Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,
2. Rappelant la décision 32 COM 7B.20, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),
3. Prend acte du rapport de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / UICN de 2008 et note avec inquiétude qu'une étendue de 82 371 ha à l'intérieur du bien au Bélarus n'est pas gérée de façon compatible avec sa valeur universelle exceptionnelle ;
4. Note également qu'il y a un certain nombre de menaces pour le bien, y compris la fragmentation qui résulte de l'installation de clôtures à la frontière et de pistes à l'usage des véhicules, les impacts du chêne rouge envahissant, ainsi que le surpâturage de la flore par le cerf et le bison ;
5. Se félicite de l'intention exprimée au nom des deux États parties de préparer conjointement un dossier de réinscription du bien transfrontalier conformément au paragraphe 166 des Orientations ;
6. Demande aux États parties de mettre en oeuvre les recommandations de la mission de suivi réactif, et de :
a) Instaurer un cadre de gestion conjoint pour le bien afin de définir une vision et des objectifs communs de conservation globale, des activités de gestion communes (suivi, recherche, communications et stratégies pour répondre aux questions posées par le Comité du patrimoine mondial) et un plan de travail,
b) Élaborer et mettre en oeuvre une stratégie de gestion intégrée pour l'ensemble du domaine forestier où se trouve le bien, en assurant la connectivité avec les composants voisins en liaison avec l'écosystème,
c) Assurer la participation des autorités de gestion du parc national aux processus de gestion du paysage pour garantir le maintien de la valeur universelle exceptionnelle du bien,
d) Réduire au moyen d'un plan avec échéancier clairement établi, la longueur totale du réseau de routes et de pistes forestières et encourager la coopération entre les entités polonaises et biélorusses du bien pour y parvenir,
e) Restaurer les processus naturels dans les marécages et les marais drainés en encourageant, par exemple, le rôle des castors résidants ainsi que le soutien des activités humaines par des activités de gestion directe,
f) Faciliter les mouvements transfrontaliers des animaux sauvages, en particulier des grands ongulés, pour passer la clôture qui sépare les deux côtés du bien afin de soutenir l'établissement des populations de différentes espèces d'ongulés dans l'ensemble du bien ;
7. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, un rapport sur l'état de conservation du bien et sur les progrès accomplis en ce qui concerne les problèmes susmentionnés .
Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le Document WHC-09/33.COM/8D,
2. Rappelant les Décisions 30 COM 11A.2, 31 COM 11A.2 et 32 COM 8D, adoptées respectivement lors de ses 30e (Vilnius, 2006), 31e (Christchurch, 2007) et 32e (Québec, 2008) sessions;
3. Rappelle que, comme il a été décidé lors de sa 31e session (Christchurch, 2007) par la Décision 31 COM 11A.2, le Centre du patrimoine mondial ainsi que les organisations consultatives ne seront pas en mesure d'examiner des propositions de modifications mineures ou importantes des limites pour les biens du patrimoine mondial dont les limites à l'époque de l'inscription ne sont pas claires;
4. Félicite les Etats parties dans la région de l'Europe ainsi que l'Etat partie de l'Algérie pour l'excellent travail accompli dans la clarification de la délimitation de leurs biens du patrimoine mondial et les remercie pour leurs efforts visant à améliorer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial;
5. Prend note des clarifications des limites et des superficies de biens fournies par les Etats parties suivants dans les régions européenne et arabe en réponse à l'Inventaire rétrospectif, telles que présentées dans l'annexe du Document WHC-09/33.COM/8D:
- Algérie: Tipasa ;
- Autriche: Ligne de chemin de fer de Semmering;
- Bélarus et Pologne: Forêt Belovezhskaya Pushcha/Białowieża;
- Bulgarie: Cavalier de Madara; Monastère de Rila;
- Croatie: Vieille ville de Dubrovnik; Ville historique de Trogir;
- République tchèque: Réserve du village historique d'Holašovice;
- France: Cathédrale de Chartres;
- Allemagne: Cathédrale Sainte-Marie et église Saint-Michel d'Hildesheim; Église de pèlerinage de Wies; Ville hanséatique de Lübeck;
- Grèce: Site archéologique de Delphes; Acropole d'Athènes; Météores; Sanctuaire d'Asclépios en Epidaure; Site archéologique d'Olympie; Monastères de Daphni, de Hosios Loukas et Nea Moni de Chios;
- Italie/Saint-Siège: Centre historique de Rome, les biens du Saint-Siège situés dans cette ville bénéficiant des droits d'extra-territorialité et Saint-Paul-hors-les-Murs;
- Italie: Castel del Monte; Palais royal du XVIIIe siècle de Caserte avec le parc, l'aqueduc de Vanvitelli et l'ensemble de San Leucio; Cathédrale, Torre Civica et Piazza Grande, Modena; Aire archéologique de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata; Parc national du Cilento et du Vallo de Diano, avec les sites archéologiques de Paestum et Velia et la Chartreuse de Padula;
- Montenegro: Parc national Durmitor;
- Turquie: Grande Mosquée et hôpital de Divriği; Hattousa: la capitale hittite; Nemrut Dağ; Xanthos-Letoon; Site archéologique de Troie;
6. Demande aux Etats parties européens et arabes n'ayant pas encore répondu aux questions soulevées en 2005, 2006, 2007 et 2008 dans le cadre de l'Inventaire rétrospectif de bien vouloir fournir toutes les clarifications ainsi que la documentation demandées le plus rapidement possible et avant le 1er décembre 2009 au plus tard.
Projet de décision: 33 COM 7B.24
Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,
2. Rappelant la décision 32 COM 7B.20, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),
3. Prend acte du rapport de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN de 2008 et note avec inquiétude qu'une étendue de 82 371 ha à l'intérieur du bien au Bélarus n'est pas gérée de façon compatible avec sa valeur universelle exceptionnelle et son intégrité ;
4. Note également qu'il y a un certain nombre de menaces pour le bien, y compris la fragmentation qui résulte de l'installation de clôtures à la frontière et de pistes à l'usage des véhicules, les impacts du chêne rouge envahissant, ainsi que le surpâturage de la flore par le cerf et le bison ;
5. Se félicite de l'intention exprimée au nom des deux États parties de préparer conjointement un dossier de réinscription du bien transfrontalier conformément au paragraphe 166 des Orientations ;
6. Demande aux États parties de mettre en œuvre les recommandations de la mission de suivi réactif, et de :
a) Instaurer un cadre de gestion conjoint pour le bien afin de définir une vision et des objectifs communs de conservation globale, des activités de gestion communes (suivi, recherche, communications, y compris des stratégies pour répondre aux questions posées par le Comité du patrimoine mondial) et un plan de travail,
b) Élaborer et mettre en œuvre une stratégie de gestion intégrée pour l'ensemble du domaine forestier où se trouve le bien, en assurant la connectivité avec les composants voisins en liaison avec l'écosystème,
c) Assurer la participation des autorités nationales aux processus de gestion du paysage pour garantir le maintien de la valeur universelle exceptionnelle et l'intégrité du bien,
d) Réduire au moyen d'un plan avec échéancier clairement établi, la longueur totale du réseau de routes et de pistes forestières et encourager la coopération entre les entités polonaises et biélorusses du bien pour y parvenir,
e) Restaurer les processus naturels dans les marécages et les marais drainés en encourageant, par exemple, le rôle des castors résidants ainsi que le soutien des activités humaines par des activités de gestion directe,
f) Faciliter les mouvements transfrontaliers des animaux sauvages, en particulier des grands ongulés, pour passer la clôture qui sépare les deux côtés du bien afin de soutenir l'établissement des populations de différentes espèces d'ongulés dans l'ensemble du bien ;
7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2010, un rapport sur l’état de conservation du bien et sur les progrès accomplis en ce qui concerne les problèmes susmentionnés.