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Etat de conservation (SOC)

Sites rupestres du Tadrart Acacus (2012)

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO
Assistance internationale reçue pour le bien

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0USD

Missions**
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

 Vandalisme

Mesures Correctives
Problèmes de conservation actuels

Le Tadrart Acacus est un vaste massif situé dans une zone éloignée près de la frontière algérienne qui accueille des centaines d'abris en roche dans lesquels se trouvent principalement des peintures et des sculptures néolithiques. En avril 2009, dans deux des principaux oueds, dix sites ont été vandalisés au moyen d'une peinture en spray, certains de ces sites hébergeaient les représentations les plus connues et les plus remarquables.

Le 2 février 2010, l'État partie a remis un "Rapport sur le vandalisme dans les montagnes du Tadrart Acacus" rédigé en juin 2009 par des représentants du département des antiquités lybien et par la Mission archéologique italo-libyenne de l'Acacus et du Messak. Cette dernière travaille dans le secteur depuis 1955 en étroite collaboration avec le département de l'archéologie.

Le rapport ci-dessus mentionné résume les dommages constatés suite à une visite sur le site. Les chefs d'œuvre les plus célèbres et les plus importants ont malheureusement été délibérément visés. Sept sites différents sont répertoriés comme ayant souffert de dommages physiques qualifiés de "haut à très haut niveau", avec de la peinture nitrocellulosique noire et argentée pulvérisée sur les représentations, soit entièrement soit partiellement mais avec des graffiti. Dans certains cas, comme sur le site de Ti-n-Asching II (parmi l'un des plus connus de l'art rupestre du Sahara de style Cheval/Bitriangulaire), la peinture nitrocellulosique vaporisée a complètement recouvert toutes les scènes d'art rupestre.

Dans le dossier d'inscription de 1983, l'État partie a déclaré qu'un programme de protection de ces sites exceptionnels, lointains et vastes, contre la destruction par l'homme était une priorité absolue. La taille de la zone à couvrir, environ 7.500 km², et le nombre croissant de visiteurs qui, selon le rapport, a surpris les autorités, ont fait de la protection de cette zone un grand défi à relever au vu des ressources limitées. Au cours des dernières années, la pose d'un grillage autour de certains sites en a constitué la première étape.

Le rapport conclut qu'une évaluation précise devrait être entreprise d'urgence par le département des antiquités, en collaboration avec l'UNESCO et l'Université de la Sapienza de Rome, afin d'étudier quels sites pourraient être susceptibles d'être restaurés.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives expriment leur vive préoccupation et leur grande tristesse face aux dommages constatés sur certaines des plus célèbres représentations de l'art rupestre du Sahara. Ils s'accordent sur l'idée de la nécessité d'une urgente mission d'expertise. Il est regrettable que les dispositions pour une mission de suivi réactif prévue en avril n'aient pu être prises à temps, afin d'établir un rapport pour le Comité du patrimoine mondial.

Il est évident que la première priorité absolue de la mission doit être d'envisager comment une évaluation détaillée des dommages physiques pourrait être entreprise, quels sites pourraient bénéficier de travaux de conservation et comment un tel travail peut être fait. Il est également évident que la mission doit envisager la future protection de ce bien très étendu, y compris au moyen d'une collaboration avec les communautés locales, la façon dont l'importance et la sensibilité du secteur peuvent faire l'objet d'une meilleure publicité auprès des agences touristiques et des touristes individuels, la façon dont le système d'accès des visiteurs peut être renforcé et, enfin, la façon dont les accès au bien peuvent être contrôlés.

Conclusion
Décision
  • Adoptée

  • Projet de décision

36COM7B.55
Link to the decision

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,

2.   Rappelant la décision 35 COM 7B.54, adoptée à sa 35e session (UNESCO, 2011),

3.   Engage l’État partie, dès que les conditions le permettront, à mettre en œuvre le plan d’action et les recommandations de la mission de suivi réactif de 2011 ;

4.   Invite l’État partie à envisager de soumettre une demande d’assistance internationale pour la mise en œuvre de mesures prioritaires et pour l’élaboration d’une stratégie de conservation et de gestion diversifiée pour le bien ;

5.   Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013.

Projet de décision: 34 COM 7B.59

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7BAdd,

2. Rappelant la décision 33 COM 5A, adoptée à sa 33e session (Séville, 2009),

3. Exprime sa vive préoccupation face aux dommages constatés sur certaines des plus célèbres représentations d'art rupestre du Sahara ;

4. Regrette le retard pris dans la visite du bien par la mission conjointe de suivi réactif, précédemment décidée, et demande à l'État partie, au Centre du patrimoine mondial et à l'ICOMOS d'organiser cette mission avant fin 2010 ;

5. Prie instamment l'État partie d'établir, après consultation de la mission, une évaluation détaillée des dommages en collaboration avec les experts qui ont travaillé sur les sites, d'examiner quels sites seraient susceptibles d'accueillir des travaux de conservation et la façon dont ces travaux pourraient être entrepris ;

6. Prie également instamment l'État partie d'envisager la protection du bien et de mettre en place un système de gestion approprié, y compris par une possible collaboration avec les communautés locales, en accordant des moyens destinés notamment à la promotion de l'importance et de la sensibilité du secteur auprès des agences de tourisme et des touristes individuels, au renforcement du contrôle de l'accès des visiteurs et à l'amélioration du contrôle de l'accès général ;

7. Demande également à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2011, un rapport détaillé sur les problèmes ci-dessus évoqués, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 35e session en 2011.

Sites rupestres du Tadrart Acacus
Etat Partie :
Libye
Date d'inscription : 1985
Fiches d'inscriptions (année) : 1983
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)
Exports
Fichier Word
Rapports SOC (année)
2012
2012
2011
Menaces*
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Autres menaces :


* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.