1.         Petra (Jordanie) (C 326)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (i)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/326/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1987-2010)
Montant total approuvé : 167 079 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/326/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Septembre 2000 : mission ICOMOS; mars 2004 : mission UNESCO ; 2009: missions d'expertise technique UNESCO

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/326/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

À la demande du Centre du patrimoine mondial, suite à des informations reçues faisant état de menaces affectant le bien, l'État partie a soumis, le 12 avril 2010, un rapport rédigé par le Département des antiquités. Le rapport signale que l'Autorité régionale pour le développement du tourisme de Petra a été créée, suite à une loi gouvernementale (Loi N°15) adoptée en août 2009, afin de développer la région de Petra d'un point de vue touristique, économique, social et culturel ainsi que pour contribuer au développement local. Alors que cette nouvelle Autorité reprend les prérogatives de l'ancien Conseil du Parc archéologique de Petra, la Loi sur les antiquités qui régit la protection et la gestion des sites archéologiques du pays reste en vigueur.

a) Problèmes de sécurité liés à la fissure observée sur le coté sud du Siq

L'État partie déclare que le risque de chute de pierres constitue une grave menace pour le site : un large bloc est tombé dans le Siq en mai 2009 et, en mai 2010, la façade d'une tombe s’est effonfrée. L'État partie précise que le département des antiquités avait bien constaté les risques liés à la fissure du rocher du coté sud du Siq et que des travaux préventifs temporaires avaient été entrepris afin d'éviter d’avantage de dommages immediats et d'éliminer tout risque pour la sécurité des visiteurs. Le rapport signale que la fissure a été scellée afin d'éviter toute infiltration d'eau au cours de l'hiver 2009/2010. Par ailleurs, une étude détaillée, menée par l'Arab Consultants Bureau, a été achevée en janvier 2010. Ses conclusions étaient, entre autres, qu'il serait nécessaire d'intervenir pour éviter le risque d'une augmentation de la fissure et/ou le développement de fissures complémentaires. Des échafaudages temporaires permettant l'accès sont en place et le rapport de l'État partie note que des travaux temporaires d'étayage doivent être entrepris avant la stabilisation.

Depuis que la fissure a été détectée en mars 2009, trois missions d'expertise de l'UNESCO se sont déroulées (avril, juin et août 2009). Ces missions ont déterminé que le rocher est extrêmement instable et constitue une très grave menace pour la sécurité des visiteurs car il est situé dans le Siq qui est la seule voie d'accès au site. L'expert de l'UNESCO a préparé, en collaboration avec un expert local, le cahier des charges des différentes étapes des travaux nécessaires et a également fait une première évaluation visuelle des risques géologiques du Siq.

Suite aux recommandations de l'expert, le Bureau de l'UNESCO d'Amman a aidé le Département des antiquités à rédigé une demande d'Assistance internationale pour une évaluation des risques géologiques de l’ensemble du Siq. Le Bureau de l'UNESCO d'Amman a effectué plusieurs visites sur le site et a remarqué que les nécessaires travaux de fixation du rocher instable n'ont pas encore commencé malgré le grand risque pour la sécurité que représente ce rocher.

b) Construction d'un centre de conférences et de bâtiments associés dans la zone de Dara

Le rapport de l'État partie signale que le Département des antiquités n'a aucune information à ce sujet et qu'auparavant, des règlementations étaient en vigueur dans cette zone interdisant toute construction. Un centre de conférences et des bâtiments associés situés juste à la limite du Parc ne constitueraient pas seulement un grave empiétement sur le territoire du parc mais se trouveraient également dans un secteur identifié comme zone tampon potentielle du bien. Une telle situation s'explique par le fait qu'aucun plan de gestion définitif n'a été ni mis en place formellement, ni officiellement adopté et ce, malgré la préparation de deux projets de plans de gestion depuis 1994.

c) Actions envisagées pour améliorer la qualité des services offerts aux touristes

Le Département des antiquités signale qu'il a été informé du projet de l'Autorité régionale pour le développement et du tourisme de Petra d'entreprendre une série d'actions concernant les services et les équipements touristiques proposés sur le site. Le Département des antiquités a cependant exprimé sa préoccupation quant à la mise en place de telles activités et leur impact potentiel sur le site. C'est à cette fin qu'une demande d'Assistance internationale a été soumise au Centre du patrimoine mondial afin qu'une mission d'expertise fasse une étude d'évaluation d'impact et rédige des recommandations sur la mise en place d'un service de voitures électriques pour les touristes, sur l'extension d'un câble électrique le long de la route entre le village de Um Sayhun et la zone centrale, sur l'installation d'une unité électrique mobile et sur un marché touristique intégré à Petra.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives sont préoccupés par l'état de conservation du Siq et estiment que les travaux de réparation nécessaires devraient être entrepris dès que possible afin d’assurer la sécurité des visiteurs et de limiter tout dégât supplémentaire. Ils sont également préoccupés par l'absence de progrès accomplis dans l'élaboration, l'adoption et la mise en place d'un plan de gestion du bien malgré les nombreux projets et études entrepris. Alors que l'État partie doit encore soumettre au Centre du patrimoine mondial la définition précise des limites du bien, demandée depuis 2006 dans le cadre de l'Inventaire rétrospectif, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives recommandent également que soit définie une zone tampon qui protégerait le bien des aménagements à venir. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives sont par ailleurs inquiets de l'absence de mécanisme de coordination entre les différentes parties prenantes, en particulier entre la nouvelle Autorité régionale et le Département des antiquités, qui pourrait avoir des conséquences sur la conservation d’ensemble du bien.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 9 EXT.COM 4.1

Le Comité du patrimoine mondial,

1.         Ayant examiné le document WHC-10/9 EXT.COM/4,

 2.         Décide d'approuver la demande suivante :

           Jordanie : Étude urgente de la stabilité de la roche dans le Siq de Petra, pour            un montant de 67 579 dollars EU, dans la catégorie "conservation & gestion".

 

Décision adoptée: 34 COM 7B.56

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B.Add,

2 Prend note des informations fournies par l'Etat partie et exprime sa préoccupation quant à l'Etat de conservation du Siq et à l'absence de politique globale de conservation et de gestion du bien coordonnée entre les différentes parties prenantes;

3. Demande à l'Etat partie de prendre, dès que possible, toutes les mesures appropriées afin de garantir que les travaux nécessaires sur le rocher instable de la face sud du Siq soient entrepris afin d'assurer la sécurité des visiteurs et de limiter tout dégât à venir ;

4. Demande également à l'Etat partie d'entreprendre les études appropriées afin de déterminer l'impact sur le bien des activités liées au tourisme, d'informer le Centre du patrimoine mondial de tout projet de construction dans la zone de Dara pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et de s'abstenir de toute action qui pourrait affecter l'intégrité du bien ;

5. Prie instamment l'Etat partie de finaliser le plan de gestion du bien, en y intégrant les projets et études successifs, de le faire adopter officiellement et de le mettre en œuvre ;

6. Prie également instamment l'Etat partie d'élaborer un mécanisme de gestion clairement identifié et sa structure appropriée, ayant pour priorité le maintien de la Valeur universelle exceptionnelle du bien ;

7. Demande en outre à l'Etat partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS à Petra afin d'évaluer l'Etat de conservation du bien, l'avancement des travaux dans le Siq et les actions prévues ainsi que les progrès accomplis dans la finalisation du plan de gestion;

8. Demande par ailleurs à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2011, un rapport sur la mise en œuvre des recommandations ci-dessus évoquées pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011.

Décision adoptée: 34 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-10/34.COM/8E,

2. Adopte les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l'Annexe I des Documents WHC-10/34.COM/8E, WHC-10/34.COM/8E.Add et WHC-10/34.COM/8E.Add2 pour les biens du patrimoine mondial suivants:

3. Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue en priorité;

4. Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l'ordre dans lequel elles seront passées en revue suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que: