

A ses dix-neuvième et vingtième sessions, le Comité du patrimoine mondial a entendu des rapports signalant des intrusions à but commercial et des empiétements agricoles dans l'enceinte du site, menaçant les valeurs de patrimoine mondial qui en avaient justifié l'inscription. L'avancement de la limite agricole du côté ouest, sous la pression des petits fermiers et des éleveurs de bétail, réduit déjà la zone forestière de la Réserve. On assiste à une extraction massive de bois précieux comme le caoba (Swietenia macrophylla). La chasse commerciale des animaux sauvages est également pratiquée. L'introduction d'espèces exotiques menace de fragiliser l'écosystème complexe de la Réserve. L'absence de plan de gestion et le fait qu'il n'y ait presque pas de personnel pour gérer le site de 525 100 hectares aggravent le problème.

Un plan d'action comportant onze mesures correctives, recommandé dans un rapport sur l'état de conservation du site réalisé en 1996 par l'UICN, a été entériné par le ministre hondurien de l'Environnement. Un plan de gestion pour Rio Platano est en cours d'élaboration grâce à une contribution de 30 000 dollars des Etats-Unis du Fonds du patrimoine mondial, dans le cadre d'un projet à grande échelle de renforcement de la conservation du site, financé par la GTZ-KFW, Allemagne.

Il est actuellement question de mettre en oeuvre un projet d'aménagement hydroélectrique, "Patuca II", à proximité de la Réserve, ce qui pourrait avoir des impacts négatifs sur le site. Selon certains rapports, le gouvernement favoriserait la mise en oeuvre rapide de ce projet. La situation est encore compliquée du fait que les communications avec les autorités honduriennes compétentes sont devenues difficiles en raison des dégâts causés par l'ouragan Mitch à l'infrastructure du pays.



* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.