1.         Ville archéologique de Samarra (Iraq) (C 276rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2007

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2007-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

L’état de guerre régnant dans le pays ne permet pas aux autorités responsables d’assurer la protection et la gestion du bien.

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Ceci sera défini dès que la situation le permettra. 

Mesures correctives identifiées

a) Etablissement d’une unité locale de coordination de gestion sur le site ;

b) Préparation et mise en œuvre d’un plan de conservation et de gestion ;

c) Activités d’entretien et de conservation d’urgence.

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Aucun calendrier précis n’a été établi par le Comité du patrimoine mondial ni l’État partie, cette mesure dépendant de l’évolution de la situation dans le pays.

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/276/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/276/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 100 000 dollars EU provenant du Fonds nordique du patrimoine mondial, pour la formation et la documentation en vue de la préparation du dossier de proposition d’inscription.

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

L’état de guerre dans le pays ne permet pas aux autorités responsables d’assurer la protection et la gestion du bien.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/276/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

À sa 32e session (Québec, 2008), le Comité du patrimoine mondial a fait part de son inquiétude quant à la destruction des vestiges archéologiques et a invité l’État partie à mettre en œuvre les mesures correctives identifiées, en particulier la création d’une unité locale de gestion sur le site, la préparation et mise en œuvre d’un plan de conservation et de gestion et des activités d’entretien et de conservation d’urgence. Il a également demandé à l’État partie d’inviter, si la situation le permettait, une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS. Pour des raisons de contraintes sécuritaires, cette mission n’a pas pu avoir lieu.

L’État partie a soumis un rapport, en arabe, daté du 8 mars 2009, soulignant que l’étendue considérable du bien impose de nombreuses contraintes. Le rapport signale que la base militaire implantée au sein du bien n’a pas été démantelée malgré la demande du Conseil national des antiquités. Le rapport signale également des projets d’expansion pour la nouvelle ville qui semblent, jusqu’à présent, ne pas atteindre les limites du bien et dont l’étendue est planifiée en collaboration essentielle avec les autorités du site.

Le rapport donne également des informations, suite à une étude réalisée par le Conseil national des antiquités et du patrimoine, sur l’état de conservation alarmant de certains monuments au sein du bien, affectés par le vieillissement, le manque d’entretien et des faits de guerre (impacts de tir et destruction par armes lourdes), en particulier :

a) La mosquée Al-Malwiya : parties du mur extérieur détruites par l’humidité et la salinité ; place de la mosquée altérée par des barres de fer et du béton armé (restes des travaux d’entretien du précédent régime, qui avait eu l’intention alors de couvrir l’intégralité de la mosquée de béton). Ces travaux ont entraîné la disparition de l’ensemble des sols originaux en briques Farshi ;

b) le minaret Al-Malwiya : aucune restauration de la partie supérieure bombardée en 2006 ; dommages sur l’entrée dus à des tirs d’armes à feu ; fissures dans les escaliers ;

c) le palais Al Khalifa : Bab Al Amma (porte publique) endommagée par l’humidité et la salinité ; fissures dans le corps de l’iwan principal ; chute de tuiles de l’iwan ouest du bassin circulaire.

d) la mosquée Abou Dalaf : chute de tuiles de la voûte de la maison des prières ; dommages dus à des tirs d’armes à feu sur les escaliers du minaret ; bases des murs touchées par l’humidité et la salinité.

 

L’État partie demande l’assistance technique et les conseils scientifiques du Centre du patrimoine mondial “pour sauver les édifices exposés à des facteurs naturels notamment humidité, pluie, eaux souterraines, vent, érosion etc., et savoir comment préserver ces édifices sur une zone géographique étendue et dans des conditions de sécurité anormales.”

Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives sont très préoccupés par les dommages signalés sur le bien et recommandent qu’une demande d’assistance internationale soit soumise dès que possible afin que des moyens puissent être trouvés pour apporter l’expertise requise. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 33 COM 7A.17

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7A.Add,

2. Rappelant la décision 32 COM 7A.17, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Demande à l'État partie, si la situation le permet, de mettre en oeuvre les mesures correctives identifiées :

a) Création d'une unité locale de gestion sur le site,

b) Préparation et mise en oeuvre d'un plan de conservation et de gestion,

c) Activités d'entretien et de conservation d'urgence ;

4. Réitère sa demande à l'État partie d'élaborer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives, un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle et une proposition d'Etat de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

5. Encourage l'État partie à soumettre une demande d'assistance internationale de coopération technique afin de traiter les dommages subis par le bien et de répondre à la nécessité d'élaborer des stratégies correctives prenant en compte l'étendue géographique du bien et ses conditions de sécurité actuelles ;

6. Invite la communauté internationale à fournir toute l'assistance nécessaire à l'État partie pour la protection de ce bien ;

7. Demande également à l'État partie, si les conditions le permettent, d'inviter une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS à Samarra afin d'évaluer l'état de conservation du bien ;

8. Demande en outre à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, un rapport pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

9. Décide de maintenir la ville archéologique de Samarra (Iraq) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 33 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-09/33.COM/7A et WHC-09/33.COM/7A.Add, WHC-09/33.COM/7A.Add.2 et WHC-09/33.COM/7A.Corr),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :