1.         Rennell Est (Îles Salomon) (N 854)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1998

Critères  (ix)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/854/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2006-2006)
Montant total approuvé : 26 350 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/854/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mars - avril 2005 : mission de suivi UNESCO/UICN.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Exploitation minière

b) Exploitation forestière

c) Exploitation excessive du crabe du cocotier et des ressources marines

d) Espèces envahissantes

 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/854/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

Bien qu'un plan de gestion ait été approuvé pour le Rennell Est en 2007, administré par un organisme communautaire, le bien n'est toujours pas protégé en vertu de la législation nationale car il n'existe pas de législation nationale pour les aires protégées dans les Îles Salomon. Toutefois, le Rennell Est est protégé en vertu du droit coutumier. Un projet de loi sur la protection du patrimoine mondial, qui a été rédigé au moment de l'inscription en 1998, est toujours au point mort en raison du manque de ressources financières et techniques nécessaires à sa finalisation et sa mise en œuvre. Le Comité du patrimoine mondial a déjà appelé la communauté internationale à fournir davantage de soutien financier et technique pour la conservation du bien, et a recommandé que l'Etat partie envisage de demander l'assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial pour les actions requises pour assurer sa protection (33 COM 7B.19).

L'Etat partie n'a pas présenté un état du rapport de conservation, qui a été demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session (Séville, 2009). Par conséquent, l'état de conservation du bien est difficile à évaluer.

Récemment, les médias soulignaient que l'exploitation commerciale pourrait menacer le bien, ainsi que les zones adjacentes de Rennell Ouest (le bien ne comprend que la partie orientale de l'île de Rennell). L'UICN fait remarquer que la forêt située dans les limites du bien est intrinsèquement liée aux forêts de Rennell Ouest. A elle seule, la forêt Rennell est insuffisamment lvaste pour assurer la survie à long terme des oiseaux endémiques. Au moment de l'inscription, l'UICN a noté les propositions pour l'exploitation minière et le défrichement des forêts à Rennell Ouest, qui auraient des conséquences graves sur la conservation de la valeur universelle exceptionnelle du bien si cela se faisaitt. L'UICN recommande que l'État partie, en collaboration avec le Conseil des chefs de Rennell Est, étudie la possibilité de jumeler la conservation des forêts de Rennell Est et Ouest avec le programme REDD-Plus (réduction des émissions résultant du déboisement et la dégradation des forêts), car cela pourrait potentiellement conduire à financer durablement et pérennement l'appui à d'autres stratégies de développement local, et de récompenser les institutions et communautés locales pour la sauvegarde de ce site exceptionnel.

Le Centre du patrimoine mondial note d'autres rapports de médias informant que le Conseil Mdes chefs Rennell Est estime que la population locale n'a pas bénéficier des avantages du statut de l'île, classée patrimoine mondial, par exemple en termes d'activités rémunératrices. L'UICN rappelle que, au moment de l'inscription, il était à espérer que le statut de patrimoine mondial 'encouragerait le développement de l'éco-tourisme à Rennell Est.

L'UICN a également reçu des rapports que le gouvernement australien, par l’Agence australienne du développement AusAid, soutient un bien et le renforcement des capacités de gouvernance du projet dans les îles Salomon. Il s'agit d'une avancée positive pouvant contribuer à l'amélioration de la gestion du bien.

Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN concluent que l'absence d'informations détaillées de l'Etat partie, il ne permet pas d'évaluer objectivement l'état de conservation du bien. Ils notent également que Rennell Est n'a pas une Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, et d'envisager que le prochain processus du rapport périodique processus pour l'Asie et le Pacifique sera une bonne opportunité pour aider l'Etat partie à en élaborer un.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 34 COM 7B.17

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B.Add,

2. Rappelant la décision 33 COM 7B.19, adoptée à sa 33e session (Séville, 2009),

3. Regrette que l'Etat partie n'ait pas présenté un rapport sur l'Etat de conservation du bien, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session ;

4. Accueille avec satisfaction les rapports que le gouvernement australien, par l'intermédiaire de l'Agence australienne du développement AusAid, soutient un projet de renforcement des capacités pour le patrimoine et la gouvernance dans les îles Salomon, ce qui peut contribuer à améliorer la gestion du bien ;

5. Note avec préoccupation que l'exploitation forestière commerciale peut être menaçant pour les biens et les zones adjacentes à Rennell Ouest ;

6. Réitère sa recommandation à l'Etat partie sollicite une assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial pour la mise en place d'une protection plus efficace et le système de gestion du bien ;

7. Demande à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport détaillé sur l'Etat de conservation du bien ainsi que des informations sur l'Etat du projet de loi protection du patrimoine mondial, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 36e session en 2012.