1.         Système naturel de la Réserve de l'île Wrangel (Fédération de Russie) (N 1023rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1023/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1023/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Absence de plan de gestion 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1023/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

Le rapport sur l'état de conservation a été demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 32e session (Québec, 2008) suite à la mise en œuvre de la recommandation faite lors de l'inscription du bien, à la 28e session (Suzhou, 2004), d 'élaborer un plan de gestion. Le Comité du patrimoine mondial a demandé à l'État partie de prendre les mesures nécessaires afin d'achever le plan de gestion du bien dès que possible et d'envoyer un exemplaire au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives avant la 33e session du Comité du patrimoine mondial en 2009.

L'État partie a remis un rapport sur l'état de conservation du bien le 30 janvier 2009 et y a annexé un exemplaire du document, récemment achevé, intitulé "Plan de gestion à moyen terme 2009-2013 pour la réserve naturelle de l'île Wrangel".

L'UICN a entrepris, avec des experts issus de ses services, un bref examen technique du plan proposé et estime qu'il s'agit d'un document de travail substantiel fixant des objectifs sérieux. Il est appréciable que le plan de gestion soit lié à un plan de développement durable de plus grande envergure, destiné à toute la région, et que le patrimoine culturel de la zone fasse partie du plan. Il comprend un plan d'actions que l'on peut convenablement juger comme complet et qui tient compte de la plupart des problèmes estimés graves pour le bien. Il est également appréciable que le besoin d'augmentation du nombre d'inspecteurs/officiers en charge de faire appliquer la loi soit pris en compte. En terme de contenu, deux problèmes sont traités de façon prioritaire dans l'élaboration du plan de gestion:

- Une amorce de plan pour le tourisme est présentée et il est recommandé qu'un plan plus développé soit élaboré avec l'aide d'experts internationaux afin d'envisager les opportunités offertes par l'écotourisme et le tourisme culturel tout en évitant les atteintes aux valeurs naturelles et culturelles;

- Une attention plus grande doit être accordée au changement climatique et la planification d'une réponse à ses impacts doit être envisagée.

Le changement climatique a des conséquences sur l'écosystème de la Russie du nord, y compris ses îles. C'est désormais un problème à résoudre d'urgence et cela constitue certainement la menace actuelle la plus grande pour les valeurs de l'île Wrangel, un nombre accru de preuves confirme la théorie selon laquelle l'envergure et la vitesse du changement serait plus grande que ce qui a été récemment prévu. L'île Wrangel devrait également bénéficier d'un plan de suivi plus global, prenant en compte le changement climatique et ne se basant pas uniquement sur des espèces indicatrices mais également sur les changements potentiels provoqués par le changement climatique, tels que les changements dans la composition d'espèces. Un tel suivi devrait s'inscrire dans le cadre des efforts accomplis par la communauté internationale sur le suivi de l'Arctique. Le Centre du patrimoine mondial encourage en outre l'État partie à prendre en compte les recommandations de la réunion d'experts sur "Le patrimoine mondial et l'Arctique" (Narvik, Norvège, 2007) (http://whc.unesco.org/en/arctic/) ainsi que des conclusions de la "Rencontre internationale d'experts sur le changement climatique et le développement durable de l'Arctique: défis scientifique, social, culturel et éducatif" sous l'égide de l'UNESCO (Monaco, du 3 au 6 mars 2009).

Il est essentiel qu'un financement fédéral destiné à la mise en œuvre du plan de gestion, bien adapté et en augmentation, soit accordé. Une aide fédérale et une aide émanant d'autres sources sont mentionnées dans le plan. Le rapport de l'État partie signale que le plan de gestion doit être soumis à l'approbation du Ministère des ressources naturelles et de l'écologie, mais il n'est cependant pas clairement expliqué si le plan est déjà approuvé ou si le financement nécessaire à sa mise en œuvre est déjà accordé. Le rapport de l'État partie fait aussi état des problèmes urgents rencontrés par la réserve en ce qui concerne la modernisation dans son ensemble et le remplacement des véhicules en particulier, ceux-ci doivent être mieux adaptés au sol vulnérable de la toundra. Un autre point important est l'amélioration de la surveillance et l'établissement de mesures de suivi.

La capacité potentielle du bien à agir comme un modèle de suivi du changement climatique et d'évaluation de changements plus globaux dans la région de l'Arctique pourrait être un argument destiné à attirer des financements extérieurs. Il est recommandé que la vérification du niveau du financement nécessaire à la mise en œuvre du plan soit l'objet d'un échange de correspondances entre le Centre du patrimoine mondial et l'État partie.

A la lumière d'un examen du plan et des évaluations régionales, il apparaît que très peu de choses ont fondamentalement changé dans le bien depuis 2002, en dépit de l'intensification des modifications de l'écosystème provoquées par le changement climatique. Au vu de cette situation et du plan d'actions qui n'est pas encore mis en place, il ne semble pas qu'une mission du Centre du patrimoine mondial et/ou de l'UICN soit actuellement justifiée. Il serait cependant fort utile de recueillir des informations complémentaires sur un certain nombre de points et d'envisager l'établissement d'un état de conservation du bien dans un avenir proche. Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN estiment que, sous réserve de l'apparition de nouveaux problèmes de conservation, une période de trois ans devrait être accordée avant qu'un nouveau rapport sur la mise en œuvre du plan de gestion et la réponse aux points ci-dessus évoqués ne soit demandé.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 33 COM 7B.30

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.26, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Prend note de la préparation et de la présentation par l'État partie d'un plan de gestion pour le bien, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 28e session (Suzhou, 2004) et encourage l'État partie à assurer sa mise en oeuvre afin de renforcer l'intégrité, la protection et la gestion du bien ;

4. Demande à l'État partie de confirmer au Centre du patrimoine mondial l'approbation ministérielle et le financement adapté à la mise en oeuvre du plan de gestion, y compris pour les infrastructures, l'accroissement de la sécurité et du personnel d'inspection, et un système de suivi efficace prenant en compte les impacts du changement climatique sur le bien ;

5. Encourage l'État partie à établir et à mettre en place un plan plus élaboré sur l'utilisation du bien par le public ;

6. Demande également à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport sur l'état de conservation du bien, incluant un rapport sur l'état de ses écosystèmes et une évaluation d'impact du changement climatique, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012.