1.         Mantoue et Sabbioneta (Italie) (C 1287)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2008

Critères  (ii)(iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1287/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1287/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

7 et 8 juin 2012, l'UNESCO a envoyé une mission technique d'urgence, en étroite collaboration avec les autorités italiennes

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

tremblement de terre

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1287/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

 Le 20 mai 2012, un puissant a frappé la région d'Émilie Romagne, au nord de l'Italie, suivi de nombreuses répliques, notamment le 29 mai et le 3 juin. On a dénombré plusieurs morts et blessés et cela a provoqué des dommages considérables sur plusieurs importants bâtiments historiques, certains d'entre eux s'étant malheureusement effondrés. tremblement de terre

Les 7 et 8 juin 2012, l'UNESCO a envoyé une mission technique d'urgence, en étroite collaboration avec les autorités italiennes, afin d'évaluer les dégâts causées par le tremblement de terre sur les trois biens du patrimoine mondial situés dans la région touchée, Mantoue et Sabionetta, la cathédrale, la Torre Civica et la Piazza Grande à Modène et Ferrare, ville de la Renaissance, et son delta du Pô.

 La situation sur le territoire des trois biens est grave et est caractérisée par l'étalement géographique des dégâts bien qu'elle ne puisse être qualifiée de catastrophique. Dans la plupart des bâtiments étudiés, le tremblement de terre a provoqué l'ouverture de fentes, assez souvent le long d'anciennes fissures déjà réparées, et la chute de petits éléments architecturaux, situés au sommet des plus hauts bâtiments, et de décorations en plâtre et en stuc. Dans les cas les plus préoccupants, des éléments entiers de la structure des bâtiments semblent avoir bougé créant ainsi un risque potentiel pour leur stabilité générale. Le système complexe de gestion de l'eau du delta du Pô, près de Ferrare, a lui aussi était partiellement perturbé. En revanche, aucun dommage n'a été rapporté sur les deux sites inscrits sur la Liste indicative italienne et situés dans la région touchée, à savoir les "Portiques de Bologne," à Bologne et la « Chapelle Scrovegni » à Padoue.

Les autorités compétentes ont apporté une réponse aux problèmes provoqués par le tremblement de terre. Elles font actuellement tout leur possible, en travaillant à toute heure du jour et de la nuit, afin d'évaluer les dommages et de mener des actions d'urgence. Ces interventions comprennent des opérations de soutènement localisé, le renforcement du cerclage des tours et le retrait et le stockage en des lieux sûrs des éléments en danger dans les bâtiments tels que les peintures ou les statues. Le nombre même de bâtiments et de sites à contrôler constitue à lui tout seul un véritable défi, en particulier au vu du risque de nouveaux événements sismiques. Il sera essentiel à long terme de mettre en place de nouvelles approches de conservation et de gestion des trois biens affectés afin de renforcer leur processus de résistance aux risques naturels tels que les récents tremblements de terre qui n'avaient apparemment pas étaient anticipés.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 36 COM 7C

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7C,

2.   Rappelant les décisions 35 COM 7C et 35 COM 12E adoptées lors de sa 35e session (UNESCO, 2011),

Facteurs importants ayant un impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle

3.   Prend note de l’analyse statistique et encourage le Centre du patrimoine mondial à continuer à produire de telles données informatives, notamment des données à composante régionale ;

Problèmes récurrents de conservation

4.   Prend également note de la finalisation du processus d’étude indépendante sur les industries d’extraction et les biens du patrimoine mondial comme contribution au processus d’élaboration d’Orientations de politique générale et invite le Centre du patrimoine mondial à diffuser cette étude le plus largement possible ;

Réduction des risques de catastrophes

5.  Demande aux États parties de s’efforcer à prendre en considération les risques de catastrophes, y compris celles provoquées par l’homme, dans les plans et mécanismes de gestion des biens du patrimoine mondial situés sur leur territoire ;

6.   Demande également au Centre du patrimoine mondial, avec l’aide des Organisations consultatives, de poursuivre le travail entamé avec les institutions régionales et mondiales de gestion des risques de catastrophes afin d’intégrer la prise en compte du patrimoine dans leurs politiques et programmes, ainsi que dans les mécanismes conduits par les Nations Unies, tels que l’évaluation des besoins post-catastrophes (PDNA) ;

Suivi des décisions 35 COM 7C et 35 COM 12E

7.   Prend en outre note des informations recueillies sur la reconnaissance des protecteurs des biens du patrimoine mondial dans les zones de conflit et de post-conflit, y compris l’utilisation de bérets bleus/verts ou de tout insigne adapté ;

8.   Prend note par ailleurs du processus en cours visant à améliorer  le dialogue entre les États parties, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives sur les problèmes de conservation des biens du patrimoine mondial ;

9.   Remercie le gouvernement des Flandres de son soutien à l’établissement d’un « système d’information sur l’état de conservation », hébergé par le site web du Centre du patrimoine mondial et demande en outre au Centre du patrimoine mondial de présenter un rapport d’avancement sur la base de données et son accès par Internet lors de la 37e session du Comité du patrimoine mondial en 2013 ;

Autres problèmes de conservation non rapportés à la 36e session aux Points 7A et 7B

10.   Exprime sa préoccupation quant à l’état de conservation du bien du patrimoine mondial des « Zones archéologiques de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata » (Italie) et prie instamment l’État partie de l’Italie d’intensifier les efforts entrepris afin de mettre en œuvre la décision du Comité prise lors de sa 35e session (UNESCO, 2011) ;

11.   Présente ses condoléances aux victimes du tremblement de terre dans le nord de l’Italie ; encourage également l’État partie italien à poursuivre les efforts importants qu’il a entrepris afin d’évaluer les dégâts causés et de planifier et mettre en œuvre les mesures de réparation nécessaires, en envisageant également le renforcement de la capacité de résistance dans le futur des trois biens à tout risque naturel potentiel, et, demande par ailleurs à l’État partie italien de remettre au Centre du patrimoine mondial des informations actualisées sur la situation et de coordonner, avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, toute initiative visant à restaurer les trois biens affectés ;

12.   Demande enfin à l’État partie du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord de stopper le projet d’aménagement d’un équipement de golf sur le territoire du bien du patrimoine mondial dénommé « Chaussée des Géants et sa côte » jusqu’à ce que l’impact potentiel de ce projet sur la valeur universelle exceptionnelle du bien du patrimoine mondial ait été évalué.